« On ne doit pas confier une émission interactive à des fous », Moustapha Thombiano.

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Après la conférence publique du 18 septembre qui a porté sur l’état de la liberté de la presse au Burkina Faso, le ministère en charge de la Communication  a organisé une autre conférence publique dans la soirée du 12 octobre. Les échanges ont essentiellement portées sur la contribution des émissions interactives à la bonne gouvernance et ses dérapages.

Cette conférence publique placée sous le thème  : « Contribution des émissions interactives à la promotion de la bonne gouvernance au Burkina Faso », est selon le ministre de la Communication et des Relations avec le parlement, Rémi Djandjinou,  très particulier, en ce sens que les émissions interactives jouent un rôle essentiel qui est d’ancrer et de renforcer  la bonne gouvernance, la démocratie et la cohésion sociale.

Car, a-t-il souligné, de par leur intervention, les citoyens attirent  l’attention et interpellent les gouvernants, les pouvoirs publics sur certains dysfonctionnements et de l’appareil d’état ou dans l’offre de services aux populations.

Et de poursuivre que les attentes de cette conférence sont les différentes contributions à même de promouvoir la protection des libertés individuelles  et collectives, le professionnalisme des médias, la citoyenneté responsable et l’émergence d’une culture de la paix du mieux vivre ensemble.

A en croire le PDG de Horizon FM, Moustapha Laabli Thombiano, ces émissions contribuent à l’éveil de la conscience des populations. Le communicateur Jean Paul Toé a fait comprendre que les citoyens se bousculent pour l’accès à ces émissions.

« Les émissions interactives consacrent donc la participation des auditeurs ou téléspectateurs à la gestion de la chose publique par appels téléphoniques ou par envoie de SMS, ou encore par intervention directe », a rappelé Rémi Djandjinou.

 Il y a des risques de dérapages 

Le ministre de la communication a informé que le problème repose sur les risques de dérapages de ces émissions d’expression directe qui sont diffusées sans que leur contenu n’ait été  élaboré au préalable. « On ne doit pas confier une émission interactive à des fous ! » a martelé Moustapha  Thombiano.

A écouter le ministre, ces productions radiophoniques n’ont pas toujours les vertus de la prévoyance. Il a laissé entendre que les risques de dérapages dans cette catégorie d’émissions sont accrus. D’où l’exigence de précautions de la part des animateurs.

A cette occasion, le PDG de Horizon FM a déclaré : « certains ont cru qu’il faut tout dire, or on ne peut pas tout dire à la radio ». Sur ce, l’importance des émissions d’expression directe, a fait savoir le responsable de la communication, n’est plus à démontrer.

Mais, aux dires du chargé de la communication du gouvernement, il y a des manquements à l’éthique et à la déontologie. Et d’ajouter que  ces infractions  ont suscité des rappels à l’ordre, des auditions, et même des suspensions de médias par le conseil supérieur de la communication.

Quelles suggestions?

A titre de suggestions, Jean Paul Toé a recommandé que les animateurs soient  régulièrement formés et à ces derniers de sensibiliser les auditeurs sur l’émission et surtout l’acquisition d’équipements performants.

Par ailleurs, le conférencier du jour, Jean Paul Toé a cité quelques difficultés notamment  dans l’identification des auditeurs, dans l’archivage de ces émissions, le manquement aux droits, la diffamation et  sans oublier les propos injurieux.

« Nous devons travailler à améliorer le contenu de ces productions afin d’en faire des cadres d’échanges fructueux et responsables  pour l’intérêt du Burkina Faso », a confié Rémi Djandjinou.

                                                                                                      Achille ZIGANI

                                                                                                            (Stagiaire)

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