En 2016, une jeune femme enceinte de 9 mois est décédée d’une septicémie causée par la mort de son fœtus in utero. Elle ne savait pas qu’elle était enceinte et avait pourtant consulté des médecins à quatre reprises.

Alors que l’histoire de Naomi Musenga, décédée malgré ses appels aux urgences, refait surface, Pascal Seurey ne peut s’empêcher de voir des similitudes avec ce qui est arrivé à sa fille. Alexandra est décédée à Reims en 2016 des suites d’une septicémie causée par la mort de son fœtus in utero. Ayant consulté 4 médecins différents pour d’intenses douleurs au ventre, elle ne pensait pas être en réalité enceinte de 9 mois.

Trois diagnostics différents

 » Ça aurait dû être un garçon. On nous a parlé d’un déni de grossesse « , explique à L’Union Pascal Seurey. Dès fin 2015, elle avait commencé à ressentir des douleurs dans le bas du ventre. Un gynécologue lui avait alors diagnostiqué une mycose. Le 18 février 2016, elle consulte un généraliste car les douleurs sont de plus en plus fortes, mais aucun diagnostic n’est établi. Deux jours plus tard, elle se rend aux urgences où on lui prescrit de quoi soigner une cystite.

Mais les douleurs s’intensifient et elle décide d’appeler SOS médecin le 23 février. C’est cette fois-ci une thrombose hémorroïdaire (caillot dans une hémorroïde) qui est diagnostiquée. Son état se dégrade et elle ne peut ni se lever ni uriner. Les pompiers sont appelés le 26 février alors qu’Alexandra se trouve dans un état comateux. Elle décédera dans l’après-midi.

À l’époque, le parquet de Reims avait ouvert une enquête pour rechercher les causes de la mort et la famille avait déposé plainte contre X pour homicide involontaire. La plainte sera toutefois classée sans suite, faute d’  » infraction caractérisée « . Le rapport d’autopsie évoque « une foetus viable (…) mort in utero« , ce qui aurait provoqué le choc septique. Pascal Surrey en est persuadé, une échographie aurait sauvé sa fille, et peut-être même son enfant.

Source: Top santé