Egalité homme/femme : ce sont les femmes qui portent l’Afrique

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Depuis le 10 juin 2016, l’institut français (IF) de Bobo-Dioulasso a servi de cadre pour les activités du Réseau d’aide au planning familial (RAP). Exposition photo et conférences publiques ont été les principales activités qui ont comblées ces journées passées sous le thème « Quel bilan faire après 30 ans de combat ».

Toute la cour de l’IF mais aussi une salle préparée à l’effet d’exposer les photos sont pleines d’images expressives. Elles révèlent le combat que mènent les femmes pour leur émancipation partout dans le monde. Pour Honorine Soma, militante de RAP, les activités visent à valoriser la femme et louer son courage. A travers ces images on peut voir ce que les femmes portent et supportent quotidiennement, tel en Afrique du Sud des femmes qui crient, qui organisent des marches, au Pérou et dans bien d’autres pays où les femmes luttent pour se faire valoir. L’exposition photo n’a pas montré que des femmes. Parmi ces images expressives de la lutte pour la pris fait et cause pour les femmes dont cause de la femme, on notait également des figurent masculine président Thomas Sankara.   En effet, le 16 juin 2016, un hommage a été rendu à ce dernier lors de la conférence animée par Monique Ilboudo, ex-ministre de la promotion des droits humains. Elle a mis en exergue, le coup de pouce qu’il a pu donner aux femmes pour leur promotion. Au cours de cette conférence, Monique Ilboudo a démontré que malgré la consécration des droits de la femme par les textes comme la constitution du Burkina en ses articles 1er , 12ème ou comme les conventions des droits de l’homme, le code pénal, le code des personnes et de la famille (CPF), il existe beaucoup de difficultés quant à leur application effective notamment en ce qui concerne les mariages forcés, l’entorse faite au principe de l’égalité des sexes concernant le mariage, l’accès à certains emplois, ect.. .

L’exclusion de la femme pose un problème d’éthique

Elle a fait remarquer que les femmes qui servent à mobiliser lors des élections, sont mises en arrière-plan, lorsqu’il s’agit d’occuper les listes électorales. Sur 127 députés, seulement 13 sont femmes.

Pour Monique Ilboudo, ce sont les femmes qui portent l’Afrique. Elles sont l’autre moitié du Burkina. Mais, le constat est amer. Elles sont marginalisées, toute chose qui fait entrave à la démocratie et à la bonne gouvernance. Selon elle, l’exclusion de la femme pose un problème d’éthique. Monique Ilboudo a présenté les nombreux défis à relever au nombre desquels, l’effectivité de la citoyenneté de la femme, l’autonomisation des femmes, l’accès à la terre, la valorisation et la reconnaissance de leur participation à la chose publique, la fin de la violence fondée sur le sexe et bien d’autres encore.

Emmanuel Sombié

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