Droits humains : les femmes, premières victimes des inégalités

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Dans son rapport 2018 intitulé « les droits humains aujourd’hui », Amnesty International se révolte contre le fait que les femmes soient toujours victimes d’inégalité de tout genre. Ainsi, l’organisation des droits humains continue d’interpeller les gouvernants à garantir la protection de telle personne sur tous les plans.

En janvier dernier, le Forum  Économique Mondial a appelé à faire de 2018, l’année de la réussite des femmes. Bien avant cela,  en 2015, dans le cadre des Objectifs Durables des Nations Unies, les gouvernements avaient pris l’engagement politique d’atteindre l’égalité des genres d’ici à 2030.

Mais, selon le rapport 2018 de Amnesty International, les femmes restent toujours victimes des inégalités dans le monde. Pour l’organisation des droits humains, le décalage est grand entre l’engagement à réaliser d’ici 12 ans et les estimations selon lesquelles il faudra encore plus de deux siècles pour y parvenir.

 Beaucoup d’ obstacle à l’épanouissement  des femmes

Selon les Nations Unies, les femmes ne possèdent que 12,8% des terres agricoles. Le fait que beaucoup ne bénéficient pas d’une sécurité légale d’occupation fait gravement obstacle à leurs droits à l’alimentation, au travail et au logement dans les zones rurales comme urbaines.

Une autre raison, c’est le fait que les règles d’héritage discriminatoire, ainsi que les lois relatives au statut des personnes et à la propriété, empêchent souvent les femmes de louer, posséder ou déclarer des terres ou des biens immobiliers.

Aussi, le rapport fait savoir que les femmes sont beaucoup touchées que les hommes par ces mesures car elles ne bénéficient pas des mêmes droits en terme d’accès à la terre et à la propriété. Toute chose qui les fait basculer dans la pauvreté  ou deviennent plus pauvres qu’elles ne l’étaient.

Sur cet état de fait, le rapport s’est appuyé sur l’exemple du Kenya où des femmes autochtones « sengwers » font l’objet d’expulsions forcées des populations vivant dans la forêt.

Toutes ces inégalités selon Amnesty International sont aggravées par les mesures d’austérité et les coupes budgétaires qui réduisent  les principaux services publics dans de nombreux pays.

C’est pourquoi Amnesty International demande aux gouvernements de garantir à toutes les personnes un degré minimum de sécurité d’occupation des terres, qui dit correspondre à une protection contre les expulsions forcées, le harcèlement et les autres menaces.

                                                                                        Issa KARAMBIRI

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