Dr Anne Vincent au Centre féminin d’initiation et d’apprentissage aux métiers de Koudougou

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La représentante-résidente de l’Unicef au Burkina et Chef de file du Fonds commun genre (FCG), Dr Anne Vincent, s’est rendue au Centre féminin d’initiation et d’apprentissage aux métiers (CFIAM) de Koudougou, le jeudi 14 décembre 2017. Elle a touché du doigt les réalisations de ce centre financé par le FCG.


C’est une haie d’honneur de jeunes filles qui a accueilli la représentante-résidente de l’UNICEF au Burkina et chef de file du FCG, Dr Anne Vincent, le jeudi matin à l’entrée du Centre féminin d’initiation et d’apprentissage aux métiers (CFIAM) de Koudougou.

S’inscrivant dans le cadre de la visite conjointe des projets financés par le FCG, ce passage au CFIAM s’explique par le fait que l’ONG ATTOUS Yennenga, qui en est la promotrice, a bénéficié d’un accompagnement du FCG d’une valeur d’environ 40 millions de francs CFA avec une participation de l’ONG estimée à 11 millions de francs FCFA, pour son projet de promotion des métiers non traditionnels pour les filles dans les régions du Centre (Ouagadougou), du Centre-Ouest (Koudougou) et de l’Ouest (Bobo-Dioulasso) pour une durée de 15 mois.

« ’il y a une place pour les filles dans ces métiers non traditionnels »,Dr Anne Vincent

Les métiers non traditionnels sont les métiers où les femmes sont représentées à moins de 33% notamment la soudure, la mécanique, l’électricité automobile, et le métier traditionnel qu’est la couture. Dr Anne Vincent s’est réjouie du fait qu’il y a une place pour les filles dans ces métiers non traditionnels, en visitant les ateliers de couture et de mécanique 2 roues du CFIAM : « Ce qui est très intéressant est qu’il y a une atmosphère d’enthousiasme. Ces jeunes femmes sont là volontairement pour apprendre un métier pour 3 ans pour la couture, 2 ans pour la mécanique 2 roues. Le centre se charge également de l’insertion professionnelle », a-t-elle indiqué.

Un autre aspect apprécié par la première responsable de l’Unicef est le fait que ces filles sont prêtes à monter leurs propres entreprises à l’issue de la formation. A en croire Anne Vincent, hormis la petite déperdition, elle a pu voir plus de 100 jeunes femmes en formation dans ce centre nonobstant quelques difficultés liées à la réticence de certains époux. Ainsi, note-t-elle la nécessité de sensibiliser les maris à soutenir leurs femmes dans leur recherche d’autonomie économique à travers ces métiers non traditionnels.


Le financement du FCG, qui représente 30% du revenu du projet, est à son terme et le bilan du secrétaire exécutif de ATTOUS Yennenga, Bernard Zongo, est très positif. « On est passé de 50 filles en formation dans les métiers non traditionnels à 108 filles en l’espace d’un an. Elles sont formées en entreprenariat pour faciliter leur insertion socio-professionnelle. 15 filles ont été orientées par ATTOUS Yennenga vers d’autres structures de formation », mentionne-t-il avec fierté, tout en plaidant pour une poursuite du financement.

Selon le chargé de programmes de Diakonia en charge du management du projet de FCG, Yempabo Naba, ATTOUS Yennenga a eu ce mérite au regard de la vision du FCG qui est « d’apporter un changement dans notre société où les violences sont légion en terme de genre où la femme est  au second plan, en terme d’analyse de l’équité genre et de justice sociale ».

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Dr Anne Vincent à la fin de la visite a formulé des recommandations notamment l’intensification des causeries éducatives (planification familiale, allaitement maternel, santé sexuelle et reproductive) et l’ouverture d’une crèche pour faciliter l’apprentissage des mères. Cette visite du Chef de file du FCG  a été immortalisée par la plantation d’un arbre.

 

Assétou Maïga

assetou.maiga@queenmafa.net

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