Conformément à l’article 109 de la Constitution, le Premier ministre Christophe Marie Dabiré s’est exprimé sur la situation de la nation. Dans un discours prononcé à l’Assemblée nationale ce jeudi 16 mai, il a fait un bilan de l’action gouvernementale qu’il a jugé satisfaisante à plusieurs égards.

« Les acquis de la mise en œuvre du PNDES sont indéniables ». C’est convaincu de cela que le Premier ministre Christophe Marie Dabiré, s’est prononcé sur l’état de la nation à l’hémicycle. Face aux députés, le premier ministre s’est réjoui des résultats engrangés par son gouvernement dans la mise en œuvre du PNDES. « Ces résultats ont été atteints grâce à l’engagement d’un peuple déterminé à se battre contre l’adversité et à fédérer toutes ses énergies autour d’une vision, celle de bâtir un Burkina Faso de progrès et de justice », a-t-il affirmé. Toutefois, il a déploré l’impact du contexte sécuritaire et de l’agitation sur le front social, qui selon lui viennent entacher ces acquis. C’est pourquoi sur ce dernier point, il a tenu à rassurer les agents publics de son engagement à « préserver la paix sociale en réparant les injustices, souvent graves, entre travailleurs ayant un même niveau de qualification et, quelque fois, au sein d’un même corps ».

Le gouvernement poursuivra les efforts d’équipement de l’armée

S’agissant de l’évolution du contexte sécuritaire, Christophe Dabiré a affiché une certaine sérénité. « Nous avons bien perçu ce projet de déstabiliser le pays en provoquant le chaos. Mais nous n’allons pas baisser les bras ni fermer les yeux devant le déroulement d’un dessein aussi funeste », a-t-il martelé. Ainsi il a annoncé la mise en œuvre d’un certain nombre de mesure consistant à poursuivre les efforts d’équipement des forces armées en moyens stratégiques et spécifiques, à assurer leur formation, à accroître les effectifs, à renforcer et à mutualiser les systèmes d’information grâce au partenariat avec les pays de la sous-région et avec les pays occidentaux.

Plus de 160 personnes auditionnées sur les événements de Yirgou

Le PM s’est également réjouit des avancées en matière de justice notamment avec la tenue du procès du putsch du 16 septembre 2015. Il est aussi revenu sur les événements de Yirgou et a laissé entendre que les enquêtes ont évolué sur le terrain. Il a de plus indiqué que « le gouvernement reste attentif aux sollicitations des acteurs judiciaires chargés du traitement de ce dossier, en leur apportant les appuis logistiques et financiers nécessaires ». A ce jour, a-t-il poursuivi, la procédure suit son cours avec plus de 160 personnes auditionnées et l’enquête préliminaire relative à l’attaque terroriste ayant entrainé la mort du chef du village et de ses compagnons a été bouclée.

Près de 438 000 femmes financées par l’État

Dans son discours sur l’état de la nation, le Premier ministre Christophe Marie Dabiré s’est également prononcé sur les questions de genre. Il est revenu sur les actions mises en œuvre par son gouvernement pour l’autonomisation de la femme.

Réduire les inégalités sociales et de genre et promouvoir la femme comme actrice dynamique du développement, constituent selon Christophe Marie Dabiré, l’un des objectifs majeurs de la politique gouvernementale. A cet effet des actions ont été entreprises pour atteindre ces objectifs. Figurent parmi celles-ci le Programme d’autonomisation économique des jeunes et des femmes (PAE/JF) et le programme Burkina Start up. Pour le Premier ministres, ces instruments ont accordé des prêts à environ 20 000 microprojets portés par les jeunes et par les femmes.

Aussi, selon lui, dans le cadre de l’autonomisation économique de la femme et par l’intermédiaire du Programme intégré d’autonomisation de la femme au Burkina Faso (PIAF-BF), son gouvernement a apporté son soutien pour l’immatriculation de 875 entreprises informelles de femmes, doté 500 associations de femmes de fonds de roulement, de crédits d’investissement et de technologies. En outre, a-t-il ajouté, entre 2016 et 2018, près de 438 000 femmes ont bénéficié de crédits pour le financement de leurs activités génératrices de revenus.

Roseline SOMA

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