Danse contemporaine: la Compagnie Auguste–Bienvenue pour plus d’engagement féminin

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La Compagnie Auguste–Bienvenue veut Valoriser la présence féminine dans la danse contemporaine. A travers son projet « engagement féminin », elle a pu former environ 200 danseuses, issues de douze pays d’Afrique et de la diaspora.

La 10e édition bat actuellement son plein à Ouagadougou et se poursuivre jusqu’au 28 juillet 2018. Au cours d’une conférence de presse tenue ce lundi 16 juillet, les organisateurs ont précisé que l’objectif de ce projet est de pallier la formation professionnelle en danse contemporaine, la formation en administration culturelle, la direction artistique et les débats sur la profession d’artistes danseuses. Pour ces initiateurs, ce projet engagement féminin qui est à sa 10e édition, a pour but de corriger la faible présence des femmes dans le milieu de la chorégraphie. Le co-directeur de la compagnie, Auguste Bazié a informé que les créateurs de projet ont choisi de mettre en pratique des techniques en matière d’écriture chorégraphique acquises lors des précédentes éditions.

C’est par là qu’est venu l’idée de spectacle « les vivants » qui est une pièce chorégraphique pour 7 danseuses. Après cette présentation chorégraphique, la danseuse nigérienne Lou Véronique a confié que le projet donne une place et une opportunité à la femme. « La femme est mise à l’écart dans le milieu de la danse contemporaine. Et ces trois hommes ont décidé de donner une chance à la gent féminine. Cet extrait de la pièce ‘’les vivants’’ expriment nos expériences vécues dans notre quotidien, une ouverture d’esprit pour briser les barrières ». De l’avis de sa coéquipière de scène, Salamata Kobré, depuis 2008 qu’elle a intégré ce projet, c’est une possibilité de s’exprimer, une ouverture de l’esprit. Tout ce qu’on apprend c’est se former. Quand je viens à chaque édition, je pars avec une grande satisfaction et surtout cette motivation d’aller au-delà de mes idées. Par cette formation, je me sens engager jusqu’au bout grâce à ce projet féminin de la compagnie ».

En formation d’anthropologue à l’université de l’Illinois, Lila Aun Dodge a dit travailler sur l’engagement féminin, la place de la culture dans les projets de développement mais aussi sur le pouvoir de la danse.

Quant au co-directeur Auguste Ouédraogo, il a souligné que pendant dix ans d’expérience d’engagement féminin, il ressort que le bilan est satisfaisant. Car, outre les difficultés financières, il a laissé entendre qu’il y a de plus en plus des femmes-chorégraphes au Burkina Faso. A la question de savoir si on pouvait vivre de ce métier. Aux dires du troisième co-directeur Lacina Coulibaly, en plus d’être une passion qui évolue par la suite vers le professionnalisme, la danse nourrit son homme. Par ailleurs, les organisateurs ont déploré le manque d’accompagnement du ministère de la culture et celui de la femme et de la solidarité nationale malgré qu’ils aient été invités.

 

Achille ZIGANI (Stagiaire)

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