Culture: le regard rétrospectif des femmes chorégraphes

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La compagnie Auguste-Bienvenue (CAB) a organisé dans la journée du samedi 21 juillet 2018, une matinée rétrospective. Les débats entre organisateurs et danseuses ont porté sur leur expérience et les difficultés traversées dans leur métier respectif.

Selon la chorégraphe, Esther Tarbandgo, cette matinée rétrospective est un moment d’un retour aux années passées. Cette rencontre marque l’engagement de toutes les femmes qui ont passé depuis l’année 2008 s’adonnent tant bien que mal à cet art qu’est la danse chorégraphie.

Après dix ans, malgré les difficultés et les préjugés, l’engagement féminin dans le métier est plus que soutenu. A en croire les praticiennes, cet engagement se traduit par une expression de don de soi et du corps ou une ouverture à l’autre.

Le co-directeur de la compagnie, Bienvenue Bazié, a déclaré que dix ans de cheminement du projet malgré les difficultés, les préjugés,  la compagnie tient bon chemin avec un bilan satisfaisant.

Cela est parti, a-t-il ajouté, de la détermination et du dynamisme des femmes chorégraphes à aller jusqu’au bout de leur rêve. « Aujourd’hui ma motivation c’est de savoir que les danseuses sont engagées et déterminées. Cet engagement et cette détermination  s’observent à chaque édition, il y a un engouement. », a-t-il souligné.

Pour  Eléonore Kocty bien qu’en étant femme,  elle est engagée. Et cet engagement elle le justifie grâce à la volonté des chorégraphes.

Cependant, Eléonore Kocty déplore le faible soutien de l’administration de la culture et l’absence de soutien du ministère en charge de la Femme. « Il y a des partenaires de l’extérieur du pays qui soutiennent le projet comme ils peuvent. Si on fait le bilan, il y a des années où les difficultés financières sont élevées mais le fait de leur engagement la CAB tient toujours», a informé Eléonore Kocty.

Aux dires de Esther Tarbandgo, la  danse, c’est la motivation, c’est l’engagement à changer et faire voir aux gens ce qu’on veut changer en attirant leur attention en d’apporter sa pierre.

En quoi consiste le CAB ? A écouter Mme Kocty, le projet consiste à former des danseuses. « Il y a certaines qui sont dans la danse et qui n’arrivent pas à s’assumer. Engagement féminin vient comme un appui en termes de formation artistique », a-t-elle soutenu.

Selon Eléonore Kocty, il est possible de lier foyer et carrière de chorégraphe. «Il y a beaucoup de femmes qui sont dans leur foyer avec des enfants et qui s’en sortent dans la danse », a rassuré Eléonore Kocty.

Et de poursuivre : « Il faut que les gens arrêtent de penser que le métier d’artiste pour une femme,  c’est avoir une jambe légère ». A l’entendre, l’essentiel consiste à avoir de la  confiance, de soutien et de la considération pour  la femme.

De l’avis de Esther Tarbandgo « mon foyer d’abord, et la danse ensuite. C’est  le deuxième foyer » et de soutenir que  ce n’est pas facile car les hommes veulent une femme qui est tout le temps au foyer.

Elle a salué l’initiative de ces organisateurs pour la cause des femmes dans la danse contemporaine dont le bilan est positif. Enfin, Mme Kocty a précisé que cette édition en termes de formation a eu près de 200 danseuses formées venues de 17 pays d’Afrique, de la Caraïbe, d’Europe et des Etats Unis.

                                                                                                                                  Achille ZIGANI

                                                                                                                                      (Stagiaire)

 

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