Covid-19 : une pandémie qui amplifie les violences à l’égard des femmes

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La pandémie de la Covid-19 a engendré des inégalités et des violences à l’égard des femmes. C’est ce que révèle le rapport d’Equipop à travers l’étude qu’elle a mené en mai 2020 sur le thème « Droits et santé des femmes à l’épreuve du Covid-19 ».

Les femmes payent le lourd tribut des conséquences liées aux mesures de lutte contre la Covid-19. Avec le confinement, leur charge domestique a augmenté. Entre surveiller les enfants, faire les courses, faire le nettoyage et s’occuper de leur mari, les femmes font face à une charge de travail supplémentaire.

Les besoins en matière d’hygiène ont augmenté avec la fermeture des écoles, exposant davantage les femmes à des activités domestiques non rémunérées. Cette situation ne favorise pas l’épanouissement de l’autre moitié du ciel qui peine à assurer leur formation, leur santé et le respect de leurs droits. Cette augmentation de la charge domestique touche également les jeunes filles qui sont mises à contribution pour aider leurs familles.

Les effets secondaires du confinement et du couvre-feu ont été dramatiques pour certaines femmes enfermées avec des conjoints violents et sans possibilité pour elles d’échapper aux violences.

Toutes les femmes interrogées dans le cadre de l’étude ont mentionné que la pandémie révèle et amplifie les inégalités déjà existantes.

De ce rapport, il ressort des témoignages de violences multifamiliales entendues ou rencontrées dans leur entourage auprès de qui les associations travaillent. A ce titre, L’ONG SOS Femmes et enfants victimes de violence familiale, qui tient un centre d’accueil pour survivantes de violences au Niger fait mention dans le rapport  d’une forte augmentation des violences. Dans ce même pays, les violences physiques, sexuelles et psychologiques sont passées de 17 en janvier à 61 en avril 2020.

Les femmes et les filles victimes de ces violences ont beaucoup plus de difficultés à fuir ou à trouver un répit dans leur quotidien.

« De plus en plus de filles sont violées à la maison, sans que ça soit signalé », a témoigné une femme en Guinée lors de l’étude.

Il faut ajouter à cela la fermeture ou le ralentissement des services juridiques et sociaux, qui constituent un frein supplémentaire pour leur accès aux droits.

L’étude s’est déroulée en mai 2020 et a concerné 7 pays dont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal.

Source: rapport Equipop

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