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Cosmétiques et substances toxiques : les baumes à lèvres jugés mauvais élèves

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L’association de consommateurs UFC-Que Choisir révèle mardi 26 septembre 2017 que de nombreux baumes à lèvres proposés dans le commerce, dont les pharmacies et parapharmacies, contiennent des substances toxiques. Explications.

C’est un geste que l’on répète parfois plusieurs fois par jour pour éviter d’avoir les lèvres sèches ou gercées : appliquer du baume à lèvres. Seulement voilà, ce mardi 26 septembre 2017, l’UFC-Que Choisir* pointe du doigt cette catégorie de produit, qui selon elle aurait des conséquences néfastes pour notre santé.

L’association de consommateurs révèle en effet les résultats d’une étude comparative pour laquelle elle a testé 21 produits vendus en supermarchés, enseignes spécialisées en cosmétiques, pharmacies et parapharmacies. Parmi eux, 10 références contiendraient des substances toxiques pour l’organisme, dont des perturbateurs endocriniens et des huiles minérales cancérogènes (Mosh C16 à C35 et Moah).

Des substances toxiques qui s’accumulent dans les organes

« On a retrouvé des résidus, l’un est cancérogène, l’autre semble être toxique, et surtout ils s’accumulent, à la fois dans le foie et les ganglions lymphatiques », a précisé sur France Info** Fabienne Maleysson, journaliste pour UFC-Que Choisir, à propos des huiles minérales.

Et d’ajouter qu’ils ne savent « pas exactement quelles sont les conséquences pour l’organisme, mais des études ont montré que certaines personnes en renfermaient jusqu’à 5 grammes dans l’organisme, donc on estime que ce n’est pas du tout souhaitable. »

Un conservateur dangereux pour les enfants retrouvé dans trois références

Sur l’ensemble des produits testés, trois renferment du BHT, un conservateur considéré comme perturbateur endocrinien « qui n’est pas le plus méchant » selon l’association, mais « que les fabricants ne devraient pas en introduire du tout dans des produits susceptibles d’être utilisés chez des enfants et des femmes enceintes. »

Barbara Demeinex, biologiste et spécialiste des perturbateurs endocriniens, s’est également exprimée sur le sujet, appelant les consommateurs à la plus grande prudence : « On est exposé à tant de produits nocifs, que ce soit dans les cosmétiques, mais aussi dans ce que l’on mange, par les pesticides donc en ajouter un sur les muqueuses des lèvres, où il y a absorption très rapide, ce n’est clairement pas une bonne chose. »

De son côté, la Fédération Française des Entreprises de la Beauté (FEBEA) rappelle que « l’utilisation des huiles minérales est soumise à deux conditions strictement définies par le règlement européen relatif aux produits cosmétiques. En Europe, les huiles minérales ne sont autorisées que s’il est établi que la substance à partir de laquelle ces huiles sont produites n’est pas cancérogène et que l’historique complet du raffinage est connu ».

Elle précise également que comme tout autre produit cosmétique, les baumes à lèvres ont fait l’objet d’une évaluation de sécurité qui « garantit que les quantités d’huiles minérales (MOSH) utilisées sont largement inférieures à la quantité journalière admissible en alimentaire, définie par l’EFSA (Agence européenne de la sécurité alimentaire) ».

Idéalement, il est tout de même déconseillé de passer sa langue sur des lèvres recouvertes de baume afin d’éviter d’en ingérer et de ne pas l’appliquer en couche trop épaisse.

Source: Marie claire

 

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