La vie  nous réserve parfois des surprises et c’est ce qui m’a poussée à vous raconter mon histoire. Venue tout droit du village et ne savant  pas le mode de vie des gens  de la ville,  je me suis faite berner par un défenseur de l’ordre au Burkina Faso. 
Ce dernier m’avait promis le mariage et à cause de mon ignorance,  j’ai cru en lui. J’ai pris ses dires pour agent comptant et j’ai fini par me laisser faire. Tous les jours  c’est lui qui passait tout son temps à m’appeler,  à me donner des rendez-vous que je n’ai jamais déshonoré et il me répétait à chaque fois qu’il tenait à moi.
Lorsque je suis arrivée à Ouagadougou, je n’avais rien à faire, donc je vendais des fruits en me promenant de quartiers en quartiers et je vous assure que je gagnais ma vie jusqu’au jour où nos chemins se sont croisés. À ma  grande  surprise quand je suis tombée enceinte, monsieur à couper les ponts. Il ne voulait même  plus entendre parler de moi. Au finish avec l’aide et l’intervention de ses amis il a accepté de m’emmener chez  son oncle pour que je puisse rester et mettre mon enfant au monde. Pire, le jour qu’ il est allé me laisser en famille,  il a fait  six mois sans me rendre visite ni me donner de l’argent de poche. Quand  je suis tombée malade,  monsieur m’a envoyé cinq mille francs pour  mes soins.  Ce qui me fait  mal dans tout ça est que après la naissance de mon enfant jusqu’à aujourd’hui il ne me donne  plus rien.
Quand  l’enfant est malade sous prétexte qu’il est trop occupé,  il m’envoie 5000f pour les soins. Vraiment,  je souffre dans  ma peau. Je ne sais plus où donner  la tête. Mais ce qui m’a  poussée à vous raconter mon histoire est que  je veux que mes sœurs ne tombent pas dans le même piège que moi. Pour moi ma solution c’est Dieu car je ne peux plus rattraper mon passer.

 

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