« Enjeux et défis de la réduction des risques de catastrophes au Burkina Faso », c’est sur ce thème que se tient le forum organisé par le Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR). Les travaux se dérouleront du 11 au 13 juin 2019 à Ouagadougou.

Une vue des participants

Cerner les enjeux et identifier les défis pouvant permettre d’aboutir à des stratégies adaptées pour la réduction des catastrophes au Burkina Faso, c’est l’objet de la réflexion des participants du forum. Un atelier qui vise à apporter une meilleure compréhension de la Réduction des Risques de Catastrophes (RRC) au Burkina Faso en vue d’élaborer une stratégie. Tout le long des travaux, il s’agira de dresser un état des lieux de la RRC, de clarifier les rôles des acteurs pour une meilleure coordination et de partager leurs savoir-faire ainsi que leurs expériences sur le sujet.

Selon les estimations de l’ONU, le coût annuel des catastrophes et crises humanitaires se situent entre 250 et 300 milliards de dollars. Le Burkina Faso n’est pas épargné par les conséquences économiques de ces phénomènes.

Fati Ouédraogo/Zizien, représentante du ministre de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire

« Ces trois dernières années, les inondations et vents violents ont à eux seuls fait 140 220 personnes sinistrées dont malheureusement 31 morts et d’importants dégâts matériels », explique Fati Ouédraogo/Zizien, représentante du ministre en charge de l’action humanitaire. « Réduire les impacts humains et matériels de ces catastrophes naturelles et anthropiques est un impératif de survie auquel nous devons tous nous engager résolument », a-t-elle poursuivi.

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La représentante de la mairie de Ouagadougou, Denise Sanou a pour sa part saluer la tenue du forum car selon elle, « la réduction des risques de catastrophes se présente comme une opportunité de réaliser une ville résiliente pour ce qui concerne la commune de Ouagadougou».

La photo de famille des participants

Les actions déjà engagées par le CONASUR et l’ensemble des acteurs humanitaires donnent l’espoir de lendemains meilleurs. De 2016 à 2017, le nombre de personnes touchées par les catastrophes et crises humanitaires a connu une baisse. De 99 186 personnes sinistrées en fin 2016, les données du CONASUR donnent un total de 56 240 personnes sinistrées à la même période de l’année 2017.

Au terme de cet atelier, une évaluation finale sera faite par le CONASUR et la CEDEAO en vue de dégager les perspectives de collaboration pour une réduction des risques de catastrophes au Burkina Faso.

                                                                              Faridah DICKO

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