Nous sommes aux périodes d’examens de fin d’année. Malheureusement, ils peuvent se solder par des échecs, même chez des enfants travailleurs. Le psychologue Daniel Ouédraogo, donne quelques conseils aux parents pour              aider les enfants à surmonter l’échec.

Tous les parents souhaitent que leurs enfants excellent à l’école afin d’avoir un avenir radieux. Lorsque qu’un enfant réussi à l’école, les parents sont fiers de lui et ont le sentiment du devoir accompli (car ils estiment l’avoir bien l’éduqué). L’enfant est alors brandi comme un trophée qu’on présente aux voisins, aux amis, à toute la famille. Conscients de cette réalité, beaucoup d’élèves, au-delà du fait de chercher à construire leur propre avenir, cherchent à satisfaire au désir de leurs parents et à être apprécier par leur entourage, cette appréciation est d’autant plus grande lorsque l’élève réussit à un examen (CEPE, BEPC, Bac)

C’est ce qui fait que pour certains, lorsqu’il y a échec c’est « le monde s’effondre ». Différentes réactions peuvent-être observées chez l’élève : pleurs, déceptions, autoaccusations (qui peuvent évoluer vers une dépression), perte de l’estime de soi, insomnies, perte de l’appétit, Déni des résultats de l’examen, colère, tristesse, repli sur soi, fugues, consommation de stupéfiants (tabac, drogues, etc.), idées et tentatives suicidaires.

Les parents, face à l’échec de leur enfant, peuvent réagir par : la punition, la colère, la critique/culpabilisation de l’enfant, l’indifférence ou le silence. De telles réactions ne sont pas de nature à aider l’élève pour qu’il surmonte ces moments difficiles. Les parents sont encouragés à :

  • Préparer l’enfant à accepter les résultats possibles d’un examen (soit admission soit échec).
  • Contrôler leurs propres émotions et à laisser l’enfant exprimer ses émotions après la délibération (par ex : le serrer dans les bras quand il/elle pleure).
  • Ne pas le culpabiliser c’est-à-dire le rendre responsable de son échec,
  • Lui manifester leur amour autant que possible (en paroles et en actes) malgré son échec,
  • Le surveiller discrètement s’il a des idées suicidaires ou dans le cadre de la prise des stupéfiants ;
  • Rehausser son estime de soi en lui rappelant certaines de ses qualités ;
  • Lui rappeler qu’il peut toujours réussir malgré cet échec ;
  • Lui rappeler qu’il peut toujours compter sur eux pour l’accompagner ;
  • L’encourager à s’amuser et à participer à des sorties (parc, Cinéma, sport, colonies)
  • Revoir avec l’enfant ce qui n’a pas marché à l’examen (se servir du relevé de notes) et lui proposer des cours d’appui dans certaines matières.
  • Rester vigilants si l’enfant n’a manifesté aucun signe de tristesse ou de déception.
  • Consulter un spécialiste (psychologue, psychiatre, médecin) si la détresse de l’élève persiste au-delà d’une semaine.

Daniel Ouédraogo, psychologue

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