Le festival Ciné droit libre en collaboration avec l’association Cartooning for peace a organisé le mardi 12 décembre 2017 à Ouagadougou, une journée de promotion du dessin de presse.

L’un des activités de la 13e édition de Ciné droit libre (CDL) est le dessin de presse. A cet effet, l’institut français a servi de cadre pour accueillir le projet « Dessinons la paix et la démocratie » au Burkina Faso. L’objectif est de présenter des actions d’éducation aux médias, de citoyenneté et d’organiser des évènements proposant un regard critique sur la société. Ce projet a permis de réunir des œuvres des dessinateurs que sont Damien Glez, Marto, Timpous, Sam et Main de Dieu. Selon la directrice du développement international, Laurence Lepetit, l’association Cartooning for peace est un projet pédagogique qui s’appuie sur le dessin de presse et l’humour afin d’encourager la diffusion d’une culture de paix et de dialogue. Elle a indiqué qu’il favorise la participation citoyenne, la promotion des droits humains et la liberté d’expression au Burkina Faso. De son avis, le dessin de presse permet de réunir, d’échanger et de créer des ponts entre les cultures. A en croire Mme Lepetit, le dessinateur est un baromètre de la liberté d’expression qui exprime avec humour les interdits et renseigne sur les frémissements de la société. De plus, elle a expliqué que le caricaturiste à travers son œuvre touche la politique, l’économie, le sport et la religion. « On dit souvent qu’un dessin vaut 1000 mots et aussi un long discours », a-t-elle justifié. La directrice du développement international de l’association, a assuré qu’une session de formation a été organisé au profit des jeunes et des détenus burkinabè pour promouvoir une culture de paix et de démocratie.

Pour l’ambassadeur de la France, Xavier Lapeyre de Cabanes, le dessin de presse a pour but de créer une réaction humoristique mais également d’inciter le lecteur à réfléchir et à réagir sur certaines questions.  Il a fait comprendre qu’il est un moyen de communication et d’expression politique. Pour le représentant des dessinateurs, Damien Glez, ce projet souhaite dynamiser le domaine du dessin car le Burkina Faso regorge de talents. Et de relever que cette initiative en collaboration avec Cartooning for peace va permettre de rencontrer le public. Selon lui, la problématique du projet est de conduire les organes de presse à publier davantage le dessin. « Le dessin n’est pas réservé uniquement à la presse satirique », a-t-il lancé. M. Glez a par ailleurs, mentionné que ce projet « dessinons la paix et la démocratie » veut mettre en exergue le métier de dessinateur et susciter une réflexion pour souligner le manque de dessin dans la presse généraliste. L’association Cartooning for peace est un réseau de dessinateurs de presse engagés qui combattent avec humour pour le respect des cultures et des libertés. Elle est composée de 162 dessinateurs de presse de 58 pays et présidé par le caricaturiste du journal français « Le monde », Plantu.

Aïcha COMPAORE

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