Chômage des jeunes : la Fondation RAVI veut créer 250 000 emplois d’ici à 2022

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Le ministre en charge de la formation et de l’insertion professionnelle a procédé ce jeudi 7 mai 2018 au lancement officiel du recrutement de 8000 jeunes et femmes pour la création de 5000 petites et moyennes entreprises. Ce projet est une  initiative de la fondation RAVI.

En tant que bénéficiaire, Éric Bonkoungou, Informaticien pense que la fondation RAVI à travers son encadrement leur permettra de pouvoir un jour créer leurs propres entreprises, à voler de leurs propres ailes et arriver à leur tour à recruter des jeunes afin de réduire le chômage.

« Dans leur programme, ils ont des méthodes qui nous amènent à rentrer en nous-mêmes, à découvrir véritablement qui nous sommes, nos potentialités, nos talents, à les mettre en valeur et à nous en servir. Être l’homme que nous voulons être », a déclaré ce jeune informaticien.

Le programme » V.A « et l’objectif « zéro chômeur »

Le programme » V.A » traduit le fait de rendre une localité Vivable et Agréable, axée sur les besoins de l’homme par ses habitants eux-mêmes et pour leur propre bien-être. Les bénéficiaires seront organisés de façon efficiente en rapport avec différents domaines d’activités. Ce sont entre autres l’agriculture, l’élevage, la pêche, la coiffure, les technologies de l’information et de la Communication, les circuits de distribution, la transformation,  les ventes, les prestations intellectuelles ou tout autre métier utile à la localité.

 En outre, les localités sahéliennes seront prioritaires afin d’assurer la restauration des sols et de la végétation…
Aucune source ne sera négligée afin de parvenir au résultat » zéro chômeur ».

Le ministre en charge de la formation et de l’insertion professionnelle Dr Smaila Ouédraogo par ailleurs le représentant du président du Faso Rock Marc Christian Kaboré a d’emblée félicité Salam Ouédraogo, président de la fondation RAVI pour cette idée d’où son appréciation positive.

Une idée qui vient combler ce vide qu’est le chômage en contribuant à l’action gouvernementale en droite avec le PNDES concernant la formation et l’insertion professionnelle, la lutte contre le chômage et la pauvreté avec des retombées sur l’économie nationale.

Selon Dr Smaïla Ouédraogo, le Burkina Faso convoitait déjà d’autres pays ayant  des projets de développement durable. Et des démarches étaient même engagées pour en implanter dans notre pays. « Nous avons été agréablement surpris de savoir qu’une initiative similaire est en cours. Il y a la fondation RAVI qui a eu cette initiative, amenant les jeunes à avoir confiance en  eux et à oser à aller de l’avant », a-t-il confié.

Il a également affirmé que l’objectif de créer 5000 entreprises avec 250 mille emplois décents est louable et possible. Aussi, le ministre en charge des questions de l’emploi a invité les jeunes à un engagement responsable.

Tout en réaffirmant son engagement à accompagner l’équipe au plan technique, ce dernier a par ailleurs suggéré que la fondation RAVI crée son propre label. Toute chose qui lui donnera plus de visibilité à l’échelle internationale.

Le  plan quinquennal 2017- 2022 

Ce plan établi par la fondation RAVI tel que la création de 1000 petites et moyennes entreprises (PME) par an est escomptée soit 5000 PME en 5 ans, générant 250 mille emplois durables.

 Sur la base de son expérience et de sa volonté de lutter contre le chômage et l’immigration des jeunes vers les pays européens, Salam Ouédraogo a mis en place la fondation RAVI dont il est le président. 

La fondation dispose d’un cadre moderne pour l’accueil et la formation des jeunes et des femmes. Des partenaires locaux spécialisés dans l’insertion professionnelle et l’accompagnement des jeunes dans la recherche, la production, la transformation et la commercialisation des produits de qualité etc.

Aussi, RAVI dispose de mécanismes, d’outils modernes et performants permettant de recruter et de suivre un nombre important de porteurs de projets.

Au dire du promoteur Salam Ouédraogo, cette initiative est la bienvenue dans la mesure où elle réconforte de nombreux chercheurs d’emplois qui étaient au bord du gouffre. D’un coût de 520 millions, la phase pilote du projet tenue de 2015 à 2017 a travaillé avec 5 laboratoires.

« Au cours de cette expérience j’ai été choqué par les confidences d’un jeune qui a tenté de se suicider. Nous avons rencontré une jeunesse sans activités totalement désespérée, qui ne sait pas où aller ni quoi faire », a-t-il témoigné.

Avant de poursuivre que dans les échanges, ils se sont rendus sommes rendus compte que ces jeunes ont un potentiel à libérer.

« Nous avons également vu des étudiants qui ont des talents extraordinaires dans d’autres domaines », a laissé entendre Salam Ouédraogo.  C’est eu égard à tout cela que la fondation RAVI tient son existence.

NB: Pour s’inscrire, il faut consulter le site www.RAVI.social.org

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   Françoise TOUGRY

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