CFOP : « Il faut que le régime MPP cesse de s’acharner sur le pauvre citoyen qui peine à joindre les deux bouts », Alphonse Marie Ouédraogo

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L’opposition politique (CFOP) Burkinabè a animé un point de presse ce mardi 1er octobre 2019 à Ouagadougou.  Les questions sécuritaires, politiques et économiques ont été abordées  par Alphonse- Marie Ouédraogo et Abdoulaye Arba.

Une vingtaine de mort dont 19 000 personnes déplacées en seulement 72 heures, c’est le résultat de l’attaque terroriste du 28 septembre dernier dans deux villages de la province du Bam. A cela s’ajoute l’exécution du chef de terre dans la commune de Bourzanga le 29 septembre dernier. Tout en déplorant ces attaques meurtrières, l’opposition politique a invité les autorités en charge de la défense et de la sécurité à s’inspirer des succès de Doofu pour contrer les terroristes dans leur progression au Bam.

« Nous constatons que l’opération Doofu avait apporté une accalmie dans la zone et rassuré les habitants », confie Alphonse Marie Ouédraogo, président de l’Union pour la renaissance démocratique (URD/MS). Ce point de presse a été l’occasion pour l’opposition politique d’aborder la question de l’impôt unique sur le traitement de salaire (IUTS). A ce titre le Premier ministre Christophe Joseph Dabiré a déclaré le 28 septembre dernier lors de la 3ème session du Bureau politique national du MPP qu’à partir du 1er janvier 2020, l’impôt unique sur le traitement de salaire sera appliqué sur les indemnités et les primes des fonctionnaires. Selon l’opposition politique, cette déclaration n’est pas de nature à adoucir le climat social car pour elle, l’IUTS est déjà appliqué aux indemnités et primes dans le secteur privé quand bien même la demande de sa suppression par les syndicats a été refusée jusque-là.

L’opposition s’offusque également du fait que le MPP a instauré l’abaissement des charges d’abattement de l’IUTS de 7 à 5 enfants, ce qui selon elle a diminué le pouvoir d’achat de beaucoup de ménages. Elle qualifie ces mesures d’impopulaires qui viennent s’ajouter à la taxe sur les automobiles, les nouvelles plaques d’immatriculations et la flambée des prix des produits de grande consommation. De ce fait l’opposition exige qu’un bilan d’exonérations accordées par l’État burkinabè depuis les dix dernières années soit fait avant l’exécution d’une quelconque décision sur l’IUTS.

L’opposition estime qu’il existe des niches fiscales qui pourraient rapporter de « gros sous » à l’État. Par conséquent, elle interpelle le pouvoir en place à ne pas s’enrichir sur le dos des citoyens. « Il faut que le régime MPP cesse de s’acharner sur le pauvre citoyen qui peine à joindre les deux bouts »,a laissé entendre Alphonse Marie Ouédraogo.

Marie Sorgho  

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