jeudi 13 mai, 2021.
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Société

Korotoumou Traoré, championne de la transformation céréalière

Cinq fois lauréate au concours d’art culinaire de la Semaine Nationale de la Culture (SNC), madame Traoré née Ouattara Korotoumou s’est faite une place de choix dans le domaine de la transformation des céréales dans les Hauts-Bassins.


Cinq fois lauréate au concours d’art culinaire de la Semaine Nationale de la Culture (SNC), madame Traoré née Ouattara Korotoumou s’est faite une place de choix dans le domaine de la transformation des céréales dans les Hauts-Bassins.

Évoluant dans le domaine gastronomique depuis plusieurs années, korotoumou Traoré, après avoir reçu cinq distinctions lors de différentes éditions de la SNC, s’est lancé dans la production et la commercialisation de produits alimentaires obtenus à travers la transformation de certaines céréales et tubercules disponibles dans le pays. Propriétaire du plus vieux moulin de la ville de Bobo, elle exerce son métier de transformatrice de produits céréaliers en collaboration avec ses cinq enfants dont Yaya Traoré son premier fils et agent commercial.

Alors qu’elle débutait son activité il y a environ une quinzaine d’années avec à peine 8 kg de céréales, Korotoumou Traoré a aujourd’hui une capacité de production nettement supérieure, allant jusqu’à une tonne de céréales en fonction de la demande des consommateurs. Et pour mieux satisfaire sa clientèle qui ne cesse de se diversifier, elle a opté pour la production d’aliments qui répondent aux normes diététiques avec de surcroît des contrôles réguliers au niveau du laboratoire national de santé publique. Femme battante, c’est le moins qu’on puisse dire. La qualité de ses produits lui a d’ailleurs valu plusieurs déplacements hors du pays pour faire connaître son métier, et aussi une attention particulière de certaines structures telles que l’INERA, l’IRSAT et même une ONG internationale, Afrique verte.

Évoluant dans son activité au même titre que les nouvelles techniques agricoles, madame Traoré a su répondre à la demande de ses consommateurs tout en redoublant d’ingéniosité à travers des produits comme le biscuit de riz, le couscous de riz au persil et à la carotte, les granulés de bissap ou encore la poudre de souchet qui est d’ailleurs très prisée. Entre éveil des sens, fascination des papilles gustatives, aliments diététiques et originalité des mets, les produits de Korotoumou Traoré ne sauraient convenir autrement.

A.B. Nicole OUEDRAOGO

Awa Ouédraogo, une pionnière dans la transformation des déchets

La propreté de la ville de Ouagadougou n’est pas seulement l’affaire des autorités communales. En effet, plusieurs associations interviennent dans le domaine en procédant à la collecte des ordures ménagères. C’est le cas de l’Association Rata Mengré créée par Awa Ouédraogo. Outre la collecte des ordures ménagères, cette association collecte et transforme les excrétas humains en engrais utilisable dans le domaine de l’agriculture.


La propreté de la ville de Ouagadougou n’est pas seulement l’affaire des autorités communales. En effet, plusieurs associations interviennent dans le domaine en procédant à la collecte des ordures ménagères. C’est le cas de l’Association Rata Mengré créée par Awa Ouédraogo. Outre la collecte des ordures ménagères, cette association collecte et transforme les excrétas humains en engrais utilisable dans le domaine de l’agriculture.

Awa Ouédraogo a vu le jour le 18 septembre 1956 à Safané d’une famille polygame. Après l’obtention de son Certificat d’Etude primaire, (CEP) Awa Ouédraogo, entre à l’Ecole nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) où elle apprend pendant deux ans la dactylographie. Elle bénéficiera par la suite d’une formation sur l’utilisation du télex à France-câble pour le compte de l’Office national des Télécommunications (ONATEL). Avec ces diplômes en poche, Awa Ouédraogo décroche sans mal un emploi de télextiste à la Banque Nationale du Développement du Burkina (BNDB) en 1980. Elle y restera jusqu’en 1994, année à la quelle cet établissement financier met la clé sous le paillasson. Se retrouvant alors au chômage, Awa Ouédraogo ne se décourage pas. Loin de là. Elle entend continuer à gagner sa vie et aider son époux et ses six enfants qu’elle affectionne. C’est ainsi qu’elle décide de se lancer dans le petit commerce, activité qu’elle va exercer jusqu’en 2000. Cette année marque un tournant décisif dans sa vie car, c’est l’année ou elle qu’elle crée l’Association Rata Mengré, sur les conseils de Zénabou Drabo, alors maire de l’arrondissement de Bogodogo. A ses début, cette association regroupant des femmes qui ont peu de ressources financières et illettrées pour la plupart, résidente dans à Bogodogo avait pour mission la sensibilisation des populations dans les domaines de l’hygiène et de l’assainissement de leur cadre de vie.

En droite ligne avec sa mission, l’Association Rata Mengré mène plusieurs campagnes de sensibilisation de 2000 à 2006 sur les maladies diarrhéiques et les médicaments de la rue. En vue d’être indépendante financièrement, Awa Ouédraogo et ses sœurs décident de diversifier les activités de leur structure. Cette diversification se traduit par la transformation des produits locaux et la collecte des ordures ménagères.

En 2008, grâce aux multiples expériences acquises et à la combativité de sa fondatrice, l’association de Awa Ouédraogo est retenue par la commune de Ouagadougou pour participer au projet pilote de collecte et de transformation des excrétas humains initié par le CREPA. Cette phase expérimentale ayant pris fin en 2010, Awa Ouédraogo mène un plaidoyer auprès du conseil municipal de la ville de Ouagadougou qui décide de l’accompagner, à travers la prise en charge des salaires des femmes colleteuses. Cet accompagnement se fera jusqu’en 2013. La même année, et plus précisément au mois de mars, le plaidoyer de Awa Ouédraogo porte à nouveau ses fruits. Action Contre la Faim (ACF) décide à son tour de soutenir l’Association Rata Mengré pour la collecte et la transformation des excrétas humains. Awa Ouédraogo se bat au quotidien pour l’épanouissement et l’autonomie financière des femmes de son association ainsi que pour la pérennisation de sa structure.

Cette mère de six enfants très pieuse aime la prière, la franchise et le travail bien fait. A la question de savoir ce qu’elle déteste, Awa Ouédraogo répond sans détour  : «  je déteste les personnes louches, celles qui s’ingèrent dans la vie privée d’autrui, les paresseux ainsi que les critiques qui ne sont pas constructives, qui ne vous permettent pas d’avancer».

A 59 ans et malgré les difficultés auxquelles elle doit faire face chaque jour, Awa Ouédraogo a toujours le sourire et garde espoir. Elle a foi en l’avenir et souhaite que des jeunes s’intéresse à cette activité de collecte et de transformation des excrétas humains car la majorité des femmes colleteuses sont d’un certain âge.

Habibou Sana, une légende vivante du football féminin

Après le Tournoi international du football féminin de Ouagadougou (TIFFO), place au Tournoi de l’Avenir, également consacré au football féminin. La promotrice de ce tournoi n’est autre que l’internationale burkinabè Habibou Sana, la protégée de Marguerite Karama. Prévue pour se tenir du 6 au 13 septembre prochain à Ouagadougou, ce tournoi qui est à sa 4e édition à pour thème : « Le rehaussement du football féminin au Burkina Faso et la promotion des nouveaux talents ». A quelques heures du coup d’envoi de ce tournoi, nous sommes allés à la rencontre de la promotrice. Portrait…


Après le Tournoi international du football féminin de Ouagadougou (TIFFO), place au Tournoi de l’Avenir, également consacré au football féminin. La promotrice de ce tournoi n’est autre que l’internationale burkinabè Habibou Sana, la protégée de Marguerite Karama. Prévue pour se tenir du 6 au 13 septembre prochain à Ouagadougou, ce tournoi qui est à sa 4e édition à pour thème : « Le rehaussement du football féminin au Burkina Faso et la promotion des nouveaux talents ». A quelques heures du coup d’envoi de ce tournoi, nous sommes allés à la rencontre de la promotrice. Portrait…

Fille de feu Missiri Sana dit Capi, ancien capitaine des Etalons sénior dans les années 50, Habibou Sana a été dès sa tendre enfance bercée au rythme du ballon rond. Avant même qu’elle ne sache lire et écrire, Habibou Sana tapait dans le cuire. Accompagnant son père constamment au stade pour les entrainements et les matchs, notre footballeuse décide dès lors de suivre les pas de son père. Cette décision ne sera pas acceptée par sa mère qui prédestinait sa fille à une autre carrière. Après l’obtention de son Certificat d’étude primaire, pour vivre à fond sa passion, Habibou Sana décide de quitter le domicile familial. Elle est alors recueillie par Marguerite Karama chez qui elle passe deux années avant de quitter sa terre natale pour le Mali. Sous la coupe de cette dernière, Habibou Sana évolue pendant quelques années dans l’équipe des Princesses

. Au Mali, elle évolue avec l’AS Mandé. Outre l’AS Mandé, Habibou Sana a aussi revêtue les maillots des équipes suivantes : Olympique de Meqnesse du Maroc, Agui-Lavèdes de la Guinée, Intercontinental de Malabo et les Princesses d’Italie. Victime d’une blessure à la cheville en 2012, Habibou Sana rentre définitivement au pays. C’est à son corps défendant qu’elle mettra fin à sa carrière internationale une année après, c’est-à-dire en 2013.

Dès son retour au pays, constatant l’absence d’une équipe nationale féminine, Habibou Sana manifeste sa volonté aux autorités en charge du sport de mettre fin à cet état de fait. Malgré son état de santé, la modestie de ses ressources financières et les multiples difficultés qu’elle rencontre, notre jeune retraitée décide de mettre son expérience au service de son pays . Bon en mal en, Habibou Sana décide d’organiser un tournoi qu’elle nomme « Tournoi de l’avenir de football féminin ». A la 1re édition qui a eu lieu en 2012, 18 équipes ont pris part à la compétition. Au fil des éditions, le tournoi à grandi et est aujourd’hui à sa 4e édition. La nouvelle touche sera sans conteste le match qui va opposer l’équipe gagnante à une équipe féminine du Togo. Ce match aura lieu le 20 septembre dans la capitale togolaise. La 4e édition de ce tournoi est placée sous le parrainage de Alexis Konkobo, président de l’Association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB) et le co-parrainage de Ablassé Yaméogo, président de l’Union nationale des supporteurs des Etalons (UNSE). Le président de l’édition n’est autre que le Ministre des sports et des loisirs, David Kabré.

Grâce à sa ténacité, son entêtement et à l’accompagnement de certains acteurs du monde du football, le Burkina Faso dispose aujourd’hui d’une équipe féminine nationale. Durant sa longue et riche carrière professionnelle, Habibou Sana a remporté de nombreux trophées. Ainsi, au plan national, elle a été trois fois vainqueur du championnat féminin de football de Ouagadougou. Elle a en outre remporté la coupe du tournoi du Mogho Naaba. S’agissant de ce tournoi, elle a été sacrée à deux reprises meilleure butteure. Avec les Agui-Lavèdes, elle s’adjuge la coupe du championnat féminin de la Guinée. A l’Olympique de Meqnesse du Maroc, Habibou Sana et ces coéquipières terminent 4e du championnat. Avec l’Intercontinental de Malabo, elle remporte la coupe du Président (cette coupe équivaut à la coupe du Faso chez nous) et termine 2e du championnat. En Italie, Habibou Sana remporte en 2008 le tournoi triangulaire De ce pays. Notre footballeuse qui aura 30 ans le 16 novembre prochain est mère d’un enfant et aime le sport, la musique, les voyages et la dance.

Une équipe de football féminine qui ferra la fierté de notre pays comme c’est le cas des protégés de Gernot Rhor, elle y croit dur comme fer. Selon elle, le secret, c’est de faire confiance aux filles, de les encourager et de les pousser. Et pour que ce rêve devienne un jour une réalité, elle demande l’accompagnement du ministère des sports et des loisirs.

Edith Traoré

Joséphine Ouédraogo-Guissou, madame Justice de la Transition burkinabè

Joséphine Ouédraogo-Guissou est l’une des quatre femmes du gouvernement de Transition du Burkina Faso. Cette sociologue burkinabè est née le 22 décembre 1949 à Koudougou (Haute-Volta). Elle fait partie des cinq candidatures retenues à la présidence de transition du Burkina Faso, le 16 novembre 2014, après la révolution populaire qui a entrainé la démission de Blaise Compaoré.


Joséphine Ouédraogo-Guissou est l’une des quatre femmes du gouvernement de Transition du Burkina Faso. Cette sociologue burkinabè est née le 22 décembre 1949 à Koudougou (Haute-Volta). Elle fait partie des cinq candidatures retenues à la présidence de transition du Burkina Faso, le 16 novembre 2014, après la révolution populaire qui a entrainé la démission de Blaise Compaoré.

Le diplomate Michel Kafando lui est finalement préféré comme président du Faso. Mais Joséphnine Ouédraogo rejoint néanmoins le gouvernement de transition mené par le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida en tant que ministre de la Justice, des Droits humains, de la Promotion civique et Garde des Sceaux.

Nommée à la tête de ce ministère dans une situation particulièrement difficile, Joséphine a organisé les états généraux de la justice burkinabè afin de réformer la justice. Sous la transition, la justice a examiné des dossiers sensibles comme l’affaire Obouf, le dossier Ousmane Guiro, etc. De même, les dossiers Thomas Sakanra et Norbert Zongo ont été rouverts et suivent leur cours…

Rappelons que Joséphine Ouédraogo-Guissou n’est pas à sa première expérience. En effet, à la suite du coup d’Etat de 1984, le président Thomas Sankara lui a proposé le poste de ministre de l’Essor familial et de la Solidarité nationale au sein de son gouvernement. Elle a mis en place plusieurs politiques d’émancipation et d’égalité de la femme. Elle a occupé ce poste jusqu’en 1987 à la suite de la prise de pouvoir de Blaise Compaoré. Elle quitte alors le pays, s’imposant un « exil volontaire » qui l’emmène jusqu’au Cameroun, où elle devient consultante indépendante à l’Institut panafricain pour le développement (IPD) de Douala.

En 1997, Joséphine Ouédraogo devient directrice du genre et du développement de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Elle occupe ensuite le poste de secrétaire exécutive adjointe par intérim de la CEA. En 2002, elle prend la tête du Centre africain pour le genre et le développement (CAGED) à Addis-Abeba, une structure intégrée au CEA. Elle est ensuite secrétaire exécutive d’Enda-Tiers Monde à Dakar.

Son père a été député de l’Afrique occidentale française au Parlement français. Elle a fait ses études primaires à Koudougou et ses études secondaires à l’Institut de la Tour à Paris où elle obtient son baccalauréat en 1968. Elle poursuit ensuite des études d’assistante de développement social à l’Institut de service social et de recherches sociales de Montrouge.

C’est donc sur cette sociologue que les burkinabè comptent pour remettre la justice sur pied, après l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

A.T.

A 17 ans, Inès Astrid Tougma décroche le bac avec 16,96

Inès Astrid Tougma a prouvé une fois de plus que les filles peuvent êtres championnes dans les séries scientifiques. En effet, la jeune fille a réussi le Bac série D session 2015 de la plus brillante des manières avec une moyenne de 16,96, mention très bien.


Inès Astrid Tougma a prouvé une fois de plus que les filles peuvent êtres championnes dans les séries scientifiques. En effet, la jeune fille a réussi le Bac série D session 2015 de la plus brillante des manières avec une moyenne de 16,96, mention très bien. Passionnée de sciences, elle a décroché 19 en mathématiques, 19 en Physique chimie, 18 en anglais.

Pourtant la jeunes fille ne trouve pas cette performance extraordinaire pour car elle espérait même plus. « Je m’y attendais, mais je dois avouer que je voulais l’avoir avec 17 de moyenne. Il me manquait un point, mais ce n’est pas grave. » nous-a-telle confié. Cette confiance, l’adolescente la tient de ses performances scolaires. « J’ai préparé mon bac depuis la seconde. Je n’ai jamais sous-estimé une matière, je faisais des efforts partout ».

Professeur Yaye Kène Gassama : celle qui fait pousser le riz en milieu salé

Le Pr. Yaye Kène Gassama est revenue à ses vieux amours. Après avoir rempli ses fonctions de ministre, elle est retournée à la Faculté des sciences de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Vendredi 10 septembre 2015. 


Le Pr. Yaye Kène Gassama est revenue à ses vieux amours. Après avoir rempli ses fonctions de ministre, elle est retournée à la Faculté des sciences de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Vendredi 10 septembre 2015. Au 2e étage du département de biologie végétale, son discours véhicule l’amour débordant pour la recherche d’une manière générale et en particulier pour l’exploitation des nouvelles technologies appelées biotechnologies. Rencontre avec chercheure extraordinaire.

Dans son bureau, des séquences importantes de sa carrière universitaire sont en arrière-plan, d’une petite bibliothèque. La sobriété du bureau n’est pas un indicateur de la quantité, ni la qualité des recherches menées depuis une trentaine d’années en biotechnologies dans ce département de la Faculté des sciences et techniques. Cette dame a défriché le champ des biotechnologies au Sénégal. Aujourd’hui, les universités publiques et le Sénégal peuvent en récolter les fruits. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le Sénégal n’est pas en retard sur la recherche en biotechnologies même si pour ce qui concerne les OGM (Organismes génétiquement modifiés) sur le terrain, il est distancé par le Burkina Faso, le Kenya, l’Afrique du Sud et même le Soudan en termes de superficies couvertes par les plantes modifiées. « Nous avons produit en 25 années de recherche beaucoup de résultats dans le domaine des biotechnologies végétales. Nous pouvons être fiers de figurer parmi les leaders dans ce domaine en termes de nombre de chercheurs et de nombre de publications scientifiques produites. La valorisation de ces résultats nécessite des moyens accrus pour relèvement des infrastructures et pour promouvoir la mobilité des chercheurs et des étudiants », fait Pr.Yaye Kène Gassama. L’universitaire n’est pas conservatrice. Elle ne s’enferme pas trop dans une spécialisation. Elle a reçu diverses formations.Elle part de sa discipline de base pour embrasser ce que nous disons les spécialités des temps de modernes : les biotechnologies pour encore parler à un langage accessible, des disciplines qui s’intéressent ou qui s’occupent des Ogm.  « J’ai une formation en biotechnologie végétale et microbienne et une spécialisation en agronomie et en foresterie. Le dénominateur commun à ces différentes disciplines, c’est l’amélioration génétique », fait remarquer l’universitaire titulaire. Au niveau national et international, Yaye Kène Gassama, a été la présidente du Conseil africain des ministres en charge de la Science et de la technologie (Amcost). Elle a été, durant 3 ans, la coordinatrice nationale du Comité national de biosécurité du projet de l’Unep-Gef (United nations Environnement/ Programme/Global environnement facility). Ce projet a abouti à l’élaboration d’un cadre règlementaire consensuel en biosécurité. Elle a aussi participé à la conception d’un programme régional d’harmonisation des politiques en biosécurité en Afrique de l’Ouest et du Centre.

L’adaptation du riz dans un milieu salé

Mais elle est surtout présente dans la recherche-action. Le Pr. YayeKèneGassama au-delà de l’acquisition de connaissances nouvelles, a une définition de la recherche basée sur la création de produits nouveaux ou de services utilisables par les populations, définition certainement largement partagée dans le monde de la recherche : en effet, celle-ci doit apporter des réponses aux défis du développement dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de l’éducation, de l’environnement… « S’intéresser à la riziculture en zone salée dans une optique de pérennisation de cette culture qui en plus de la dimension économique a une fonction sociale chez des groupes ethniques de la Casamance, constitue une nécessité pour fournir aux populations des solutions d’adaptation », soutient l’universitaire. Ses travaux ont aussi offert de beaux jours pour les « Niébé », une espèce endémique en Afrique de l’Ouest.

                       La mère des espèces végétales modifiées

« La biotechnologie est un outil qui donne la possibilité d’obtenir à partir d’un individu sélectionné, des millions d’individus. C’est le clonage. J’ai travaillé avec mon équipe sur l’amélioration du « Bissap » de variétés d’agrumes, mais aussi pour introduire des gènes de résistance à des virus », dévoile l’universitaire, Pr. YayeKène Gassama avec son équipe, a décrypté les systèmes des espèces végétales soit pour les protéger soit pour les conserver ou encore pour valoriser leur potentiel. Les espèces d’Acacia, de Prosopis, d’anacarde, de Never Die, de « soumpe », du bambou entre autres ont été étudiées dans une perspective de modification de leur système biologique.   La diversité des espèces végétales qui sont passées à la loupe dans leur laboratoireest indicatrice de sa passion pour les biotechnologies. « Mes recherches avaient pour base une meilleure connaissance des systèmes biologiques pour pouvoir agir et valoriser de manière durable leur potentiel», rappelle le membre de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal ( Ansts).

                                 La transformation génétique

Elle est une pionnière dans la transformation génétique des espèces. « La transformation génétique, c’est l’intégration de nouveaux gènes, dans une espèce cultivée, ou forestière, pour accroître le rendement, la résistance à des pesticides, la capacité photosynthétique, la tolérance à la sécheresse, à la salinité et la résistance aux virus. Toutes ces techniques permettent d’améliorer l’espèce », explique la spécialiste des biotechnologies. Le Pr.Yaye Kène Gassama a conçu des méthodes de transformation directes utilisant Agrobacteriumtumefasciens par voie directe.

Aucun cas de toxicité sur une période de 20 ans

Le professeur a une position tranchée sur les débats sur les avantages et les inconvénients des Ogms. L’universitaire en bon scientifique se tient aux résultats des études scientifiques réalisées à travers le monde et qui n’ont pas décelé des conséquences négatives aussi bien sur la santé humaine et animale.« Il existe des normes édictées par la Fao et l’Oms et au niveau de l’Union Européenne, des évaluations sont régulièrement effectuées sur les Ogm avant leur mise sur le marché. Si l’on se base sur les études effectuées sur l’innocuité des Ogm consommés sur une période de 20, aucun cas avéré scientifiquement n’a été prouvé», soutient l’universitaire. Toutefois elle milite pour le respect des principes de précaution pour prévenir la dissémination des Ogm dans l’environnement.

I.SANE

Dr Joëlle Zabsonré, une jovialité au cœur de l’hôpital Yagaldo

Revenue de Dakar après sa spécialisation en rhumatologie, Dr Joëlle Zabsonré/Tiendrébéogo officie depuis 2012 au Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou. Nous l’avons rencontré à la veille du 1er congrès de la Société Burkinabé de Rhumatologie (SBR). Dans cet environnement bien triste de Yalgado, la jeune docteure qui soigne les os, est, comme son prénom l’indique, d’une jovialité contagieuse. Portrait d’une passionnée de rhumatologie.


Revenue de Dakar après sa spécialisation en rhumatologie, Dr Joëlle Zabsonré/Tiendrébéogo officie depuis 2012 au Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou. Nous l’avons rencontré à la veille du 1er congrès de la Société Burkinabé de Rhumatologie (SBR). Dans cet environnement bien triste de Yalgado, la jeune docteure qui soigne les os, est, comme son prénom l’indique, d’une jovialité contagieuse. Portrait d’une passionnée de rhumatologie.

« Le travail et après le travail, l’indépendance » disait un célèbre homme de culture Ivoirien. Joëlle Zabsonré/Tiendrébéogo a fait sienne Une maxime qui la guide dans toute sa vie scolaire, universitaire voire professionnelle. Juste après l’obtention de son baccalauréat en série scientifique, elle s’est envolée à Dakar au Sénégal pour suivre des études en médecine.
Une fois au pays de Léopold Sédar Senghor, elle travaille d’arrache-pied pour tirer son épingle de jeu. Un effort qui fut très vite récompensé. La jeune étudiante obtient une bourse pour continuer ses études à Bordeaux en France.
De retour de Bordeaux, Joëlle Zabsonré a continué dans la médecine interne avant de se spécialiser en rhumatologie. Cet amour pour la médecine, elle le doit d’abord à son défunt père et sa mère qui d’ailleurs, attachée de santé en anesthésie.

Quant à la rhumatologie comme spécialité, c’est un choix inspiré par deux de ses enseignants dont un rhumatologue et un médecin interniste. «J’ai eu la chance de découvrir cette spécialité au cours de ma formation à Dakar. Du coup, je l’ai aimée surtout grâce à  deux de mes enseignants ».
Aujourd’hui, c’est avec joie que la jeune femme exerce sa profession. Elle côtoie au quotidien des patients qu’elle entend aider coûte que coûte. « L’homme n’est pas une machine. Avec chaque patient, il faut adopter la manière », a-t-elle fait savoir.

« L’indisponibilité du matériel, l’insuffisance du personnel sont entre les problèmes que nous avons ici. Mais Dans l’ensemble on arrive assurer en dépit du manque de personnel, vu que nous sommes deux rhumatologues au Burkina Faso »

Cependant, dans l’exercice de sa profession, des difficultés on en rencontre. Lesquelles difficultés sont liées au problème quotidien que connaissent tous les médecins exerçant à Yalgado Ouédraogo. « L’indisponibilité du matériel, l’insuffisance du personnel sont entre les problèmes que nous avons ici. Mais Dans l’ensemble on arrive assurer en dépit du manque de personnel, vu que nous sommes deux rhumatologues au Burkina Faso » a-t-elle confié.
Bien que très chargée à s’occuper des nombreux malades qui ne cessent de fréquenter le CHU, Dr Joëlle Zabsonré arrive à s’occuper de son foyer. « J’ai la chance d’avoir un mari formidable et une famille qui me comprend. Nous sommes assez organisés pour la prise en charge des enfants. Mon mari étant aussi médecin, c’est un peu compliqué mais j’arrive à concilier mon travail et ma vie de foyer sans trop de peine», a-t-elle déclaré .

« Le Burkina Faso a fortement besoin de rhumatologues. Plus nous sommes nombreux plus on pourra faire de grandes choses pour les malades qui remplissent nos centres de santé»

Le souci majeur pour elle, c’est de partager le « peu de connaissance » qu’elle possède à ses jeunes collègues et surtout susciter en eux le désir de se spécialiser en rhumatologie. « Le Burkina Faso a fortement besoin de rhumatologues. Plus nous sommes nombreux plus on pourra faire de grandes choses pour les malades qui remplissent nos centres de santé», a-t-elle dit.
A la nouvelle génération, notamment aux étudiants en médecine l’enseignante leur conseille ceci : « Le secret de la réussite c’est le travail. Il faut travailler et donner le meilleur de soi-même parce que ce qu’il faut retenir que dans notre métier, nos juges et les meilleurs d’ailleurs sont nos patients. Quand on fait mal son travail, en retour, on est mal jugé également ».

Issa KARAMBIRI

 

 

 

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