jeudi 21 janvier, 2021.

Jean Bosco Kaboré , le docteur « zéro divorce »

Jean Baptiste kaboré et Albertine Yanogo n’ont pas seulement donné la vie à Jean Bosco Kaboré. Ils lui ont aussi appris la sagesse .Ce qui a fait de lui un des plus célèbres conseillers conjugaux du Burkina Faso. Aujourd’hui à la tête d’une fondation, monsieur Kaboré fait la promotion de l’objectif « zéro divorce ».


Jean Baptiste kaboré et Albertine Yanogo n’ont pas seulement donné la vie à Jean Bosco Kaboré. Ils lui ont aussi appris la sagesse .Ce qui a fait de lui un des plus célèbres conseillers conjugaux du Burkina Faso. Aujourd’hui à la tête d’une fondation, monsieur Kaboré fait la promotion de l’objectif « zéro divorce ».

e natif de Bilbalogo était depuis sa tendre enfance initié à l’écoute et l’ouverture aux autres. « Mon papa était beaucoup consulté à l’époque. On trouvait toujours des gens qui venaient prendre des conseils auprès de lui, il arrivait toujours à les satisfaire », nous informe Jean Bosco.
Sa première expérience en gestion de conflit date de 1989. Le jeune homme avait 20 ans et était en classe de première lorsque son père lui confie sa première mission : livrer un message de paix pour mettre fin à un conflit foncier qui régnait dans le village.
« J’avais peur mais. J’ai même passé une nuit blanche.Mais je me suis rappelé des conseils que mon père avait l’habitude de donner en pareille circonstance, cela m’a beaucoup aidé pour le message de sagesse à transmettre », avoue-t-il.
Le jeune homme a accompli cette mission avec brio. Grâce à son message, la paix est revenue au village.
L’Église a également contribué à forger l’homme qu’il allait devenir. Car il fut le premier président de la jeunesse catholique pour la chasteté.

Un rencontre décisive avec le Père Carles

Au fil des années, nombreuses sont les personnes qui venaient consulter Jean Bosco sur des sujets diverses. Ce qui a renforcé ses compétences en matière d’écoute.
Par la suite, il rencontre le Père Carles. C’est la rencontre décisive pour la carrière de Jean Bosco. Avec l’appui de cet homme religieux, il va en formation en « Psycho relation d’aide » (Psycho thérapeute). Une formation de 6 ans en Espagne qui fait de lui un spécialiste d’écoute et d’accompagnement des personnes en détresse (conseiller conjugal et médiateur familial).
Cependant, Il a du attendre 5 ans après son mariage pour exercer pleinement dans cette profession selon la déontologie de l’ Église catholique.

Réconcilier les couples : une passion

Dans un métier ou l’on rencontre toutes sortes de situation, le conseiller conjugal a un cas qui lui reste gravé dans la mémoire. Il se rappelle comme si c’était hier de ce jour ou cet enfant de 10 ans l’a appelé au téléphone, le suppliant d’empêcher ses parents de divorcer.
« J’ai discuté pendant 6 heures avec ses deux parents qui ont fini par s’embrasser en versant des larmes. C’était très émouvant.Dans ma carrière je pense que jusque-là, c’est le cas qui m’a le plus marqué », a-t-il confié
Pour le conseiller conjugal, il y a toujours une issue pour résoudre les problèmes de couples. C’est pourquoi, il est convaincu que « le zéro divorce » est possible.
Foi du conseiller conjugal, la réussite de tout mariage a pour socle la joie en soi-même. C’est, poursuit-il, ce sentiment qui va permettre de surpasser toute épreuve qui risque de faire basculer le couple.

Des qualités mais aussi des défauts…

Et lorsque l’on lui demande ce qu’il regrette dans son métier, il évoque le fait de ne pas toujours avoir assez de temps pour sa famille « Souvent au moment de l’anniversaire de mon enfant, je suis entrain de prendre l’avion ou le car pour résoudre les problèmes des autres», lâche-t-il avec regret.
Dans la même lancée, Florent Diendiéré, ami du conseiller conjugal estime qu’à force de s’occuper des autres couples, parfois, il n’a plus assez de temps pour s’occuper du sien. Pour ce dernier le conseiller conjugal devrait revoir son programme afin de consacrer plus de temps à sa famille.

L’homme est définit comme celui qui sait écouter tout le monde. Selon son ami Florent Dienderé, il met toujours l’accent sur les points positifs dans toutes les situations. Il est aussi celui qui s’occupe de sa famille même s’il n’a pas toujours beaucoup de temps pour elle. « Les dimanches c’est lui qui fait la toilettes de ses enfants » souligne t-il.
Cependant, comme défaut, il note qu’il est assez difficile de le convaincre Jean Bosco surtout lorsque le sujet porte sur son domaine.
Toutefois, Jean Bosco Kaboré ne regrette point d’avoir choisi ce métier qui le passionne tant. Aujourd’hui à la tête d’une fondation ou il forme une quinzaine de conseillers conjugaux, son rêve est de lancer une télévision matrimoniale où seront évoquées toutes les questions relatives à la gestion des crises et le bien-être des couples.
Lala Kaboré /Dera

Sabine Keré, la marmite d’or de Tenkodogo

Elle s’est lancée dans la restauration  dans l’optique d’épauler ses petits frères. Aujourd’hui Sabine Keré /Balima, est à la tète d’un des plus grands restaurants de la région de Tenkodogo. Rencontre avec une femme déterminée à vivre de sa passion : la cuisine.


Elle s’est lancée dans la restauration  dans l’optique d’épauler ses petits frères. Aujourd’hui Sabine Keré /Balima, est à la tète d’un des plus grands restaurants de la région de Tenkodogo. Rencontre avec une femme déterminée à vivre de sa passion : la cuisine.

L’école n’est pas toujours la seule voit de réussite. Sabine keré vient une fois de plus de nous donner l’exemple. Véritable modèle de réussite du leadership féminin, ses débuts à la restauration remontent à sa tendre enfance. Sa mère étant elle-même vendeuse du riz. La jeune fille d’alors était bien partie pour se faire une bonne initiation dans la restauration .Malheureusement, cette dernière sera arrachée par la faucheuse à ses enfants tout comme leur père quelques années plutôt.

C’est ainsi qu’elle  décide d’arrêter les études en classe 5eme. « Il fallait que je soutienne mes frères», fait-elle observer. Elle commence d’abord par ouvrir  un petit kiosque devant la gare SOGEBAF.  Elle y mène ses activités de restauration jusqu’au beau jour où elle fait la rencontre d’une femme qui faisait déjà des pauses cafés. « C’est elle qui m’a initié dans les pauses café », se rappelle-elle fièrement.

C’est ainsi qu’avec ses petits moyens, elle a commencé à faire des pauses café partout dans la ville de Tengkodogo.  Par la suite, la société SOGEMAB a arrêté ses activités. Elle était obligée de fermer son kiosque pour se consacrer  uniquement aux pauses café à domicile.

 « Le début n’était pas facile explique madame kéré,  j’ai qu’à même souffert, il m’arrivait de  faire descendre ma barrique de la charrette pour y charger le matériel pour la pause. Aujourd’hui,  ce n’est plus qu’un mauvais souvenir. Grâce à mes activités, j’ai pu obtenir mon propre restaurant avec tout le matériel qu’il faut, j’ai aussi 2 voitures à ma disposition pour les déplacements», se réjouit-elle.

Du coté de ma famille, j’ai pu épauler mes 2 frères. L’un d’eux est commerçant et l’autre, j’ai pu le faire partir aux États Unies pour l’aventure.

 

Des difficultés, il n’en manque pas du tout, mais on fait avec

De la gestion de la clientèle, du personnel, des factures qui tardent à être payées, Madame Kére ne se décourage pas .Elle reste convaincue que la restauration nourrit très bien son homme.Très ouverte aux critiques, nous l’écoutions demander à ses clients s’ils étaient satisfaits du service. « J’aime les critiques constructives, cela me permet d’améliorer la qualité du service » fait-elle remarquer.

Des anecdotes, il n’en manque pas dans ce métier. « Une fois,j’ai cuisiné pour des cadres d’une structure, tous des hommes. Cependant, je vous assure que je n’ai même pas ramassé un sachet d’eau après le repas. Ils sont tous revenus individuellement  remettre leur assiette, leur bouteille de boisson ainsi que leur sachet d’eau. C’était ma seule fois de voir cela durant mes 13 ans d’activité ».

 

Derrière la restauratrice se cache, un grand homme.

Le travail de restauratrice n’est pas du tous facile reconnait madame Keré : « Quand je quitte chez moi le matin parfois c’est à minuit que je rentre à la maison. Heureusement, la restauratrice, mariée et mère de 4 enfants explique  avoir eu la chance de tomber sur homme qui comprend les sacrifices que demandent ce genre d’activité. Enseignent de son état, monsieur Keré a toujours a été d’un très grand appui pour son épouse. «C’est lui qui m’aidait pour le déplacement du matériel lors mes pauses cafés .Entre temps, il a payé les frais pour que je passe le permis de conduire et par la suite il m’a acheté une fourgonnette, chose qui m’a beaucoup aidé dans mes activités ».

C’est aussi cet homme qui va donner un nom assez particulier au restaurant de sa femme. ARDY, provenant des prénoms de leurs enfants, Alice, Arthur, Diane, Aymane.

Le rêve de madame kéré est de pouvoir mieux agrandir son restaurant en y intégrant une grande salle de réunion ou des rencontres pourront se tenir et d’où elle se fera le plaisir de leur servir de bons plats.

Lala Kaboré /Dera

une française chauffeur de taxi a bamako

Au Mali où quasiment aucune femme ne mène cette activité, Marianne Faucou, une française chauffeur de taxi à Bamako, force l’admiration des passagers et de son entourage.


Au Mali où quasiment aucune femme ne mène cette activité, Marianne Faucou, une française chauffeur de taxi à Bamako, force l’admiration des passagers et de son entourage.

Marianne est non seulement l’unique femme chauffeur de taxi dans la capitale malienne mais en plus elle est française.Elle avoue faire ce travail par plaisir et aimerait que beaucoup de femmes se joignent à elle et conduisent des taxis.

« Je ne pense pas qu’il y a des métiers réservés aux hommes. Les hommes non plus ne me font pas savoir que je ne suis pas à ma place’’, explique-t-elle.Sur les routes de Bamako, elle laisse souvent éclater sa colère face à l’indiscipline des piétons.”Tu ne vois pas la voiture ? Toi, tu es malade quoi. Ça c’est un fou ça. Un mec qui marche au milieu de la route comme s’il était une voiture’’, lance-t-elle à un piéton.

Elle a rejoint le Mali en 2011 en provenance de sa Corse natale.Pendant trois ans, elle enseigne avant de se consacrer à son rêve d’enfant : conduire un taxi. Elle décide donc de vivre son rêve en transformant sa voiture personnelle en véhicule de transport. Dans son taxi, Marianne discute avec les passagers et leur demande leurs impressions sur son travail.

“Avant d’arriver à destination. Je m’adresse aux passagers pour voir comment ils apprécient d’être dans ce taxi si particulier”, dit-elle.Ses clients, souvent assidus, apprécient son travail.’’Je m’appelle Mama Sinayoko. Chaque fois, je prends le taxi de Marianne pour venir chez Choufi Adama. Il n’y a jamais eu de problèmes’’, indique une cliente assidue.

Awa Kassogué, une autre, explique que depuis qu’elle a connu Marianne, elle l’a vue très compétente dans la conduite.“Je peux même dire qu’elle conduit mieux que les hommes’’, témoigne-t-elle.Dans la circulation à Bamako, Marianne Faucon est devenue une particularité voire une exception qu’on regarde avec curiosité.Quand elle passe dans son taxi, les riverains la saluent de la main et elle réagit bien car, pour elle, le taxi est un moyen de communication et de découverte.Son activité lui permet de bien gagner sa vie mais dans ce métier où les hommes sont rois les difficultés ne manquent pas pour la française.

“Je me souviendrai toujours de ce vieux. Ce sont des jeunes qui cherchaient un taxi pour lui. Ils m’ont emmené au vieux. Au départ, je lui ai indiqué le prix qu’il devrait payer normalement. Il a dit non. J’ai divisé le prix par deux, il a dit non. J’ai dit je t’emmène gratuitement, il a dit non. Il avait très peur. J’aurai pu sortir du taxi et le prendre par la main. Mais je pense qu’il aurait eu plus peur. Je l’ai laissé tranquille. Je pense que c’est un homme qui a peur des femmes’’, raconte-t-elle.Lire la suite

« La coiffure nourrit son homme »,Tantie Djènè

Grâce à de nombreux sacrifices et à la   persévérance,  Djènèba Drabo a pu se faire une place et pas des moindres dans le milieu de la coiffure au Burkina Faso. Après prêt de 15 ans  passés à coiffer à  domicile,  Tantie Djènè comme l’appelle affectueusement  ses clientes, a ouvert un salon  où elle emploie une dizaine de fille. Portrait d’une femme remarquable.


Grâce à de nombreux sacrifices et à la   persévérance,  Djènèba Drabo a pu se faire une place et pas des moindres dans le milieu de la coiffure au Burkina Faso. Après prêt de 15 ans  passés à coiffer à  domicile,  Tantie Djènè comme l’appelle affectueusement  ses clientes, a ouvert un salon  où elle emploie une dizaine de fille. Portrait d’une femme remarquable.

Elle est née   le 13 juillet 1976 à Bobo Dioulasso, la capitale économique du Burkina Faso. Tantie Djènè a  débuté la coiffure en classe de 5eme alors qu’elle est  contrainte d’arrêter les études par manque de moyen. Sa mère, elle  ne voyait pas d’un bon œil l’amour de sa fille pour ce métier « Pour elle c’était  comme un échec que je veuille faire de la coiffure » se rappelle-t-elle comme si c’était hier.

« Lorsqu’ il  y avait des clientes, la patronne nous faisais laver ses habits ou nous faire faire sa cuisine pour ne pas que l’on assiste à la réalisation de la coiffure»

Elle a donc dû mettre les bouchées doubles pour pouvoir réussir dans  ce métier. Le   début est plutôt  difficile pour cette passionnée de la coiffure. Selon elle, les  patronnes ne sont pas toujours disposées à bien former les filles  de peur qu’elles détournement la clientèle. « Lorsqu’ il  y avait des clientes, la patronne nous faisais laver ses habits ou nous faire faire sa cuisine pour ne pas que l’on assiste à la réalisation de la coiffure»,  dénonce-t-elle.

Malgré toutes ces difficultés elle a pu user d’intelligence et de tac pour pouvoir tirer son épingle du jeu. D’autres formations dans la coiffure s’en suivent ou elle reçoit des attestions pour sa compétence. Elle commence ainsi à coiffer son entourage à Bobo Dioulasso.

Ouagadougou, la grande opportunité.

C’est en 2000, que Tanti Djénè rejoint Ouagadougou avec sa famille, et s’installe au quartier de Dapoya. Son domicile lui sert d’office de salon de coiffure. Au début explique-t-elle, c’était difficile d’allier le rôle de l’épouse et de la coiffeuse à tel point que son époux s’en plaignait parfois car le temps consacré à la famille était minime. Heureusement confie-t-elle, « avec le dialogue tout s’est bien passé » .

Au fil des années, les clientes se font de plus en plus nombreuses grâce la création d’un genre de coiffure particulier dont seule Tanty Djéné détient le secret « le tapis tissage ». Comme son nom l’indique, en même temps que tresse le tapis on y intègre des couches de mèches qui serviront de tissage. «Les gens viennent de partout pour le tapis tissage, le tapis tissage, c’est ma marque de fabrique  »explique la coiffeuse.

Celle pour qui la coiffure n’a plus de secret souligne cependant que coiffer à domicile n’est pas très aisé même si elle l’a fait pendant prés de 15ans. « Étant dans une cour commune je suis consciente que cela dérangeais beaucoup mes voisins »reconnait elle. En plus de cela elle explique que la vie familiale et la vie professionnelle s’entremêlent, chose qui n’est pas toujours aisée pour la famille.En plus de cela, la maison ne pouvaient plus contenir les clientes qui à leur tour réclamaient un endroit un peu plus adéquat.

« Je n’ai pas de préjugés, je montre le travail avec un bon cœur, c’est aux filles de mettre du sérieux pour apprendre ce métier qui est loin d’être celui  des paresseux »

C’est ainsi qu’elle a  déménagé son salon non loin du domicile, histoire de toujours garder sa clientèle. Dans celui-ci, une dizaine de filles sont en formation. « Je n’ai pas de préjugés, je montre le travail avec un bon cœur, c’est aux filles de mettre du sérieux pour apprendre ce métier qui est loin d’être celui  des paresseux ». Précise-t-elle.

Quand on lui demande un conseil pour ceux qui veulent se lancer dans le domaine de la coiffure qui semble saturé, elle sourit « qu’ils viennent et se mettent aux sérieux car la coiffure nourrit son homme. Le secret c’est de prendre le travail au sérieux et de surtout de prendre le temps de bien se former », a-t-elle conseillé.

Pour tantie Djènè, entreprendre est une question de volonté. Elle soutient qu’on n’a pas besoin d’attendre toujours un grand soutien pour se lancer dans des activités. « Je ne suis pas d’accord avec ceux qui veulent  s’assoir et attendre toujours un financement d’où je ne sais pour se lancer dans une activité, parfois on n’a pas besoin de peu de choses pour lancer son activité. Il faut toujours commencer avec le peu qu’on a, le reste viendra avec le temps ».

Rigoureuse quant-il s’agit du travail bien fait !

L’air simple, peu bavarde, de taille moyenne, on pourrait être tenté de dire qu’elle est nonchalante. Erreur ! Madame ne badine avec son travail, foi d’une de ses employées, « Tantie Djèné se met  toujours au service de ses clientes, raison pour laquelle elle nous rappelle fréquemment  à l’ordre quant au respect du client » explique une des employées.

Du coté familial, la douce moitié de Monsieur Palenfo, est décrite par son époux comme une épouse exemplaire, en dépit de son manque de temps. Pour sa fille, Tanty Djené est une mère formidable même si elle souligne que tout n’est pas rose : « Lorsque je fais des bêtises elle me gronde sévèrement mais je pense que c’est pour la bonne cause ».

A force de persévérance, couronnée de patience, la native de Bobo Dioulasso ne se dit pas riche mais elle vit décemment de son métier. Tantie Djené a, pu acheter deux véhicules : le premier lui sert pour son déplacement et le second  fonctionne comme un taxi.  « Je rends grâce à Dieu, grâce à la coiffure, j’ai réalisé beaucoup de projets,  dans  les jours à venir je compte  déménager dans ma propre maison » se réjouit-elle.

Le rêve de Tantie Djené  est de pouvoir ouvrir une école de formation en coiffure ou elle pourra partager son savoir faire avec beaucoup plus de personnes.

Lala Kabore / Dera

Alicia Sebia Gomis : Je me suis décidée à faire ce que font les hommes

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’année. Cette citation trouve tout son sens chez Arama Sebia Gomis alias Alicia. A 24 ans, la démarche gracieuse et facile, la danse n’a plus grands secrets pour la jeune sénégalaise. Grâce à cette passion, elle parcoure les continents africain et européen.


Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’année. Cette citation trouve tout son sens chez Arama Sebia Gomis alias Alicia. A 24 ans, la démarche gracieuse et facile, la danse n’a plus grands secrets pour la jeune sénégalaise. Grâce à cette passion, elle parcoure les continents africain et européen.

C’est une aventure qui a commencé depuis sa tendre enfance car la petite Alicia faisait déjà de l’athlétisme et se plaisait à danser pendant les activités récréatives de son école.En 2005, elle décide de quitter le collège en classe de 3eme afin de s’adonner pleinement à sa passion.
C’est ainsi qu’elle commence à suivre des cours de danse. Baroque, break et Street Dance, hip hop, danse moderne, comédies musicales, Alicia est à l’aise avec toutes les formes de danse. Seulement la danseuse en herbe est amoureuse de deux styles de danse particuliers qui étaient à l’époque réservée aux hommes : le break dance et le hip hop. « Je me suis décidée à faire ce que font les hommes, je me suis dit pourquoi pas une femme » se rappelle t- elle. Heureusement, cas exceptionnel, Alicia a eu le soutien de ses parents dès le départ.
« Je n’ai pas eu de difficultés à embrasser ce métier car mes parents ne se sont pas opposés, ils m’ont vraiment conseillé et encouragé » se réjouit elle.
En 2010, elle participe aux festivals des arts nègres au Sénégal qui a regroupe plus de 900 troupes artistiques venues des quatre coins du monde.
Au fil des années, elle continue de se perfectionner aux cotés de la chorégraphe franco –sénégalaise Germaine Akogni. Ainsi, Elle se rend à Bamako et à Paris pour des formations en danse.Par la suite, elle ira en Tunisie, en Algérie,au Maroc, au Tchad, en Belgique, au Burkina Faso ainsi qu’en Allemagne soit pour participer à des festivals soit pour se former.

La danse,  c’est toute ma vie. Je vis aujourd’hui pour la danse »

Pour Alicia, la danse aujourd’hui nourrit bien son homme. « Par le passé c’était vraiment la galère nous avons déjà reçu des 200f ou 300frs CFA comme paye. Mais aujourd’hui, je ne dirais pas que je suis très riche mais le peu que je gagne dans la danse me permet de vivre et d’aider aussi ma famille », explique t- elle Le milieu de la danse n’est pas toujours sain, la danseuse ne nie pas l’existence de nombreux préjugés sur ce métier, « le regard n’est pas toujours positif sur nous mais, c’est nous qui devons lutter pour que le regard change, car c’est notre travail» précise t- elle.
Elle regrette cependant qu’il y ait beaucoup d’hypocrisies dans le milieu : « parfois les gens ne partagent pas les bonnes infos lorsqu’il y a de bonnes opportunités, d’autres n’aiment pas ceux qui avancent, ils essaient toujours de te mettre des bâtons dans les roues» se désole t- elle.
Heureusement, en dehors de cette petite parenthèse noire, la danseuse est fière de son métier et surtout de la grande opportunité qu’il offre, en l’occurrence découvrir beaucoup de pays et avoir un carnet d’adresse bien fourni.Et lorsque l’on demande à Alicia ce que représente la danse pour elle, la chorégraphe soupire : « la danse, c’est toute ma vie, je vis aujourd’hui pour la danse ».
Son rêve est de créer une école de danse. Mais en entendant que celui-ci se réalise, la jeune danseuse pense encore avoir beaucoup de créations artistiques à découvrir avec d’autres chorégraphes d’autres pays comme c’est le cas avec la chorégraphe professionnelle burkinabé, Irène Tassembedo dans le cadre du FIDO (Festival International de Danse de Ouagadougou), ce fut très édifiant pour moi », se réjouit-elle

Lala Kabore /Dera

Korotoumou Traoré, championne de la transformation céréalière

Cinq fois lauréate au concours d’art culinaire de la Semaine Nationale de la Culture (SNC), madame Traoré née Ouattara Korotoumou s’est faite une place de choix dans le domaine de la transformation des céréales dans les Hauts-Bassins.


Cinq fois lauréate au concours d’art culinaire de la Semaine Nationale de la Culture (SNC), madame Traoré née Ouattara Korotoumou s’est faite une place de choix dans le domaine de la transformation des céréales dans les Hauts-Bassins.

Évoluant dans le domaine gastronomique depuis plusieurs années, korotoumou Traoré, après avoir reçu cinq distinctions lors de différentes éditions de la SNC, s’est lancé dans la production et la commercialisation de produits alimentaires obtenus à travers la transformation de certaines céréales et tubercules disponibles dans le pays. Propriétaire du plus vieux moulin de la ville de Bobo, elle exerce son métier de transformatrice de produits céréaliers en collaboration avec ses cinq enfants dont Yaya Traoré son premier fils et agent commercial.

Alors qu’elle débutait son activité il y a environ une quinzaine d’années avec à peine 8 kg de céréales, Korotoumou Traoré a aujourd’hui une capacité de production nettement supérieure, allant jusqu’à une tonne de céréales en fonction de la demande des consommateurs. Et pour mieux satisfaire sa clientèle qui ne cesse de se diversifier, elle a opté pour la production d’aliments qui répondent aux normes diététiques avec de surcroît des contrôles réguliers au niveau du laboratoire national de santé publique. Femme battante, c’est le moins qu’on puisse dire. La qualité de ses produits lui a d’ailleurs valu plusieurs déplacements hors du pays pour faire connaître son métier, et aussi une attention particulière de certaines structures telles que l’INERA, l’IRSAT et même une ONG internationale, Afrique verte.

Évoluant dans son activité au même titre que les nouvelles techniques agricoles, madame Traoré a su répondre à la demande de ses consommateurs tout en redoublant d’ingéniosité à travers des produits comme le biscuit de riz, le couscous de riz au persil et à la carotte, les granulés de bissap ou encore la poudre de souchet qui est d’ailleurs très prisée. Entre éveil des sens, fascination des papilles gustatives, aliments diététiques et originalité des mets, les produits de Korotoumou Traoré ne sauraient convenir autrement.

A.B. Nicole OUEDRAOGO

Awa Ouédraogo, une pionnière dans la transformation des déchets

La propreté de la ville de Ouagadougou n’est pas seulement l’affaire des autorités communales. En effet, plusieurs associations interviennent dans le domaine en procédant à la collecte des ordures ménagères. C’est le cas de l’Association Rata Mengré créée par Awa Ouédraogo. Outre la collecte des ordures ménagères, cette association collecte et transforme les excrétas humains en engrais utilisable dans le domaine de l’agriculture.


La propreté de la ville de Ouagadougou n’est pas seulement l’affaire des autorités communales. En effet, plusieurs associations interviennent dans le domaine en procédant à la collecte des ordures ménagères. C’est le cas de l’Association Rata Mengré créée par Awa Ouédraogo. Outre la collecte des ordures ménagères, cette association collecte et transforme les excrétas humains en engrais utilisable dans le domaine de l’agriculture.

Awa Ouédraogo a vu le jour le 18 septembre 1956 à Safané d’une famille polygame. Après l’obtention de son Certificat d’Etude primaire, (CEP) Awa Ouédraogo, entre à l’Ecole nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) où elle apprend pendant deux ans la dactylographie. Elle bénéficiera par la suite d’une formation sur l’utilisation du télex à France-câble pour le compte de l’Office national des Télécommunications (ONATEL). Avec ces diplômes en poche, Awa Ouédraogo décroche sans mal un emploi de télextiste à la Banque Nationale du Développement du Burkina (BNDB) en 1980. Elle y restera jusqu’en 1994, année à la quelle cet établissement financier met la clé sous le paillasson. Se retrouvant alors au chômage, Awa Ouédraogo ne se décourage pas. Loin de là. Elle entend continuer à gagner sa vie et aider son époux et ses six enfants qu’elle affectionne. C’est ainsi qu’elle décide de se lancer dans le petit commerce, activité qu’elle va exercer jusqu’en 2000. Cette année marque un tournant décisif dans sa vie car, c’est l’année ou elle qu’elle crée l’Association Rata Mengré, sur les conseils de Zénabou Drabo, alors maire de l’arrondissement de Bogodogo. A ses début, cette association regroupant des femmes qui ont peu de ressources financières et illettrées pour la plupart, résidente dans à Bogodogo avait pour mission la sensibilisation des populations dans les domaines de l’hygiène et de l’assainissement de leur cadre de vie.

En droite ligne avec sa mission, l’Association Rata Mengré mène plusieurs campagnes de sensibilisation de 2000 à 2006 sur les maladies diarrhéiques et les médicaments de la rue. En vue d’être indépendante financièrement, Awa Ouédraogo et ses sœurs décident de diversifier les activités de leur structure. Cette diversification se traduit par la transformation des produits locaux et la collecte des ordures ménagères.

En 2008, grâce aux multiples expériences acquises et à la combativité de sa fondatrice, l’association de Awa Ouédraogo est retenue par la commune de Ouagadougou pour participer au projet pilote de collecte et de transformation des excrétas humains initié par le CREPA. Cette phase expérimentale ayant pris fin en 2010, Awa Ouédraogo mène un plaidoyer auprès du conseil municipal de la ville de Ouagadougou qui décide de l’accompagner, à travers la prise en charge des salaires des femmes colleteuses. Cet accompagnement se fera jusqu’en 2013. La même année, et plus précisément au mois de mars, le plaidoyer de Awa Ouédraogo porte à nouveau ses fruits. Action Contre la Faim (ACF) décide à son tour de soutenir l’Association Rata Mengré pour la collecte et la transformation des excrétas humains. Awa Ouédraogo se bat au quotidien pour l’épanouissement et l’autonomie financière des femmes de son association ainsi que pour la pérennisation de sa structure.

Cette mère de six enfants très pieuse aime la prière, la franchise et le travail bien fait. A la question de savoir ce qu’elle déteste, Awa Ouédraogo répond sans détour  : «  je déteste les personnes louches, celles qui s’ingèrent dans la vie privée d’autrui, les paresseux ainsi que les critiques qui ne sont pas constructives, qui ne vous permettent pas d’avancer».

A 59 ans et malgré les difficultés auxquelles elle doit faire face chaque jour, Awa Ouédraogo a toujours le sourire et garde espoir. Elle a foi en l’avenir et souhaite que des jeunes s’intéresse à cette activité de collecte et de transformation des excrétas humains car la majorité des femmes colleteuses sont d’un certain âge.

Habibou Sana, une légende vivante du football féminin

Après le Tournoi international du football féminin de Ouagadougou (TIFFO), place au Tournoi de l’Avenir, également consacré au football féminin. La promotrice de ce tournoi n’est autre que l’internationale burkinabè Habibou Sana, la protégée de Marguerite Karama. Prévue pour se tenir du 6 au 13 septembre prochain à Ouagadougou, ce tournoi qui est à sa 4e édition à pour thème : « Le rehaussement du football féminin au Burkina Faso et la promotion des nouveaux talents ». A quelques heures du coup d’envoi de ce tournoi, nous sommes allés à la rencontre de la promotrice. Portrait…


Après le Tournoi international du football féminin de Ouagadougou (TIFFO), place au Tournoi de l’Avenir, également consacré au football féminin. La promotrice de ce tournoi n’est autre que l’internationale burkinabè Habibou Sana, la protégée de Marguerite Karama. Prévue pour se tenir du 6 au 13 septembre prochain à Ouagadougou, ce tournoi qui est à sa 4e édition à pour thème : « Le rehaussement du football féminin au Burkina Faso et la promotion des nouveaux talents ». A quelques heures du coup d’envoi de ce tournoi, nous sommes allés à la rencontre de la promotrice. Portrait…

Fille de feu Missiri Sana dit Capi, ancien capitaine des Etalons sénior dans les années 50, Habibou Sana a été dès sa tendre enfance bercée au rythme du ballon rond. Avant même qu’elle ne sache lire et écrire, Habibou Sana tapait dans le cuire. Accompagnant son père constamment au stade pour les entrainements et les matchs, notre footballeuse décide dès lors de suivre les pas de son père. Cette décision ne sera pas acceptée par sa mère qui prédestinait sa fille à une autre carrière. Après l’obtention de son Certificat d’étude primaire, pour vivre à fond sa passion, Habibou Sana décide de quitter le domicile familial. Elle est alors recueillie par Marguerite Karama chez qui elle passe deux années avant de quitter sa terre natale pour le Mali. Sous la coupe de cette dernière, Habibou Sana évolue pendant quelques années dans l’équipe des Princesses

. Au Mali, elle évolue avec l’AS Mandé. Outre l’AS Mandé, Habibou Sana a aussi revêtue les maillots des équipes suivantes : Olympique de Meqnesse du Maroc, Agui-Lavèdes de la Guinée, Intercontinental de Malabo et les Princesses d’Italie. Victime d’une blessure à la cheville en 2012, Habibou Sana rentre définitivement au pays. C’est à son corps défendant qu’elle mettra fin à sa carrière internationale une année après, c’est-à-dire en 2013.

Dès son retour au pays, constatant l’absence d’une équipe nationale féminine, Habibou Sana manifeste sa volonté aux autorités en charge du sport de mettre fin à cet état de fait. Malgré son état de santé, la modestie de ses ressources financières et les multiples difficultés qu’elle rencontre, notre jeune retraitée décide de mettre son expérience au service de son pays . Bon en mal en, Habibou Sana décide d’organiser un tournoi qu’elle nomme « Tournoi de l’avenir de football féminin ». A la 1re édition qui a eu lieu en 2012, 18 équipes ont pris part à la compétition. Au fil des éditions, le tournoi à grandi et est aujourd’hui à sa 4e édition. La nouvelle touche sera sans conteste le match qui va opposer l’équipe gagnante à une équipe féminine du Togo. Ce match aura lieu le 20 septembre dans la capitale togolaise. La 4e édition de ce tournoi est placée sous le parrainage de Alexis Konkobo, président de l’Association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB) et le co-parrainage de Ablassé Yaméogo, président de l’Union nationale des supporteurs des Etalons (UNSE). Le président de l’édition n’est autre que le Ministre des sports et des loisirs, David Kabré.

Grâce à sa ténacité, son entêtement et à l’accompagnement de certains acteurs du monde du football, le Burkina Faso dispose aujourd’hui d’une équipe féminine nationale. Durant sa longue et riche carrière professionnelle, Habibou Sana a remporté de nombreux trophées. Ainsi, au plan national, elle a été trois fois vainqueur du championnat féminin de football de Ouagadougou. Elle a en outre remporté la coupe du tournoi du Mogho Naaba. S’agissant de ce tournoi, elle a été sacrée à deux reprises meilleure butteure. Avec les Agui-Lavèdes, elle s’adjuge la coupe du championnat féminin de la Guinée. A l’Olympique de Meqnesse du Maroc, Habibou Sana et ces coéquipières terminent 4e du championnat. Avec l’Intercontinental de Malabo, elle remporte la coupe du Président (cette coupe équivaut à la coupe du Faso chez nous) et termine 2e du championnat. En Italie, Habibou Sana remporte en 2008 le tournoi triangulaire De ce pays. Notre footballeuse qui aura 30 ans le 16 novembre prochain est mère d’un enfant et aime le sport, la musique, les voyages et la dance.

Une équipe de football féminine qui ferra la fierté de notre pays comme c’est le cas des protégés de Gernot Rhor, elle y croit dur comme fer. Selon elle, le secret, c’est de faire confiance aux filles, de les encourager et de les pousser. Et pour que ce rêve devienne un jour une réalité, elle demande l’accompagnement du ministère des sports et des loisirs.

Edith Traoré

Joséphine Ouédraogo-Guissou, madame Justice de la Transition burkinabè

Joséphine Ouédraogo-Guissou est l’une des quatre femmes du gouvernement de Transition du Burkina Faso. Cette sociologue burkinabè est née le 22 décembre 1949 à Koudougou (Haute-Volta). Elle fait partie des cinq candidatures retenues à la présidence de transition du Burkina Faso, le 16 novembre 2014, après la révolution populaire qui a entrainé la démission de Blaise Compaoré.


Joséphine Ouédraogo-Guissou est l’une des quatre femmes du gouvernement de Transition du Burkina Faso. Cette sociologue burkinabè est née le 22 décembre 1949 à Koudougou (Haute-Volta). Elle fait partie des cinq candidatures retenues à la présidence de transition du Burkina Faso, le 16 novembre 2014, après la révolution populaire qui a entrainé la démission de Blaise Compaoré.

Le diplomate Michel Kafando lui est finalement préféré comme président du Faso. Mais Joséphnine Ouédraogo rejoint néanmoins le gouvernement de transition mené par le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida en tant que ministre de la Justice, des Droits humains, de la Promotion civique et Garde des Sceaux.

Nommée à la tête de ce ministère dans une situation particulièrement difficile, Joséphine a organisé les états généraux de la justice burkinabè afin de réformer la justice. Sous la transition, la justice a examiné des dossiers sensibles comme l’affaire Obouf, le dossier Ousmane Guiro, etc. De même, les dossiers Thomas Sakanra et Norbert Zongo ont été rouverts et suivent leur cours…

Rappelons que Joséphine Ouédraogo-Guissou n’est pas à sa première expérience. En effet, à la suite du coup d’Etat de 1984, le président Thomas Sankara lui a proposé le poste de ministre de l’Essor familial et de la Solidarité nationale au sein de son gouvernement. Elle a mis en place plusieurs politiques d’émancipation et d’égalité de la femme. Elle a occupé ce poste jusqu’en 1987 à la suite de la prise de pouvoir de Blaise Compaoré. Elle quitte alors le pays, s’imposant un « exil volontaire » qui l’emmène jusqu’au Cameroun, où elle devient consultante indépendante à l’Institut panafricain pour le développement (IPD) de Douala.

En 1997, Joséphine Ouédraogo devient directrice du genre et du développement de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Elle occupe ensuite le poste de secrétaire exécutive adjointe par intérim de la CEA. En 2002, elle prend la tête du Centre africain pour le genre et le développement (CAGED) à Addis-Abeba, une structure intégrée au CEA. Elle est ensuite secrétaire exécutive d’Enda-Tiers Monde à Dakar.

Son père a été député de l’Afrique occidentale française au Parlement français. Elle a fait ses études primaires à Koudougou et ses études secondaires à l’Institut de la Tour à Paris où elle obtient son baccalauréat en 1968. Elle poursuit ensuite des études d’assistante de développement social à l’Institut de service social et de recherches sociales de Montrouge.

C’est donc sur cette sociologue que les burkinabè comptent pour remettre la justice sur pied, après l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

A.T.

A 17 ans, Inès Astrid Tougma décroche le bac avec 16,96

Inès Astrid Tougma a prouvé une fois de plus que les filles peuvent êtres championnes dans les séries scientifiques. En effet, la jeune fille a réussi le Bac série D session 2015 de la plus brillante des manières avec une moyenne de 16,96, mention très bien.


Inès Astrid Tougma a prouvé une fois de plus que les filles peuvent êtres championnes dans les séries scientifiques. En effet, la jeune fille a réussi le Bac série D session 2015 de la plus brillante des manières avec une moyenne de 16,96, mention très bien. Passionnée de sciences, elle a décroché 19 en mathématiques, 19 en Physique chimie, 18 en anglais.

Pourtant la jeunes fille ne trouve pas cette performance extraordinaire pour car elle espérait même plus. « Je m’y attendais, mais je dois avouer que je voulais l’avoir avec 17 de moyenne. Il me manquait un point, mais ce n’est pas grave. » nous-a-telle confié. Cette confiance, l’adolescente la tient de ses performances scolaires. « J’ai préparé mon bac depuis la seconde. Je n’ai jamais sous-estimé une matière, je faisais des efforts partout ».