vendredi 10 avril, 2020.

Situation des femmes dans les zones de conflit : l’UNFPA tire la sonnette d’alarme

La situation des femmes dans les zones de conflit est alarmante et déplorable. C’est l’une des informations essentielles qui ressort de la dernière publication de l’UNFPA sur l’Etat de la population 2015.


La situation des femmes dans les zonesde conflit est alarmante et déplorable. C’est l’une des informations essentielles qui ressort de la dernière publication de l’UNFPA sur l’Etat de la population 2015.

Avec pour titre révélateur, «  A l’abri dans la tourmente », sur la condition que vivent les femmes dans les zones de crise, le document interpelle les décideurs politiques et tous les acteurs concernés par cette situation sur l’urgence et la nécessité d’enrayer ou du moins ramener le problème à sa portion la plus congrue. Le rapport indique que 59,5 millions de personnes auraient été déplacées. Les catastrophes naturelles touchent 200 millions de personnes par an et plus de 100 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire dont un quart sont des femmes d’un âge compris entre 15 et 49 ans. 60 % des décès maternels évitables surviennent chez les femmes victimes d’un conflit, d’une catastrophe naturelle ou d’un déplacement.

Plusieurs facteurs expliquent la vulnérabilité des femmes, explique les auteurs. Il s’agit notamment de leur pauvreté et de la discrimination sexuelle dont elles font l’objet. A cela, on peut ajouter les violences sexuelles qui sont utilisées comme armes de guerre, le non-respect des droits fondamentaux et l’inadéquation de l’aide humanitaire pour ce groupe spécifique. Sur ce dernier point, il ressort concrètement que lorsque les soins médicaux sont fournis en temps de crise sans inclure les services liés à la grossesse, à l’accouchement ou à la contraception, la précarité des femmes s’aggrave.

Les conséquences des conflits, catastrophes, déplacements et autres crises sur les femmes sont souvent tristes voire dramatiques : infections sexuellement transmissibles, grossesses non désirées, la mortalité et la morbidité maternelle, les violences sexuelles, la prostitution, les accouchements à risque, etc.

Pour y remédier, l’UNFPA propose à toutes les personnes et structures concernées de prendre en compte la diversité des populations lorsque survient une crise pour accélérer sa résolution et renforcer la résilience. En amont, il préconise la prévention, à travers un monde moins vulnérable avec un développement inclusif équitable et respectueux des droits humains. L’autonomisation des personnes et des communautés touchées, leur accès à des services de santé sexuelle et reproductive, l’intensification de l’action humanitaire en tenant compte des femmes sont quelques solutions que présentent les concepteurs du document. Aussi le Sommet mondial sur l’action humanitaire de 2016 devrait-il, de leur point de vue, se pencher sur la question cruciale de la redéfinition l’action humanitaire, en accordant une place centrale à la santé et aux droits des femmes et des filles.

Sévérine Kabré

Sources UNFPA, Etat de la population 2015

Jacqueline Sauvage où 47 ans d’enfer conjugal

François Hollande a accordé une « remise gracieuse » de peine à Jacqueline Sauvage, cette femme condamnée à 10 ans de prison en appel pour le meurtre de son mari violent. Jacqueline Sauvage, ainsi que ses 4 enfants ont subi les viols et les violences de son mari Norbert Marot pendant 47 ans. Le président de la République, précise le communiqué de l’Élysée, « a voulu, face à une situation humaine exceptionnelle » en rendant « possible, dans les meilleurs délais, le retour de Mme Sauvage auprès de sa famille, dans le respect de l’autorité judiciaire. »  


François Hollande a accordé une « remise gracieuse » de peine à Jacqueline Sauvage, cette femme condamnée à 10 ans de prison en appel pour le meurtre de son mari violent. Jacqueline Sauvage, ainsi que ses 4 enfants ont subi les viols et les violences de son mari Norbert Marot pendant 47 ans. Le président de la République, précise le communiqué de l’Élysée, « a voulu, face à une situation humaine exceptionnelle » en rendant « possible, dans les meilleurs délais, le retour de Mme Sauvage auprès de sa famille, dans le respect de l’autorité judiciaire. »  En effet, la cour d’assises d’appel de Blois avait la semaine dernière Jacqueline Sauvage à dix ans de réclusion criminelle pour avoir tué son mari, en 2012, de trois coups de fusil.

Cette demande de grâce a été soutenue par de nombreuses personnalités de tous bords politiques.

Au-delà de la grâce, des voix s’élèvent, comme celle de la députée Valérie Boyer, pour réclamer une légitime défense différée pour les femmes battues. L’élue des Bouches-du-Rhône entend déposer un projet de loi qui prendrait en compte « le syndrome de la femme battue, qui explique pourquoi ces femmes restent avec des hommes violents ». Ce n’est pas un « permis de tuer », mais dit-elle, la possibilité de juger, dans ces cas tragiques, qui est vraiment victime et qui est vraiment coupable 

Au cours de son procès, même les voisins l’ont remerciée : « Vous nous avez rendu service. On est tranquilles. » Des voisins, eux-mêmes effrayés par la violence de cet homme, qui savaient que sa femme était battue comme plâtre. Entre 2007 et 2012, Jacqueline Sauvage serait allée quatre fois aux urgences, sans que personne ne puisse agir.

Une réunion sur l’autonomisation des femmes à l’ONU fait polémique

Dimanche 27 septembre, le président chinois Xi Jinping a dirigé une réunion sur l’autonomisation des femmes à l’ONU. Il a notamment annoncé la création de 100 écoles pour filles dans les pays en voie de développement et a promis que la Chine allait « faire davantage en matière d’égalité des sexes» .


Dimanche 27 septembre, le président chinois Xi Jinping a dirigé une réunion sur l’autonomisation des femmes à l’ONU. Il a notamment annoncé la création de 100 écoles pour filles dans les pays en voie de développement et a promis que la Chine allait « faire davantage en matière d’égalité des sexes» .

Ce choix a suscité de nombreuses critiques, alors que la Chine retient prisonnières au moins 11 militantes en faveur des droits des femmes. Mais plusieurs organisations de protection des droits de l’Homme, dont Amnesty International, ne sont pas dupes. Celle-ci a ainsi dénoncé « l’hypocrisie » du chef de l’Etat, alors que près de 11 militantes sont emprisonnées en Chine. Amnesty International cite les cas de Su Changlan, une ancienne institutrice qui a milité contre les mariages précoces, et Wang Yu, une avocate ayant notamment combattu les violences sexuelles subies par des écolières. Toutes les deux ont été arrêtées et incarcérées pour « incitation à la subversion de l’Etat ».
Au mois de mars déjà, cinq militantes avaient été placées en détention après avoir manifesté contre le harcèlement sexuel, lors de la Journée internationale de la femme. Face au tollé provoqué à travers la planète, elles ont été libérées en avril, mais sont toujours harcelées par les forces de l’ordre. Au total, entre 2013 et 2015, le gouvernement chinois a mis un terme aux activités de trois ONG défendant les droits des femmes.
Hillary Clinton a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux. La candidate démocrate à la présidentielle américaine a posté sur Twitter : « Xi Jinping organise une réunion sur le droit des femmes aux Nations unies tout en persécutant les féministes ? Quelle honte !»

Dr Morissanda Kouyaté: l’excision n’a «aucun fondement religieux ou culturel»

l’occasion de  la journée internationale de lutte contre les mutilations sexuelles, le directeur exécutif du Comité inter-africain sur les pratiques traditionnelles néfastes (CI-AF ), le docteur Morissanda Kouyaté a accordé une interview à RFI dont vous proposons la transcription.Même si la pratique de l’excision tend à la baisse, Dr Morissanda appelle les pays concernés  à ne pas baisser la garde.


l’occasion de  la journée internationale de lutte contre les mutilations sexuelles, le directeur exécutif du Comité inter-africain sur les pratiques traditionnelles néfastes (CI-AF ), le docteur Morissanda Kouyaté a accordé une interview à RFI dont vous proposons la transcription.Même si la pratique de l’excision tend à la baisse, Dr Morissanda appelle les pays concernés  à ne pas baisser la garde.

RFI: Cela fait trente ans que vous êtes impliqué dans ce combat pour le respect du corps des femmes. Avez-vous le sentiment que votre message progresse ?

Docteur Morissanda Kouyaté: Oui, j’ai ce sentiment et avec moi, le Comité Interafricain a le sentiment que le combat n’est pas mené en vain parce que nous avons des résultats probants. Les populations, les leaders religieux, les leaders traditionnels, les décideurs politiques et les communautés elles-mêmes ont commencé à comprendre que ces pratiques n’ont aucun fondement bénéfique, ni aucun fondement religieux et ni aucun fondement culturel. Par conséquent, il n’y a que des conséquences néfastes à la santé des femmes et des filles.

Il y a beaucoup de pays qui ont fait reculer la prévalence des mutilations génitales féminines. L’Ethiopie qui était dans les environs de 76 % est retombée aujourd’hui à 50 %. Quand nous prenons le Burkina Faso qui était dans les environs de 80 %, il est descendu aujourd’hui aux environs de 50 %. Même un peu moins. Les tendances sont partout à la baisse. Les chiffres diffèrent, l’allure diffère d’un pays à l’autre mais la tendance est descendante.

Ce qui a changé c’est que certains pays qui n’osaient pas appliquer leur propre loi contre les mutilations génitales féminines – certains pays n’osaient même pas prendre des initiatives contre les mutilations génitales féminines – ont été poussés et encouragés. Les dirigeants politiques qui avaient peur de parler des mutilations génitales ou de prendre des actes concrets, se sont alors dit : Voilà, nous ne pouvons pas être à la traîne.

Alors il y a d’abord cette volonté politique et ensuite il faut des projets locaux. Qu’est-ce qui marche concrètement pour faire reculer l’excision dans les campagnes ?

Premièrement, il faut faire le plaidoyer à tous les niveaux chez les décideurs. Deuxièmement, il faut faire la sensibilisation à tous les niveaux. Les communautés, les associations, les professionnels de médias, les leaders religieux et les professionnels de la santé… tout le monde doit être sensibilisé ! Troisièmement, il faut une loi. Une loi spécifique, dans les pays, qui condamne les mutilations génitales féminines et qui soit appliquée. Quatrièmement, il faut prendre en charge les victimes. Car en effet, on parle beaucoup de la sensibilisation, mais encore faudrait-il penser à celles qui ont été victimes et qui ne savent pas où aller ! Et la cinquième chose c’est la stratégie du  » travailler ensemble  » au niveau mondial, régional, national et communautaire.

Trois millions de jeunes africaines sont encore soumises à l’excision chaque année. Qu’est-ce qui pousse à continuer à imposer ces pratiques inhumaines ? Est-ce que ce sont des rites traditionnels ou est-ce que ce sont des impératifs religieux principalement ?

Les traditions et les coutumes ont la vie dure. Elles se répètent, elles se transmettent de père en fils, de mère en fille, de famille en famille, sans que les gens sachent exactement pourquoi ils le font. C’est ça qui rend difficile son éradication ! Ensuite, il y a un argument fallacieux confus qui fait porter la charge par la religion, notamment par la religion musulmane ! Non seulement l’islam ne connaît pas les mutilations génitales féminines, mais le Comité interafricain est fier d’avoir reçu des fonds de la Banque Islamique de Développement pour lutter contre les pratiques traditionnelles néfastes.

La persistance est donc due à la simple tradition interactive et répétitive. Mais par rapport à cela aussi, nous sommes en train de gagner la bataille parce que nous démontrons aux gens que le monde avance et que les traditions doivent aussi avancer. Celles qui sont bonnes doivent être gardées et celles qui sont mauvaises doivent être abandonnées.

Il y a aussi un volet économique à ces traditions néfastes à l’excision puisque c’est une activité qui est rémunératrice pour certaines sages-femmes, les accoucheurs traditionnels. C’est là que les petits projets locaux, efficaces, sont très importants.

Absolument ! Vous avez raison ! Le fait que l’exciseuse occupe une position sociale confortable, le fait qu’elle perçoive des revenus – soit en termes monétaires soit en termes de ressources matérielles – la pousse à s’agripper à la pratique. C’est pourquoi le Comité inter-africain a proposé que les exciseuses qui auront accepté de déposer les couteaux, soient intégrées dans un système de micro-crédit communautaire. Il s’agit de convaincre l’exciseuse et ça marche ! Nous l’avons appliqué en Mauritanie, au Mali et en Guinée. Ça marche !

Vous insistez aussi beaucoup sur l’autonomie des femmes dans la société. En quoi cela les protège de ces pratiques ?

La plupart des sociétés africaines considèrent la femme comme étant un fardeau, comme étant une personne qui reçoit de l’homme, que ce soit de l’argent, de la nourriture ou encore des habits. La femme ne peut pas être libre ! La femme ne peut pas être libérée de cette tare socioculturelle si elle ne peut pas se prendre en charge sur le plan social et sur le plan économique. Une femme qui a ses ressources est une femme libre et libérée et c’est ça qu’il faut ! Cette autonomisation est indispensable si nous voulons donner, redonner, restituer aux femmes et aux filles leur statut qui leur manque tant.

Source RFI

Dr Morissanda Kouyaté: l’excision n’a «aucun fondement religieux ou culturel»

l’occasion de  la journée internationale de lutte contre les mutilations sexuelles, le directeur exécutif du Comité inter-africain sur les pratiques traditionnelles néfastes (CI-AF ), le docteur Morissanda Kouyaté a accordé une interview à RFI dont vous proposons la transcription.Même si la pratique de l’excision tend à la baisse, Dr Morissanda appelle les pays concernés  à ne pas baisser la garde.


l’occasion de  la journée internationale de lutte contre les mutilations sexuelles, le directeur exécutif du Comité inter-africain sur les pratiques traditionnelles néfastes (CI-AF ), le docteur Morissanda Kouyaté a accordé une interview à RFI dont vous proposons la transcription.Même si la pratique de l’excision tend à la baisse, Dr Morissanda appelle les pays concernés  à ne pas baisser la garde.

RFI: Cela fait trente ans que vous êtes impliqué dans ce combat pour le respect du corps des femmes. Avez-vous le sentiment que votre message progresse ?

Docteur Morissanda Kouyaté: Oui, j’ai ce sentiment et avec moi, le Comité Interafricain a le sentiment que le combat n’est pas mené en vain parce que nous avons des résultats probants. Les populations, les leaders religieux, les leaders traditionnels, les décideurs politiques et les communautés elles-mêmes ont commencé à comprendre que ces pratiques n’ont aucun fondement bénéfique, ni aucun fondement religieux et ni aucun fondement culturel. Par conséquent, il n’y a que des conséquences néfastes à la santé des femmes et des filles.

Il y a beaucoup de pays qui ont fait reculer la prévalence des mutilations génitales féminines. L’Ethiopie qui était dans les environs de 76 % est retombée aujourd’hui à 50 %. Quand nous prenons le Burkina Faso qui était dans les environs de 80 %, il est descendu aujourd’hui aux environs de 50 %. Même un peu moins. Les tendances sont partout à la baisse. Les chiffres diffèrent, l’allure diffère d’un pays à l’autre mais la tendance est descendante.

Ce qui a changé c’est que certains pays qui n’osaient pas appliquer leur propre loi contre les mutilations génitales féminines – certains pays n’osaient même pas prendre des initiatives contre les mutilations génitales féminines – ont été poussés et encouragés. Les dirigeants politiques qui avaient peur de parler des mutilations génitales ou de prendre des actes concrets, se sont alors dit : Voilà, nous ne pouvons pas être à la traîne.

Alors il y a d’abord cette volonté politique et ensuite il faut des projets locaux. Qu’est-ce qui marche concrètement pour faire reculer l’excision dans les campagnes ?

Premièrement, il faut faire le plaidoyer à tous les niveaux chez les décideurs. Deuxièmement, il faut faire la sensibilisation à tous les niveaux. Les communautés, les associations, les professionnels de médias, les leaders religieux et les professionnels de la santé… tout le monde doit être sensibilisé ! Troisièmement, il faut une loi. Une loi spécifique, dans les pays, qui condamne les mutilations génitales féminines et qui soit appliquée. Quatrièmement, il faut prendre en charge les victimes. Car en effet, on parle beaucoup de la sensibilisation, mais encore faudrait-il penser à celles qui ont été victimes et qui ne savent pas où aller ! Et la cinquième chose c’est la stratégie du  » travailler ensemble  » au niveau mondial, régional, national et communautaire.

Trois millions de jeunes africaines sont encore soumises à l’excision chaque année. Qu’est-ce qui pousse à continuer à imposer ces pratiques inhumaines ? Est-ce que ce sont des rites traditionnels ou est-ce que ce sont des impératifs religieux principalement ?

Les traditions et les coutumes ont la vie dure. Elles se répètent, elles se transmettent de père en fils, de mère en fille, de famille en famille, sans que les gens sachent exactement pourquoi ils le font. C’est ça qui rend difficile son éradication ! Ensuite, il y a un argument fallacieux confus qui fait porter la charge par la religion, notamment par la religion musulmane ! Non seulement l’islam ne connaît pas les mutilations génitales féminines, mais le Comité interafricain est fier d’avoir reçu des fonds de la Banque Islamique de Développement pour lutter contre les pratiques traditionnelles néfastes.

La persistance est donc due à la simple tradition interactive et répétitive. Mais par rapport à cela aussi, nous sommes en train de gagner la bataille parce que nous démontrons aux gens que le monde avance et que les traditions doivent aussi avancer. Celles qui sont bonnes doivent être gardées et celles qui sont mauvaises doivent être abandonnées.

Il y a aussi un volet économique à ces traditions néfastes à l’excision puisque c’est une activité qui est rémunératrice pour certaines sages-femmes, les accoucheurs traditionnels. C’est là que les petits projets locaux, efficaces, sont très importants.

Absolument ! Vous avez raison ! Le fait que l’exciseuse occupe une position sociale confortable, le fait qu’elle perçoive des revenus – soit en termes monétaires soit en termes de ressources matérielles – la pousse à s’agripper à la pratique. C’est pourquoi le Comité inter-africain a proposé que les exciseuses qui auront accepté de déposer les couteaux, soient intégrées dans un système de micro-crédit communautaire. Il s’agit de convaincre l’exciseuse et ça marche ! Nous l’avons appliqué en Mauritanie, au Mali et en Guinée. Ça marche !

Vous insistez aussi beaucoup sur l’autonomie des femmes dans la société. En quoi cela les protège de ces pratiques ?

La plupart des sociétés africaines considèrent la femme comme étant un fardeau, comme étant une personne qui reçoit de l’homme, que ce soit de l’argent, de la nourriture ou encore des habits. La femme ne peut pas être libre ! La femme ne peut pas être libérée de cette tare socioculturelle si elle ne peut pas se prendre en charge sur le plan social et sur le plan économique. Une femme qui a ses ressources est une femme libre et libérée et c’est ça qu’il faut ! Cette autonomisation est indispensable si nous voulons donner, redonner, restituer aux femmes et aux filles leur statut qui leur manque tant.

Source RFI

Mariage précoce des jeunes filles: quand les ONG réveillent le gouvernement

Les statistiques sur le mariage précoce des jeunes filles au Burkina Faso font « froid au dos ». Selon une enquête du ministère de la Santé publiée en 2010, il ressort que les filles âgées de 20 à 24 ans en zone rurale sont mariées avant l’âge de 18 ans. Toujours d’après cette enquête 32% des filles âgées de 15 à 19 ans ont déjà commencé leur vie féconde. Les enquêteurs révèlent que les régions qui viennent en tête dans la pratique du mariage forcé sont le Sahel, l’Est et la Boucle du Mouhoun. Un phénomène qui va de pair avec les grossesses précoces et ses conséquences graves sur la santé de la mère et l’enfant (fistules obstétricales, cancers, etc).


Les statistiques sur le mariage précoce des jeunes filles au Burkina Faso font « froid au dos ». Selon une enquête du ministère de la Santé publiée en 2010, il ressort que les filles âgées de 20 à 24 ans en zone rurale sont mariées avant l’âge de 18 ans. Toujours d’après cette enquête 32% des filles âgées de 15 à 19 ans ont déjà commencé leur vie féconde. Les enquêteurs révèlent que les régions qui viennent en tête dans la pratique du mariage forcé sont le Sahel, l’Est et la Boucle du Mouhoun. Un phénomène qui va de pair avec les grossesses précoces et ses conséquences graves sur la santé de la mère et l’enfant (fistules obstétricales, cancers, etc).


La situation est si préoccupante que les acteurs engagés contre le phénomène ont décidé de mettre la pression sur le gouvernement. Ainsi dans un communiqué publié ce 23 février 2016, par le Service d’information du Gouvernement, le Ministère en charge de la Justice et des droits humains admettait ceci : « de nombreuses personnes, à travers le monde entier, par divers canaux, notamment les réseaux sociaux, des courriels et des correspondances officielles, interpellent quotidiennement notre pays ». Reconnaissant la justesse de ses interpellations, il soutient que dans un pays où la Constitution interdit les mariages forcés et/ou précoces, la pratique consistant à donner en mariage des enfants âgés de moins de 18 ans n’est pas inacceptable.
Tout en saluant l’effort que les uns et les autres consacrent à la cause de la jeune fille en particulier et au respect des droits des enfants en général, le gouvernement affirme que la lutte contre les mariages précoces et/ou forcés constitue une priorité à son niveau.
C’est dans cette optique que le Ministère de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion Civique a entrepris la relecture du Code des personnes et de la famille pour relever à 18 ans, l’âge à partir duquel une fille peut se marier. Autre action évoquée par le Gouvernement, c’est l’adoption d’une plateforme multi-sectorielle de prévention et d’élimination du mariage. Enfin, il annonce d’autres mesures telles que la répression qui seront soutenues par de nouvelles lois à venir dans le cadre de la relecture du Code pénal.
Cependant, de plus en plus, bon nombre d’acteurs se demande qu’elle peut-être la portée réelle de ces textes, si jusqu’à présent, l’État n’arrive pas à faire appliquer ceux qui existent déjà.

Fatouma

Ouagadougou: elles vivent et procréent dans la rue

Un phénomène rare et inquiétant est apparu à Ouagadougou : des femmes ont pour toit, la nuit tombée, certains espaces publics. En  «famille» ou en solitaire, elles squattent certains espaces publics comme le parking extérieur du Gouvernorat du Centre. Au « pays des Hommes intègres », on a plutôt coutume de voir des déficients mentaux et des enfants défavorisés passer leur nuit dans les caniveaux, sous les ponts, près des feux tricolores, aux alentours de certaines gares routières, etc. Mais c’est assez singulier que des femmes, jouissant de toutes leurs facultés mentales, dorment en plein air, à  la merci des intempéries, des agresseurs sexuels et des voleurs. Comment ces femmes en sont arrivées-là dans un pays d’hospitalité légendaire ? Durant deux semaines, entre 19 heures et 6 heures du matin, nous les avons suivies.

Un phénomène rare et inquiétant est apparu à Ouagadougou : des femmes ont pour toit, la nuit tombée, certains espaces publics. En  «famille» ou en solitaire, elles squattent certains espaces publics comme le parking extérieur du Gouvernorat du Centre. Au « pays des Hommes intègres », on a plutôt coutume de voir des déficients mentaux et des enfants défavorisés passer leur nuit dans les caniveaux, sous les ponts, près des feux tricolores, aux alentours de certaines gares routières, etc. Mais c’est assez singulier que des femmes, jouissant de toutes leurs facultés mentales, dorment en plein air, à  la merci des intempéries, des agresseurs sexuels et des voleurs. Comment ces femmes en sont arrivées-là dans un pays d’hospitalité légendaire ? Durant deux semaines, entre 19 heures et 6 heures du matin, nous les avons suivies.
 
Rue du Travail, en plein-cœur de Ouagadougou. Il est 19 heures, ce 9 février 2016. Dans la pénombre, nous faisons le pied de grue sous un caïlcedrat, juste à l’entrée de la porte du Gouvernorat de la région du  Centre. Les derniers employés du bâtiment quittent les lieux et se dirigent à l’extérieur vers le parking Wend-Kuni (Dieu a donné en langue nationale mooré) pour chercher leur monture. Les minutes et heures qui suivent, d’autres personnes investiront le même espace. Pas pour garer des engins, mais pour dormir sous le hangar du parking. Ce sont des femmes sans-abri et elles y sont, il y a plus de deux ans.  La première d’entre elles arrive dans son «appartement» à 20 heures 8 minutes. C’est le début de notre incursion dans l’intimité de ces femmes Sans domicile fixe (SDF) de Ouagadougou. Elle s’appelle Koidima Larba, quarantenaire. Elle est vêtue d’un pagne traditionnel coloré, d’un haut noir et d’un foulard «luilipéendé», enroulé sur la tête. Elle porte au dos son nourrisson de 20 mois et dans ses bras un seau d’eau, des habits et des jouets pour enfant. Koidima Larba a-t-elle été répudiée par son  époux ? Est-elle bannie de son clan ou de son  village ? Pourquoi n’a-t-elle pas de tuteur ou de famille d’accueil dans la capitale ? Des questions qui trottent dans  notre tête. Pour avoir le cœur net, nous allons à sa rencontre. Originaire du secteur n°8 de Fada N’Gourma (chef-lieu de la région de l’Est), Koidima a fêté son 44e anniversaire en décembre 2015. Elle est lucide dans les échanges, contrairement à ce que son histoire pouvait laisser penser. «Je suis poursuivie par des démons depuis mon jeune âge», nous apprend-elle. Cet état l’a contrainte à abandonner ses études en classe de 4e au Centre de formation professionnelle de Fada N’Gourma.  Sans époux, Larba Koidima vit en célibataire, quelquefois en concubinage. Elle a connu trois fois la maternité d’où elle est ressortie avec quatre filles dont des jumelles (une décédée). La dernière-née se nomme Samira Guingané, 20 mois et vit avec elle au parking du gouvernorat. Sa fille aînée a eu plus de chance. «Ma première fille fait des études en première année à l’université présentement », dit-elle avant de poursuivre : «La 2e, qui a perdu sa sœur jumelle, a dix ans cette année ; et la dernière que vous voyez (elle l’a désigne) aura deux ans en juillet prochain. Elles sont toutes de pères différents», confie Koidima. C’est en octobre 2014 qu’elle a rejoint le groupe de femmes qui squattait déjà le parking du gouvernorat.
 «Je suis arrivée ici il y a presqu’un an parce que je n’arrivais plus à survivre dans mon village. Mon mari est très vieux actuellement et ne peut plus cultiver. Aucun de mes enfants ne travaille. Ils sont allés à l’aventure et je n’ai plus de leurs nouvelles. »
Très ouverte, elle raconte sa vie avec un air pensif et triste, cependant. «Après ma deuxième maternité, j’ai constaté que les mères de jumeaux mendient avec leurs enfants dans la rue. J’ai voulu faire comme elles.  Quand mes jumelles avaient six mois, nous avons été victimes d’un accident et malheureusement, l’une d’elle est morte sur-le-champ ». Après cet évènement douloureux, elle a été répudiée par son homme. Non content de l’avoir mise dehors, son «mari» lui retire le bébé survivant. Elle regagne alors son Fada  natal. Mais elle se heurte à des difficultés économiques et relationnelles. Elle devient le sujet des causeries des personnes avec qui  elle a grandi. «Au village, il était très difficile pour moi d’avoir 100F CFA », se souvient la SDF. Abandonnée à son triste sort, elle n’avait qu’une idée dans la tête : « Se chercher ». C’est ainsi qu’elle atterrit, de nouveau, à Ouagadougou, sans savoir où poser son baluchon.
Dans la capitale, elle  est très vite rattrapée par les réalités des grandes villes. C’est «chacun pour soi et Dieu pour tous». Elle se lance alors dans la mendicité. Son initiatrice est une vieille femme, qu’ellerencontre à la gare routière de Pô, à proximité du cimetière municipal où elle a passé sa première nuit à la belle étoile à Ouagadougou. «Nous nous sommes rendues aux feus tricolores de la BCEAO. Je l’ai observée toute la journée. A la descente, elle a obtenu plus de 1500 F CFA».   Et c’est depuis ce jour que dame Larba Koidima a pris goût à la mendicité. Un «métier» qui l’aide à survivre.
« J’ai connu le père de mon dernier enfant aux feux tricolores de la BCEAO »
Après un mois d’activités, elle se retrouve avec plus de 35 000 F CFA. Plus le temps passe, plus le goût de la mendicité s’installe. Elle décide, avec sa « collègue » d’ériger leur «bureau» devant la BCEAO. C’est dans ce lieu que Koidima a fait la connaissance du père de son dernier enfant, M. Guingané qui, selon elle, est actuellement vigile à Zabre-daaga. Les deux n’ont vécu que deux mois ensemble. Puis la voilà enceinte pour la troisième fois. Sans réel soutien de son amant et tenaillée par la faim, elle décide de retourner au village d’où elle reviendra à Ouagadougou. Larba Koidima n’est pas la seule femme à passer la nuit dans le parking du gouvernorat. Venues d’horizons divers, elles sont plus de dix à s’y abriter, chacune ayant son histoire propre, même si elles partagent en commun la pauvreté. A proximité de la couchette de Koidima, deux cartons sont superposés sous une moustiquaire. C’est le lit de  Salamata Sondo. Originaire de  Kougri-Nagbagrin,  petit village situé à l’entrée de Kombissiri (au sud de Ouagadougou), Mme Sondo est  mariée et mère de sept enfants. Avec un éléphantiasis à la jambe gauche, la sexagénaire se déplace avec peine. L’air perdu, elle raconte.  «Je suis arrivée ici il y a presqu’un an parce que je n’arrivais plus à survivre dans mon village. Mon mari est très vieux actuellement et ne peut plus cultiver. Aucun de mes enfants ne travaille. Ils sont allés à l’aventure et je n’ai plus de leurs nouvelles. Il y a trois ans de cela, des voleurs sont partis avec notre bétail et nous nous sommes retrouvés sans rien. Vu mon état aussi, je ne peux plus travailler, et nous nous vivions au jour le jour». Désormais installée au gouvernorat, elle vit de la mendicité. Quand elle réunit un peu d’argent, elle achète des vivres et rejoint le bercail pour aider son mari et ses petits-fils. A l’extrême gauche du site, se trouve la demeure de Bibata Kaboré, la seule femme handicapée motrice du groupe.  La trentaine, elle vient de Koudougou et a trois enfants. Elle a perdu sa motricité, dit-elle, après la naissance de son troisième bébé en 2009. Abandonnée par son époux, elle s’est retrouvée en famille.  Vu son état, elle était la risée de tout le monde. Elle décide de rejoindre la capitale dans l’espoir de rencontrer des bonnes volontés. Lire la suite

Femmes battues : le regard des ouagalais

Le point sur la situation des violences faites aux femmes dans notre pays montre que la situation de l’autre moitié du ciel n’est pas toujours rose. Au lendemain du 8 mars 2016, la journée internationale de la femme, Votre journal a recueilli l’avis de quelques Ouagalais sur les hommes qui battent les femmes. Voici leur réaction.


Le point sur la situation des violences faites aux femmes dans notre pays montre que la situation de l’autre moitié du ciel n’est pas toujours rose. Au lendemain du 8 mars 2016, la journée internationale de la femme, Votre journal a recueilli l’avis de quelques Ouagalais sur les hommes qui battent les femmes. Voici leur réaction.

Sahara Sawadogo, commerçante « la violence ne résout rien ».
« Je pense que ce n’est pas bien qu’un homme batte sa femme. S’il y’ a un problème qu’il mette l’accent sur la communication, la violence ne résout rien. A mon humble avis une femme doit être caressée et cajolée et pas frappée ».
Issaka Kaboré, mécanicien « le mari est souvent obligé d’user de la violence pour se faire entendre »
« Il y’a des femmes qui sont très difficiles à supporter, elles passent tout leur temps à faire ce que leurs maris leur interdit .Ce dernier est souvent obliger d’user de la violence pour se faire entendre. Sinon si une femme se comporte bien je ne vois pas de raison pour laquelle son mari va la frapper, au contraire il va toujours l’aimer ».

Félicité Ouedraogo, coiffeuse « une femme n’est pas un tambour pour l’homme ».
« Il faut que les hommes qui battent leur femme arrêtent car une femme est loin d’être un tambour sur lequel on vient taper selon ses humeurs. Autour de nous, on voit fréquemment des hommes qui ont pour plaisir de toujours battre leur femme. Quelqu’un soit la raison, moi je pense qu’il faut toujours privilégier le dialogue dans nos couples, la violence doit être banni dans le couple car cela ne peut résoudre les problèmes».

Martine Yaméogo, étudiante « Même mon père ne m’a pas frappé ».
La violence conjugale est une réalité, on trouve toujours des hommes qui battent leur femme. Moi, même mon papa ne me frappe pas donc je ne vais jamais permettre à un homme de me battre. A mon avis, il faut que les hommes arrêtent cela et que les femmes aussi se comportent bien pour le bien être de leur foyer ».

Abdoul Aziz Ouoba, commerçant « une femme ne doit pas être frappée ».
«je ne suis pas d’accord avec ceux qui frappent les femmes, je reconnais que dans le foyer ce n’est pas toujours évident que l’on se comprennent mais ce n’est pas pour autant que les hommes doivent frapper leur femme. Les violences conjugales ne sont pas à encourager. S’il y a des problèmes dans le couple, il faut toujours privilégier le dialogue pour le bonheur du couple ».


Propos recueillis par Lala Kaboré

Thomas Sankara un ardent défenseur des femmes

Il y a 28 ans que disparaissant le président Thomas Sankara. Il est dans l’histoire, l’un des rares présidents africains  à avoir  pris  publiquement, fait et cause pour les femmes. In memoriam, Queen Mafa a selectionné  quelques points saillants de son discours du 8 mars 1987 pour rendre hommage à cet illustre féministe:


Il y a 28 ans que disparaissant le président Thomas Sankara. Il est dans l’histoire, l’un des rares présidents africains  à avoir  pris  publiquement, fait et cause pour les femmes. In memoriam, Queen Mafa a selectionné  quelques points saillants de son discours du 8 mars 1987 pour rendre hommage à cet illustre féministe:

« Sans doute, dans l’exploitation, la femme et l’ouvrier sont-ils tenus au silence. Mais dans le système mis en place, la femme de l’ouvrier doit un autre silence à son ouvrier de mari ».

 » Femme-bijou, femme-alibi politique au gouvernement, femme-sirène clientéliste aux élections, femme-robot à la cuisine, femme frustrée par la résignation et les inhibitions imposées malgré son ouverture d’esprit ! Quelle que soit sa place dans le spectre de la douleur, quelle que soit sa façon urbaine ou rurale de souffrir, elle souffre toujours ».

 » Aujourd’hui encore, et pour beaucoup de nos femmes, s’inscrire sous le couvert d’un homme demeure le quitus le plus sûr contre le qu’en-dira-t-on oppressant. Elles se marient sans amour et sans joie de vivre, au seul profit d’un goujat, d’un falot démarqué de la vie et des luttes du peuple. Bien souvent, des femmes exigent une indépendance sourcilleuse, réclamant en même temps d’être protégées, pire, d’être sous le protectorat colonial d’un mâle. Elles ne croient pas pouvoir vivre autrement « .

« L’émancipation de la femme passe par son instruction et l’obtention d’un pouvoir économique. Le travail au même titre que l’homme, les mêmes droits et devoirs sont des armes contre l’excision et la polygamie, armes que la femme n’hésitera pas à utiliser pour se libérer elle-même et non par quelqu’un d’autre ».

L’ONU appelle à l’égalité des sexes

L’ONU a tenu une réunion extraordinaire sur l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme, en marge du sommet sur le développement durable, le lundi 28 septembre 2015.


L’ONU a tenu une réunion extraordinaire sur l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme, en marge du sommet sur le développement durable, le lundi 28 septembre 2015.

L’égalité du genre est une cause que l’ONU poursuit depuis bien longtemps. Suite à la discrimination, à la violence et à l’injustice dont sont encore victimes les femmes, l’ONU prône l’égalité du genre partout dans le monde. A cet effet, l’organisation a co-organisé avec le gouvernement chinois et l’agence de l’ONU chargée de la promotion des droits de la femme, un conclave sur l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme le lundi 28 septembre 2015, en prélude à la tenue du sommet sur le développement durable. « Nous ne pourrons pas réussir notre programme de développement durable à l’horizon 2030 sans accorder à la moitié de la population du monde des droits égaux et complets, dans la loi et dans la pratique. », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon. Il a, ainsi, invité tous les dirigeants à prendre des engagements concrets pour que l’égalité des sexes soit une réalité partout dans le monde. Ban Ki Moon qualifie cela d’une priorité nationale et préconise la mise en œuvre énergique de politiques cohérentes en faveur de l’égalité des sexes. Pour ce faire, l’Etat doit allouer un « financement adéquat » à la cause et « superviser les programmes, afin que tous les gouvernements se responsabilisent eux-mêmes et mutuellement. », a t-il poursuivi. Cinq mesures fortes à prendre en faveur de la femme ont été préconisées. Il s’agit de combattre l’inégalité en matière de salaire , d’alléger la charge du travail domestique non rémunéré assuré par les femmes, de reconnaître le droit des femmes et des filles à gérer elles-mêmes leur santé sexuelle et reproductive, de mettre fin aux violences à l’encontre des femmes et des filles  et enfin, d’ assurer aux femmes une égalité en termes de participation politique et de représentation dans les efforts humanitaires, la résolution des conflits et la consolidation de la paix.

La réunion a connu la présence de différents chefs d’États et responsables d’institutions que sont entre autres les présidents chinois, Xi Jinping, kenyan, Urhuru Kenyatta, mexicain, Enrique Pena Nioto,la chancelière allemande, Angela Merkel, la Première ministre du Bengladesh Sheikh Hasina et la Directrice exécutive de ONU- Femmes, Phumzile Mlambo-Ngouka.

Bernadette DEMBELE