Tâches domestiques : Pourquoi les hommes burkinabè ont totalement démissionné?

Il y a quelques semaines, le quotidien d’État Sidwaya, dans sa rubrique image de la cité, montrait la photo d'une femme à moto transportant...

Non à la ‘’cité des femmes mendiantes’’ !

La mendicité est devenue un fléau dans notre société. ‘’Cette maladie contagieuse’’, qui était jusque-là l’apanage des ‘’garibous’’, a aussi touché l’autre moitié du...

THOMAS SANKARA : qu’est ce qui a manqué à son œuvre...

Trente ans d’attente, trente ans de réminiscences douloureuses pour le peuple burkinabé. Le temps passe et la vérité reste introuvable sur l’assassinat du père...

Scandale au Bord du barrage de Tanghin : où est passé...

Ce qui se passe au bord du barrage de Tanghin est tout simplement scandaleux. Depuis quelques temps les abords du barrage de Tanghin sont devenus un dépotoir d’ordure de tout genre.

 

 

Les autorités municipales, après avoir cautionner le maraîchage dans le lit du barrage, provoquant ainsi l’ensablement et la prolifération de la jacinthe d’eau qui nous coûte des milliards chaque année, continuent de fermer les yeux sur ce phénomène de type nouveau.

Des ordures venant certainement des commerçant installés à proximité du barrage et des populations riveraines s’entassent de jours en jours sous le regard indifférent de la mairie où les gens semblent plutôt préoccupés par les postes de conseiller et de maire pour on ne sait quelle raison. Et après on est étonné de la proportion que prennent les inondations à chaque saison pluvieuse.

 

Il a fallu qu’un seul individu ait le courage de s’installer au bord dudit barrage pour vendre du carburant en début d’année pour que les lieux soient pris d’assaut par les commerçants. Il y a lieu de mettre rapidement fin à cette occupation anarchique pendant qu’il est temps car plus ça dure plus il sera difficile de les déguerpir. Surtout lorsque ces derniers brandissent l’argument habituel selon lequel ils cherchent juste à manger. Arrêts sur image…

Rempli d'ordure de toute sorte le barrage aura du mal contenir les eaux pendant cette saison pluvieuse

Un abri de fortune abandonné par les femmes maraîchères

Une femme venue ramasser des sachets pour le recyclage peut-être

L'occupation anarchique débutée en début d'année a accéléré le processus de pollution du barrgage

Chaque jour de nouveaux commerçants viennent grossir le rang des occupants du bord du barrage

Fatouma Ouattara


Coup de gueule: quand le maire manque de discrétion

Nous sommes à la fin de la cérémonie de libation des cinéastes disparues. La tradition de la libation se tient à 7h du matin avant le lever du soleil. Un hommage dans l’hommage puisque, la cérémonie se terminait par l’inauguration de la statue d’un grand homme du cinéma ivoirien et africain : Kramo Lanciné Fadika.

 

Pendant que les officiels s’apprêtaient à découvrir le monument du cinéaste, le maire de Ouaga , malgré son retard consommé, a fait son entrée dans la danse et comment ? Avec un air d’invité d’honneur au milieu de tous.

Ce qui est choquant dans tout ça, c’est que le maître de cérémonie n’a pas manqué de signaler son arrivée en dépit de son retard et pour une cérémonie qui se déroulait juste devant la porte de sa maison (mairie centrale). Naturellement cela a créé des murmures mais bon !

 

Espérons, que pour les prochains retards du maire ou tous autres responsables de l’administration, ils auront plus de discrétion et feront profile bas pour ne pas attirer l’attention des hôtes surtout à des évènements d'envergure du FESPACO, ou sont présents des milliers de festivaliers venus nombreux pays. En entendant on se console, en se disant qu’il n’était pas invité à cette cérémonie et qu’il était juste de passage et tenait à dire bonjour, comme tout bon burkinabé .

Tienfola

 


Positionnement sur les listes électorales : c’est pire qu’avant pour les...

« C’est révoltant de voir comment le sexe féminin est traité et maltraité. C’est de l’ingratitude tout simplement ». Ces propos de Martine Yabré, présidente du Conseil des femmes au Burkina (CFB), en disent long sur la déception des femmes burkinabè qui espéraient qu’après l’insurrection populaire, elles se verraient mieux placées sur les listes électorales aux législatives du 11 octobre prochain.


« C’est révoltant de voir comment le sexe féminin est traité et maltraité. C’est de l’ingratitude tout simplement ». Ces propos de Martine Yabré, présidente du Conseil des femmes au Burkina (CFB), en disent long sur la déception des femmes burkinabè qui espéraient qu’après l’insurrection populaire, elles se verraient mieux placées sur les listes électorales aux législatives du 11 octobre prochain.

Hélas, le constat est bien amer. Les partis politiques, grands comme petits, ont royalement marginalisé les femmes. Une analyse rapide des listes le prouve.Chez l’Union pour le progrès et le changement (UPC) de Zéphirin Diabré, l’on remarque que sur les listes de 20 des 45 provinces du Burkina Faso, il n’y a que des hommes. Le parti a au moins fait l’effort de mettre une femme tête de la liste nationale de même que dans le Boulkiémdé et placé deux femmes en première position au Kadiogo.

Tout comme l’UPC, l’ADF/RDA de Gilbert Noël Ouédraogo n’a pas non plus réservé un meilleur sort à l’autre moitié du ciel, vu que dans 22 provinces, le parti n’a aucune femme sur ses listes. Toutefois, l’ADF/RDA pourrait probablement avoir une femme député si le parti remporte un siège dans le Sanguié où une femme y est tête de liste. Sur la liste nationale de l’ADF/RDA, la première femme vient en 2e position.

La situation n’est également pas reluisante pour les femmes au niveau du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) de Roch Marc Christian Kaboré, où au moins 29 provinces sont sans femme sur les listes. Sur les deux postes de députés dans les provinces suivantes, le parti n’a placé que des hommes. Mais le MPP sauve son honneur en plaçant des femmes tête de liste dans le Ziro et le Poni. Dans le Kadiogo, la 1re femme vient en 4e position et une femme est positionnée comme 1re suppléante. Sur la liste nationale du MPP, la 1re femme vient en 4e position.

Les listes du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) sont aussi dominées par des hommes. Les femmes sont absentes sur les listes de 32 provinces sur les 45 que compte le Burkina Faso.Les partis comme le PAREN (Parti pour la renaissance nationale) de Tahirou Barry, le Mouvement africains de peuples (MAP) de Victorien T, l’Union pour la renaissance/ Parti sankariste (UNIR/PS), l’Alliance des jeunes pour l’indépendance et la République (AJIR) du jeune Adama Kanazoé, ne font pas mieux.  C’est la partie congrue du morceau qui a été réservée aux femmes.

Même en ce qui concerne le seul parti dirigé par une femme, le Parti pour le Développement et le Changement (PDC) de Saran Séré/Sérémé, il y a au moins 10 provinces où il n’y a que des hommes sur les listes: Gnagna, Kossi, Mouhoun, Bam, Bougouriba, Léraba, Noumbiel, Namentenga, Kourwéogo, Zoundwéogo.Par contre, contrairement aux autres partis ou elles ont très peu de chance d’être élues au regard de leur positionnement, le parti de Saran Séré/Sérémé donne plus de chances à des femmes d’être élues. Par exemple, sur la liste nationale, les deux premières positions sont occupées par des femmes. Au Kadiogo et au Houet, le PDC aligne des femmes en 2e position sur ses listes. Au Nayala, deux candidates sont en quête des postes de députés. Le PDC a également deux femmes en tête de listes dans le Sanmatenga et l’Oubritenga.

Tout compte fait, au regard des listes présentées il est très probable que le nombre de femmes élues dans la prochaine Assemblée nationale ne puisse pas atteindre 15 sur les 127 députés attendus.Une fois de plus, l’autre moitié du ciel sera au second plan dans la bataille électorale au « Pays des hommes intègres », emmenant Martine Yabré a dénoncé « une grande forme de complicité entre homme qui ne dit pas son nom ».

 A.TRAORE

Commémoration du 8 mars : que le Faso Dan Fani soit...

Le vœu de voir le Faso Dan Fani, pagne tissé traditionnel, comme l’uniforme officielle de la Journée internationale de la femme au Burkina Faso, émis par bon nombre personnes est-il en passe de devenir une réalité ? C’est en tout cas le pressentiment que donne le Conseil des ministres du 2 septembre dernier. En invitant les populations au port dudit pagne à l’occasion des célébrations du 8 mars, le gouvernement a franchi un premier pas qu’il faut saluer.


Le vœu de voir le Faso Dan Fani, pagne tissé traditionnel, comme l’uniforme officielle de la Journée internationale de la femme au Burkina Faso, émis par bon nombre personnes est-il en passe de devenir une réalité ? C’est en tout cas le pressentiment que donne le Conseil des ministres du 2 septembre dernier. En invitant les populations au port dudit pagne à l’occasion des célébrations du 8 mars, le gouvernement a franchi un premier pas qu’il faut saluer.

L’on pourrait penser que l’introduction timide du Dan Fani ces dernières années notamment lors du forum national des femmes en 2014 a pu convaincre les autorités de la transition ou simplement qu’elles ont voulu rompre avec les anciennes méthodes et pratiques. A moins que « Dan Fani fashion week » le salon du pagne tissé qui vient de fermer ses portes il y a quelques jours, n’est favorisé, arguments à l’appui le déclic!

Avant tout, c’est l’identité culturelle du pays qu’on choisit de promouvoir à travers le port du Dan Fani. L’occasion est ainsi donnée aux populations de découvrir, de partager et de faire connaitre l’art vestimentaire du pays.

Par ailleurs cette initiative contribueà corriger une injustice à l’égard de l’autre moitié du ciel en lui rétrocédant le marché du Dan Fani qu’elle a créé mais qui a été longtemps monopolisé par des opérateurs économiques, plus préoccupés par le profit que par le développement économique du pays et encore moins l’épanouissement des femmes.

De fait, le pagne officiel du 8 mars a connu du succès à cause de l’engouement qu’elle a suscité chez les femmes. Avoir le pagne était devenu un défi pour certaines, un projet annuel pour d’autres. Certaines associations en ont fait leur activité principale. La commémoration de la journée internationale de la femme étant entre autres une occasion de réflexion sur les conditions de vie des femmes et leur prise en compte dans le processus de développement, il était normal qu’elles soient les principales bénéficiaires de ce marché de pagne qu’elles ont créé et entretenu. Permettre aux tisseuses et autres fabriquant de Dan Fani d’écouler leurs produit contribuera à de réduire la pauvreté dans cette frange de la population.

En outre, le coût du pagne moderne, qui était de l’ordre de 6000 F constituait une réelle préoccupation pour beaucoup de femmes. Ce problème est plus ou moins résolu avec le pagne tissé qui d’une manière générale est mieux connu et occupe déjà une place de choix dans la garde-robe de nombre de femmes burkinabè. Ainsi elles ne seront plus tenues d’acheter l’uniforme chaque année.

Toutefois le défi à relever pour le port du Dan Fani sera sans doute la disponibilité du produit. Aussi les producteurs de coton, les filateurs, les unités industrielles modernes ou artisanales de Dan Fani, devront saisir cette opportunité d’affaire pour mettre à la portée des consommateurs suffisamment de pagnes pour l’événement. Ici il sera question de produire en quantité et en qualité, à un prix accessible pour convaincre.

Le risque c’est de créer une opportunité d’affaire et de laisser d’autres acteurs en profiter. C’est à dire laisser les économies plus développées qui possèdent des moyens de production meilleurs, de s’accaparer le nouveau marché en envoyant des produits plus compétitifs au plan du coût et la qualité. Les tissus importés d’Asie avec des motifs des Dan Fani rivalisent déjà sérieusement avec les pagnes tissés locaux. Il s’impose donc de mettre en place une stratégie efficace pour favoriser le développement des unités de production locale du pagne.

Le 8 mars 2016 est donc une année de défis. Non seulement pour le comité d’organisation, mais aussi pour les acteurs de la filière coton. Sa réussite pourrait mettre fin aux hésitations des autorités de passer à une vitesse supérieure, à savoir, l’adoption du Dan Fani comme pagne officiel du 8 mars.

Séverine Kabré

Politiciens, les femmes vous tiennent à l’œil

Pour la première fois, l’autre moitié du ciel est à la conquête du palais présidentiel au Burkina Faso. Deux femmes ont osé briser le mythe à savoir Saran Sérémé et Françoise Toé. Elles réalisent ainsi le rêve de Déborah Boni, la première femme à avoir annoncé publiquement son intention de prendre part à la course au fauteuil présidentiel de 1998 mais qui n’avait pas pu aller au bout de ses aspirations.


Pour la première fois, l’autre moitié du ciel est à la conquête du palais présidentiel au Burkina Faso. Deux femmes ont osé briser le mythe à savoir Saran Sérémé et Françoise Toé. Elles réalisent ainsi le rêve de Déborah Boni, la première femme à avoir annoncé publiquement son intention de prendre part à la course au fauteuil présidentiel de 1998 mais qui n’avait pas pu aller au bout de ses aspirations.

Ainsi les femmes burkinabè n’entendent plus se laisser faire. Elles ne comptent pas laisser le champ politique libre, uniquement, aux seuls hommes, elles qui représentent 52 % de la population burkinabè.

Et depuis l’ouverture de la campagne électorale, les deux représentes des femmes, essaient de donner de la voix, en parcourant villes et campagnes du Burkina Faso. Elles font de leur mieux, avec les moyens de bord. Mais quel que soit l’issue de ces élections, plus rien ne sera comme avant. Par leur engagement, les deux amazones indiquent la voie à suivre. Il appartient désormais à leurs sœurs burkinabè, de s’engager, de mouiller le maillot.

A défaut d’avoir une femme élue présidente du Faso au soir du 29 novembre prochain, les femmes devront se battre pour que leurs préoccupations soient au moins prises en compte et en bonne place. Les femmes de toutes les contrées du Burkina Fao n’ont pas d’autre choix que de s’unir, se donner la main afin de constituer un groupe de pression pour «  troubler le sommeil » des politiciens, en cette période de campagne électorale. Car, c’est le moment où les politiciens ont besoin de leurs voix pour accéder à la magistrature suprême du pays. C’est donc le moment aussi où les femmes burkinabè, intellectuelles ou non, des villes ou des campagnes, doivent agir, à travers les organisations de la société civile, les associations féminines, etc., pour que les différents candidats s’engagent à inscrire leurs préoccupations en position privilégiée dans leur projet de société.

D’ores et déjà, il faut saluer le réveil des femmes rurales, qui ont décidé de ne plus être du bétail électoral. En effet, le 15 septembre 2015, elles ont organisé une cérémonie au cours de laquelle elles ont demandé aux candidats à la présidentiel de s’engager à prendre 10 mesures pour éliminer la faim.

Et la représentante des femmes rurales, Salamata Maïga, de prévenir : « Nous avons été longtemps flattées, mais cette fois-ci, nous tenons les leaders politiques à l’œil, car celui qui ne prendra pas en compte nos préoccupations dans son programme de société, n’aura plus nos voix aux élections ». Espérons que ce n’est pas tomber dans l’oreille d’un sourd.

Ce bel exemple des femmes rurales devra inspirer les associations féminines. Ainsi participeront-elles, de façon engagée et utile, à bâtir le nouveau Burkina naissant. Ne dit-on pas que ce que femme veut, Dieu le veut ? Alors, finit l’attentisme des femmes, pour qu’un nouveau soleil brille pour toutes et tous.

Ali TRAORE

Élections 2015 : encore une ingratitude envers les femmes !

Les élections couplées du 29 novembre dernier ont livré leur verdict. Les femmes sont à la traîne. Pourtant, elles ont joué un rôle déterminant dans le tournant de notre histoire.Le 21 octobre 2014, le gouvernement Tiao tient un conseil extraordinaire des ministres présidé par Blaise Compaoré. Un seul point à l’ordre du jour : la modification de l’article 37 par la voie parlementaire.


Les élections couplées du 29 novembre dernier ont livré leur verdict. Les femmes sont à la traîne. Pourtant, elles ont joué un rôle déterminant dans le tournant de notre histoire.Le 21 octobre 2014, le gouvernement Tiao tient un conseil extraordinaire des ministres présidé par Blaise Compaoré. Un seul point à l’ordre du jour : la modification de l’article 37 par la voie parlementaire.

On se rappelle bien que juste après cette annonce, les femmes descendent dans les rues, des spatules en main. C’était le 27 octobre, 2014. Les clichés ontfait le tour du monde forçant, l’admiration d’autres peuples africains. Je me rappelle bien cette confidence d’un vieux : « ça c’est mauvais signe pour Blaise. Quand les femmes agissent de la sorte, c’est la malédiction qui tombe. »

Durant les 10 jours qui ont précédé la chute de Blaise Compaoré, les femmes ont été d’une bravoure indescriptible. Le 30 octobre, le jour de tous les dangers, j’ai personnellement vu au niveau de la maison du peuple, une femme enceinte portant une marmite sur la tête et une spatule en main. L’image m’a donné des frissons. J’ai failli verser des larmes. « Malgré sa fragilité cette femme est au front. C’est Joseph Ki-Zerbo qui avait raison : si nous nous couchons nous sommes morts » ainsi parlais-je à un ami.

Même le combat contre le funeste régiment de sécurité républicaine (ex-RSP) les femmes ont donné le meilleur d’elles-mêmes. On a vu des clichés de vieilles femmes, le point en l’air pour décrier l’imposture de ce RSP lors du coup d’État de septembre 2015. Les femmes, il faut l’avouer, ont « mouillé le maillot » Mais hélas ! Elles sont les perdantes au sprint final.

Pour la présidentielle, la première femme arrive 6e sur 14 candidats avec 1,73%. Pire, aux législatives, les femmes représentent 0,57% des élus (soit 12/ 127 députés) à l’Assemblée nationale. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Et ce n’est pas honorable. Cette donne est imputable aux partis politiques qui n’ont pas placé des femmes dans des positions confortables sur les listes électorales. Après Blaise, on a entendu que « plus rien ne sera comme avant » Ah, que ce slogan tient difficilement ! En 2012 il y avait au moins 24 femmes à l’Assemblée nationale. Les femmes méritaient mieux encore cette année au regard du sacrifice qu’elles ont consenti. L’argument brandi est que les femmes ne veulent pas s’engager en politique. Trop facile ! Au moins que les partis commencent à bien positionner celles qui y sont déjà et on verra bien.

Par Kinda

Attentat à la pudeur : il est temps de sévir

Le phénomène de mode grandissant, la nouvelle génération de femme devient de plus en plus inquiétante. On se dit jeune, branché, et on agit à tue-tête. Une génération en arrière, le corps de la femme était un trésor. Une perle rare qu’il n’est pas donné à tout le monde de découvrir. Aujourd’hui on pourrait même se demander si les sociétés textiles sont en train d’aller en faillite pour concevoir des aillons de tissus et les mettre sur le marché.


Le phénomène de mode grandissant, la nouvelle génération de femme devient de plus en plus inquiétante. On se dit jeune, branché, et on agit à tue-tête. Une génération en arrière, le corps de la femme était un trésor. Une perle rare qu’il n’est pas donné à tout le monde de découvrir. Aujourd’hui on pourrait même se demander si les sociétés textiles sont en train d’aller en faillite pour concevoir des aillons de tissus et les mettre sur le marché.

Ou peut-être que ce sont les couturiers qui ont été formés à confectionner des tenues miniatures. Dans tous les cas, on constate de plus en plus de jeunes filles qui s’habillent à la taille de leur cadettes. On voit alors apparaître les formes, des parties du corps qui n’ont rien à faire « dehors ». Bref, un style vestimentaire assorti de comportements incitatifs à la débauche. Pire s’embrasser fougueusement dans les lieux publics est devenu un excitant pour certain. C’est à se demander si leur intention réelle n’est pas finalement de mettre les autres mal à l’aise.

Selon l’article 411 du code pénal, cela s’appelle attentat à la pudeur dans la mesure où il s’agit d’ « acte de nature sexuelle contraire aux bonnes mœurs exercé directement et intentionnellement sur une personne avec ou sans violence ».

Même si pour le moment, de tels comportements ne font pas l’objet d’arrestation, il est grand temps que les forces de l’ordre prennent leur responsabilité. En la matière, les textes sont suffisamment clairs : « tout acte intentionnel contraire aux bonnes mœurs, accompli publiquement ou dans un lieu privé, accessible aux regards du public, susceptible d’offenser la pudeur et le sentiment moral des personnes qui en sont les témoins involontaires » est passible d’une peine d’amende entre 50 000 francs et 600 000 francs CFA, et même d’une peine d’emprisonnement allant jusqu’à cinq ans en fonction de l’ampleur de l’acte (conf. art.410 code pénal).

A. B Nicole

Publicités