Queen Mafa

Une société pharmaceutique travaille sur une molécule capable de faire repousser les follicules pileux perdus par les hommes atteints de calvitie. Un deuxième essai clinique a montré que le traitement est sur la bonne voie.


Une société pharmaceutique travaille sur une molécule capable de faire repousser les follicules pileux perdus par les hommes atteints de calvitie. Un deuxième essai clinique a montré que le traitement est sur la bonne voie.

Pouvoir se regarder dans la glace sans craindre qu’un jour la calvitie n’apparaisse, c’est le souhait de beaucoup d’hommes. Egalement appelé alopécie, il existe aujourd’hui très peu de choix en matière de traitements approuvés scientifiquement. Une nouvelle thérapie pourrait allonger la liste, comme le révèle la société de recherche pharmaceutique Samumed. Cette dernière vient de faire savoir que son médicament à application par voie topique avait passé avec succès un essai clinique de phase II.

Aucun effet secondaire remarqué

Le médicament, appelé « SM04554 », serait capable d’inverser les effets de la calvitie chez les hommes. La molécule agirait directement en maintenant la croissance du cycle pileux, qui devient moins efficace avec l’âge. Cet essai s’est déroulé sur 302 hommes de 18 ans à 55 ans divisés en trois groupes : les membres du premier ont reçu un placebo, ceux du second le médicament dosé à 0,15 % et ceux du troisième une dose plus élevée à 0,25%. Tous les patients ont pris le traitement une fois par jour pendant 90 jours. Lire la suite

Queen Mafa

De nombreux parents jugent le miel efficace pour soigner la toux de leurs enfants. Croyance populaire ou idée scientifiquement fondée ?

Pour soigner la toux de leurs enfants, nombreux sont les parents qui ont recours au miel. Cet aliment est-il vraiment efficace pour réduire les symptômes de la toux dus à des bactéries et des virus chez les enfants ? C’est ce qu’ont voulu savoir des chercheurs de l’University of Calabar Teaching Hospital au Nigeria, en réalisant une méta-analyse des études portant sur ce sujet de 1950 à 2014.


De nombreux parents jugent le miel efficace pour soigner la toux de leurs enfants. Croyance populaire ou idée scientifiquement fondée ?

Pour soigner la toux de leurs enfants, nombreux sont les parents qui ont recours au miel. Cet aliment est-il vraiment efficace pour réduire les symptômes de la toux dus à des bactéries et des virus chez les enfants ? C’est ce qu’ont voulu savoir des chercheurs de l’University of Calabar Teaching Hospital au Nigeria, en réalisant une méta-analyse des études portant sur ce sujet de 1950 à 2014.

Il réduirait la fréquence de la toux

Ils ont analysé en particulier trois études portant sur 568 enfants âgés de 1 à 18 ans souffrant de toux aigüe en milieu ambulatoire (c’est-à-dire non hospitalisés). Celles-ci comparaient l’efficacité du miel à celle des médicaments antitussifs (censés arrêter la toux) vendus sans ordonnance, à l’absence de traitement et à un placebo. Ces études n’incluent pas les nourrissons de moins d’un an pour une raison simple : « l’utilisation du miel leur est déconseillée en raison de leur faible immunité contre les Clostridium botulinum (C. botulinum), une bactérie responsable du botulisme infantile qui peut être présente dans l’aliment », précisent les chercheurs. Selon l’analyse de ces études, le miel serait plus efficace pour réduire la fréquence de la toux que l’absence de traitements ou un placebo. Le miel pourrait même être légèrement plus efficace à la diphénhydramine (ingrédient habituel des sirops antitussifs) pour réduire la fréquence de la toux. En revanche, un autre ingrédient habituel de ces sirops, le dextrométhorphane, réduit davantage la fréquence de la toux que le miel.Lire la suite

Queen Mafa

Malgré des avancées notoires dans la lutte contre la méningite en Afrique de l’Ouest, la maladie persistent et inquiètent les décideurs. Et la multiplicité des souches de méningite ne semble pas faciliter le travail des acteurs. Dans ce entretien, accordé WADR , la représentante de l’OMS au Burkina, Dr Alimata Diarra Nama plaide pour le renforcement des systèmes de surveillance. Le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Togo ont déjà des foyers d’épidémie. Plus de 3000 cas suspects sont notifiés dans la sous-région.


Malgré des avancées notoires dans la lutte contre la méningite en Afrique de l’Ouest, la maladie persistent et inquiètent les décideurs. Et la multiplicité des souches de méningite ne semble pas faciliter le travail des acteurs. Dans ce entretien, accordé WADR , la représentante de l’OMS au Burkina, Dr Alimata Diarra Nama plaide pour le renforcement des systèmes de surveillance. Le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Togo ont déjà des foyers d’épidémie. Plus de 3000 cas suspects sont notifiés dans la sous-région.

WADR : Madame la Représentante, chaque année dans les pays de la ceinture méningitique on notifie généralement des cas de méningite, pour cette année 2016 quel est le profil épidémiologique en Afrique de l’Ouest ?
Dr Diarra : Il faut rappeler que la ceinture de la méningite va du Sénégal jusqu’en Éthiopie. Il y a une vingtaine de pays qui sont partiellement ou entièrement compris dans cette ceinture de la méningite là. Avant 2010, je me situe par rapport à 2010 à cause du nouveau vaccin contre le méningocoque A qui a été introduit. Avant 2010 donc, les pays souffraient surtout de la méningite à méningocoque A qui était responsable de grandes épidémies avec de nombreux décès. Et depuis 2010, avec l’introduction du nouveau vaccin conjugué contre le méningocoque A pour lequel 16 pays environ ont eu l’occasion d’introduire ce type de vaccin et de profiter de ses bienfaits. On doit dire qu’on a de moins en moins pour ne pas dire qu’on en a plus d’épidémie de méningite à méningocoque A. Mais la nature ayant horreur du vide, on a vu apparaître d’autres souches de méningocoque telles que le W, le C, le X. Il y a aussi d’autres souches bactériennes non à méningocoque telles que le strinxtococus pneumonier et puis hemophilis influencae. Donc pour 2016, on s’attend non pas à voir d’épidémie à méningocoque A mais d’épidémie avec d’autres souches et notre plus grande inquiétude, c’est l’épidémie à méningocoque C. L’année dernière, on a eu le cas du Niger où nous avons eu une grosse épidémie et nous pensons que nous risquons d’avoir encore ce type d’épidémie là. Nous sommes actuellement dans la période à risque de la méningite jusqu’au mois de mai, juin. Donc il faut faire attention.
WADR : Quelles sont les recommandations de l’OMS pour cette année 2016 ?
Dr Diarra : Les recommandations que nous faisons dans le cadre de la prévention de ces épidémies c’est que les pays mettent l’accent sur la surveillance. Et par rapport à cette surveillance, il y a des seuils qui ont été recommandés aux pays pour se préparer, notamment le seuil d’attaque. Jusqu’à récemment, on avait dit aux pays, lorsqu’il avait 5 cas pour 100 000 habitants dans un district en une semaine déjà il faut être en alerte. Nous avons révisé ce taux-là à la baisse. Maintenant lorsque vous avez 3 cas pour 100 000 habitants, il faut être en alerte. En rabaissant ce seuil, ça permet d’être proactif, de prendre des actions plus rapidement, évidemment de sauver des vies. Donc, dès qu’on a l’alerte, il faut que les districts fassent une enquête pour identifier la souche de l’épidémie de méningite qui se dessine à l’horizon afin de penser déjà s’il y a le vaccin et quel type de vaccin, il faudra pouvoir commander. Il faut que les pays déjà commencent à sensibiliser les populations même s ‘il n’y a pas encore l’épidémie, se préparent et préparent tous les intrants, les médicaments qu’il faut pour prendre en charge les cas éventuels qui apparaîtraient. En dehors de ce seuil d’attaque, vous avez le seuil épidémique. Pour ce seuil épidémique, lorsque la région ou le district a 10 cas pour 100 000 habitants en une semaine, c’est l’épidémie ou alors lorsqu’on voit doublé le nombre de cas sur deux semaines consécutives. Quand on dit épidémie, ça veut dire qu’il faut agir rapidement et tout de suite. En ce moment-là, lorsque la souche est identifiée, il faut faire la commande de vaccin approprié pour pouvoir organiser une campagne de vaccination. Il faut approvisionner toutes les structures de médicaments pour que ces structures puissent prendre en charge de manière gratuite, puisqu’en période d’épidémie c’est la politique qui est appliquée par tous les pays. La prise en charge devient gratuite. Évidemment la surveillance se poursuit, la communication avec la population doit être vraiment plus rigoureuse pour que les populations comprennent quelles sont les mesures de précaution qu’il faut prendre. Lorsqu’on présente certains signes caractéristiques de la méningite il faut très vite aller aux centres de santé pour se faire prendre en charge parce que c’est gratuit.

WADR : Quelle est la situation épidémiologique au niveau de l’Afrique de l’Ouest, on sait que la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, des pays voisins du Burkina ont notifié des cas des poches d’épidémie ?
Dr Diarra : Oui effectivement, actuellement nous suivons la situation dans 3 pays principalement au Togo où ils sont à ce jour à peu près plus de 400 cas avec une vingtaine de décès. Nous avons aussi avec 4 districts qui sont en épidémie et d’autres qui sont en alerte. Nous avons aussi la Côte d’Ivoire où pour le moment c’est un district qui est frontalier avec le Burkina qui est en épidémie. Nous avons aussi la situation au Ghana mais c’est 3 pays font l’objet d’une attention particulière de la part de l’OMS. Notre siège, que ce soit au bureau régional, que ce soit à Genève a envoyé des experts pour appuyer ces différents pays. Ces pays ont commandé les vaccins qui sont disponibles pour pouvoir faire des campagnes de vaccination au besoin. Donc je dois dire que nous suivons la situation. A ce jour dans la sous-région, depuis le mois de janvier jusqu’à maintenant, environ 3 000 cas ont été notifiés avec à peu près 300 décès mais ce sont essentiellement le sérogroupe W que l’on rencontre et puis dans d’autres cas le strinxtococus pneumonien. On a très peu de sérogroupe A. Je sais que la Côte d’Ivoire en a notifié un seul cas. Mais on a du sérogroupe C comme je l’ai dit qui nous inquiète un peu, le Niger en a notifié le plus grand nombre environ une centaine de cas et puis d’autres pays que nous suivons. Je crois que notre crainte pour l’année 2016 c’est le sérogroupe C. Et puis comme vous le savez la principale contrainte ce sont les vaccins, nous n’avons pas une quantité extensible. Donc c’est pour ça que nous mettons l’accent plus sur la surveillance pour que très tôt on détecte les cas et puis qu’on prenne les mesures pour mieux les contrôler.

WADR : Est-ce que l’éradication de la méningite est envisageable au niveau de l’OMS ?
Dr Diarra : Éradication! Vous savez, il faut vacciner quand il le faut le plus grand nombre quand il le faut. Par exemple comme je l’ai dit contre le méningocoque A, ça donne une protection de longue durée, une protection individuelle et collective. Donc lorsqu’il y a une grande population qui est vaccinée en principe ça prévient l’apparition de l’épidémie. Maintenant comme le vous savez que les bactéries se trouvent dans l’air donc de dire qu’on aura zéro cas de méningite ça c’est trop dire. On aura des cas mais si on prend les mesures qu’il faut, on évitera d’avoir une épidémie. Mais pour ma part ce que je souhaite est que les populations écoutent les recommandations qui sont faites par le ministère de la Santé pour prévenir toute épidémie.

Propos recueillis par Mathieu Somda

Queen Mafa
Le gouvernement burkinabè, à travers le ministère de la Santé,  s’est engagé à donner des vaccins nécessaires à tous les enfants burkinabè qui en ont besoin d’ici à 2020. A Addis Abeba en Ethiopie,  le ministre de la Santé, Smaïla Ouédraogo, a, à l’instar de ses collègues africains, pris des engagements pour une couverture vaccinale universelle du continent. C’était, le 25 février à la clôture de la 1re conférence africaine sur la vaccination.

Le gouvernement burkinabè, à travers le ministère de la Santé,  s’est engagé à donner des vaccins nécessaires à tous les enfants burkinabè qui en ont besoin d’ici à 2020. A Addis Abeba en Ethiopie,  le ministre de la Santé, Smaïla Ouédraogo, a, à l’instar de ses collègues africains, pris des engagements pour une couverture vaccinale universelle du continent. C’était, le 25 février à la clôture de la 1re conférence africaine sur la vaccination.
 
Réunis dans le cadre  de la première conférence ministérielle sur la vaccination en Afrique, les ministres africains de la santé, des finances et de l’éducation se sont engagés à investir dans des programmes de vaccination et à promouvoir un avenir sain pour toutes les populations du continent africain. Ils ont signé une déclaration sur «l’accès universel à la vaccination comme fondement de la santé et du développement en Afrique». Au titre du Burkina Faso, c’est le ministre de la Santé, Smaïla Ouédraogo,  qui a paraphé ce document. Le monde de la santé et des finances ont  tous réaffirmé l’impératif économique et les avantages de réduire la charge des maladies évitables par la vaccination.
 
Pour le ministre de la Santé d’Ethiopie, Kesetebirhan Admasu, les enfants sont une ressource  précieuse, et pourtant en Afrique, un enfant sur cinq ne reçoit pas tous les vaccins qu’il lui faut pour survivre et grandir en bonne santé. «Des millions d’enfants sont vulnérables des maladies évitables par la vaccination. Cette situation est inacceptable. La vie des enfants africains compte. Nous  devons œuvrer ensemble pour que les engagements se traduisent en actes concrets», a espéré le ministre éthiopien de la Santé.
 
Durant les deux jours de travaux, il a été démontré que chaque dollar investi dans des vaccins génère des retombées économiques au moins 16 fois supérieures. Les vaccins procurent la bonne santé des enfants et des économies.
«L’investissement dans les programmes de vaccination permettra aux pays africains d’engranger un avantage économique considérable. Si nous pouvons assurer l’accès aux vaccins d’importance vitale à tous les enfants africains quel que soit leur lieu de naissance, nous aurons saisi une occasion en or de préparer un avenir plus prospère pour les communautés partout sur le continent», a révélé la présidente du Conseil  de   l’alliance globale pour la vaccination et l’immunisation (GAVI), Dr Ngozi Okonjo-Iweala, ancienne ministre des Finances du Nigeria.  GAVI est une structure qui subventionne l’introduction et une large partie du  coût des vaccins des pays à revenu faible.
La Déclaration d’Addis-Abeba engage les pays non seulement à accroître les investissements financiers nationaux dans les vaccins convenus au titre de la vaccination systématique, mais aussi à introduire les nouveaux vaccins.
 
Recherche de ressources propres
Selon le ministre burkinabè de la Santé,   Smaïla Ouédrago, cette rencontre de haut niveau a permis d’identifier les défis majeurs qui se présentent aux pays africains  pour le succès et la consolidation des acquis de la vaccination, « un outil essentiel de santé publique».
«Le vaccin protège pour une période et si nous n’avons pas les moyens de maintenir cette protection, on peut retomber dans les épidémies», a prévenu M. Ouédraogo.
 
Le Burkina, a-t-il dit, a fait des efforts dans le programme élargi de vaccination,  d’un paquet de quatre vaccins contre quatre maladies ; le pays est en train d’aller à 12. Cependant une fois que l’on augmente le nombre de vaccins le problème de financement se pose. D’où l’invite de la conférence  à des initiatives propres de mobilisation des ressources. Et le ministre Ouédraogo a sa petite idée.
 
«Au Burkina  nous pourrons, entre autres,  faire  des levées de fonds, une ou deux fois par an. Nous pourrons mobiliser des ressources auprès de certaines institutions financières telles que les assurances afin de soutenir notre couverture vaccinale», a soutenu le ministre. Le Burkina, selon lui, fait partie des rares pays africains qui ont une ligne budgétaire dédiée aux vaccins qui s’élève à un milliard 500 mille CFA.  Lire la suite
Queen Mafa
Addis Abeba en Ethiopie les hommes s’impliquent  de plus en plus dans la santé de la mère et de l’enfant.  Le père de Bamlaka Belaï, un bébé de 10 mois, l’a toujours amené au centre de santé en compagnie de son épouse pour ses doses de vaccin. Ce jour, 23 février, le père, Besrhate Belaï,  est au rendez-vous à « Tana Tabia », l’un des centres de santé de la capitale.

Addis Abeba en Ethiopie les hommes s’impliquent  de plus en plus dans la santé de la mère et de l’enfant.  Le père de Bamlaka Belaï, un bébé de 10 mois, l’a toujours amené au centre de santé en compagnie de son épouse pour ses doses de vaccin. Ce jour, 23 février, le père, Besrhate Belaï,  est au rendez-vous à « Tana Tabia », l’un des centres de santé de la capitale.
 
Dans les activités pré conférence ministérielle africaine sur la vaccination  qui s’est ouverte ce 24 février à Addis Abeba, des journalistes ont visité  « Tana Tabia », et ont rencontré M. BesrhateBelaï venu pour vacciner son fils.
Assis sur un banc, Bamlaka sur ses cuisses, à coté de son épouse, il fait le rang au milieu des femmes. En attendant son tour, il donne le biberon à son gosse. Ouvrier dans les bâtiments et travaux publiques, M Belaï connait le calendrier vaccinal des enfants et répond toujours présent au rendez-vous. « Depuis que mon épouse a pris sa grossesse, je l’ai toujours accompagnée pour ses visites prénatales. J’ai continué de fréquenter le centre  avec notre bébé pour les vaccins de routine. Aujourd’hui, nous sommes venus pour la vaccination de la rougeole », témoigne Belaï.
 
Dans la salle de vaccination, le jeune éthiopien met l’enfant sur ses jambes pour faciliter l’administration du vaccin.  Après la prise de la vitamine A  et avec l’attroupement des journalistes, le bébé s’est mis à pleuré et l’injection s’est terminé dans les bras de sa mère. Pourquoi s’implique –t-il ? « Je pense que c’est une obligation de s’occuper de son bébé, et la vaccination est très importante pour prévenir des maladies. Aujourd’hui j’ai demandé une autorisation à mon service pour accompagner mon épouse au centre de santé », répond-t-il.
 
 Mme Belaï est ménagère malgré tout, son mari tient à l’accompagner au centre de santé. «Au début mes camarades se moquaient de moi, mais  c’est un choix  et tous les hommes doivent s’investir dans la lutte contre les maladies infantiles», a-t- il ajouté.
 
La couverture vaccinale du centre de Tania est de 80%. Au niveau national, elle est de 70%. Selon le ministre d’Etat, ministre de la santé, Amir Aman Hagos ce taux est  en deçà de la cible fixée dans les objectifs du Millénaire pour le développement.  Le gouvernement éthiopien, soutient-il, veut accroître le taux de  couverture vaccinale à au moins 90%. Ainsi, il conviendra d’intensifier les efforts pour sensibiliser les femmes à la vaccination  et pour améliorer leurs connaissances concernant l’âge auquel les enfants doivent débuter la vaccination, le nombre de séances requises pour une vaccination complète et l’âge auquel les enfants sont entièrement vaccinés.  Et pour  cela le pays compte sur « l’armée pour le développement de la santé » et des professionnels de la santé travaillant dans les services de soins prénatals, postnatals et de vaccination.
 
Pour mémoire, les membres de l’armée pour le développement de la santé sont des femmes choisies dans le village ou dans les quartiers pour aider les agents sanitaires de proximité à apporter leurs prestations en matière de santé intégrée, de nutrition, d’hygiène et d’assainissement dans les communauté surtout  rurale. Chaque femme a la responsabilité de cinq familles.
C’est un exemple que d’autre pays comme le Burkina pourrait s’inspirer.
 
Boureima SANGA
Addis Abeba/Ethiopie
bsanga2003@yahoo.fr
Queen Mafa
Addis Abeba en Ethiopie les hommes s’impliquent  de plus en plus dans la santé de la mère et de l’enfant.  Le père de Bamlaka Belaï, un bébé de 10 mois, l’a toujours amené au centre de santé en compagnie de son épouse pour ses doses de vaccin. Ce jour, 23 février, le père, Besrhate Belaï,  est au rendez-vous à « Tana Tabia », l’un des centres de santé de la capitale.

Addis Abeba en Ethiopie les hommes s’impliquent  de plus en plus dans la santé de la mère et de l’enfant.  Le père de Bamlaka Belaï, un bébé de 10 mois, l’a toujours amené au centre de santé en compagnie de son épouse pour ses doses de vaccin. Ce jour, 23 février, le père, Besrhate Belaï,  est au rendez-vous à « Tana Tabia », l’un des centres de santé de la capitale.
 
Dans les activités pré conférence ministérielle africaine sur la vaccination  qui s’est ouverte ce 24 février à Addis Abeba, des journalistes ont visité  « Tana Tabia », et ont rencontré M. BesrhateBelaï venu pour vacciner son fils.
Assis sur un banc, Bamlaka sur ses cuisses, à coté de son épouse, il fait le rang au milieu des femmes. En attendant son tour, il donne le biberon à son gosse. Ouvrier dans les bâtiments et travaux publiques, M Belaï connait le calendrier vaccinal des enfants et répond toujours présent au rendez-vous. « Depuis que mon épouse a pris sa grossesse, je l’ai toujours accompagnée pour ses visites prénatales. J’ai continué de fréquenter le centre  avec notre bébé pour les vaccins de routine. Aujourd’hui, nous sommes venus pour la vaccination de la rougeole », témoigne Belaï.
 
Dans la salle de vaccination, le jeune éthiopien met l’enfant sur ses jambes pour faciliter l’administration du vaccin.  Après la prise de la vitamine A  et avec l’attroupement des journalistes, le bébé s’est mis à pleuré et l’injection s’est terminé dans les bras de sa mère. Pourquoi s’implique –t-il ? « Je pense que c’est une obligation de s’occuper de son bébé, et la vaccination est très importante pour prévenir des maladies. Aujourd’hui j’ai demandé une autorisation à mon service pour accompagner mon épouse au centre de santé », répond-t-il.
 
 Mme Belaï est ménagère malgré tout, son mari tient à l’accompagner au centre de santé. «Au début mes camarades se moquaient de moi, mais  c’est un choix  et tous les hommes doivent s’investir dans la lutte contre les maladies infantiles», a-t- il ajouté.
 
La couverture vaccinale du centre de Tania est de 80%. Au niveau national, elle est de 70%. Selon le ministre d’Etat, ministre de la santé, Amir Aman Hagos ce taux est  en deçà de la cible fixée dans les objectifs du Millénaire pour le développement.  Le gouvernement éthiopien, soutient-il, veut accroître le taux de  couverture vaccinale à au moins 90%. Ainsi, il conviendra d’intensifier les efforts pour sensibiliser les femmes à la vaccination  et pour améliorer leurs connaissances concernant l’âge auquel les enfants doivent débuter la vaccination, le nombre de séances requises pour une vaccination complète et l’âge auquel les enfants sont entièrement vaccinés.  Et pour  cela le pays compte sur « l’armée pour le développement de la santé » et des professionnels de la santé travaillant dans les services de soins prénatals, postnatals et de vaccination.
 
Pour mémoire, les membres de l’armée pour le développement de la santé sont des femmes choisies dans le village ou dans les quartiers pour aider les agents sanitaires de proximité à apporter leurs prestations en matière de santé intégrée, de nutrition, d’hygiène et d’assainissement dans les communauté surtout  rurale. Chaque femme a la responsabilité de cinq familles.
C’est un exemple que d’autre pays comme le Burkina pourrait s’inspirer.
 
Boureima SANGA
Addis Abeba/Ethiopie
bsanga2003@yahoo.fr
Queen Mafa

Les maladies à méningocoque du sérogroupe A sont quasiment éradiquées dans la « ceinture de la méningite ». C’est l’information qui a été donnée par les scientifiques à la conférence du Projet Vaccins Méningite (PVM) à Addis-Abeba, tenue le 22 février dernier 2016. Selon ces derniers, l’introduction du vaccin MenAfriVac, conçu, développé et produit pour l’Afrique a produit des résultats satisfaisants après cinq années de vaccination dans les pays de la ceinture de la méningite.


Les maladies à méningocoque du sérogroupe A sont quasiment éradiquées dans la « ceinture de la méningite ». C’est l’information qui a été donnée par les scientifiques à la conférence du Projet Vaccins Méningite (PVM) à Addis-Abeba, tenue le 22 février dernier 2016. Selon ces derniers, l’introduction du vaccin MenAfriVac, conçu, développé et produit pour l’Afrique a produit des résultats satisfaisants après cinq années de vaccination dans les pays de la ceinture de la méningite.

Il est dorénavant intégré aux programmes nationaux de vaccination systématique dans plusieurs pays. Pour les experts mondiaux de la vaccination et les responsables des 26 pays africains de la « ceinture de la méningite » présents à cette rencontre, ces résultats méritent d’être célébrés car il s’agit de « l’une des plus grandes victoires de santé publique ». En effet, le nombre de maladies infectieuses mortelles dû à la méningite aurait considérablement chuté, passant de plus de 250 000 lors de l’épidémie de 1996, à 80 cas confirmés en 2015 notamment dans les pays qui n’avaient pas encore mené des campagnes de vaccination massives et parmi les personnes non vaccinées.
Une nouvelle avancée majeure, est que le vaccin ne nécessite plus de réfrigération constante. C’est d’ailleurs le premier vaccin dont l’OMS autorise l’utilisation à température ambiante, jusqu’à 40 °C (104 °F) et ce pendant quatre jours. »

C’est ainsi que huit pays dont le Burkina Faso ont demandé des financements pour commencer à intégrer ce vaccin salvateur à leurs programmes nationaux de vaccination contre les maladies infantiles.
Parmi les 10 pays qui doivent encore mener des campagnes complètes, cinq sont prêts à le faire en 2016, soit à l’échelle nationale (République centrafricaine, Guinée-Bissau et Soudan du Sud) ou dans des zones à haut risque (République démocratique du Congo et Ouganda). Les cinq pays restants devraient mener des campagnes de vaccination massive dans des zones à haut risque en 2016-2017 (Burundi, Érythrée, Kenya, Rwanda et Tanzanie).

En rappel, la mise au point du vaccin MenAfriVac , fait suite à un appel des ministres africains de la Santé après l’une des pires épidémies de méningite jamais connue en Afrique .C’est ainsi que l’OMS et l’ONG PATH ont fondé en 2001 le Projet Vaccins, qui a dirigé pendant plus de quatorze ans le développement, l’homologation et l’introduction d’un nouveauvaccin contre la méningite A.

En 2008, Gavi, l’Alliance du Vaccin a soutenu la vaccination des populations à risque (âgées de 1-29 ans) dans les 26 pays de la ceinture de la méningite à travers des campagnes préventives. Depuis la première campagne, Gavi a alloué environ 367 millions de dollars à des programmes de financement des campagnes de vaccination et des réserves d’urgence.

C’est au Burkina Faso que le vaccin a été introduit pour la première fois en 2010. Depuis, 16 des 26 pays de la ceinture de la méningite (qui s’étend du Sénégal à l’Éthiopie) ont mené leurs premières campagnes de vaccination massive. Ainsi, plus de 235 millions d’enfants et de jeunes adultes (de 1 à 29 ans) ont été immunisés, et la méningite A est en passe d’être vaincue.

« Le déploiement du vaccin contre la méningite A a été une très belle réussite en Afrique subsaharienne », a déclaré Manuel Fontaine, directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et centrale. « À l’UNICEF, nous continuerons à travailler avec les autorités nationales, les professionnels de santé et les chefs traditionnels et religieux afin que les vaccins restent bien acceptés et couvrent toutes les communautés de la ceinture de la méningite. »

Même si ce projet pionnier a pris fin, les différents partenaires collaborent avec des responsables africains de la santé pour organiser les prochaines étapes de la lutte. Car Selon un modèle mathématique, les pays risquent de connaître de nouvelles épidémies d’ici quinze ans si aucun programme de vaccination n’est mis en place après ces campagnes ponctuelles.

« Notre franc succès contre la méningite A n’est en aucun cas permanent », a prévenu le docteur Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique. « Pour maintenir le niveau de protection actuel contre cette maladie, tous les pays à risque doivent achever leurs campagnes de vaccination et intégrer le vaccin à leurs programmes de vaccination systématique contre les maladies infantiles ».

« Le déploiement du vaccin contre la méningite A a été une très belle réussite en Afrique subsaharienne », a déclaré Manuel Fontaine, directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et centrale. « À l’UNICEF, nous continuerons à travailler avec les autorités nationales, les professionnels de santé et les chefs traditionnels et religieux afin que les vaccins restent bien acceptés et couvrent toutes les communautés de la ceinture de la méningite. »

Pour le docteur Chris Elias, président du Programme mondial de développement de la Fondation Bill & Melinda Gates, principal bailleur du projet, le succès du PVM démontre le potentiel des partenariats public-privé dans le développement des vaccins qui, une fois introduits, peuvent avoir un impact majeur dans la résolution des problèmes de santé publique. »

La victoire contre la méningite n’est qu’à une première étape car outre le maintien du niveau de protection contre la méningite A, les experts de santé publique vont désormais s’attaquer à d’autres souches de méningites à méningocoque tels que les sérogroupes W, X et C, qui entraînent eux aussi des épidémies dans les pays de la ceinture de la méningite
Avant l’introduction du MenAfriVac en 2010, la méningite A était la principale cause d’épidémies dans la ceinture de la méningite. Toutefois, selon les chercheurs, la méningite W a été détectée plus fréquemment entre 2010 et 2013, les cas de méningite C ont augmenté en nombre et géographiquement, avec une expansion rapide entre 2013 et 2015, et la présence de la méningite X se confirme toujours.

À propos de la méningite A et du MenAfriVac

Depuis un siècle, les épidémies de méningite à méningocoque A, infection bactérienne de la fine membrane recouvrant le cerveau et la moelle épinière, ont fait des ravages dans 26 pays d’Afrique subsaharienne, tuant et handicapant des jeunes chaque année. Cette maladie très redoutée sur le continent peut en quelques heures tuer ou provoquer de graves lésions cérébrales. Les épidémies se déclarent généralement en début d’année, lorsque des sables secs du Sahara sont emportés vers le sud.

Avant 2010, les épidémies étaient plus fréquentes et plus répandues en Afrique, et constituaient un lourd fardeau pour les individus, les familles et les systèmes de santé des pays de la ceinture de la méningite.

Fabriqué par le Serum Institute of India, le MenAfriVac constitue un progrès par rapport aux anciens vaccins polysaccharides, lesquels ne pouvaient être utilisés qu’après le début des épidémies, ne protégeaient pas les enfants et les nourrissons et ne fournissaient qu’une protection à court terme. MenAfriVac présente aussi l’avantage de renforcer les réponses immunitaires contre le tétanos, une maladie bactérienne douloureuse pouvant entraîner des contractions musculaires involontaires et des spasmes violents au point d’entraîner des fractures des os, voire la mort. Selon une étude récente, les cas de tétanos néonatal ont chuté de 25 % dans les pays qui ont vacciné contre la méningite A les individus âgés de 1 à 29 ans.

Fatouma

Queen Mafa

En buvant un ou deux verres de vin par jour, le risque d’affection cardiaque diminuerait de 20 à 30 %, selon une étude publiée en 2000 (1). De plus, l’éthanol contenu dans le vin augmente le « bon cholestérol », et les polyphénols empêchent le « mauvais cholestérol » de pénétrer dans la paroi artérielle. Ces derniers ont, de manière générale, des effets positifs sur plusieurs facteurs de risques de maladies cardiovasculaires.


En buvant un ou deux verres de vin par jour, le risque d’affection cardiaque diminuerait de 20 à 30 %, selon une étude publiée en 2000 (1). De plus, l’éthanol contenu dans le vin augmente le « bon cholestérol », et les polyphénols empêchent le « mauvais cholestérol » de pénétrer dans la paroi artérielle. Ces derniers ont, de manière générale, des effets positifs sur plusieurs facteurs de risques de maladies cardiovasculaires.

Il prévient le diabète de type II

Ce type de diabète se déclare à l’âge adulte et affecte 2,5 millions de personnes en France. Des études ont montré que les buveurs modérés développent moins de diabète de type II (2).

Le vin rouge aide à lutter contre les caries

Selon une étude publiée dans la revue scientifique Journal of Agricultural and Food Chemistry, le vin rouge protégerait des bactéries à l’origine des caries, gingivites ou du déchaussement des dents. Les polyphénols, antioxydants présents dans le raisin, seraient à l’origine de ce phénomène en ralentissant la formation de plaques dentaires.

C’est un antibiotique naturel

D’après une étude de l’université d’État de l’Oregon, le vin serait un antibiotique naturel capable de venir à bout des bactéries E. Coli et Salmonella. L’alcool rend perméable la paroi de la cellule bactérienne, et permet aux acides contenus dans le vin de pénétrer dans la bactérie et de la combattre.Lire la suite

Queen Mafa

Une étude internationale s’est penchée sur le mécanisme à l’origine de la maladie du « cœur brisé », une pathologie largement méconnue, qui peut pourtant se révéler mortelle, comme le soulignent les chercheurs.


Une étude internationale s’est penchée sur le mécanisme à l’origine de la maladie du « cœur brisé », une pathologie largement méconnue, qui peut pourtant se révéler mortelle, comme le soulignent les chercheurs.

La cardiomyopathie, de son nom scientifique, tuerait presque autant que les crises cardiaques. Derrière cette expression populaire, utilisée le plus souvent après une rupture amoureuse, se cache une véritable maladie. Diagnostiquée pour la première fois en 1990 par des médecins japonais, cette pathologie survient à la suite d’un stress émotionnel ou physique pouvant entraîne une défaillance cardiaque aigüe. Et Pourtant, elle reste encore souvent méconnue. Pour y remédier, une équipe de vingt-cinq scientifiques provenant de neuf pays dirigée par le docteur Christian Templin de l’Université de Zurich (Suisse) a analysé les données de 1.750 patients entre 1998 et 2014.

Les conclusions de l’étude, publiée début septembre dans la revue New England Journal of Medicine, ont démontré que le syndrome du « cœur brisé » (la cardiomyopathie, de son nom scientifique) est associé à un nombre de complications médicales et de décès beaucoup plus important qu’on ne l’imaginait. Le choc émotionnel suscité par une rupture amoureuse, la perte d’un être cher ou encore un conflit familial sont un élément déclencheur dans 27,7% des cas de cardiomyopathie. En revanche, les facteurs, telles qu’une insuffisance respiratoire aiguë ou une intervention chirurgicale récente, seraient responsables de 36% des cas de maladie de cœur brisé.

Une maladie qui tue autant que les crises cardiaques

Les chercheurs ont aussi découvert que plus de la moitié (55,8%) des patients victimes de cardiomyopathie ont des antécédents médicaux psychiatriques ou neurologiques. Du type épilepsie, traumatisme crânien ou accident vasculaire cérébral (AVC), contre seulement 25,7% chez les personnes ayant subi un infarctus du myocarde. En outre, les scientifiques ont établi que le taux de mortalité de la maladie du cœur brisé (3,7%) était presque aussi élevée que celles des crises cardiaques (5,3%). « Il est (donc) possible que ce trouble soit considérablement sous-diagnostiquée ». Autre découverte, ce syndrome toucherait principalement les femmes ménopausées. Cependant, les scientifiques sont encore incapables d’expliquer pourquoi.

Ce syndrome se déclenche par une contraction temporaire des petits vaisseaux qui se trouvent dans le muscle cardiaque, causant une baisse de la circulation sanguine, puis la défaillance de l’organe dans certains cas. Lors de sa phase aigüe, les symptômes sont quasi identiques à ceux d’une d’un infarctus du myocarde (que l’on nomme plus couramment crise cardiaque). De violentes douleurs thoraciques (du moins, dans la majorité des cas), suivie d’un essoufflement (dans presque la moitié des cas), puis, plus rarement, d’une syncope.

Aucun traitement efficace n’est disponible

Les scientifiques espèrent que leurs travaux permettront aux médecins de ne pas sous-évaluer la gravité de cette maladie, en assurant un meilleur suivi des patients pour traiter d’éventuelles complications. À l’heure actuelle, aucun traitement n’est disponible pour traiter le syndrome du cœur brisé. La plupart du temps, les patients se voient prescrire des « bêtabloquants » qui ont pour effet d’inhiber l’angiotensine II, l’hormone qui augmente la pression artérielle. Mais le traitement ne s’avère pas très efficace, étant donné que 20% des personnes souffrant de cardiomyopathie s’en étaient déjà vu prescrire.Lire la suite