mardi 22 septembre, 2020.

Le vin: un remède pour le coeur?

En buvant un ou deux verres de vin par jour, le risque d’affection cardiaque diminuerait de 20 à 30 %, selon une étude publiée en 2000 (1). De plus, l’éthanol contenu dans le vin augmente le « bon cholestérol », et les polyphénols empêchent le « mauvais cholestérol » de pénétrer dans la paroi artérielle. Ces derniers ont, de manière générale, des effets positifs sur plusieurs facteurs de risques de maladies cardiovasculaires.


En buvant un ou deux verres de vin par jour, le risque d’affection cardiaque diminuerait de 20 à 30 %, selon une étude publiée en 2000 (1). De plus, l’éthanol contenu dans le vin augmente le « bon cholestérol », et les polyphénols empêchent le « mauvais cholestérol » de pénétrer dans la paroi artérielle. Ces derniers ont, de manière générale, des effets positifs sur plusieurs facteurs de risques de maladies cardiovasculaires.

Il prévient le diabète de type II

Ce type de diabète se déclare à l’âge adulte et affecte 2,5 millions de personnes en France. Des études ont montré que les buveurs modérés développent moins de diabète de type II (2).

Le vin rouge aide à lutter contre les caries

Selon une étude publiée dans la revue scientifique Journal of Agricultural and Food Chemistry, le vin rouge protégerait des bactéries à l’origine des caries, gingivites ou du déchaussement des dents. Les polyphénols, antioxydants présents dans le raisin, seraient à l’origine de ce phénomène en ralentissant la formation de plaques dentaires.

C’est un antibiotique naturel

D’après une étude de l’université d’État de l’Oregon, le vin serait un antibiotique naturel capable de venir à bout des bactéries E. Coli et Salmonella. L’alcool rend perméable la paroi de la cellule bactérienne, et permet aux acides contenus dans le vin de pénétrer dans la bactérie et de la combattre.Lire la suite

Syndrome du coeur brisé : une vraie maladie, méconnue et pourtant mortelle

Une étude internationale s’est penchée sur le mécanisme à l’origine de la maladie du « cœur brisé », une pathologie largement méconnue, qui peut pourtant se révéler mortelle, comme le soulignent les chercheurs.


Une étude internationale s’est penchée sur le mécanisme à l’origine de la maladie du « cœur brisé », une pathologie largement méconnue, qui peut pourtant se révéler mortelle, comme le soulignent les chercheurs.

La cardiomyopathie, de son nom scientifique, tuerait presque autant que les crises cardiaques. Derrière cette expression populaire, utilisée le plus souvent après une rupture amoureuse, se cache une véritable maladie. Diagnostiquée pour la première fois en 1990 par des médecins japonais, cette pathologie survient à la suite d’un stress émotionnel ou physique pouvant entraîne une défaillance cardiaque aigüe. Et Pourtant, elle reste encore souvent méconnue. Pour y remédier, une équipe de vingt-cinq scientifiques provenant de neuf pays dirigée par le docteur Christian Templin de l’Université de Zurich (Suisse) a analysé les données de 1.750 patients entre 1998 et 2014.

Les conclusions de l’étude, publiée début septembre dans la revue New England Journal of Medicine, ont démontré que le syndrome du « cœur brisé » (la cardiomyopathie, de son nom scientifique) est associé à un nombre de complications médicales et de décès beaucoup plus important qu’on ne l’imaginait. Le choc émotionnel suscité par une rupture amoureuse, la perte d’un être cher ou encore un conflit familial sont un élément déclencheur dans 27,7% des cas de cardiomyopathie. En revanche, les facteurs, telles qu’une insuffisance respiratoire aiguë ou une intervention chirurgicale récente, seraient responsables de 36% des cas de maladie de cœur brisé.

Une maladie qui tue autant que les crises cardiaques

Les chercheurs ont aussi découvert que plus de la moitié (55,8%) des patients victimes de cardiomyopathie ont des antécédents médicaux psychiatriques ou neurologiques. Du type épilepsie, traumatisme crânien ou accident vasculaire cérébral (AVC), contre seulement 25,7% chez les personnes ayant subi un infarctus du myocarde. En outre, les scientifiques ont établi que le taux de mortalité de la maladie du cœur brisé (3,7%) était presque aussi élevée que celles des crises cardiaques (5,3%). « Il est (donc) possible que ce trouble soit considérablement sous-diagnostiquée ». Autre découverte, ce syndrome toucherait principalement les femmes ménopausées. Cependant, les scientifiques sont encore incapables d’expliquer pourquoi.

Ce syndrome se déclenche par une contraction temporaire des petits vaisseaux qui se trouvent dans le muscle cardiaque, causant une baisse de la circulation sanguine, puis la défaillance de l’organe dans certains cas. Lors de sa phase aigüe, les symptômes sont quasi identiques à ceux d’une d’un infarctus du myocarde (que l’on nomme plus couramment crise cardiaque). De violentes douleurs thoraciques (du moins, dans la majorité des cas), suivie d’un essoufflement (dans presque la moitié des cas), puis, plus rarement, d’une syncope.

Aucun traitement efficace n’est disponible

Les scientifiques espèrent que leurs travaux permettront aux médecins de ne pas sous-évaluer la gravité de cette maladie, en assurant un meilleur suivi des patients pour traiter d’éventuelles complications. À l’heure actuelle, aucun traitement n’est disponible pour traiter le syndrome du cœur brisé. La plupart du temps, les patients se voient prescrire des « bêtabloquants » qui ont pour effet d’inhiber l’angiotensine II, l’hormone qui augmente la pression artérielle. Mais le traitement ne s’avère pas très efficace, étant donné que 20% des personnes souffrant de cardiomyopathie s’en étaient déjà vu prescrire.Lire la suite