samedi 4 juillet, 2020.

Santé sexuelle : les futurs élus locaux interpelés

La santé sexuelle et reproductive ainsi que la planification familiale ont des avantages  multiples.  Entre autres, la prévention des  grossesses précoces, non- désirées ou rapprochées,  la réduction  des  avortements clandestins ainsi que celle de la  mortalité infantile, le développement socio- économique. Il est donc nécessaire d’interpeller tous les acteurs notamment  les élus locaux sur le phénomène notamment à la veille des élections municipales. C’est dans cette optique que  l’  ABBEF  ainsi que 6 autres structures ont procédé  à un affichage des panneaux à Ouagadougou le vendredi 20 mai 2016.


La santé sexuelle et reproductive ainsi que la planification familiale ont des avantages  multiples.  Entre autres, la prévention des  grossesses précoces, non- désirées ou rapprochées,  la réduction  des  avortements clandestins ainsi que celle de la  mortalité infantile, le développement socio- économique. Il est donc nécessaire d’interpeller tous les acteurs notamment  les élus locaux sur le phénomène notamment à la veille des élections municipales. C’est dans cette optique que  l’  ABBEF  ainsi que 6 autres structures ont procédé  à un affichage des panneaux à Ouagadougou le vendredi 20 mai 2016.

 Depuis le 15 janvier 2016, sept structures intervenant dans le domaine de la santé de la reproduction et  la planification familiale  mènent une campagne de communication dénommée «  un million de voix pour la santé sexuelle  et de la reproduction ».

L’objectif général de cette campagne de communication est de renforcer la prise de conscience et l’engagement des jeunes et des leaders politiques par rapport à l’importance de l’accès  des jeunes aux services et soins de santé sexuelle et reproductive et à la planification familiale à travers une prise en compte effective de ces questions parmi les priorités.

Quatre structures  (l’ABBEF, l’AJC/PD, l’ABBF, le RAJS, l’APAC /BF, l’URCB, l’AFJ /BF  et SOS/JD) partenaires « Voix pour la santé  » de l’ONG PP Global ont officiellement procédé à l’affichage d’un panneau aux alentours de l’aéroport de Ouagadougou.

Pour le directeur exécutif de l’ABBEF Boureihiman Ouedraogo «  ces affiches fixées en marge de la campagne pour les élections municipales vise à interpeller les populations ainsi que les autorités locales sur les défis de la santé  sexuelle de la reproduction et de la planification familiale en particulier ».

De grands panneaux avec des messages d’interpellation ont été fixés  dans les artères de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso pour une durée d’au moins un mois. On en dénombre 11 panneaux (8 à Ouagadougou et 3 à Bobo) et quatre tri-visions (Ouagadougou).

Sur ces panneaux, on peut y  lire 3 messages essentiels qui interpellent plus d’un : « Investir dans l’éducation sexuelle des adolescents et des jeunes, c’est construire une jeunesse épanouie »,  « la PF est un moyen sur de développement local durable. Ma commune s’engage », « Élus locaux, faites de la PF une priorité dans vos plans locaux de développement pour le bien être de vos communautés ».

 Bilan  de la campagne à mis parcours : un succès !

Plus de 5 mois après le lancement de cette campagne de communication, le bilan a mis parcours   la campagne affiche un satisfécit, foi du directeur exécutif de l’ABBEF Boureihiman Ouedraogo.

«  Les activités ont pu se tenir et nous avons reçu des échos  de la part des partenaire au niveau national et international. On peut aussi noter  l’engagement de plusieurs personnes à  faire de la santé sexuelle et reproductive ainsi que la planification familiale une priorité. Nous pensons que cette campagne a beaucoup influencé les 101 engagements du premier ministre dans le domaine de la santé et cela doit se poursuivre au niveau des élus locaux qui sont nos cibles primaires », a expliqué M.Ouédraogo.

Lala Dera/Kaboré

Gratuité des soins : le bal des faux malades

Depuis l’annonce de la gratuité des soins au profit d’une catégorie de femme et des enfants de moins de 5 ans, les formations sanitaires semblent débordées de malades mais aussi de faux malades…. Constat au Centre de santé et de promotion sociale(CSPS) de l’ex secteur 20.


Depuis l’annonce de la gratuité des soins au profit d’une catégorie de femme et des enfants de moins de 5 ans, les formations sanitaires semblent débordées de malades mais aussi de faux malades…. Constat au Centre de santé et de promotion sociale(CSPS) de l’ex secteur 20.

Une longue file de femmes avec des enfants au dos est dressée devant le dépôt pharmaceutique. La maternité est bondée de femmes enceintes où chacune attend impatiemment son tour d’être reçu par le maïeuticien. De l’autre côté, ce sont des cris des enfants qui se font entendre.  C’est sous ce visage que le CSPS de l’ex secteur 20 se présentait lorsque nous nous sommes rendus pour observer de visu l’effectivité de la gratuité des soins, le 25 avril dernier. Une affluence qui frappe à vue d’œil même pour celui qui s’y trouve pour la première fois.

Selon le maïeuticien, Fulbert Sawadogo, depuis la mise en œuvre effective de cette stratégie, les femmes ne font que des va-et-vient entre leur domicile et le centre de santé. « On ne parle plus d’affluence mais  plutôt de la mauvaise foi de certains patients », a-t-il déploré avec un air très épuisé.

Ils viennent parce qu’ils ont entendu que c’est gratuit

 Et de poursuivre avec le même ton, qu’il y a trop de faux malades qui fourmillent actuellement les centres de santé. « Des malades qui viennent par plaisir. Ils viennent parce qu’ils ont entendu que c’est gratuit. Pour un moindre « bobo », ils sont là », a-t-il regretté. A titre d’exemple, l’agent de santé a pris l’exemple d’une dame qui a passé toute une journée a défilé avec plus de 5 enfants différents disant qu’ils étaient malades.

 Un autre cas choquant c’est l’exemple de cette femme qui se faisait passer pour une femme enceinte afin de bénéficier gratuitement de certains produits. Et lorsqu’on lui demande d’apporter les urines pour des examens, la dame eue encore la folle idée de solliciter les urines d’une « vrai  femme enceinte » pour tromper la vigilance des agents de santé.

 Une  autre femme se serait présentée avec son fils soit disant qu’il bâillait depuis le matin alors que l’enfant ne souffrait d’aucun mal. « Il y a tellement d’histoire et de banalité autour de cette gratuité qu’on ne saurait les relater ici », a laissé entendre un autre agent de santé. Ces comportement des populations, selon Fulbert Sawadogo nuisent aux  vrais malades.

 

 Des comportements qui nuisent aux vrais malades

La première responsable du centre, Dr Emmanuelle Simporé/Ouédraogo, souligne également l’incivisme de certains riverains. « Au-delà même des maladies bénignes (superficielles) qui nous sont présentées, les agents ont été victimes d’agression verbale de la part de la population », a-t-elle souligné.  Pour résoudre cette incompréhension entre les agents de santé et la communauté, elle a dû tenir une assemblée générale qui a permis de réduire considérablement    les situations conflictuelles                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         Malgré les difficultés, le médecin-chef se réjouit de la fréquentation du centre surtout la maternité ou elle a augmenté et même doublé. Du coup,  affirme Dr Simporé, « elle a permis de résoudre un peu les problèmes comme les accouchements à domicile qui entraînent souvent des décès 

Issa KARAMBIRI

A lire aussi :

Quelques chiffres statistiques du CSPS de l’ex secteur 20 avant après   la gratuité des soins

Pour le mois de mars 2016

Consultations des enfants de moins de 5ans : 800

Consultations prénatales : 479

Accouchements : 64

Début de la gratuité des soins

Du 02 au 25 avril 2016

Consultation des enfants de moins de 5ans : 1379

Consultation prénatale : 402

Accouchement : 96

Maladie du sommeil : de nombreux porteurs sains

L’homme peut vivre pendant de très longues années avec des parasites de la maladie du sommeil, du chagas, des leishmanioses avant de tomber malade ou de s’en débarrasser. C’est ce que révèle une étude menée par  des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement(IRD) et du Cirad .


L’homme peut vivre pendant de très longues années avec des parasites de la maladie du sommeil, du chagas, des leishmanioses avant de tomber malade ou de s’en débarrasser. C’est ce que révèle une étude menée par  des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement(IRD) et du Cirad .

La Trypanotolérance  est un phénomène intégré depuis de longue date chez les animaux pour prévenir la maladie dans les élevages en Afrique, en sélectionnant les animaux les plus tolérants. Mais chez les humains, ce phénomène est peu connu et étudié. Les scientifiques ont, à travers une vaste étude de synthèse mis en évidence l’existence de très nombreux « porteurs sains » parmi les personnes contaminées. Pour ces chercheurs, ce phénomène pourrait être en réalité la règle et non l’exception, comme ils le pensaient.

« Cette tolérance aux parasites serait en partie due aux mutations de l’ADN chez les populations exposées ».Les chercheurs ont noté que pour la maladie du sommeil en particulier, certaines populations habitant dans les zones d’endémie en Afrique auraient développé une tolérance au parasite trypanosoma brucei gambiense. Quant à la maladie de chagas et des leishmanioses pour lesquelles cette tolérance est connue et répandue, l’étude des chercheurs a indiqué que la résistance ou la sensibilité de l’homme à ces infections dépendent aussi de facteurs génétiques.

Une aubaine ou un frein à l’élimination des maladies ?

D’après les chercheurs, les porteurs sains sont capables,  suite à une piqûre par un insecte vecteur (la mouche tsé-tsé pour la maladie du sommeil) de réduire la prolifération des parasites dans leur organisme et de contrôler leurs effets pathologiques pendant plusieurs dizaines d’années. Cependant, certaines personnes contaminées qui s’ignorent, échappent aux dispositifs de santé publique et pourraient maintenir un réservoir naturel  de ces maladies, surtout dans les zones où le vecteur n’est pas éliminé.

Les parasites de la famille des trypanosomatidés sont pour la plupart transmis par des insectes, comme des punaises ou les mouches tsé-tsé. Ces insectes infectent différents mammifères, dont les animaux sauvages, domestiques et les hommes. Chez les humains, ils provoquent la maladie du sommeil (Trypanosomiase africaine), la maladie de chagas (Trypanosomiase américaine) et les leishmanioses en zones tropicales et méditerranéennes.

Ces maladies se manifestent principalement par la fièvre, avec parfois des complications sévères telles que des lésions cérébrales entraînant des troubles du sommeil, des fonctions motrices, des insuffisances cardiaques ou la mort. Elles restent un problème de santé publique et un fardeau économiques importants dans bon nombre de pays, en particuliers les plus pauvres.

                                                                                            Issa KARAMBIRI

En savoir plus

Riz enrichi: un danger pour les enfants

Une vaste étude menée auprès de 10 000 enfants au Cambodge a révélé que la consommation du riz enrichi avec des vitamines et minéraux multiplie par deux le risque d’infection par un petit ver intestinal.


Une vaste étude menée auprès de 10 000 enfants au Cambodge a révélé que la consommation du riz enrichi avec des vitamines et minéraux multiplie par deux le risque d’infection par un petit ver intestinal.

Une équipe de recherche dirigée par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) a mis  en cause le type de fer utilisé dans le riz enrichi. Les chercheurs ont montré que son absorption par les enfants serait insuffisante.

L’expérience au Cambodge

  Selon les résultats d’essai sur le riz au Cambodge, la consommation de riz enrichi, ou « fortifié », en fer augmente le risque d’infection parasitaire chez les enfants. Entre décembre 2012 et juillet 2013, l’équipe de recherche internationale, dirigée par l’IRD, a suivi près de 10 000 enfants dans des écoles primaires cambodgiennes, recevant des repas quotidiens à base de riz fortifié via le Programme Alimentaire Mondial (PAM). La supplémentassions des aliments en vitamines et minéraux est de plus en plus courante dans les pays où l’alimentation est insuffisante en ces nutriments, comme au Cambodge, afin d’améliorer le statut nutritionnel et le développement cognitif des enfants.

Le fer, un nutriment « à double tranchant »

Six fois par semaine, pendant ces six mois, les enfants ont reçu soit du riz blanc ordinaire (placebo), soit l’un des trois types de riz enrichi en vitamines (vitamine A, vitamine B12, vitamine B9) et minéraux (fer, zinc), administrés de manière classique dans le cadre des programmes alimentaires. En parallèle, avant, pendant et après l’essai, les chercheurs ont suivi la prévalence chez les enfants de l’infection due à un petit ver intestinal, du nom d’ankylostome. En six mois, la proportion d’enfants infectés a doublé chez ceux ayant consommé l’un des trois types de riz fortifié, passant de 12 % à entre 16 et 24 % d’entre eux. Un phénomène qui serait dû à une mauvaise absorption du type de fer utilisé pour la fortification du riz d’après l’équipe de recherche. De fait, le fer demeurant dans le tube digestif bénéficierait alors au parasite !

De petits vers, de grands maux !

 Les ankylostomes, transmis par le sol et l’alimentation, affectent près de 700 millions de personnes dans le monde, plus particulièrement les enfants dans les pays en voie de développement. À l’état de larves, ces petits vers vivent dans le sol. Ils pénètrent leur hôte par la peau des pieds et voyagent via la circulation sanguine jusqu’à son intestin, provoquant des pertes de sang et de fer par les selles. Les enfants infectés souffrent en général d’un retard de croissance, d’une altération du développement cognitif et de difficultés d’apprentissage. Les personnes contaminées présentent également de graves problèmes d’anémie. Au Cambodge, l’Enquête démographique et de santé nationale a montré en 2014 que la moitié des enfants de moins de cinq ans et 40 % des femmes en âge de procréer étaient anémiques.

L’anémie, un problème de santé publique

L’anémie, c’est-à-dire le manque de globules rouges dans le sang, est un problème de santé publique majeur dans le monde, avec des milliards de femmes et d’enfants affectés, en particulier en Asie et au Cambodge. Elle est le  plus souvent causée par une carence en fer, la plus répandue des carences alimentaires qui touche plus d’un milliard de personnes dans le monde d’après l’OMS. Certaines formes de fer sont mieux absorbés que d’autres, et certains aliments favorisent ou inhibent son absorption. Les sources de perte en fer sont multiples, notamment l’infection parasitaire due aux vers intestinaux appelés ankylostomes, très fréquente dans les pays tropicaux.

Riz enrichi: un danger pour les enfants

Une vaste étude menée auprès de 10 000 enfants au Cambodge a révélé que la consommation du riz enrichi avec des vitamines et minéraux multiplie par deux le risque d’infection par un petit ver intestinal.


Une vaste étude menée auprès de 10 000 enfants au Cambodge a révélé que la consommation du riz enrichi avec des vitamines et minéraux multiplie par deux le risque d’infection par un petit ver intestinal.

Une équipe de recherche dirigée par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) a mis  en cause le type de fer utilisé dans le riz enrichi. Les chercheurs ont montré que son absorption par les enfants serait insuffisante.

L’expérience au Cambodge

  Selon les résultats d’essai sur le riz au Cambodge, la consommation de riz enrichi, ou « fortifié », en fer augmente le risque d’infection parasitaire chez les enfants. Entre décembre 2012 et juillet 2013, l’équipe de recherche internationale, dirigée par l’IRD, a suivi près de 10 000 enfants dans des écoles primaires cambodgiennes, recevant des repas quotidiens à base de riz fortifié via le Programme Alimentaire Mondial (PAM). La supplémentassions des aliments en vitamines et minéraux est de plus en plus courante dans les pays où l’alimentation est insuffisante en ces nutriments, comme au Cambodge, afin d’améliorer le statut nutritionnel et le développement cognitif des enfants.

Le fer, un nutriment « à double tranchant »

Six fois par semaine, pendant ces six mois, les enfants ont reçu soit du riz blanc ordinaire (placebo), soit l’un des trois types de riz enrichi en vitamines (vitamine A, vitamine B12, vitamine B9) et minéraux (fer, zinc), administrés de manière classique dans le cadre des programmes alimentaires. En parallèle, avant, pendant et après l’essai, les chercheurs ont suivi la prévalence chez les enfants de l’infection due à un petit ver intestinal, du nom d’ankylostome. En six mois, la proportion d’enfants infectés a doublé chez ceux ayant consommé l’un des trois types de riz fortifié, passant de 12 % à entre 16 et 24 % d’entre eux. Un phénomène qui serait dû à une mauvaise absorption du type de fer utilisé pour la fortification du riz d’après l’équipe de recherche. De fait, le fer demeurant dans le tube digestif bénéficierait alors au parasite !

De petits vers, de grands maux !

 Les ankylostomes, transmis par le sol et l’alimentation, affectent près de 700 millions de personnes dans le monde, plus particulièrement les enfants dans les pays en voie de développement. À l’état de larves, ces petits vers vivent dans le sol. Ils pénètrent leur hôte par la peau des pieds et voyagent via la circulation sanguine jusqu’à son intestin, provoquant des pertes de sang et de fer par les selles. Les enfants infectés souffrent en général d’un retard de croissance, d’une altération du développement cognitif et de difficultés d’apprentissage. Les personnes contaminées présentent également de graves problèmes d’anémie. Au Cambodge, l’Enquête démographique et de santé nationale a montré en 2014 que la moitié des enfants de moins de cinq ans et 40 % des femmes en âge de procréer étaient anémiques.

L’anémie, un problème de santé publique

L’anémie, c’est-à-dire le manque de globules rouges dans le sang, est un problème de santé publique majeur dans le monde, avec des milliards de femmes et d’enfants affectés, en particulier en Asie et au Cambodge. Elle est le  plus souvent causée par une carence en fer, la plus répandue des carences alimentaires qui touche plus d’un milliard de personnes dans le monde d’après l’OMS. Certaines formes de fer sont mieux absorbés que d’autres, et certains aliments favorisent ou inhibent son absorption. Les sources de perte en fer sont multiples, notamment l’infection parasitaire due aux vers intestinaux appelés ankylostomes, très fréquente dans les pays tropicaux.

Paludisme : des vecteurs communs aux grands singes et à l’homme

Des chercheurs de l’IRD, du CNRS et du Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF – Gabon) ont mené une vaste étude entomologique au cœur des forêts gabonaises. Leur objectif : identifier les espèces de moustiques impliquées dans la transmission du paludisme chez les grands singes d’Afrique centrale. Les scientifiques ont ainsi identifié trois moustiques vecteurs piquant à la fois les gorilles et les chimpanzés, mais aussi l’homme. Ces travaux, publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences le 11 avril 2016, confirment que des transferts de la maladie d’une espèce à l’autre sont possibles.


Des chercheurs de l’IRD, du CNRS et du Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF – Gabon) ont mené une vaste étude entomologique au cœur des forêts gabonaises. Leur objectif : identifier les espèces de moustiques impliquées dans la transmission du paludisme chez les grands singes d’Afrique centrale. Les scientifiques ont ainsi identifié trois moustiques vecteurs piquant à la fois les gorilles et les chimpanzés, mais aussi l’homme. Ces travaux, publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences le 11 avril 2016, confirment que des transferts de la maladie d’une espèce à l’autre sont possibles.

De récentes études ont montré que ce sont les grands singes qui ont transmis les parasites responsables du paludisme à l’homme il y a des milliers d’années, par l’intermédiaire des moustiques anophèles. De tels transferts sont-ils encore possibles aujourd’hui ? Quelles espèces de moustiques vecteurs pourraient permettre ce passage ?

  • Les vecteurs chez les grands singes identifiés

Pour le savoir, des chercheurs de l’IRD, du CIRMF et du CNRS ont passé au crible les populations d’anophèles présentes dans les forêts d’Afrique centrale et susceptibles de véhiculer la maladie chez les grands singes. Plus d’un an d’échantillonnage au Gabon leur a permis de collecter plus de 2 400 femelles anophèles appartenant à 18 espèces différentes. Les analyses moléculaires montrent la présence de parasites simiens dans le corps et les glandes salivaires de trois d’entre elles : Anopheles vinckei, Anopheles moucheti et Anopheles marshallii. La première, Anopheles vinckei, présente le nombre le plus élevé d’individus infectés : elle s’avère être le vecteur majeur. Le taux d’infection des moustiques dépend aussi de la hauteur des captures sous la canopée, correspondant aux différentes hauteurs où les singes établissent leurs nids pour dormir, et de facteurs saisonniers, avec un pic lors de la saison des pluies.

  • Des vecteurs communs aux grands singes et à l’homme

Autre découverte : les trois espèces de vecteurs identifiées transmettent à la fois les parasites des chimpanzés et ceux des gorilles. Ce résultat démontre que les moustiques n’ont pas de préférence pour un hôte en particulier, contrairement à l’hypothèse qui restait posée jusque-là. Les chercheurs ont également observé la propension de ces trois espèces de moustiques à piquer les humains lorsque ces derniers s’aventurent en forêt.

  • Une barrière génétique poreuse

Ces moustiques, prompts à piquer et les humains et les grands singes, peuvent-ils jouer le rôle de « pont » entre espèces hôtes ? Normalement, une sorte de « barrière » génétique existe : les différentes espèces de parasites Plasmodium restent spécifiques à un hôte déterminé. Mais, sous certaines conditions, cette barrière peut s’avérer poreuse. Dans les cas de bonobos ou de chimpanzés infectés par Plasmodium falciparum, supposé spécifique à l’homme, de tels transferts se sont avérés  possibles. A ce jour, seuls les transferts homme – singe ont pu être mis en évidence.

L’existence d’un réservoir naturel remet en question les perspectives d’éradication de la maladie chez l’homme, qui fait encore près de 440 000 victimes dans le monde chaque année. Inversement, des transferts de l’homme vers les grands singes mettent aussi en danger nos proches cousins, déjà fortement menacés d’extinction.

SOURCE: IRD : http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/cp-2016/paludisme-des-vecteurs-communs-aux-grands-singes-et-a-l-homme

A voir aussi:

Vidéo en ligne Paludisme : « Enquête en forêt gabonaise »
www.ird.fr/la-mediatheque/videos-en-ligne-canal-ird/paludisme-enquete-en-foret-gabonaise

Gratuité des soins: un échec programmé, selon l’anthropologue, Seydou Drabo

Le gouvernement du Burkina Faso a décidé de la gratuité des soins de santé au des enfants de 0 à 5 ans et des femmes enceintes. Cette décision est déjà en vigueur depuis le 2 avril dernier. Sur la question, Seydou Drabo doctorant en anthropologie de la santé est très sceptique quant à la mise en œuvre concrète de cette volonté gouvernementale.


Le gouvernement du Burkina Faso a décidé de la gratuité des soins de santé au des enfants de 0 à 5 ans et des femmes enceintes. Cette décision est déjà en vigueur depuis le 2 avril dernier. Sur la question, Seydou Drabo doctorant en anthropologie de la santé est très sceptique quant à la mise en œuvre concrète de cette volonté gouvernementale.

De prime abord le chercheur avoue que toute action de gratuité entreprise dans un pays comme le Burkina Faso où la majorité de la population est pauvre est la bienvenue. Pour lui, faciliter l’accès à la santé est une très bonne initiative prise par les nouvelles autorités. C’est pourquoi la décision de la gratuité des soins de santé qui vient à peine de débuter est saluée de part et d’autre. « Le principe du système de santé c’est de permettre aux pauvres d’accéder aux soins, notamment les couches vulnérables qui sont les femmes et les enfants», explique-t-il. Cependant, notre chercheur émet beaucoup de doutes sur la réussite d’une telle politique : « Je suis très sceptique par rapport à la faisabilité de cette décision gouvernementale. Ça ressemble plutôt à une mesure populiste des autorités actuelles pour encore berner nos populations ». En effet, il explique sa position en se référant aux actions similaires qui ont été posées de par le passé, quand bien même il y a eu un changement à la tête de l’Etat.

« Avant cela, il y a eu la politique de l’exemption pour les pauvres. Cela n’a apporté aucun résultat probant en matière de soutien des populations dans la quête de leur santé. Après, il y a eu la politique des subventions où l’accouchement était subventionné à 3600F CFA dans les grands centres de santé et 900 FCFA en milieu rural. La césarienne à 11000 FCFA. Mais, sur le terrain nous n’avons constaté que des échecs », confie l’anthropologue.  Les raisons de ces échecs ne sont pas imputables aux populations qui honoraient toujours leur engagement, poursuit-il, mais à l’autorité parce que le système de santé n’arrivait pas à répondre aux besoins. Les kits étaient, la plupart du temps manquants. Et, en ce moment  les populations se trouvaient dans l’obligation d’acheter les produits sans accompagnement. « Lorsque vous vous trouvez dans un système de santé qui est très faible, quelque que soit la politique qui sera adoptée rien ne va marcher », admet le scientifique et d’ajouter « On a dit gratuité de la césarienne. Souvent après l’opération, il y a des femmes qui se trouvent confrontées à d’autres difficultés, en ce moment elles sont transférées dans des unités de soin ne faisant pas partie du service de la maternité. Et là c’est la désillusion», fait-il observer.

Le gouvernement a mis l’accent sur l’accès à la santé et non sur l’offre

 Selon ce dernier, plusieurs incompréhensions sont liées à cette action de l’État qui devrait d’ailleurs dans la pratique, soulager plus d’uns. Poursuivant sa critique, notre interlocuteur indique que le gouvernement a mis l’accent sur l’accès à la santé et non sur l’offre. « L’agent de santé a besoin d’un minimum. Il faut également des motivations incitatives à leur endroit car ils feront davantage face à un nombre croissant de patients. », Soutient le doctorant. Pour lui, quand on parle de la santé maternelle, ce n’est pas seulement des décisions politiques qui peuvent résoudre le problème. Mais plutôt un regard pluridisciplinaire et une concertation de tous les acteurs à la base devrait être fait avant l’application effective de cette politique. Aussi, selon l’anthropologue, les autorités devraient communiquer énormément sur la question avant sa mise en œuvre effective. Et, de conclure dans un esprit pessimiste que nonobstant la volonté du gouvernement d’alléger les charges des populations, la politique de la gratuité des soins de santé telle que amorcée,  est vouée à l’échec.

Ismaël Lompo

Vasalgel : un contraceptif masculin prévu pour 2018

Un nouveau contraceptif masculin sortirait en 2018. Son nom : Vasalgel, un gel bloquant les spermatozoïdes et rendant l’homme infertile… pour un temps.


Un nouveau contraceptif masculin sortirait en 2018. Son nom : Vasalgel, un gel bloquant les spermatozoïdes et rendant l’homme infertile… pour un temps.

Vasalgel : une substance chimique qui empêcherait les spermatozoïdes de bouger

Une injection de ce contraceptif dans le pénis, et les spermatozoïdes seraient bloqués. Le gel contiendrait en effet une substance chimique capable de modifier la membrane des spermatozoïdes, les empêchant ainsi de se déplacer pour atteindre l’ovule.

Grâce à une deuxième injection de Vasalgel, l’homme serait de nouveau en mesure de procréer.

À l’origine de ce contraceptif masculin : la Parsemus Foundation, une ONG américaine.

Vasalgel : des tests sur les animaux concluants

La société a réalisé des tests sur des babouin et sur des lapins et résultat : sur trois babouins et douze lapins, un seul lapin est redevenu fertile au bout d’un an.

Puis, sept lapins ont pu de nouveau procréer après 1 an. Mais les spécialistes ignorent encore pendant combien de temps ce gel pourra être efficace sur l’Homme.

Vasalgel, pas plus cher que le stérilet

Les premiers tests sur l’humain devraient avoir lieu dès 2016 pour une commercialisation en 2018.

Côté prix, le gel ne devrait pas dépasser le coût des contraceptions féminines de long terme (implant, stérilet ).

Source: top santé

Gratuité des soins : le ministre donneles conditions

Le ministre de la santé, Smaïla Ouédraogo a annoncé au cours d’un point de presse que les enfants dont l’âge est compris entre 0 à 5 ans, et la femme enceinte vivant avec une fistule obstétricale ainsi que celles âgées d’au moins 20 ans auront droit à une couverture gratuite de soins de santé. C’était dans la soirée du 31 mars 2016, dans l’enceinte dudit ministère.


 

Le ministre de la santé, Smaïla Ouédraogo a annoncé au cours d’un point de presse que les enfants dont l’âge est compris entre 0 à 5 ans, et la femme enceinte vivant avec une fistule obstétricale ainsi que celles âgées d’au moins 20 ans auront droit à une couverture gratuite de soins de santé. C’était dans la soirée du 31 mars 2016, dans l’enceinte dudit ministère.

Le gouvernement est résolument engagé à réduire la mortalité maternelle et infantile au Burkina Faso. C’est ce qui ressort de la déclaration du ministre de la Santé, Smaïla Ouédraogo, lors de sa première rencontre avec les journalistes. En effet, à sa séance du 16 mars 2016, le conseil des ministres a adopté le chronogramme de mise en œuvre des mesures pour renforcer l’assise communautaire du système de santé. Et faciliter l’accessibilité financière des soins au profit des enfants de moins de 5 ans et de la femme.

Selon le conférencier du jour, la mise en place effective des mesures de gratuité des soins se fera de façon progressive jusqu’à couvrir l’ensemble du pays. D’ores et déjà, trois régions du Burkina sont concernées, à savoir : le Centre, les Hauts-Bassins et le sahel. Il a en outre annoncé que cette phase sera mise en œuvre de façon graduelle. « Nous allons commencer en Avril dans les CSPS, CM et CMA et dès le mois de mai nous commencerons à intégrer les hôpitaux de ces trois régions. Et à partir de juin, nous entendons étendre les mesures à l’échelle nationale bien attendu après une évaluation et un bilan critique » a-t-il déclaré.

Le public cible

Sont concernées par ces mesures, les enfants entre 0 et 5 ans ; les femmes enceintes ; la femme vivant avec une fistule obstétricale et les femmes âgées d’au moins 20 ans. Et M. Ouédraogo de cibler un certain nombre de maladies qui constituent plus de 80% des causes de décès de la femme enceinte et de l’enfant de moins de 5 ans.

Les enfants de moins de 5 ans pourront bénéficier de la gratuité des consultations en cas de paludisme, diarrhées, malnutrition aigüe, crise d’asthme, drépanocytose… Pendant la grossesse, les femmes auront droit à la gratuité des soins prénatals et des soins curatifs essentiels disponibles dans les centres de santé contre les maladies survenues au cours de la grossesse (par exemple les infections urinaires, de la pneumonie). Les accouchements simples ou compliqués ; soins obstétricaux et néonatals d’urgence, les césariennes (…) sont aussi gratuites. Elles bénéficieront également d’une prise en charge gratuite du dépistage des lésions précancéreuses du col de l’utérus et du sein chez les femmes âgées d’au moins 20 ans. En clair, il s’agira, à en croire le ministre de la Santé, de la prévention et du traitement in situ des lésions précancéreuses du col de l’utérus. Mais aussi de l’auto examen des seins et de l’examen systématique des seins de toute patiente admise dans les centre de santé, ce après le consentement de la patiente.

Environ 20 milliards de FCFA. C’est le fond que l’État projette donner pour le reste de l’année 2016. Mais pour l’instant, 16 milliards de francs CFA ont été mobilisés. « Nous avons bonne foi que le gap de 4 milliards qui nous restent seront rapidement mobilisés et nous avons des pistes pour cela » espère M. Ouédraogo Lire la suite

Bientôt un traitement contre la calvitie ?

Une société pharmaceutique travaille sur une molécule capable de faire repousser les follicules pileux perdus par les hommes atteints de calvitie. Un deuxième essai clinique a montré que le traitement est sur la bonne voie.


Une société pharmaceutique travaille sur une molécule capable de faire repousser les follicules pileux perdus par les hommes atteints de calvitie. Un deuxième essai clinique a montré que le traitement est sur la bonne voie.

Pouvoir se regarder dans la glace sans craindre qu’un jour la calvitie n’apparaisse, c’est le souhait de beaucoup d’hommes. Egalement appelé alopécie, il existe aujourd’hui très peu de choix en matière de traitements approuvés scientifiquement. Une nouvelle thérapie pourrait allonger la liste, comme le révèle la société de recherche pharmaceutique Samumed. Cette dernière vient de faire savoir que son médicament à application par voie topique avait passé avec succès un essai clinique de phase II.

Aucun effet secondaire remarqué

Le médicament, appelé « SM04554 », serait capable d’inverser les effets de la calvitie chez les hommes. La molécule agirait directement en maintenant la croissance du cycle pileux, qui devient moins efficace avec l’âge. Cet essai s’est déroulé sur 302 hommes de 18 ans à 55 ans divisés en trois groupes : les membres du premier ont reçu un placebo, ceux du second le médicament dosé à 0,15 % et ceux du troisième une dose plus élevée à 0,25%. Tous les patients ont pris le traitement une fois par jour pendant 90 jours. Lire la suite