Françoise Toé, Candidate à la présidentielle : « Je suis propre,...

Socialiste, expérimentée en gestion des finances, l’expert-comptable Françoise TOE, est l’une des deux candidates à aller à la conquête du palais de Kossyam. Candidate du PDP/PS, Françoise Toé a été obligée de se présenter comme candidate indépendante à cause de conflits au sein de son parti. Portrait d’une femme au grand cœur qui entend se battre pour l’idéologie du Pr Joseph KI-ZERBO.


Socialiste, expérimentée en gestion des finances, l’expert-comptable Françoise TOE, est l’une des deux candidates à aller à la conquête du palais de Kossyam. Candidate du PDP/PS, Françoise Toé a été obligée de se présenter comme candidate indépendante à cause de conflits au sein de son parti. Portrait d’une femme au grand cœur qui entend se battre pour l’idéologie du Pr Joseph KI-ZERBO.

Personnalité. Peu connue sur l’arène politique, madame TOE est pourtant une militante rompue de la lutte politique. Militante du mouvement de libération nationale (MLN) depuis ses débuts dans les années 1960, Françoise est pétrie d’expérience qu’elle souhaite mettre au service du pays des Hommes intègres. Secrétaire générale nationale du PDP/PS, cette mère de trois enfants et de plusieurs petits enfants ne supporte pas la position de « demandeur d’assistance » des pays africains. « Je suis convaincu qu’on peut atteindre l’autosuffisance alimentaire au Burkina Faso, pour peu que nous changeons de mentalité et que nous abandonnons nos esprits d’éternels assistés »

Atout. «Notre projet de société est notre atout », a-t-elle dit. Un projet de société qui s’articule autour des valeurs de solidarité, d’intégrité, d’éthique, de démocratie et de coopération internationale à égalité ; en un mot, c’est « le développement endogène » qui est l’épine dorsale du projet de société de Françoise TOE. « Consommons ce que nous produisons et transformons ce que nous produisons pour ajouter de la valeur à nos produits », a-t-elle ajoutée. Contrairement à certains, cette sexagénaire encore très active au plan professionnel a aussi comme atout d’être politiquement vierge parce qu’elle n’a jamais collaboré avec le régime corrompu de Blaise Compaoré. « Je suis propre, je ne traîne pas de casseroles » a-t-elle souligné.

Défis. La question de l’eau potable, de la construction des centres de santé, des écoles sont autant de problèmes qui sont évoqués par la candidate TOE. « L’éducation est l’arme qui peut faire sortir les filles de leur situation », dit-elle. Aussi, elle pointe du doigt les injustices sociales. « La corruption est le fléau qui empêche tout développement  et le manque de justice entraîne le désordre. Tous, nous devons être égaux devant la loi ».Elle ambitionne de créer des lycées agricoles dans toutes les provinces. La question des paysans qui sont expropriés par les agro businessmen et qui n’arrivent plus à vivre décemment constitue une grande préoccupation pour l’héritière de Ki-Zerbo.

Campagnes 2015. A moins de dix jours de l’ouverture des campagnes, la candidate Françoise TOE s’attèle à aller à cœur ouvert, à la rencontre des fils et filles du pays des Hommes intègres pour solliciter leur voix. L’Est est la région qu’elle a choisie pour démarrer sa campagne. La native du Nayala, pays des grands lutteurs n’entend pas faire de la figuration. Bien au contraire, elle est convaincue que le peuple burkinabè est mature et saura faire le bon choix ,c’est-à-dire Françoise Toé.

Waliou A. ADEGUEROU

Elections législatives de 2015: pourquoi la gente féminine est toujours à...

Le Burkina Faso est un pays où plus de 50% de la population est constitué par l’autre moitié du ciel. Cette supériorité numérique des femmes, censée être un atout pour les aider à s’imposer sur la scène politique, n’en est pas un. En témoigne le nombre de femmes élues aux législatives du 29 novembre dernier.


Le Burkina Faso est un pays où plus de 50%de la population est constitué par l’autre moitié du ciel. Cette supériorité numérique des femmes, censée être un atout pour les aider à s’imposer sur la scène politique, n’en est pas un. En témoigne le nombre de femmes élues aux législatives du 29 novembre dernier. 12 femmes sur les 127 députés siègeront à l’Assemblée nationale. Un chiffre qui est en forte régression, quand on le compare à celui de 2012 où il y avait 24 femmes élues. Qu’est-ce qui peut expliquer cette faible représentativité des femmes à l’hémicycle, malgré les différentes luttes menées par ces dernières? Nous avons échangé avec la présidente du Conseil des femmes du Burkina (CFB) pour essayer de décrypter cette situation.

A l’issue des élections législatives de 2015, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) s’est taillé 55 sièges à l’Assemblée nationale. Parmi ces 55 strapontins, cinq seulement seront occupés par la gente féminine. Pourtant, la loi portant fixation sur le quota genre adoptée en 2009 exige au moins 30 % de candidatures au profit de l’un et de l’autre sexe sur les listes des partis politiques. Si, lors des élections législatives de 2012, cette loi avait contribué à améliorer l’implication des femmes sur la scène politique nationale, force est de constater que cette augmentation des candidatures féminines ne s’est pas répercutée suffisamment sur le rapport hommes-femmes aux élections législatives de 2015. Avec au total 2 074 femmes inscrites aux législatives de 2015 contre 1 875 en 2012, 12 ont été élues soit un pourcentage de 0,57% contre 24 en 2012 soit 1,28%. On peut noter une augmentation du nombre de femmes inscrites et une régression du nombre de femmes élues.Lire la suite..

Les Femmes du Burkina réclame au moins 30% de femmes dans...

Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, le Conseil des Femmes du Burkina(CFB) interpelle le président Roch Marc Christian Kaboré sur ses engagements envers les femmes notamment celui concernant le renforcement de leur participation dans les instances de prises de décisions.


Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, le Conseil des Femmes du Burkina(CFB) interpelle le président Roch Marc Christian Kaboré sur ses engagements envers les femmes notamment celui concernant le renforcement de leur participation dans les instances de prises de décisions. A travers cet appel, qui intervient après la nomination  de Paul  Kaba Thièba comme Premier Ministre,  les femmes demandent au Président  du Faso, ainsi qu’à son  chef du gouvernement, de respecter le quota minimal de 30% de femmes  dans le nouveau gouvernement.

L’intégralité de la déclaration:

Appel du Conseil des Femmes du Burkina (CFB) à l’intention de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, et de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du gouvernement

Après les élections couplées présidentielles et législatives du 29 novembre 2015, le Burkina Faso s’est doté d’un Président de la république dont son Excellence Monsieur Rock Marc Christian KABORE, Président du Faso, et d’un nouveau parlement. A travers cette adresse, le Conseil des Femmes du Burkina (CFB) félicite le nouveau président du Faso pour son élection à la tête de l’État du Burkina Faso.

Par ailleurs, le CFB, prend acte de la nomination de Monsieur Paul Kaba THIEBA aux fonctions de Chef de Gouvernement, intervenue le 06 janvier 2016 et qui ouvre la voix aux différentes consultations pour la constitution du gouvernement.Il exhorte, leurs Excellences Messieurs le Président du Faso et le Premier Ministre à prendre les mesures idoines pour une présence minimale effective de 30% de femmes et de jeunes, au prochain gouvernement.

Comme on peut le constater, les résultats des dernières élections législatives constituent un vrai recul pour notre démocratie qui se veut inclusive de toutes les couches sociales, dans une proportion qui garantisse un minimum de justice sociale.En effet d’un taux de 18.90% en 2012, le taux de femmes en attendant des éventuels remplacements de titulaires à l’Assemblée Nationale, est passé en 2015, à 9.44%. Cette situation, est contraire à l’esprit du volet promotion des femmes du programme de société du Président du Faso qui prévoit la promotion des femmes comme acteurs dynamiques du développement.Aussi, est –il important de rappeler que le Burkina Faso a pris des engagements aussi bien nationaux qu’internationaux pour l’amélioration et la promotion de la participation des femmes aux instances de décision et à l’égalité des sexes, notamment :

  • la Constitution du 02 Juin 1991 et ses modificatifs ;
  • le Protocole à la Charte Africaine des droits de l’Homme et des Peuples relatif aux Droits de la Femme en Afrique du 11 juillet 2003 ;
  • la Charte Africaine de la Démocratie, des élections et de la gouvernance du 30 Janvier 2007 ;
  • la Convention sur l’Élimination de toutes les Formes de Discrimination à l’Égard des Femmes (CEDEF) du 18 décembre 1979 à prendre en compte la participation des femmes dans la gestion des affaires publiques ;
  • La Politique Nationale Genre ;
  • La loi n°010-2009/AN du 16 Avril 2009, portant fixation d’un quota aux élections législatives et municipales au Burkina Faso…

Le CFB voudrait rappeler à son Excellence Mr le Président du Faso ses engagements pris lors de la campagne électorale, notamment celui de :

« …promouvoir et rendre effectifs les droits fondamentaux de la Femme …» d’une part, et sa volonté exprimée dans son programme intitulé « BÂTIR AVEC LE PEUPLE UN BURKINA FASO DE DEMOCRATIE, DE PROGRES ECONOMIQUE ET SOCIAL, DE LIBERTE ET DE JUSTICE », d’autre part, dans lequel il affirme ce qui suit :

« Je prends l’engagement de faire appliquer effectivement les textes luttant contre les violences faites aux femmes et contre les discriminations dont elles sont victimes. À cet effet, il sera procédé dès la première année du quinquennat, à l’inventaire et à l’évaluation de tous les textes et cadres ou mécanismes existants en la matière au niveau national et/ou international, en vue de planifier leur application effective.

Les dispositions seront prises pour renforcer la participation de la Femme aux instances de prise de décision. (Législatif et exécutif)… »

Dans le souci donc du respect de ces engagements pris vis à vis du peuple du Burkina Faso et précisément des femmes, le Conseil des Femmes du Burkina recommande à leurs Excellences Messieurs le Président du Faso et le Premier Ministre, et ce, dans l’esprit d’ « …un contrat social de type nouveau …» :

  • Le respect du minimum de 30% de présences des femmes reconnu par les organes internationaux pour influencer toutes décisions, aussi bien au niveau du gouvernement, que dans toutes les autres nominations au niveau des sociétés et institutions publiques du Burkina Faso,
  • La prise de mesures urgentes idoines pour l’amélioration de la participation des Femmes aux élections municipales à venir.

Fait à ouagadougou le 07 janvier 2016

Le Bureau Exécutif National du Conseil des Femmes du Burkina

Laurence Ilboudo Marchal : « On va se battre pour faire...

Elle n’est pas passée inaperçue pendant la campagne législative de 2015. Tant elle brillait de mille feux parmi les hommes pour ne pas dire qu’elle s’imposait. Suppléante de Clément P. Sawadogo, devenu ministre, Marie Laurence Ilboudo/ Marchal a rejoint l’hémicycle sous un tonnerre d’applaudissement.


Elle n’est pas passée inaperçue pendant la campagne législative de 2015. Tant elle brillait de mille feux parmi les hommes pour ne pas dire qu’elle s’imposait. Suppléante de Clément P. Sawadogo, devenu ministre, Marie Laurence Ilboudo/ Marchal a rejoint l’hémicycle sous un tonnerre d’applaudissement. Ce n’était que justice et vous comprendrez pourquoi, chère lecteurs et lectrices, en lisant ces lignes. C’est une femme pleine de vitalité et surtout d’humanisme que la rédaction de Queen Mafa a rencontré pour vous. Jugez-en vous-même !

Queen Mafa (QM) : Si l’on doit vous présenter à nos lecteurs, quelle image souhaitée qu’on retienne de vous ?
Marie Laurence Marchal Ilboudo (L .M.I) : celle d’une femme engagée.
QM : c’est tout ?
L .M.I : Vous savez, il est très difficile de se qualifier soi-même. En fait je suis sociologue de formation. Mais j’ai toujours travaillé dans le commercial, tout ce qui est marketing, médiation en affaires. Donc je suis une femme d’affaire reconvertie en politique.
QM : A quand remonte votre engagement en politique ? Et pourquoi ?
Je suis toute nouvelle en politique. Mon engagement politique date de la création de mon parti, le MPP. Je me suis rendu compte que le meilleur conseil c’est l’exemple. Si nous voulons des femmes engagées et capable de relever les défis, il faut soi-même mettre la main dans la patte. C’est pour cela que je me suis engagée depuis l’avènement du MPP ou j’occupe le poste de Secrétaire nationale chargée à l’organisation des femmes.

QM : On peut dire que vous avez la chance, vous êtes allées directement au sommet…
L.M.I) : Je pense que ce n’est pas une chance. C’est un combat. C’était un moment difficile où donner son point de vue n’était pas aisé. A l’époque, on était contre modification de l’article 37, la mise en place du sénat, et la patrimonialisation du pouvoir. A l’époque, ce n’était pas chose aisée, je ne dirais pas que c’est une chance. Mais plutôt le fruit d’une lutte que nous pensions être juste.
QM : Depuis que vous êtes dans la politique, est-ce que vous avez rencontré des difficultés liées à votre statut de femme?
L.M.I : Ce sont des difficultés que toutes les femmes rencontrent. D’abord, le statut de femme mère qui a des enfants à la maison dont il faut s’occuper alors que la politique demande beaucoup de temps. En plus, les femmes sont financièrement les moins nanties en politique et pourtant la politique demande beaucoup de moyens financiers. Nous les femmes sommes sous la tutelle d’un homme quand on est marié. Il y a une pression sur le conjoint qui demande parfois de choisir de entre la politique et le foyer. Pourtant aucune femme ne va demander à son mari de faire le choix entre le foyer et la politique. Donc cela fait beaucoup de pressions. Ce sont des facteurs qui font qu’il est difficile aux femmes de rester dans la politique. Mais aujourd’hui, il y a beaucoup qui s’engagent malgré toutes ces difficultés.

QM: Avez-vous été victime d’une discrimination quelconque liée à votre statut de femme ?
L.M.I On en trouve toujours. Une fois, on discutait en réunion, de compétence et de la place des femmes dans la société. Il y a un homme qui dit qu’on a besoin de femmes compétentes. C’est vrai, on a besoin de femmes compétentes. Mais pourquoi remplacer des hommes incompétents par les femmes compétentes ? On peut aussi faire avec des femmes incompétentes. Ce n’est pas toujours les hommes compétents qui sont à la place qu’il faut.

QM : Voulez-vous dire que la société est plus exigent envers les femmes ?
Eh oui c’est malheureusement le cas. Je pense que les femmes, lorsqu’elles arrivent à un certain niveau sont compétentes, sinon ce n’est pas possible surtout avec tous ces freins, c’est déjà pas faciles. Ce sont des critères un peu péjoratifs sans fondement.

QM : Le premier ministre Paul Kaba Thiéba, avait déclaré qu’il avait eu beaucoup de mal à trouver des femmes pour former son gouvernement. Qu’en pensez-vous ?
L .M.I : Je pense qu’il regrette ce qu’il a dit.

QM : Qu’est-ce qui vous le fait dire?
L M I : Il n’est pas resté longtemps au Burkina Faso. Peut-être qu’il a raté un wagon entre temps parce qu’il y a beaucoup de femmes compétentes qui ne demandent qu’à être responsabilisées. Il a dû s’en rendre compte à présent. Donc je pense qu’il  regrette ces propos.

QM : Récemment vous avez été initiatrice d’un réseau parlementaire dénommé Femme et Développement. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?
LMI : J’évolue dans le milieu des femmes dans mon parti. Nous savons qu’il y a beaucoup à faire pour les femmes. Il y a des femmes qui ne demandent pas grand-chose. Elles ont juste besoin d’aller à l’école, d’être soignée, d’être éduquée pour maitriser notre démographie, avoir accès aux terres pour pouvoir cultiver et nourrir leurs familles et avoir accès aux activités génératrices de revenus (AGR) pour pouvoir s’occuper de leurs maisons. Mais, nous oublions tout cela. Moi, en tant que parlementaire associée à certaines femmes parlementaires et aussi des hommes, luttons pour la cause des femmes. Je suis contente qu’autour de cette idée, nous puissions avoir des députés qui sachent qu’on ne peut pas parler de développement durable sans l’implication effective des femmes dans le développement de notre pays.

QM : Concrètement qu’est-ce que vous allez faire au sein ce réseau ?
LMI : Nous allons faire beaucoup de plaidoyers au niveau des décideurs, de l’exécutif pour suivre les recommandations et les engagements de contrat qui nous lie avec le peuple. Parce qu’aujourd’hui notre président, Rock Kaboré a été élu sur la base d’un programme qui a promis beaucoup de chose aux femmes. Ce réseau permettra le suivi de ces engagements et leur appui au niveau  national, sous régional et international.

QM : Comptez-vous étendre ce réseau à la sous-région ?
LMI : Aujourd’hui, le réseau est national, mais nous comptons travailler avec la sous-région et le monde. Aucun développement ne se fait en autarcie. Nous avons besoin des autres pour nous développer. C’est un réseau qui va travailler avec les partenaires techniques et financiers pour les plaidoyers, pour aider à avoir des financements et aider l’Exécutif pour exécuter son programme en faveur des femmes.

QM : En août 2015 vous aviez fait un recours en annulation contre le non-respect du quota genre par certaines listes des partis politiques dans le cadre des élections législatives. Le conseil constitutionnel a jugé votre requête recevable mais s’est dit incompétent. Comment avez-vous accueilli cela ?
LMI : En réalité, nous savions que nous n’allions pas avoir gain de cause, parce que c’est plus délicat que ça. Mais le plus important était de toucher du doigt la plaie. Je suis sûre qu’aux prochaines élections, tous les partis politiques vont respecter le quota genre qui est de présenter au moins 30 pourcent sur toutes les listes. On va se battre pour cela.

QM : Concernant votre positionnement sur la liste du MPP Kadiogo, comment cela s’est passé ?
LMI : Pour avoir de la place dans un parti politique, il faut avoir un bon appui politique, une base politique. En ce qui me concerne,  il fallait être convaincante  et avoir un appui financier pour la campagne.

QM: On a remarqué que cette fois-ci, il y a beaucoup d’hommes et de femmes d’affaires députés comme vous à l’Assemblée. Comment expliquez-vous cet intérêt particulier du milieu des affaires pour la politique ?
LM I: Beaucoup sont venus comme moi, parce qu’ils ont été révoltés par la gestion du pays. Nous avons subi des choses, et nous ne voulons plus que d’autres subissent la même chose. C’est bien aussi que le milieu des affaires s’implique dans la politique pour que nous puissions contribuer à faire évoluer le milieu des affaires au Burkina. Je pense que c’est bien en tant que femme d’affaires d’apporter mon expérience afin qu’on puisse redynamiser notre économie par un plaidoyer en faveur du secteur privé. Je suis du secteur, je connais leurs problèmes, je peux aider pour faciliter certaines choses
QM : Est vous sûr que ce n’est pas une façon pour le milieu des affaires de se faciliter l’accès à certains marchés ?
LMI : Je ne crois pas. Pas dans mon cas en tout cas car je dirai que c’est plutôt le contraire. Je ne peux plus faire les affaires. Nous sommes là pour travailler afin d’améliorer les conditions de vie de la population et c’est tout.

QM : y a-t-il un projet de loi qui vous tient à cœur et que vous aimeriez faire passer l’hémicycle notamment en faveur des femmes comme les violences faites aux femmes?
J’ai des projets mais pas dans ce que vous imaginez. En temps opportun, vous le saurez. Les textes dont vous parlez sont déjà bien faits, il suffit de les appliquer et de sensibiliser les populations.
A l’occasion du 8-mars, quel message avez-vous à l’endroit des femmes du Burkina, de l’Afrique et du monde ?
Je voudrais dire aux femmes de continuer le combat. Il y a des moments où on a l’impression que nos combats ne rapportent pas parce qu’on ne voit pas tout suite les résultats. C’est comme quand on sème. Il faut attendre un long temps pour récolter. Il faut que les femmes sèment encore, continuent à travailler, à s’engager, à s’exprimer, c’est seulement par cela que nous pourrons atteindre notre plein épanouissement. Nous ne devons pas rester dans une dynamique de fatalité. C’est ensemble que nous allons bâtir cette maison que toutes les femmes attendent, celle où les femmes seront épanouies. Cette journée a été créée pour une réflexion sur les conditions de la femme. Aujourd’hui, je voudrais que chaque femme puisse se poser cette question : qu’est-ce que j’ai pu faire personnellement et collectivement pour les femmes, leur promotion et leur implication pour le développement ?

Propos recueillis par Fatouma Ouattara et Diakalia Siribié

Non respect du quota genre: des partis politiques sanctionnés

« La campagne électorale de cette année est morose par faute de financement », a remarqué un militant d’un parti politique. Une morosité qui pourrait bientôt disparaître à partir de ce vendredi 13 mai 2016. En effet, les partis politiques, formations et regroupement d’indépendants ont reçu chacun une manne financière pour animer leur campagne.


« La campagne électorale de cette année est morose par faute de financement », a remarqué un militant d’un parti politique. Une morosité qui pourrait bientôt disparaître à partir de ce vendredi 13 mai 2016. En effet, les partis politiques, formations et regroupement d’indépendants ont reçu chacun une manne financière pour animer leur campagne.

Toutefois, la répartition de cette subvention a tenu compte du rapport détaillé dressé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI)et faisant le point sur le respect par les formations politiques de la loi du 14 avril 2009 portant fixation de quotas aux élections législatives et municipales au Burkina Faso_.
« Ce rapport permet d’appliquer, le cas échéant la sanction financière aux partis politiques qui n’auraient pas respecté le quota de 30% de l’un ou l’autre sexe imposé », selon le ministre d’État, Simon Compaoré. En application de ces dispositions, 365 millions de Franc CFA ont été remis à 85 formations politiques tout en tenant compte également de nombre de candidats présentés par les partis par circonscription.
C’est ainsi que certaines formations politiques se sont retrouvés avec des sommes élevées pendant que d’autres prenaient des « moins que riens ». Ainsi, des partis comme le CDP ont reçu la somme de 61, 6 millions, la NAFA 20, 5 millions, l’UNIR/PS 17, 1 million de FCFA, tandis que d’autres ont empoché à moins de 100 000F CFA.

Le second volet de la subvention concerne la prise en charge des délégués des partis politiques. Ainsi, pour le scrutin du 22 mai, c’est la somme de 115 millions 514 milles qui ont été distribués à tous les partis politiques pour une meilleure prise en charge de leurs différents délégués. Cette subvention, a confié le premier responsable du ministère en charge de la Décentralisation, s’est fait en fonction de la présence spatiale sur le territoire national des partis politiques bénéficiaires.
C’est donc un total financier de  plus de 480, 6 millions de FCFA qui a été remis à l’ensemble des partis politiques prenant part aux élections municipales à venir.

Pour un usage rationnel de la subvention

« Ce financement constitue un effort important de la part du gouvernement. A ce titre j’attire votre attention sur la nécessité d’une irréprochable gestion des fonds qui sont mis à votre disposition », a lancé Simon Compaoré à l’endroit des bénéficiaires.Pour l’ancien maire de Ouagadougou, ce financement est un denier public. Alors, son utilisation doit impérativement se conformer aux dispositions réglementaires adoptées à cet effet.

Il a également indiqué que cet appui de l’État doit permettre aux bénéficiaires de proposer des bases d’une gouvernance de proximité qui, au-delà du processus traditionnel de la décentralisation, commande aux gouvernants d’être plus près des préoccupations des populations. Pour les représentants des partis politiques, cet accompagnement de l’État est une goutte d’eau pour supporter juste un peu leurs activités. Cependant, ils ont souhaité que le gouvernement fasse toujours l’effort de soutenir les formations politiques qui jouent d’ailleurs un rôle d’éveil de conscience des populations.

                                            Issa KARAMBIRI

Quote-part de quelques partis politiques
MPP : 95.553.633 FCFA
UPC : 65.298.128 FCFA
CDP : 61.643.163 FCFA
NAFA : 20.530.950FCFA
UNIR/PS : 17.121.027 FCFA
ADF-RDA : 12.321.816 FCFA
PAREN : 10.281.705 FCFA
CNA/BF : 84 396 F CFA

Non respect du quota genre: des partis politiques sanctionnés

« La campagne électorale de cette année est morose par faute de financement », a remarqué un militant d’un parti politique. Une morosité qui pourrait bientôt disparaître à partir de ce vendredi 13 mai 2016. En effet, les partis politiques, formations et regroupement d’indépendants ont reçu chacun une manne financière pour animer leur campagne.


« La campagne électorale de cette année est morose par faute de financement », a remarqué un militant d’un parti politique. Une morosité qui pourrait bientôt disparaître à partir de ce vendredi 13 mai 2016. En effet, les partis politiques, formations et regroupement d’indépendants ont reçu chacun une manne financière pour animer leur campagne.

Toutefois, la répartition de cette subvention a tenu compte du rapport détaillé dressé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI)et faisant le point sur le respect par les formations politiques de la loi du 14 avril 2009 portant fixation de quotas aux élections législatives et municipales au Burkina Faso_.
« Ce rapport permet d’appliquer, le cas échéant la sanction financière aux partis politiques qui n’auraient pas respecté le quota de 30% de l’un ou l’autre sexe imposé », selon le ministre d’État, Simon Compaoré. En application de ces dispositions, 365 millions de Franc CFA ont été remis à 85 formations politiques tout en tenant compte également de nombre de candidats présentés par les partis par circonscription.
C’est ainsi que certaines formations politiques se sont retrouvés avec des sommes élevées pendant que d’autres prenaient des « moins que riens ». Ainsi, des partis comme le CDP ont reçu la somme de 61, 6 millions, la NAFA 20, 5 millions, l’UNIR/PS 17, 1 million de FCFA, tandis que d’autres ont empoché à moins de 100 000F CFA.

Le second volet de la subvention concerne la prise en charge des délégués des partis politiques. Ainsi, pour le scrutin du 22 mai, c’est la somme de 115 millions 514 milles qui ont été distribués à tous les partis politiques pour une meilleure prise en charge de leurs différents délégués. Cette subvention, a confié le premier responsable du ministère en charge de la Décentralisation, s’est fait en fonction de la présence spatiale sur le territoire national des partis politiques bénéficiaires.
C’est donc un total financier de  plus de 480, 6 millions de FCFA qui a été remis à l’ensemble des partis politiques prenant part aux élections municipales à venir.

Pour un usage rationnel de la subvention

« Ce financement constitue un effort important de la part du gouvernement. A ce titre j’attire votre attention sur la nécessité d’une irréprochable gestion des fonds qui sont mis à votre disposition », a lancé Simon Compaoré à l’endroit des bénéficiaires.Pour l’ancien maire de Ouagadougou, ce financement est un denier public. Alors, son utilisation doit impérativement se conformer aux dispositions réglementaires adoptées à cet effet.

Il a également indiqué que cet appui de l’État doit permettre aux bénéficiaires de proposer des bases d’une gouvernance de proximité qui, au-delà du processus traditionnel de la décentralisation, commande aux gouvernants d’être plus près des préoccupations des populations. Pour les représentants des partis politiques, cet accompagnement de l’État est une goutte d’eau pour supporter juste un peu leurs activités. Cependant, ils ont souhaité que le gouvernement fasse toujours l’effort de soutenir les formations politiques qui jouent d’ailleurs un rôle d’éveil de conscience des populations.

                                            Issa KARAMBIRI

Quote-part de quelques partis politiques
MPP : 95.553.633 FCFA
UPC : 65.298.128 FCFA
CDP : 61.643.163 FCFA
NAFA : 20.530.950 FCFA
UNIR/PS : 17.121.027 FCFA
ADF-RDA : 12.321.816 FCFA
PAREN : 10.281.705 FCFA
CNA/BF : 84 396 F CFA

Rihanatou Sawadogo à la conquête de l’arrondissement 3

Arrivée dans la  politique pour faire changer les choses comme elle aime le dire, Rihanatou Ouédraogo/Sawadogo entend diriger la mairie de l’arrondissement 3. Présentée tête de liste au compte de l’Union pour le Progrès et le Changement(UPC) dans le secteur 16, elle ne lésine sur aucun moyen pour atteindre son objectif.


Arrivée dans la  politique pour faire changer les choses comme elle aime le dire, Rihanatou Ouédraogo/Sawadogo entend diriger la mairie de l’arrondissement 3. Présentée tête de liste au compte de l’Union pour le Progrès et le Changement(UPC) dans le secteur 16, elle ne lésine sur aucun moyen pour atteindre son objectif.

Campagne de proximité, meeting, rencontre avec les différentes associations et groupement sont entre autres les actions que mène au quotidien Rihanatou Sawadogo/ Ouédraogo depuis le lancement de la campagne pour les élections municipales du 22 mai prochain.

La question de l’eau, les difficultés sanitaires, l’accès à l’école des enfants, le mauvais état des voies sont autant de problèmes auxquels est confrontée la population de l’arrondissement 3. Pour la candidate de l’UPC, ce sont les motifs qui l’ont poussé à se présenter.

« J’entends donner un souffle nouveau à cet arrondissement qui avance à reculons. Depuis des années aucun changement perceptible n’a été apporté. Avec la confiance des électeurs nous comptons rehausser l’image de cette partie de la capitale et pourquoi pas Ouagadougou tout entier», s’est exprimé la secrétaire générale de l’UPC du secteur 16.

 

Il est grand temps que la gent féminine soit libérée

Un autre souci majeur qui angoisse fortement la jeune candidate, c’est la condition de vie déplorable des femmes des différents secteurs que compte l’arrondissement. Pour elle, il est grand temps que la gent féminine soit libérée. « J’entends mener des actions concrètes pour la libération de la femme. Au niveau de notre formation politique la femme occupe une place importante. Elle est le moteur de l’alternance. Elle caractérise le changement », a souligné la candidate. Avant de poursuivre qu’au sein de son parti politique, le quota genre est fortement respecté. « Nous avons des listes où il y a 6 femmes positionnées sur 12. Je suis un exemple illustratif du respect du quota genre à l’UC», a-t-elle affirmé

                   Valoriser le potentiel féminin

Les femmes sont une source intarissable de connaissances, a avoué Rahinatou Sawadogo. Alors une fois élue, elle entend mener des stratégies pour leur autonomisation. « Avec nous les femmes ne seront plus des chômeurs éternels. Dans un futur proche, nos sœurs et mères ne seront plus un fardeau pour leur homme », a-t-elle rassuré. Madame Ouédraogo a en outre indiqué que des possibilités comme l’accès au crédit bancaire, le renforcement de entrepreneuriat féminin seront établies en leur faveur afin de valoriser leur potentiel.

La question foncière, le nerf de la guerre

La gestion des parcelles qui est devenue un casse-tête chinois pour l’ensemble des maires du Burkina Faso semble ne pas inquiéter la candidate de l’UPC. « Sur cette question, je peux vous dire que nous avons de la chance. La mairie de l’arrondissement 3 n’a plus d’espaces à lotir », s’est-elle réjouie avant de reconnaître que quelques discutions ne manqueront pas en dépit du manque des parcelles à lotir. Pour elle, ces discutions autour de la question des parcelles sera moins criarde à son niveau comme ailleurs. En rappel, Rahinatou Ouédraogo/ Sawadogo a été élue conseillère en 2011 à l’arrondissement 3 sous la bannière de l’UPC.

Issa KARAMBIRI

A la découverte des produits INA

 

INA est une entreprise qui s’est spécialisée dans la fabrication de produits cosmétiques à base de substances  naturelles du Burkina. Il s’agit de produits naturels locaux de qualité issus de la culture traditionnelle (beurre de karité) ou de la recherche locale (spiruline de Koudougou) ainsi que les plantes reconnues en pharmacopée traditionnelle.  Dans  le contexte actuel  où des produits  sont à l’origine de scandales sanitaires, la   promotrice, DIALLO Rainatou est fière de  mettre à la disposition des burkinabè et ceux qui le désirent, des   produits cosmétiques naturels 100% Bio, de qualité répondant aux normes  internationales.

Diallo Rainatou  s’est engagée dans la production des produits cosmétiques  et d’entretien de la maison, après une formation technique de qualité, grâce à une initiative remarquable de la CEDEAO  et à une formation en entrepreneuriat initiée par le Ministère de l’emploi et de la jeunesse. Elle bénéficie désormais d’une expérience spécifique de 7 ans (depuis janvier 2009). Les produits INA sont disponibles  au 1200 logement non loin de Saint Camille ; dans les pharmacies et supermarchés. INA est joignable au : 71 51 67 25 /74 00 10 74

Aminata Gansoré


Catherine Kaboré, la femme qui veut «s’affranchir »

Candidate indépendante aux élections municipales du 22 mai 2016, Catherine  S.  Kaboré a créé  le regroupement  d’indépendants « les Affranchis » à la suite des déceptions rencontrées au sein de plusieurs partis politiques. En pleine campagne électorale, nous avons rencontré  cette guerrière  qui a décidé d’aller à la conquête de  la mairie de   l’arrondissement 2 (secteur  11).            


Candidate indépendante aux élections municipales du 22 mai 2016, Catherine  S.  Kaboré a créé  le regroupement  d’indépendants « les Affranchis » à la suite des déceptions rencontrées au sein de plusieurs partis politiques. En pleine campagne électorale, nous avons rencontré  cette guerrière  qui a décidé d’aller à la conquête de  la mairie de   l’arrondissement 2 (secteur  11).   

QueenMafa : Comment êtes- vous arrivé à la politique ?

Chathérine S. Kaboré (C.S.K.) Je suis la présidente de l’Association Neb Nomma, une association féminine qui promeut le développement social. Lors de nos différentes activités, j’ai remarqué que les femmes avaient besoin  d’opportunités pour mieux  développer leurs activités de commerce, d’artisanat. J’ai alors décidé de renter en politique pour mieux  promouvoir le développement social.

Dans  cette optique, j’ai d’abord milité pour le NDD, ensuite à l’Union pour la démocratie et le progrès (UPC), enfin le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Étant déçue de toutes ces expériences je me suis retranchée pendant un moment. A l’annonce de l’adoption de la loi permettant les candidatures indépendantes en 2015, j’ai  crée le regroupement d’indépendants « les Affranchis ».  Nous avons même pu participer aux élections législatives passées.

QueenMafa : Qu’est-ce qui motive  votre candidature pour ces municipales ?                                                                                                                                                                                                                

(C.S.K.) : C’est le soutien moral au sein de mon association qui m’a motivé. En suite en tant que femme,  j’ai  acquis une  certaine expérience  en politique c’est 5 dernières années. Étant plus ou moins armée et voulant être dans les instances de décisions pour mieux développer mon secteur je me suislaisser aller à la politique.

Pour que beaucoup de femmes s’engagent en politique il faut déjà qu’elles s’arment de courage  et de persévérance  car le milieu n’est pas toujours sain.

QueenMafa : Dans la sphère  politique, les femmes ne sont pas  beaucoup au rendez-vous  comment expliquez- vous cette situation?

(C.S.K.) : A moins avis beaucoup de femmes ont les compétences mais malheureusement elles ont peur d’affronter «  les gros calibres », c’est-à-dire les grands partis politiques. C’est encore plus criard au niveau du regroupement d’indépendants  car les partis politiques vont toujours chercher à t’anéantir. Pour que beaucoup de femmes s’engagent en politique il faut déjà qu’elles s’arment de courage  et de persévérance  car le milieu n’est pas toujours sain. Par ailleurs,  l’État devra les  encourager en leur octroyant beaucoup plus de financement pour battre  la  campagne.

Queenmafa : Vous êtes en pleine compagne électorale pour les municipales. Quelles sont les difficultés que vous  rencontrez ?

La difficulté majeure  est le manque de financement. En tant que regroupement  d’indépendants figurez- vous que nous avons reçu environs 150.000 francs comme soutien  venant de l’État alors qu’il y a des partis politiques qui ont empoché  des dizaines de  millions pour les mêmes  élections, je pense qu’il faut revoir  cela.

Queenmafa : Si  vous êtes élue conseillère municipale,  quels changements comptez-vous apporter au niveau de votre commune ?

Dans notre programme nous voulons nous attaquer à l’incivisme et à l’insécurité  qui prennent de plus en plus d’ampleur dans nos cités. Nous avons aussi en projet d’augmenter le nombre d’école primaire et collège d’enseignement technique communaux.

En outre, nous allons procéder au curage du grand canal qui traverse nos secteurs et qui se jette dans le barrage numéro 2 pour faciliter l’écoulement  des eaux de pluie. Enfin nous allons mener des activités  dans le but de réduire le taux de délinquance dans nos cités.

Queenmafa : un dernier mot?

(C.S.K.) : Je remercie le NDI qui nous soutien beaucoup surtout nous les indépendants. J’invite les militants à voter massivement pour le regroupement  d’indépendants « les affranchis » le 22 mai prochain.

Interview réalisée par Lala Kabore /Dera

                                                                                         

La cafète mobile solaire, la dernière trouvaille de Lassina Nébié

L’inventeur Lassina Nébié a mis sur le marché sa dernière création dénommée « Cafète solaire ». Composée d’un capteur contenant 8 bidons en noir, un bac servant de coffret et ayant une capacité de 15 litres, la cafète solaire facilite le travail  des  jeunes vendeurs ambulants.


L’inventeur Lassina Nébié a mis sur le marché sa dernière création dénommée « Cafète solaire ». Composée d’un capteur contenant 8 bidons en noir, un bac servant de coffret et ayant une capacité de 15 litres, la cafète solaire facilite le travail  des  jeunes vendeurs ambulants.

La cafète solaire est une technologie qui produit de l’eau chaude pour la vente de la boisson également chaude. Selon son inventeur Lassina Nébié, c’est une technologie qui produit de l’eau chaude à partir des rayons solaires. L’idée de creer un tel outil est partie d’un constat selon lequel les vendeurs ambulants qui se promènent aujourd’hui pour vendre le thé, le nescafé et bien d’autres choses utilisent du gaz ou du bois pour chauffer l’eau. « Nous avons vu qu’il est possible de faire un appareil au solaire qui permet de produire de l’eau chaude pour ces gens qui se promènent dans la ville sous le soleil qui leur sera d’ailleurs très utile », a expliqué l’inventeur Nébié.

Selon son inventeur, la cafète solaire est une technologie non polluante et respectueuse de l’environnement. Elle a plusieurs avantages. Son utilité est de lutter contre la pollution, la désertification et de l’emploi aux jeunes. 70 000FCFA c’est la somme qu’il faut débourser pour se procurer le « joyau ». Plus d’une dizaine de cafète solaire sillonnent déjà les rues de la capitale burkinabè pour rendre service aux Ouagalais.

Issa KARAMBIRI