La consommation mondiale de poisson par habitant a dépassé 20 kg...

Dans un nouveau rapport publié sur lasituation mondiale des pêches et de l’aquaculture, le Fonds des Nations Unies pour l’Alimenation (FAO) a indiqué que la consommation mondiale de poisson par habitant a dépassé les 20 kilos par an. Cela s’expliquerait par un approvisionnement aquacole plus important, à des captures record pour certaines des principales espèces et une réduction du gaspillage.


L’on se rappelle qu’en 2014, la production mondiale de la pêche de capture s’élevait à 93,4 millions de tonne. Cette production comprenait notamment les prises issues de la pêche continentale, légèrement en hausse ces deux dernières années.

Les prises record à cette époque concernaient quatre groupes de grande valeur, à savoir les thons, les homards, les crevettes et les céphalopodes.

Dans la même année il y avait environ 4,6 millions de navires de pêche dans le monde, dont 90% étaient situés en Asie et en Afrique, et seuls 64 000 d'entre eux mesuraient 24 mètres ou plus.

Les produits issus de la pêche ont représenté 1% du commerce mondial de marchandises en termes de valeur et plus de 9% du total des exportations agricoles..

Eu égard à toutes ces opportunités qu’offre l’aquaculture, le directeur général de la FAO, José Graziano Da Silva a souligné : « La vie aquatique, que les Objectifs de développement durable nous engagent à préserver, est un allié capital permettant de relever une série de défis, en partant de la sécurité alimentaire jusqu'au changement climatique».

Et d’ajouter : « Ce rapport démontre que la pêche de capture peut être gérée de manière durable et souligne que l'énorme potentiel de l'aquaculture est capable d'améliorer l'alimentation humaine et de soutenir les moyens d'existence avec des emplois productifs».

La chine, la maîtresse de l’aquaculture

Le rapport indique que si la chine reste de loin le premier pays à pratiquer l’aquaculture, le phénomène se répand ailleurs. Au Nigeria par exemple, la production aquacole est 20 fois plus importante que les deux décennies. Du coup, l’ensemble de l’Afrique Subsaharienne semble suivre ce rythme.

Le Chili et l'Indonésie ont également enregistré une croissance remarquable, tout comme la Norvège et le Vietnam, à présent numéro 2 mondial et numéro 3 en termes d'exportations de poisson.

Les atouts et les contraintes de l'aquaculture ont également un impact sur le type de poissons que nous consommons.

Le rapport indique qu'en termes de valeur au sein du commerce international, le saumon et la truite sont à présent les principaux produits exportés. Pourtant, depuis quelques décennies, l’honneur était réservé qu’aux crevettes.

Selon le rapport, les chaînes d’approvisionnement et les autres améliorations ont également contribué à l’augmentation de la production mondiale de poissons destinés à la consommation humaine qui atteint les 87% ou les 146 millions de tonnes en 2016. Un chiffre en hausse par rapport aux 85% et aux 136 millions de tonnes de 2014.

Le secteur de la transformation des produits de la pêche, en plein essor, offre également des opportunités d'améliorer la durabilité de la chaîne d'approvisionnement des poissons grâce à une quantité de produits dérivés à fort potentiel et de nombreuses possibilités d'utilisation.

Cela va de la farine de poisson pour l'aquaculture à la production de collagène pour l'industrie cosmétique, en passant par les petites arêtes de poisson que les humains peuvent consommer sous forme d'apéritifs.

                                                                                     Issa KARAMBIRI

Les lauréates du prix de la meilleure plateforme d’innovation niébé de...

 

L’Union provinciale féminine Namanegbzanga (UPFN), du Bam est la lauréate de la meilleure plateforme d’innovation niébé de l’espace CEDEAO. Elle a obtenu le prix, d’une valeur de 5 millions 970 mille F CFA qui lui a été décerné le 19 novembre 2015 à Dakar (Sénégal) par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (CORAF), en plus d’un trophée et d’une attestation.

La présidente de l’union, Awa Ouédraogo a présenté ce prix à l’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré, le 11 juillet 2016 à Ouagadougou. Des 11 filières agricoles prioritaires, le Burkina Faso a choisi de développer la filière niébé, en raison de ses énormes potentialités.

Pour Mme Kaboré, l’UPFN-Bam a satisfait tous les critères de la compétition, parmi une cinquantaine de plateformes d’innovations de 13 pays de la CEDEAO qui se sont présentées.

Ces critères se sont focalisées entre autres, sur l’amélioration qualitative et quantitative de la production à travers la promotion des variétés, la conquête des marchés au niveau national et sous régional, l’acquisition et de l’utilisation de technologies et équipements de production et de transformation adéquates et surtout les actions de plaidoyer des chefs coutumiers dans les villages, ayant facilité l’accès des femmes aux terres cultivables.

« L’union a franchi toutes ces étapes et a remporté ce prix qui honore notre pays. Je souhaite que cet exemple puisse être suivi par les autres associations des femmes agricoles du Burkina », s’est-elle réjouie.

Les résultats de cette plateforme ont permis à l’union d’engranger un chiffre d’affaires de 120 millions de F CFA grâce à une production de 463 tonnes de niébé en 2014. La coordonnatrice adjointe du Programme de productivités agricoles en Afrique de l’Ouest Burkina (PPAAO/WAAPP), Dr Séraphine Sawadogo a pour sa part indiqué que l’engagement et la pleine implication des femmes dans la mise en œuvre des activités, la gouvernance et la gestion ont fait de la plateforme d’innovation, un modèle d’inspiration de la sous-région.

Elle a précisé que le Burkina Faso a transmis trois dossiers de participation au compte des plateformes du niébé, du lait et du maïs et c’est celle du niébé a été retenue. La présidente de l’union, madame Ouédraogo a exprimé toute sa satisfaction envers les partenaires financiers et a noté que ce prix est une invite pour les femmes à persévérer davantage dans leurs activités et à promouvoir le secteur.

L’option de construire avec ce montant, un magasin dont la pose de la 1ère pierre a eu lieu en avril dernier à Kongoussi dans le Bam, comme l’a affirmé Sika Kaboré, va renforcer davantage les capacités infrastructurelles de l’union.

Elle a félicité et encouragé les femmes de l’UPFN-Bam à travers un don de 1,5 tonnes d’engrais, 50 kg de semences de niébé, deux charrues CH9, deux butteurs, cinq pulvérisateurs et 25 litres de produits de traitement d’une valeur d’un million 200 mille F CFA.


Corruption au Burkina Faso: les marchés publics, toujours en tête!

 

Les marchés publics, la douane ainsi que la police municipale constituent respectivement  les secteurs les plus corrompus au Burkina Faso en 2015, selon le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC). L’information a été donnée   à la cour du lancement du rapport 2015 du réseau sur l’état de la corruption au Burkina Faso, c’était ce jeudi 30 juin 2016 à Ouagadougou.


Le tableau de l’état de la corruption au Burkina Faso en 2015 affiche   les marchés publics, la douane, et la police municipale comme le trio des secteurs les plus corrompus selon le rapport 2015 du REN-LAC. Ils occupent respectivement la 1e, 2e et la 3e place.

La direction générale des transports terrestres et maritime (DGTTM), vient en 4e position, les impôts la 5e et la 6e place revient à la justice. Comme l’année précédant, le trio marchés Publics- douane – police municipale reste inchangé.

Cependant, deux nouveaux secteurs font leur apparition dans ce nouveau classement .Il s’agit de la caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS) et    de la Caisse Autonome de Retraite des Fonctionnaires (CARFO) qui sont classées respectivement 17e et 18e dans ce rapport de 119 pages.

L’étude a été réalisée du 2 au 16 novembre 2015 sur l’ensemble des 13 chefs-lieux de régions plus la ville de Pouytenga et a concerné 2000 personnes parmi la population âgée de 20ans et plus.

 

Les résultats de ce classement indique que  pour 87,4% des enquêtés, les faits et pratiques de corruption sont fréquents au Burkina Faso.

Selon le directeur exécutif du REN-LAC, Dr Claude Wetta, ces résultats comparés à ceux de 2013 et 2014, il ressort que la perception de la fréquence de la corruption a connu une légère baisse. « Elle était de 96% en 2013 et de 91% en 2014» a-t-il indiqué.

Quelques recommandations pour endiguer le phénomène.

La corruption généralisée gangrène les services publics burkinabés. Face à un tel constat, le REN-LAC recommande la mise en place effective d’une chaine pénale spéciale pour sanctionner les crimes économiques ainsi que l’amélioration du contrôle de la commande publique.

Il est aussi conseillé une exclusion définitive des procédures de mise en concurrence des marchés publics, des entreprises déclarées deux fois défaillantes ou épinglées pour des faits d’atteinte à la probité ou coupables de fraudes fiscales.

Par ailleurs ,il est recommandé la construction d’une coalition forte pour mener le plaidoyer ,l’interpellation et la mobilisation en vue d’influencer l’action des pouvoirs publics notamment en matière de lutte contre l’impunité des crimes économiques etc.

Dans le souci d’encourager des services qui ont consenti des efforts en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, le REN-LAC entend mener des réflexions sur des prix comme récompenses « aux élèves exemplaires ».

Lala Kaboré /Dera

Deralala28@yahoo.fr

« L’Afrique a besoin de super héros ayant des idées pour...

 S’appuyant sur son expérience en tant qu’homme d’affaire africain couronné de succès, et à la lumière des nombreux défis auxquels fait face l’Afrique aujourd’hui, Strive Masiyiwa, le Président du Conseil d’administration de l’Alliance pour la Révolution verte en Afrique (AGRA), dans les lignes qui suivent, fait appel à une nouvelle génération d’héros africains qui ont des idées et une vision nouvelle, et sont prêts à répondre aux défis qui pourraient déterminer le future du continent.

 


 

Les héros africains et les superpuissances de l'Agriculture

Par Strive Masiyiwa

Pour la plupart des gens, la notion de héro évoque des images de personnes braves qui risquent leur vie pour les autres, ou des « super héros » décrits dans des livres ou films comiques, armés de pouvoirs surnaturels. Mais ceux dont l'Afrique a besoin chaque jour sont des héros d'un genre différent – des « héros en action » qui ont des idées et une vision, prêts à relever les défis qui pourraient déterminer le sort d'un continent muni d’une masse de terre plus grande que les États-Unis, l'Europe de l’Ouest, la Chine et l'Inde réunis. C’est un vaste terrain ayant beaucoup de potentiel.

 Les défis de l'Afrique sont bien connus : Une sécheresse dévastatrice détruit les cultures en Afrique orientale et australe. La chute des prix du pétrole nuit à la croissance économique dans les pays exportateurs, notamment le Nigeria. Une famine chronique menace encore un tiers de nos populations, et une pauvreté profonde laisse dans une misère extrême près de la moitié des familles surle continent. Il faut mettre en place, d’urgence, des perspectives d'emploi pour les 200 millions de personnes qui ont entre 15 et 24 ans qui font du continent africain le continent  le plus jeune du monde.

 Des millions d'agriculteurs africains n’ont pas encore accès à des variétés de cultures améliorées qui augmentent les rendements. Ils ont besoin d'engrais minéraux et organiques qui redonnent vie au sol. Ils ont besoin d’accéder au crédit pour acheter des intrants agricoles. Ils ont besoin d'une meilleure information sur les opportunités de marché pour justifier leurs investissements. Alors que nous pouvons obtenir des signaux de téléphonie cellulaire pour atteindre des éleveurs de bétail Masaï, la plupart des agriculteurs africains luttent encore pour trouver un sac de semences de qualité ou une petite quantité d'engrais!

 Où sont les super héros africains qui peuvent relever ces défis continentaux? Dans un nouvel effort pour les trouver, en avril 2016 plusieurs organisations ont conjugué leurs forces à Accra (Ghana) pour lancer le nouveau prix de l’alimentation en Afrique s’élevant à 100 000 $ (l’ancien Prix Yara). Ce nouveau prix basé en Afrique récompensera un individu ou une institution remarquable qui déploie des efforts pour changer la réalité de l'agriculture africaine en la faisant passer d'une lutte pour survivre à une entreprise qui prospère! Nous recherchons des initiatives et innovations techniques audacieuses qui peuvent être reproduites avec excellence sur tout le continent.

Nous savons qu'il existe des super héros africains dans notre milieu, qui font des choses extraordinaires dans le monde extraordinaire de l'agriculture, qui,  je pense, détient la clé de l’avenir de l'Afrique. Nous voulons entendre parler d'eux et saluer leur travail.

 Qu'est-ce que je veux dire par extraordinaire? Je veux dire des jeunes comme l'entrepreneur ougandais, Eric Kaduru, qui a fondé une organisation visant à aider des centaines de filles déscolarisées à mettre sur pied leurs propres exploitations fruitières commerciales, ou le Dr Lindiwe Majele Sibanda du Zimbabwe, expert en sciences animales et agricoles, qui dirige un groupe de réflexion politique, qui œuvre pour s’assurer que l'agriculture africaine figure de manière très visible sur le programme mondial. Je fais allusion à des gens comme les militants communautaires qui luttent pour aider les petits exploitants agricoles à accéder aux marchés, aux inventions agro-techniques et aux innovations qui constituent le lien entre les agriculteurs et  des informations vitales, et les réformateurs qui militent pour de meilleures politiques agricoles à tous les niveaux, du chef d'État aux chefs de village.

Mille milliards d’arguments en faveur de l'agriculture africaine

Pourquoi l'agriculture est-elle un champ d’action indispensable? Pour commencer, les deux tiers des Africains travaillent dans l'agriculture, le secteur qui sous-tend la sécurité alimentaire en Afrique. Sur un continent muni de riches ressources naturelles et d’un grand capital humain, il n'y a absolument pas de raisons que les Africains importent tant de produits alimentaires provenant d'ailleurs dans le monde. Nous devrions atteindre notre auto-approvisionnement. Il s’agit d’un énorme marché et d’unemassive opportunité. La Banque mondiale estime qu’en 2030 sa valeur atteindra un million de milliards de dollars américains!

 Si je devais me lancer dans les affaires aujourd'hui, au vu des opportunités de marché pour les producteurs alimentaires africains et de l’incroyable dotation de l'Afrique en ressources naturelles et en capital humain, je préfèrerais l'agriculture aux télécommunications.

 Voici le but et l'inspiration pour le Prix de l’Alimentation en Afrique : Lorsque nos super héros achèveront leurs missions, chaque consommateur africain bénéficiera d'un meilleur accès à des aliments nutritifs et abordables - développés et fournis par des agriculteurs africains et des entreprises alimentaires africaines. Cela signifie de nouvelles possibilités d'emploi et des revenus plus élevés pour l'Afrique rurale. Cela alimentera une plus large expansion économique, au profit de tous et des pauvres en particulier. Ceci est quelque chose que les surchauffes et contractions des économies pétrolières ne peuvent tout simplement pas offrir.

Un prix de l’alimentation et la voie vers la prospérité

Les anciens lauréats tels que Kaduru et Sibanda sont le genre de héros dont l’Afrique a besoin aujourd'hui. Il y a tant d'autres. Par exemple, l'année dernière les dirigeants africains ont sélectionné Akinwumi Adesina, un lauréat  de Yara en 2007, pour être président de la Banque africaine de développement. Un champion d’un  «impact à grande échelle » dans toute l'Afrique, Adesina a été ministre de l'Agriculture et du Développement Rural au Nigeria où, parmi de nombreuses réformes, il a introduit une technologie d'avant-garde pour permettre de lutter contre la corruption et d’améliorer l'accès aux intrants pour les agriculteurs ruraux, et en particulier les femmes.

 Il y a deux ans, quelques jeunes entrepreneurs du Nigeria ont lancé une nouvelle série de livres comiques mettant en vedette quelque chose d’inédit : les super héros africains. J’espère  qu'un jour  nous raconterons des histoires de la vie réelle des « super héros »  du Prix de l’Alimentation en Afrique, et comment leurs exploits extraordinaires ont permis de vaincre les maux tels que la faim, les changements climatiques, la pauvreté et le chômage.

Strive Masiyiwa, Président du Conseil d'administration de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA);

Président exécutif et fondateur d’Econet Wireless.

Rasmata Compaoré, la plus jeune maire de Ouagadaougou

 

Arrivée dans le milieu de la politique en 2014, Rasmata Nadembega née Compaoré a été élue maire de l’arrondissement n°12 de la capitale burkinabè aux dernières élections municipales. Une élection qu’elle doit surtout à son dévouement et sa combativité sur le terrain depuis la période des insurrections. Echange avec une battante qui a su imprimer sa marque dans le parti du « soleil levant ».


« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années », dit un adage. Cette maxime illustre bien la vie et le combat de Rasmata Compaoré. A 32 ans, la jeune mère de deux enfants, est celle qui va désormais diriger la mairie de l’arrondissement n°12 de la ville de Ouagadougou.

Suite aux nombreuses vagues de démission des militants de l’ex parti au pouvoir CDP, RasmataCompaoré est très vite enchantée par le programme du nouveau parti qui venait de naître, le MPP. Ainsi, elle s’embarque dans le parti des « RSS ». « J’étais tout le temps avec les camarades. J’ai été présente sur tous les fronts de combat en passant par le remplissage recto-verso des stades. Je mobilisais les femmes pour la bonne cause », se souvient-elle.

Militante de première heure et présidente des femmes du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) du secteur n°53, la nouvelle élue veut donner un autre visage à l’arrondissement n°12.

A peine élue, Rasmata Nadembega pense déjà à la résolution des difficultés auxquelles sont confrontées les populations de son arrondissement. « Mes ambitions premières pour notre arrondissement, c’est de résoudre les questions d’infrastructures sanitaires et éducatives sans oublier la voirie », indique-t-elle.

Selon le nouveau maire, les maternités sont en souffrance, les CSPS manquent du moindre matériel nécessaire. Il faut obligatoirement résoudre ces questions, dit-t-elle car c’est l’une des priorités inscrites dans ses promesses de campagne.

Le nouveau bourgmestre, qui a une expérience dans le domaine du développement local, veut mettre ses connaissances au service des populations de son arrondissement. En effet après l’obtention de son baccalauréat série G2, elle a d’abord étudié la sociologie puis la gestion commerciale et marketing avant de se spécialiser dans la gestion des projets.

La jeune maire se réjouit du fait qu’elle n’aura pas à gérer les questions de lotissement tout comme les autres maires, puisse que le président de l’assemblée nationale a fait savoir que la question foncière n’est plus du ressort des maires. En effet pour elle, cela permettra aux maires de se concentrer sur les problèmes d’infrastructures et autres questions de développement de leur arrondissement.

A propos des violences observées autour de l’élection de certains maires, la jeune dame se dit profondément attristée. Tout en ayant une pensée pour les femmes endeuillés ou affectées, elle a appelé les acteurs à mettre au-dessus de tout, l’intérêt supérieur de leur commune.

       Gervais Nadembega, un soutien de taille pour le nouveau maire

Si la jeune politicienne a très vite gravi les échelons pour se hisser à la tête de l’un des arrondissements les plus convoités de la capitale burkinabè, c’est grâce au soutien sans faille de Gervais Nadembega, son époux.

Un homme qui, dans l’ombre a su comme le fait savoir le nouveau maire, lui prodiguer de précieux conseils. « Mon époux m’a beaucoup soutenu. Il n’a hésité à aucun moment de m’encourager et je lui suis sincèrement reconnaissante », avoue-t-elle.

Pour Gervais Nadembèga, l’élection de son épouse n’est qu’un effort mérité. « Quand elle a décidé de s’intéresser à la politique, je n’ai pas hésité à la soutenir. Au contraire, je pense qu’il faut exhorter les femmes à s’intéresser davantage  à la chose politique», fait-il savoir.

                                                                                                                 Issa KARAMBIRI

                                                                                              Karambiri.issa@gmail.com

Le viol conjugal en débat à Bobo Dioulasso

 

Un homme peut-il faire l’amour sans le consentement de sa femme ? Une femme peut-elle faire la contraception sans le consentement de son mari ? Une femme peut-elle poursuivre son mari en justice ? Telles sont entre autres des questions qui ont suscité l’engouement du public au cours d’un panel organisé par le Réseau d’aide au planning familial (RAP) le 23 juin 2016 à l’institut français de Bobo-Dioulasso.

Animé par madame Nathalie Kaboré, animatrice en santé sexuelle et reproductive de l’association Maya, ce panel a connu la participation d’éminentes personnalités. Tour à tour, les panelistes ont donné leur avis. Pour certaines personnes, faire quelques choses contre son gré est une violence ou même un viol fait à la femme. Pour d’autres il est opportun que les comportements des femmes exhibitionnistes ou extravagantes changent. A ce propos, Drissa Gnamou, artiste-musicien, président de la fédération des associations pour la promotion de la recevabilité sociale, a fait un grand apport à cette rencontre en révélant ce que font les artistes pour le changement de comportement. Il a cité entre autres Black So Man dans une chanson où il est dit « tu peux encore revenir », question où un homme a donné à nouveau une chance à une copine qui a commis une erreur au cours de leur relation.

Les causes de la distorsion des relations conjugales sont nombreuses et ont été évoquées par Fatou Paré/Traoré, une psychologue. Elle a cité entre autres les mariages forcés, les problèmes psychologiques, problème de santé. Selon elle, « une femme violentée est semblable à une femme battue, sous-estimée, chosifiée, toutes chose qui peut engendrée des difficultés allant jusqu’à la mort de la femme. Quant à Tougma, magistrat, elle a situé les cliniques juridiques à Bobo-Dioulasso et à Ouagadougou où l’on peut donner des conseils aux femmes et relever leur moral, mais aussi recueillir éventuellement leurs plaintes.

« Pour l’instant, il existe une loi qui a été promulguée pour défendre le droit des femmes assorties des sanctions mais il n y a pas de textes d’application » a-t-elle déclaré. Il est bon de noter que ce changement n’est pas une chose aisée. Et les voies les plus privilégiées sont l’éducation et la sensibilisation. A en croire le modérateur Kaboré, des actions de sensibilisations ont déjà été menées au secteur 21 de Bobo, à Toussiana et en beaucoup d’autres endroits.

                                                                           Emmanuel Sombié


De la drogue dans nos écoles

De plus en plus, la consommation de stupéfiants est observée chez les jeunes .Il n’est point rare de retrouver de la drogue aux abords des écoles. En la faveur de la journée internationale de lutte contre la drogue célébrée ce dimanche 26 juin 2016, une importante quantité de drogue a été incinérée à Ouagadougou.

La consommation de la drogue constitue un véritable fléau qui n’épargne aucune couche de notre société. Selon les statistiques du Comité national de lutte contre la drogue (CNLD), 123,332 tonnes de cannabis, 51,048 kilogrammes de cocaïne, 0,826 kilogramme d’héroïne ainsi que 36,173 tonnes de médicaments de la rue ont été saisis par les services de détection et de répression, ces trois dernières années au Burkina Faso.


La drogue est bien présente dans les établissements scolaires secondaires et supérieurs. Elèves et étudiants s’adonnent librement à la drogue. 63 élèves et 13 étudiants ont été interpelés pour faits de drogue, au premier trimestre de l’année 2016. Il est ainsi clair que la drogue est aujourd’hui à la porte de nos écoles.

C’est dans une dynamique de s’attaquer efficacement au fléau que la 27e édition de la journée internationale de lutte contre l'abus et le trafic illicite des drogues a été commémorée sous le thème : «La problématique de la   drogue en milieu scolaire : quelles stratégies de lutte pour une meilleure prévention ».

Un thème qui vient en appel à la responsabilité individuelle et collective et interpelle tout le monde sur la nécessité d’une prise de conscience et d’une synergie d’actions afin d’enrayer ce phénomène dans notre société.

 

Dans son message le gouvernement Burkinabé a indiqué qu’un accent particulier sera mis sur la sensibilisation au regard de l’usage et l’abus des drogues dans les établissements scolaires, sous la direction du Comité National de lutte contre la Drogue en partenariat avec la société civile, afin d’interpeller la jeunesse sur les conséquences néfastes de la drogue tant sur le développement socio-économique que sur la santé.

 

une quantité importante de drogue saisie

Foi de, Simon COMPAORE, président du Comité National de lutte contre la Drogue, d’autres actions seront entreprises à l’endroit des parents et éducateurs pour qu’ensemble, ils puissent mettre un frein à ce phénomène dévastateur de la jeunesse, surtout scolaire. « Nous avons besoin de l’implication active des éducateurs et des parents et même des enfants » a-t-il indiqué.

 

La secrétaire permanent du CNLD dans la même lancée à souligner la nécessité de l’implication massive de tous les acteurs dans ce combat. « Nous demandons à tous, particulièrement aux parents , de nous aider à aider leurs enfants afin qu’ils s’éloignent de la drogue, nous envisageons assainir le milieu scolaire avant la rentrée des classes », a t’-elle indiqué avec détermination. .

Au cours de la célébration de cette journée internationale de lutte contre la drogue, des échantillons de quelques types de drogue ont été présentés à la presse. Il s’agit entre autre de « la cocaïne », de  « l’héroïne »,  de « la marijuana »  du « cannabis », du  « bleue bleue » « des médicaments de la rue » etc.

L’incinération d’une importante quantité de drogue soit 19,5tonnes, saisie entre juin 2015 et juin 2016 a marqué la fin de la cérémonie.

Lala Kaboré /Dera

deralala28@yahoo.fr

Le cléome: une plante aux vertus incommensurables

Le cléome, kenebdo en moré, kantchir en dagara ou winwin en dioula , connu sous le nom de chou africain est une plante alimentaire de grande importance au vu de ses différentes teneurs en vitamines et oligo-éléments et acides aminés. Il occupe une place importante dans le régime de base alimentaire au Burkina Faso, notamment dans le sud-ouest et l’Ouest.



Ces bienfaits sur la santé sont pourtant méconnus. En effet, le cléome est une plante nutritive par excellence. Elle renferme des acides aminées et différentes vitamines A et C, des oligo-éléments et des protéines, une huile volatile, des protéines et des polyphénols.
Dans certains milieux traditionnels, il est utilisé comme fébrifuges, vermifuges, rubéfiantes, antidouleur de l’oreille. Le cléome a également des vertus anti oxydantes et sert à soigner l’anémie, le rhumatisme, la diarrhée, les piqures de scorpions et morsures de serpents. Ce n’est pas tout cette plante soigne aussi le scorbut, élimine les vers parasitaires, et mis sous forme de bouillie avec du lait caillé est un repas recommandé pour les femmes durant la grossesse et l’allaitement.

Source : Description des plantes spontanées consommés au Sud-ouest du Burkina , SIBIRI, 2014

Qui est Rainatou Sawagogo le nouveau maire de l’arrondissement 3 ?

 

Quand elle franchissait les portes de cette même mairie comme secrétaire, bénévole, Rainatou Sawadogo n’imaginait sans doute pas qu’elle y sera un jour la première responsable. Et pourtant comme dans un film américain avec une fin heureuse, cette jeune femme de 34 ans , mère de trois enfants, est partie du plus bas niveau pour se voir portée à la tête l’arrondissement 3 de la ville de Ouagadougou. Rencontre avec une « lionne » au parcours exceptionnel…

Lorsque nous leur avons rendu visite ce lundi 21 juin à leur domicile à Tampuy, c’est une Rainatou rayonnante et un époux apparemment comblé et fier du parcours de sa moitié que nous avons rencontrés. L’ambiance de joie qui régnait dans cette famille modeste est suffisamment éloquente. La mairie que Rainatou Sawadogo épouse Ouédraogo aura à diriger l’a accueillie comme bénévole il y a à peine une dizaine d’année.

Titulaire d’un BAC G1, la nouvelle élue a été pendant 5 ans, bénévole dans cet arrondissement avant de se retrouver à la maternité de Bassinko et de Bissinghin au niveau du service de l’Etat civil. Elle a également servi au niveau de la mairie centrale de la ville de Ouagadougou comme opératrice de saisie entre 2008 à 2009. Depuis 2010, jusqu’ à ce jour, Rainatou était secrétaire à l’Ecole nationale des régies financières(ENAREF).

Son engagement en   politique remonte à 2009 ou après le forum sur l’alternance elle a été séduite par le programme politique de l’UPC nouvellement crée. C’est ainsi qu’elle devient secrétaire générale du partie dans l’arrondissement 3 et membre du bureau politique national. Et c’est tout naturellement qu’en 2012, elle est élue « conseillère » sous la bannière du parti « du lion » au niveau de arrondissement 3. Elle ne terminera pas son mandat suite à l’insurrection populaire.

       «  Nous avons fait des promesses aux populations que nous tenons à respecter »                                  

Convaincante et perspicace, Rainatou Ouédraogo est portée à la tête de la mairie grâce à une alliance entre son parti et le CDP. « On voulait la mairie, il fallait obligatoirement faire une alliance. Et là, nous sommes rentrés en contact avec le CDP qui était en bonne position après nous au niveau de l’arrondissement. Avec la collaboration du chef de file de l’opposition(CFOP), nous avons pu avoir la mairie », explique-t-elle.

Même si elle vient de loin, Rainatou n’a pas le temps de jubiler. Elle pense déjà aux défis à relever et aux chantiers qui l’attendent. « Pendant la campagne municipale, nous avons fait des promesses aux populations que nous tenons à les respecter » a-t-elle laissé entendre. Et d’ajouter ceci : « Aujourd’hui, si je suis devenue maire de cet arrondissement, c’est grâce à toute la confiance que la population a placée en moi. Je me dois de ne pas la trahir. Partant de là, je remercie la famille UPC et particulièrement mon époux et le président qui m’ont soutenu dans cette rude épreuve ».

Femme engagée, présente sur tous les fronts pour promouvoir et faire valoir les droits des humains et particulièrement ceux de la femme, le nouveau bourgmestre entend mettre sa riche expérience dans la gestion de la chose communale au service au service du bien-être de la population.

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                                                                                                                  Issa KARAMBIRI

                                                                                                 Karambiri.issa@gmail.com