mardi 11 août, 2020.

Saint-Valentin : entre crise économique et besoin de faire plaisir

A deux jours de la fête des amoureux célébré chaque 14 février, les quelques Ouagalais rencontré le jeudi 11 février 2016 au quartier Koulouba et aux alentours du grand marché de Ouagadougou sont unanimes à reconnaitre un manque d’engouement à cette fête. Ils expliquent cela d’une part par la crise sociopolitique qui a secoué le Burkina Faso en 2014 et 2015 et d’autre part par le manque de moyen financier des « amoureux »toutefois, ils estiment que la Saint valentin de cette année doit être marquée d’une pierre blanche en ce sens que c’est l’occasion pour eux de déclarer ou de renouveler leur amour à leur bien- aimé (e).


A deux jours de la fête des amoureux célébré chaque 14 février, les quelques Ouagalais rencontré le jeudi 11 février 2016 au quartier Koulouba et aux alentours du grand marché de Ouagadougou sont unanimes à reconnaitre un manque d’engouement à cette fête. Ils expliquent cela d’une part par la crise sociopolitique qui a secoué le Burkina Faso en 2014 et 2015 et d’autre part par le manque de moyen financier des « amoureux »toutefois, ils estiment que la Saint valentin de cette année doit être marquée d’une pierre blanche en ce sens que c’est l’occasion pour eux de déclarer ou de renouveler leur amour à leur bien- aimé (e).

Et pour concrétiser ce souhait, ils confient qu’ils sont prêts à se saigner « financièrement » pour offrir le meilleur cadeau à l’élu (e) de leur cœur. C’est le cas de Luc Adouabou, la trentaine et électricien de son état compte faire une sortie en amoureux le dimanche 14 février prochain. « Je vais amener ma copine au cinéma, après nous irons au restaurant et enfin nous terminerons la soirée dans un maquis de la place », souligne- t-il. Luc Adouabou confie qu’il n’offrira pas de fleur encore moins de tableau ou de carte de poème à sa copine Aïcha Ouédraogo, sous prétexte : « j’ai dépassé cette étape de cadeau, nous sommes ensemble depuis quelques années et je compte passer à une autre étape, celle du mariage ».

Latif Sawadogo, élève en classe de 3e dans un établissement secondaire de Ouagadougou vit actuellement un « amour scolaire » avec sa copine, élève en classe de 4e. C’est au nom de cet amour scolaire qu’il juge « fort et réciproque » entre lui et Nafissatou Ouédraogo, qu’il a accepté débourser la somme de 2500 FCFA pour lui acheter des bijoux., Latif Sawadogo avant de prendre congé du commerçant et de s’éclipser du grand marché, il souligne ne pas savoir si sa bien- aimée va adorer les bijoux mais confie être très ému de pouvoir l’offrir un cadeau à la faveur de cette Saint valentin. Non loin de la librairie Diacfa, Liliane Soudré hésite quant à elle, à choisir un cadeau de la Saint Valentin pour son amoureux. Liliane, étudiante à l’université Joseph Ki- Zerbo sera finalement convaincue par le commerçant Adama Kinda de choisir un cadeau. Chose qu’elle fera sous nos yeux en déboursant la somme de 3 000 FCFA pour un tableau. A la question de savoir pourquoi ce choix ? Elle soutient : « Je souhaite que le tableau soit accroché sur le mur de son salon en signe d’amour pour moi. Le fleur s’abimera vite ». Abdoulaye Ouédraogo vendeur de montres et de ceintures souligne que depuis le lundi 8 février 2016, il a sorti les plus belles roses, les plus belles cartes d’amour, les plus belles nounous, les plus beaux tableaux et les beaux bijoux pour attirer les « amoureux ». Il nous confie que les ventes sont timides mais dit être confiant que le vendredi 12 et le samedi 13, elles vont augmenter avec l’affluence des amoureux qui viendront au marché. A côté des articles qu’il vend habituellement trônaient en bonne places des roses avec différentes couleurs emballés dans des plastiques transparents. Les prix des roses varient selon leurs tailles : 750 FCFA pour les petites roses, 1000 FCFA et 1500 FCFA pour les moyennes et 3000 FCFA pour les grandes roses. Les cartes avec poème se vendent à 500 FCFA, l’unité et les tableaux s’acquirent entre 1500 et 2000 FCFA.

En attendant vendredi et samedi, Abdoulaye Ouédraogo a confié gagner entre 9000 et 10 000 FCFA par jour dans la vente des articles liés à la Saint-valentin. Malgré ces revenus, il note qu’il faisait de très bons chiffres d’affaires les années précédentes avant la survenue de la crise sociopolitique dans le pays. Autre regret de Abdoulaye Ouédraogo est qu’à cause de cette situation qui a eu des impacts sur le plan économique, les commerçants n’ont pas pu importer de nouveaux articles liés à la Saint Valentin. Il nous confie que tous ce qui est vendu actuellement sont les articles qui n’avaient pas pu être écoulé sur le marché national. Ce vieux stock d’après lui provient des magasins détenus par les « chinois ».

ACS

Laure Zongo/ Hien, la Ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la Famille installée

La nouvelle ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la Famille, Laure Zongo a été installé le mardi 19 janvier 2016 à Ouagadougou. Elle sera épaulée dans la gestion de ce département né de la fusion de deux ministères avec la secrétaire d’Etat chargée des affaires sociales, des personnes vivants avec un handicap et de la lutte contre l’exclusion, Yvette Dembélé.


La nouvelle ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la Famille, Laure Zongo a été installé le mardi 19 janvier 2016 à Ouagadougou. Elle sera épaulée dans la gestion de ce département né de la fusion de deux ministères avec la secrétaire d’Etat chargée des affaires sociales, des personnes vivants avec un handicap et de la lutte contre l’exclusion, Yvette Dembélé.

C’est en présence des collaborateurs, personnel, directeurs et chefs de services des ministères de la promotion de la femme et du genre, de l’action sociale etde la solidarité nationale ; de parents et amis que la cérémonie de passation de charges s’est déroulé. Très décontractées, les ministres sortantes, Nicole Angéline Zan et Bibiane Ouédraogo, affichaient une certaine sérénité à cette passation de charge contrairement à la timidité de celles qui les succédaient. L’ouverture de la cérémonie a été marquée par le message du Secrétaire général du Gouvernement et du conseil des Ministres, Alain Thierry Ouattara. Qualifiant la nomination des promues de « très grande confiance » placée en elles, il les a invitées à la compétence et à la responsabilité : « Montrez le bon exemple, managez le département avec probité, courtoisie, respect de l’autre… ». Aux partenaires et collaborateurs, il a appelé au travail et souhaité une bonne suite aux ministres sortantes dans leurs nouvelles occupations. Première à parler, Nicole Angéline Zan pour qui « la transition est loin d’être un fleuve tranquille », a évoqué les difficultés, doutes et incertitudes qui ont jalonné cette période. Mais face à tout cela, elle et ses collaborateurs, a-t-elle soutenu, ont combiné force et engagement pour parvenir à un taux de réussite de plus de 90%. De son côté, Bibiane Ouédraogo, dans les mêmes conditions de travail, a relevé quelques objectifs atteints. Il s’agit de l’opérationnalisation du guichet spécial d’appui à l’ entrepreneuriat féminin qui a permis l’octroi de plus de 4 milliards de F CFA à 690 associations et 478 femmes entrepreneures, la distribution et le suivi de 7500 technologies à 1344 groupements et associations entre autres. C’est donc avec joie et le sentiment du devoir accompli qu’elles passent le témoin à la ministre Laure Zongo, « leur sœur ». « Nous avons d’une part le défi de réussir la fusion de deux grands ministères et d’autre part de consolider les acquis engrangés », a affirmé Mme Zongo qui a aussi remercié ses prédécesseurs. Aux collaborateurs que tous ont invités à la poursuite de la coopération, elle a annoncé l’importance de relever les nouveaux défis qu’impose le projet de société du président du Faso. Mme Zongo pense que la vision sociale du Gouvernement suscite de l’espoir, mais « un espoir fait de vertus du travail, de la bonne gouvernance et d’un dialogue social constant ».

Josué IKA

Attaque terroriste de Ouaga : le bilan provisoire fait état de 28 morts et plus de 50 blessés

Pour la première fois de son histoire, le Burkina Faso a été frappé par les terroristes à travers une série d’actions cordonnées d’une barbarie sans précèdent. Tout a commencé dans l’après-midi, avec l’attaque d’un convoi officiel de la Gendarmerie nationale dans la province de l’Oudalan, occasionnant deux morts et deux blessés.


Pour la première fois de son histoire, le Burkina Faso a été frappé par les terroristes à travers une série d’actions cordonnées d’une barbarie sans précèdent. Tout a commencé dans l’après-midi, avec l’attaque d’un convoi officiel de la Gendarmerie nationale dans la province de l’Oudalan, occasionnant deux morts et deux blessés.

Un peu plus tard dans la soirée, l’Hôtel Splendid, et le café Capuccino, à Ouagadougou font l’objet d’une attaque armée suivie d’une prise d’otage. Selon le bilan provisoire dressé par les autorités, ces actes barbares ont entraînés la mort de 28 morts, une cinquantaine de blessés civils, 4 blessés parmi les forces de défense et de sécurité .Du côté des assaillants, on compte trois terroristes. 156 otages  ont pu être libérés.

Dans la même nuit, le Docteur Kenneth Arthur Elliot et son épouse Joceline de nationalité australienne, installés à Djibo depuis 1972 et responsables de la clinique Elliot seront enlevés.

Aussitôt, l’organisation criminelle Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué l’attaque. Pour le président du Faso, Roch Marc Christain Kaboré, «  ces actes criminels, perpétrés contre d’innocentes personnes visent à déstabiliser notre pays et ses institutions républicaines et à saper les efforts de construction d’une nation démocratique, paisible et prospère »

.Aussi, tout en saluant le professionnalisme et la solidarité entre les forces de défense et de sécurité burkinabè et les forces spéciales françaises et américaines qui ont permis de lancer et de conduire avec succès l’offensive contre ces terroristes, le président a appelé les burkinabè à l’union et à la solidarité nationale pour venir à bout de ce phénomène car dit-il, la lutte anti-terroriste fait désormais partie de notre quotidien.

Un deuil national de trois jours a été décrété pour compter du dimanche 17 janvier 2016.

Ce que les femmes de Bobo attendent du nouveau gouvernement

Le Burkina Faso vit une étape importante de son histoire. Nouvelle année, nouveau président, nouveau gouvernement, nouvelle assemblée nationale, etc. En cette période plein d’espoir, chacun formule ses vœux pour le « nouveau Burkina ». Nous avons approché des responsables d’associations féminines dans la ville de Bobo-Dioulasso et elles semblent très enthousiastes :


Le Burkina Faso vit une étape importante de son histoire. Nouvelle année, nouveau président, nouveau gouvernement, nouvelle assemblée nationale, etc. En cette période plein d’espoir, chacun formule ses vœux pour le « nouveau Burkina ». Nous avons approché des responsables d’associations féminines dans la ville de Bobo-Dioulasso et elles semblent très enthousiastes :

Julienne Dembélé /Sanou, la coordonnatrice de l’association femme et vie : «  les femmes attendent que le nouveau régime puisse leur prêter une attention particulière et que la femme n’occupe plus cette dernière place qu’elle occupait dans la société ». Elle soutient qu’en prenant en compte l’aspect genre, le nouveau gouvernement devrait travailler à ce que règne l’entente et la cohésion dans notre pays. Et si nous sommes en paix et que nous travaillons, nous pouvons atteindre nos objectifs. Les femmes attendent aussi que le nouveau gouvernement prenne en compte les femmes pour qu’elles puissent participer activement au développement de ce pays, ajoute –t-elle.

  Alima Ouattara/ Ouédraogo, présidente de l’association  mugnu le bi sigi dia : « Nous demandons aux nouvelles autorités de tenir compte des femmes parce que nous souffrons beaucoup. Nous sommes des commerçantes dans notre association et nous avons parfois besoin qu’on nous facilite l’accès aux crédits. Nous ne demandons pas qu’on nous offre de l’argent mais ce serait mieux si nous avions les crédits avec des garanties qu’on peut honorer. On nous demande parfois des documents d’une cours alors que avoir une cours n’est pas chose aisée pour tous ».

  Ouédraogo Rasmata, fabricante de savon, présidente de l’association mussow ayi wili :

« Nous voudrions que le nouveau président tienne ses promesses et sortent les femmes de leur situation précaire ». Elle également a souhaité une facilitation au niveau de l’accès aux crédits. Et espère surtout que le volet éducation soit pris en compte dans l’élaboration du programme d’activité dunouveau gouvernement.

Ces femmes font partie de la multitude de femmes leader que compte le Burkina Faso. Seulement, elles sont en permanence confrontées à des difficultés de tout ordre. Leur souhait, que les services sociaux de base soient garantis afin que les principaux acteurs du développement œuvrent au mieux au développement du Burkina Faso.

A.B. Nicole OUEDRAOGS

Gouvernement Thiéba : Ies femmes toujours à la traîne

Comme pour la nomination du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, les Burkinabè se sont réveillés, le matin du 13 janvier 2016, avec les noms des membres de leur gouvernement. Ainsi, selon des décrets en date du 12 janvier 2016 et rendus public au petit matin, le gouvernement du Burkina est composé de 29 membres : un ministre d’Etat, deux ministres délégués et quatre secrétaires d’Etat. Le président du Faso garde le portefeuille de la Défense nationale.


Comme pour la nomination du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, les Burkinabè se sont réveillés, le matin du 13 janvier 2016, avec les noms des membres de leur gouvernement. Ainsi, selon des décrets en date du 12 janvier 2016 et rendus public au petit matin, le gouvernement du Burkina est composé de 29 membres : un ministre d’Etat, deux ministres délégués et quatre secrétaires d’Etat. Le président du Faso garde le portefeuille de la Défense nationale.

Quel sort a-t-il été réservé aux femmes du Burkina Faso qui font plus de 52% des Burkinabè ? On se rappelle que le Conseil des femmes du Burkina(CFB) dans une déclaration avait demandé au moins 30% pour les femmes. Finalement elle ont obtenu à peine 25% des postes soit sept femmes sur les 29 ministres. Celle qui occupe le poste le plus important est la ministre de l’Economie, des Finances et du développement, Mme Alizatou Rosine Coulibaly née Sori. Une maigre consolation pour elle et toutes les femmes du Burkina Faso qui espéraient voir une femme Premier ministre pour la première fois dans la l’histoire du Burkina. Quant au positionnement des autres femmes du gouvernement, force est de constater que ce sont les femmes qui sont au bas de l’échelle. Ainsi est-il que le Ministère du Développement de l’économie numérique et des Postes est revenu à Mme Aminata Sana née Congo et celui de la femme, de la solidarité nationale et de la famille à Mme Laure Zongo née Hien. Ces deux femmes, ajouté à Mme Coulibaly, donnent seulement trois ministères pleins aux femmes sur les sept qui officieront au gouvernement.

En ce qui concerne les quatre postes restant pour les femmes, il s’agit de deux ministères délégués et de deux secrétariats d’Etat. Mme Edith Clémence Yaka  devient ainsi Ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des finances et du développement, chargé du budget et Mme Rita Solange Agnetekoum née Bogoré  occupe le poste de Ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur, chargé de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur.

Deux autres femmes essayeront de faire leurs preuves, l’une, Mme Yvette Dembélé, comme Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, chargé des affaires sociales, des personnes vivant avec un handicap et de la lutte contre l’exclusion et l’autre, Mme Pauline Zouré, comme Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, des finances et du développement, chargé de l’aménagement du territoire.

Comme cela se laisse apercevoir, même si un effort semble avoir été fait avec un peu plus de femme dans le nouveau gouvernement burkinabè, du chemin reste à parcourir. Les femmes ne sont pas encore suffisamment représentées au gouvernement. Et quand elles y sont, elles sont reléguées au second plan, s’occupant des affaires des femmes et du sociale, comme si des femmes ne pouvaient pas diriger un ministère comme celui de l’Administration territoriale et de la Sécurité ou de la Défense.

Au-delà de la représentation des femmes dans ce nouveau gouvernement, la première remarque à faire sur ce gouvernement est la nomination de Simon Compaoré, ancien maire de Ouagadougou sous l’ex- président Blaise Compaoré, pendant plus de 17 ans, comme Ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la sécurité intérieure. Même si compte tenu de son passé il devrait maitriser le domaine, certains le voyait, vu son âge, à la tête d’une institution pour faire la place aux plus jeunes.

Il ressort aussi que des postes importants, voire de souveraineté, ont été attribués à des privés, comme celui des Affaires étrangères à Alpha Barry, ancien correspondant de RFI et actuellement prometteur de Radio Omega, un organe qui a le vent en poupe ces derniers temps au Faso ; de même que le ministère de la Communication et des relations avec le parlement à Rémi Fulgance Dandjinou, exerçant également dans le domaine des médias privés.

L’on observe aussi dans le découpage du gouvernement que le tourisme semble avoir été oublié et que la recherche et l’innovation sont désormais rattachées à l’enseignement supérieur. L’autre fait marquant de ce gouvernement est qu’il n’a pas de porte-parole. Il est aussi dépourvu de Secrétaire général, sauf si celui nommé sous la transition devrait poursuivre sa mission, dans lequel cas, il faudra le confirmé.

Enfin, deux ministres de la transition restent dans l’équipe gouvernementale, à savoir M. Filiga Michel Sawadogo qui continue comme Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’innovation et M. Bessolé René BAGORO qui quitte le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat pour celui de la justice, des droits humains et de la promotion civique, Garde des Sceaux.

A. Traoré

Roch Marc Christian Kaboré, président : Tout est enfin accompli !

Il est né avec une cuillère d’or dans la bouche, dit-on. Depuis, son étoile brille dans le ciel burkinabè où il a occupé toutes les hautes fonctions. La seule qui manquait dans son escarcelle, c’était la présidence du Faso. Et depuis ce 29 novembre 2015, Roch Marc Christian Kaboré est le président du Faso pour les 5 ans à venir.


Il est né avec une cuillère d’or dans la bouche, dit-on. Depuis, son étoile brille dans le ciel burkinabè où il a occupé toutes les hautes fonctions. La seule qui manquait dans son escarcelle, c’était la présidence du Faso. Et depuis ce 29 novembre 2015, Roch Marc Christian Kaboré est le président du Faso pour les 5 ans à venir. Tout est accompli. Portrait !

Roch Marc Christian Kaboré est le fils de l’autre. Charles Bila Kaboré, grand commis de l’Etat. Une année après l’indépendance de la Haute volta, soit en 1961, Charles Bila Kaboré, enseignant de formation, était nommé conseiller technique du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, avant de devenir trésorier général de la Haute-Volta et membre du Conseil économique et social. Deux ans plus tard, en 1963 il est promu ministre des Finances, puis ensuite ministre de la Santé publique.

Conseiller financier et secrétaire général de la présidence de la République jusqu’en 1975, Charles Bila Kaboré sera ensuite nommé vice-gouverneur de la BCEAO jusqu’en 1982, avant de reprendre une place de conseiller technique puis de secrétaire général à la présidence burkinabè, jusqu’à sa retraite, en 1985.Lire la suite

Situation des femmes dans les zones de conflit : l’UNFPA tire la sonnette d’alarme

La situation des femmes dans les zones de conflit est alarmante et déplorable. C’est l’une des informations essentielles qui ressort de la dernière publication de l’UNFPA sur l’Etat de la population 2015.


La situation des femmes dans les zones de conflit est alarmante et déplorable. C’est l’une des informations essentielles qui ressort de la dernière publication de l’UNFPA sur l’Etat de la population 2015.

Avec pour titre révélateur, «  A l’abri dans la tourmente », sur la condition que vivent les femmes dans les zones de crise, le document interpelle les décideurs politiques et tous les acteurs concernés par cette situation sur l’urgence et la nécessité d’enrayer ou du moins ramener le problème à sa portion la plus congrue. Le rapport indique que 59,5 millions de personnes auraient été déplacées. Les catastrophes naturelles touchent 200 millions de personnes par an et plus de 100 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire dont un quart sont des femmes d’un âge compris entre 15 et 49 ans. 60 % des décès maternels évitables surviennent chez les femmes victimes d’un conflit, d’une catastrophe naturelle ou d’un déplacement.

Plusieurs facteurs expliquent la vulnérabilité des femmes, explique les auteurs. Il s’agit notamment de leur pauvreté et de la discrimination sexuelle dont elles font l’objet. A cela, on peut ajouter les violences sexuelles qui sont utilisées comme armes de guerre, le non-respect des droits fondamentaux et l’inadéquation de l’aide humanitaire pour ce groupe spécifique. Sur ce dernier point, il ressort concrètement que lorsque les soins médicaux sont fournis en temps de crise sans inclure les services liés à la grossesse, à l’accouchement ou à la contraception, la précarité des femmes s’aggrave.

Les conséquences des conflits, catastrophes, déplacements et autres crises sur les femmes sont souvent tristes voire dramatiques : infections sexuellement transmissibles, grossesses non désirées, la mortalité et la morbidité maternelle, les violences sexuelles, la prostitution, les accouchements à risque, etc.

Pour y remédier, l’UNFPA propose à toutes les personnes et structures concernées de prendre en compte la diversité des populations lorsque survient une crise pour accélérer sa résolution et renforcer la résilience. En amont, il préconise la prévention, à travers un monde moins vulnérable avec un développement inclusif équitable et respectueux des droits humains. L’autonomisation des personnes et des communautés touchées, leur accès à des services de santé sexuelle et reproductive, l’intensification de l’action humanitaire en tenant compte des femmes sont quelques solutions que présentent les concepteurs du document. Aussi le Sommet mondial sur l’action humanitaire de 2016 devrait-il, de leur point de vue, se pencher sur la question cruciale de la redéfinition l’action humanitaire, en accordant une place centrale à la santé et aux droits des femmes et des filles.

Sévérine Kabré

Sources UNFPA, Etat de la population 2015

Elections législatives : la liste provisoire des femmes élues

LISTE NATIONALE

BONKOUNGOU/YAMEOGO JULIETTE (CDP)

OUEDRAOGO ZONGO MARIE ISABELLE(MPP)

ZONGO/YANOGO KARIDIA(UPC)


LISTE NATIONALE

BONKOUNGOU/YAMEOGO JULIETTE (CDP)

OUEDRAOGO ZONGO MARIE ISABELLE(MPP)

ZONGO/YANOGO KARIDIA(UPC)

Poni : ZONGO/HIEN LAURE(MPP)

OUBRITENGA : OUEDRAOGO/SAWADOGO MAIMOUNA

YATENGA : OUEDRAOGO MARIE ROSE ROMEE ( ADF /RDA)

KENEDOUGOU : KONATE/OUATTARA ZIGNODO DITE SALAMATA (MPP)

ZIRO :  SAKANDE/BENAO KABOUBIE REINE (UPC)
ZOUNWEOGO : COMPAORE/KONDITAMDE ROSE (UPC)

Boulkiemdé :

-ZOUMBARE/ZONGO HENRIETTE (UPC)

-ROUAMBA WORKYA (MPP)

Kadiogo

KORBEOGO/OUEDRAOGO FATIMATA (UPC)

KADIOGO OUEDRAOGO Françoise (ODT 1)

L’ONU appelle à l’égalité des sexes

L’ONU a tenu une réunion extraordinaire sur l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme, en marge du sommet sur le développement durable, le lundi 28 septembre 2015.


L’ONU a tenu une réunion extraordinaire sur l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme, en marge du sommet sur le développement durable, le lundi 28 septembre 2015.

L’égalité du genre est une cause que l’ONU poursuit depuis bien longtemps. Suite à la discrimination, à la violence et à l’injustice dont sont encore victimes les femmes, l’ONU prône l’égalité du genre partout dans le monde. A cet effet, l’organisation a co-organisé avec le gouvernement chinois et l’agence de l’ONU chargée de la promotion des droits de la femme, un conclave sur l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme le lundi 28 septembre 2015, en prélude à la tenue du sommet sur le développement durable. « Nous ne pourrons pas réussir notre programme de développement durable à l’horizon 2030 sans accorder à la moitié de la population du monde des droits égaux et complets, dans la loi et dans la pratique. », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon. Il a, ainsi, invité tous les dirigeants à prendre des engagements concrets pour que l’égalité des sexes soit une réalité partout dans le monde. Ban Ki Moon qualifie cela d’une priorité nationale et préconise la mise en œuvre énergique de politiques cohérentes en faveur de l’égalité des sexes. Pour ce faire, l’Etat doit allouer un « financement adéquat » à la cause et « superviser les programmes, afin que tous les gouvernements se responsabilisent eux-mêmes et mutuellement. », a t-il poursuivi. Cinq mesures fortes à prendre en faveur de la femme ont été préconisées. Il s’agit de combattre l’inégalité en matière de salaire , d’alléger la charge du travail domestique non rémunéré assuré par les femmes, de reconnaître le droit des femmes et des filles à gérer elles-mêmes leur santé sexuelle et reproductive, de mettre fin aux violences à l’encontre des femmes et des filles  et enfin, d’ assurer aux femmes une égalité en termes de participation politique et de représentation dans les efforts humanitaires, la résolution des conflits et la consolidation de la paix.

La réunion a connu la présence de différents chefs d’États et responsables d’institutions que sont entre autres les présidents chinois, Xi Jinping, kenyan, Urhuru Kenyatta, mexicain, Enrique Pena Nioto,la chancelière allemande, Angela Merkel, la Première ministre du Bengladesh Sheikh Hasina et la Directrice exécutive de ONU- Femmes, Phumzile Mlambo-Ngouka.

Bernadette DEMBELE

“Soutenir les femmes face au changement climatique”. Un appel lancé à l’occasion de la COP 21.

Soutenir les femmes face au changement climatique. C’est la mission que se sont donnés le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes et les Délégations aux Droits des femmes de l’Assemblée nationale et du Sénat, en mettant en place la plateforme « Femmes et Climat ».


Soutenir les femmes face au changement climatique. C’est la mission que se sont donnés le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes et les Délégations aux Droits des femmes de l’Assemblée nationale et du Sénat, en mettant en place la plateforme « Femmes et Climat ». Un site sur lequel ils ont lancé un appel au soutien, qui a déjà réuni près de 900 signatures.

Cette initiative, lancée à l’occasion de la COP 21, a pour vocation de protéger notamment les femmes issues des pays en développement. Car, comme l’explique la plateforme, ce sont elles les « premières victimes du dérèglement climatique”. Et ce pour quatre raisons :

Une baisse de leurs revenus

Alors que dans les pays en voie de développement les femmes s’occupent de 60 à 80 % de la production agricole, elles ne touchent cependant que 10 % des revenus. Le réchauffement climatique va entraîner une baisse du nombre de terres cultivables et ainsi une baisse de leurs revenus. Rappelons qu’à l’heure actuelle en Afrique et en Asie, 70% de la population vivant sous le seuil de pauvreté sont des femmes.

Les femmes, premières victimes des catastrophes naturelles

Qui dit dérèglement climatique dit augmentation du nombre de catastrophes naturelles. Une véritable menace, surtout pour les femmes qui, selon un rapport de l’ONU, ont 14 fois plus de chance de mourir face à ce type d’événement. Et ce, parce qu’elles n’ont souvent pas été formées à la survie. Pour preuve, lors du dernier tsunami au Bangladesh en 2007, deux tiers des victimes étaient des femmes.Lire la suite