jeudi 9 juillet, 2020.

L’UNICEF et l’UNFPA lancent une nouvelle initiative pour mettre fin aux mariages d’enfants

A l’occasion de la Journée internationale de la femme, deux agences de l’ONU ont annoncé mardi 8 mars le lancement d’une nouvelle initiative, à laquelle participeront plusieurs pays, pour mettre fin aux mariages d’enfants et protéger ainsi les droits de millions de filles vulnérables dans le monde.


A l’occasion de la Journée internationale de la femme, deux agences de l’ONU ont annoncé mardi 8 mars le lancement d’une nouvelle initiative, à laquelle participeront plusieurs pays, pour mettre fin aux mariages d’enfants et protéger ainsi les droits de millions de filles vulnérables dans le monde.

Lancée conjointement par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), le Programme mondial pour accélérer l’action contre le mariage d’enfants aura pour but d’empêcher les filles de se marier trop jeune et de soutenir celles qui sont déjà mariés dans 12 pays d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient, où les taux de mariage d’enfants sont élevés, ont indiqué les deux agences dans un communiqué de presse conjoint.

« Choisir quand et avec qui se marier est l’une des décisions les plus importantes de la vie. Le mariage d’enfants prive des millions de filles de ce choix chaque année », a déploré le Directeur exécutif du FNUAP, le Dr. Babatunde Osotimehin. « Dans le cadre de ce Programme mondial, nous allons travailler avec les gouvernements des pays à forte prévalence du mariage d’enfants pour faire respecter les droits des adolescentes, afin que les filles puissent réaliser leur potentiel et que les pays puissent atteindre leurs objectifs de développement économique et social », a-t-il ajouté.

Ce nouveau Programme mondial UNICEF-FNUAP mettra l’accent sur plusieurs stratégies, notamment l’augmentation de l’accès des filles à l’éducation et la santé, l’éducation des parents et des communautés sur les dangers du mariage d’enfants, le soutien économique aux familles et le renforcement de l’application de l’âge minimum du mariage à 18 ans.

« Le monde a enfin pris conscience des dommages causés par le mariage d’enfants pour les filles, leurs futurs enfants et leurs sociétés », a de son côté déclaré le Directeur exécutif de l’UNICEF, Anthony Lake. « C’est maintenant qu’il faut agir car si les tendances actuelles se poursuivent, le nombre de filles et de femmes mariées durant leur enfance avoisinera 1 milliard d’ici 2030 – 1 milliard d’enfances perdues, 1 milliard de destins ruinés ».M. Lake a ajouté que le mariage d’enfants est une violation des droits des filles et des femmes.

« Les filles qui sont mariées dans leur enfance sont plus susceptibles d’être déscolarisées, victimes de violence domestique, contracter le VIH/SIDA et mourir suite à des complications durant la grossesse et l’accouchement », a-t-il indiqué, ajoutant que le mariage d’enfants porte également préjudice aux économies et contribue au cycle intergénérationnel de la pauvreté.

Rappelant que le Programme de développement durable à l’horizon 2030 inclut une cible sur l’élimination du mariage d’enfants, l’UNICEF et le FNUAP ont appelé les gouvernements et organisations partenaires de l’ONU à soutenir la mise en œuvre de cette cible d’ici 2030.Le Programme mondial UNICEF-FNUAP pour accélérer l’action contre le mariage d’enfants est une initiative soutenue par le Canada, l’Union européenne, l’Italie, les Pays-Bas, et le Royaume-Uni.

Source: Centre d’actualité de l’ONU

Journée internationale de la Femme: le message de Ban ki-Moon

A l’occasion de la Journée internationale de la femme le secrétaire générale des Nations Unies, Ban Ki-Moon invite le monde entier à Ban Ki-Moon à  donner aux femmes les moyens de devenir des agents du changement. Nous proposons ici l’intégralité de son message:
Au cours de mon enfance, pendant l’après-guerre en Corée, je me souviens d’une tradition que j’avais observée, qui m’avait intrigué : les femmes qui allaient accoucher laissaient leurs chaussures sur le seuil de la porte et lançaient un coup d’œil apeuré. « Elles se demandent si elles vont jamais les porter à nouveau », m’avait expliqué ma mère.

A l’occasion de la Journée internationale de la femme le secrétaire générale des Nations Unies, Ban Ki-Moon invite le monde entier à Ban Ki-Moon à  donner aux femmes les moyens de devenir des agents du changement. Nous proposons ici l’intégralité de son message:
Au cours de mon enfance, pendant l’après-guerre en Corée, je me souviens d’une tradition que j’avais observée, qui m’avait intrigué : les femmes qui allaient accoucher laissaient leurs chaussures sur le seuil de la porte et lançaient un coup d’œil apeuré. « Elles se demandent si elles vont jamais les porter à nouveau », m’avait expliqué ma mère.

Plus d’un siècle plus tard, ce souvenir continue de me hanter. Dans les régions pauvres dans le monde d’aujourd’hui, les femmes risquent encore de mourir en couches, alors que la mortalité maternelle fait partie des nombreux dangers évitables. Des bébés de sexe féminin subissent trop souvent encore des mutilations génitales. Des filles sont attaquées en chemin à l’école. Des corps de femmes deviennent des zones de bataille pendant les guerres. Des veuves marginalisées s’appauvrissent.
La seule façon de résoudre ces problèmes, c’est de donner aux femmes les moyens de devenir des agents du changement.
Pendant plus de neuf ans, j’ai appliqué cette philosophie à l’Organisation des Nations Unies. Nous avons brisé tellement de plafonds de verre que le sol est jonché de tessons. Nous balayons les hypothèses et les préjugés du passé, afin que les femmes puissent franchir de nouvelles frontières.
J’ai désigné la première femme commandante d’une force des Nations Unies, et j’ai fait en sorte que les femmes soient représentées au plus haut sommet de l’Organisation. Les femmes sont à présent des dirigeantes au cœur de la paix et de la sécurité, domaine qui était l’apanage exclusif des hommes. Lorsque je suis arrivé à l’ONU, aucune femme ne dirigeait une mission de paix sur le terrain. Aujourd’hui, un quart des missions de paix de l’ONU sont dirigées par des femmes, c’est loin d’êtresuffisant, mais cela constitue déjà un grand progrès.

J’ai signé près de 150 lettres dans lesquelles je nommais des femmes à des postes de sous-secrétaire générale ou de secrétaire générale adjointe. Certaines, de renommée mondiale, avaient déjà occupé les postes les plus élevés au sein de leur gouvernement, d’autres l’ont ensuite fait en retournant dans leur pays d’origine. Toutes m’ont aidé à démontrer que souvent, une femme est le meilleur candidat à un poste.
Pour veiller à pérenniser ces progrès qui sont réels, nous avons instauré un cadre qui met le système des Nations Unies tout entier face à ses responsabilités. Alors que l’égalité des sexes était perçue comme une idée fort louable, c’est aujourd’hui une politique fermement appliquée. Avant, la formation à la problématique hommes-femmes était facultative; aujourd’hui, elle est obligatoire pour un nombre toujours grandissant de membres du personnel de l’ONU. Dans le passé, seuls quelques budgets consacraient des ressources à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes; aujourd’hui c’est devenu la pratique pour un budget sur trois, et ce n’est pas fini.
Confucius nous a appris que pour mettre de l’ordre dans le monde, il fallait commencer par définir son propre cercle. Armé de la preuve selon laquelle des dirigeantes femmes à l’ONU constituent un précieux atout, je me suis exprimé en faveur de l’autonomisation des femmes partout. J’ai pris la parole devant des parlements, des universités, au cours de rassemblements publics, d’entretiens privés avec des chefs d’État et de gouvernement, de réunions avec des responsables d’entreprises et de discussions franches avec des hommes puissants à la tête de sociétés patriarcales rigides. J’ai insisté partout sur l’égalité des femmes et les mesures urgentes à prendre pour y parvenir.

Lorsque j’ai pris mes fonctions, il existait encore neuf parlements au monde, qui ne comptaient aucune femme. Nous avons aidé à réduire ce chiffre à quatre. J’ai lancé en 2008 la campagne « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes »; aujourd’hui, nombre de chefs d’État et de gouvernement et de ministres, des centaines de parlementaires et des millions de personnes ont adhéré à l’appel à l’action.
J’étais le premier homme à rallier la campagne HeForShe; plus d’un million de personnes l’ont fait, depuis. J’ai défendu des activistes qui ont préconisé l’abandon des mutilations féminines et j’ai été enchanté lorsque l’Assemblée générale a adopté la première résolution de son histoire en vue de soutenir cet objectif. Je me fais l’écho des appels lancés par nombre de personnes qui savent que les femmes peuvent nous aider avec beaucoup de succès à mettre en œuvre notre audacieux Programme de développement durable à l’horizon 2030 et à faire avancer l’Accord de Paris sur les changements climatiques.
En cette Journée internationale de la femme, je continue d’être scandalisé par le déni des droits des femmes et des filles, mais je suis encouragé par l’action des personnes, partout au monde, qui savent que l’autonomisation des femmes fera avancer la société. Consacrons-y des fonds suffisants, sensibilisons courageusement l’opinion et manifestons une volonté inébranlable, pour parvenir à une plus grande égalité des sexes dans le monde. C’est le plus grand investissement qui soit, dans notre avenir partagé .

Message du ministre Laure ZONGO/HIEN à l’occasion du 8 mars 2016

Je prends la parole à cette heureuse occasion, pour tout d’abord vous rendre un vibrant hommage. En cette journée spéciale, je salue votre courage, votre abnégation et votre sens du devoir citoyen, dans l’édification de la nation burkinabé. Ma reconnaissance va à l’endroit de nos aînées toutes couches sociales confondues, qui ont tracé le chemin de l’émancipation de la femme burkinabé. Je m’incline également devant la mémoire de toutes celles qui ne sont plus de ce monde. Puissent leurs âmes reposer en paix.

 
Je prends la parole à cette heureuse occasion, pour tout d’abord vous rendre un vibrant hommage. En cette journée spéciale, je salue votre courage, votre abnégation et votre sens du devoir citoyen, dans l’édification de la nation burkinabé. Ma reconnaissance va à l’endroit de nos aînées toutes couches sociales confondues, qui ont tracé le chemin de l’émancipation de la femme burkinabé. Je m’incline également devant la mémoire de toutes celles qui ne sont plus de ce monde. Puissent leurs âmes reposer en paix.
 
Je voudrais enfin saluer tous les hommes pour leur engagement à nos côtés, en dépit de certaines pesanteurs socioculturelles souvent défavorables.
Mesdames et messieurs,
Le thème de cette année 2016 pour la Journée internationale de la femme est « Planète 50-50 d’ici 2030 : Franchissons le pas pour l’égalité des sexes ». À travers une telle thématique, l’Organisation des Nations Unies entend mettre l’accent sur la mise en œuvre effective des Objectifs de Développement Durable (ODD), les moyens d’accélérer l’Agenda de 2030, sur la création d’un élan pour la mise en œuvre effective des nouveaux objectifs de développement durable, des nouveaux engagements dans le cadre de l’initiative, Franchissons le pas d’ONU Femmes et d’autres engagements existants sur l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et les droits des femmes.
Au plan national,  le gouvernement du Burkina Faso, à travers le Ministère de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille, célèbre cette journée dédiée à la femme, sous le thème :  « Entrepreneuriat agricole des femmes : obstacles, défis et perspectives ». Le choix d’un tel thème repose sur un certain nombre de constats.
En effet, l’entrepreneuriat féminin constitue un moteur de la croissance économique et de la création d’emplois au Burkina Faso. Il contribue à environ 70% à la formation du PIB. En dépit de ses efforts et de sa contribution à l’économie nationale, la femme burkinabé reste confrontée à des problèmes d’accès aux ressources financières, à la terre, aux semences, aux technologies, etc. A cela s’ajoutent les pesanteurs socioculturelles, les difficultés d’accès à l’éducation et  à la formation professionnelle.
Cette journée donne donc l’opportunité aux forces vives de la nation burkinabè, d’une part, de faire le bilan de l’accès des femmes aux facteurs de production et, d’autre part, d’identifier des stratégies d’accroissement de la compétitivité des produits agricoles des femmes.
Mesdames et messieurs,
Dans son programme de société, son Excellence Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso accorde une place de choix à l’autonomisation économique de la femme et au secteur privé. Une volonté politique affichée permettra, entre autres, aux femmes de profiter davantage de la création des pôles de croissance pour monter leurs propres entreprises agroalimentaires.
Mesdames et messieurs,
Faire donc de l’entrepreneuriat féminin et plus spécifiquement de l’entrepreneuriat agricole des femmes une réalité est un impératif pour le développement humain durable au Burkina Faso. Je voudrais en votre nom à toutes, saluer cette décision courageuse de son Excellence le Président du Faso, qui dit tout sur ses ambitions pour l’épanouissement de la femme burkinabé.
J’invite de ce fait tous les burkinabè, de l’intérieur comme de l’extérieur, et les partenaires du Burkina à s’approprier le thème et mener le combat pour un développement harmonieux de notre société, gage de stabilité et de paix.
 
Vive la Femme actrice de paix et de développement,
Vive le Burkina Faso
BONNE FETE A TOUTES LES FEMMES DU BURKINA FASO.
JE VOUS REMERCIE.

Morales éthiques et Civiques : l’argent roi tend à imposer sa loi

Le BURKINA FASO, « pays des hommes intègres » a beaucoup changé. Tous les observateurs sont unanimes sur ce point. Les valeurs dont nous nous vantions jadis ont évolué, mais pas dans le bon sens. En effet, en quelques décennies la faillite morale a pris le visage de la corruption qui gangrène tout le corps social menacé désormais dans sa propre existence, du fait de la défaillance générale de nos élites dirigeantes. C’est dans ce cadre que le REN-LAC a mené une étude sur le rôle des valeurs Morales éthiques et civiques (MEC) pour mieux orienter la lutte contre la corruption.


Le BURKINA FASO, « pays des hommes intègres » a beaucoup changé. Tous les observateurs sont unanimes sur ce point. Les valeurs dont nous nous vantions jadis ont évolué, mais pas dans le bon sens. En effet, en quelques décennies la faillite morale a pris le visage de la corruption qui gangrène tout le corps social menacé désormais dans sa propre existence, du fait de la défaillance générale de nos élites dirigeantes. C’est dans ce cadre que le REN-LAC a mené une étude sur le rôle des valeurs Morales éthiques et civiques (MEC) pour mieux orienter la lutte contre la corruption.

Pour 87,5% de la population enquêtée, les Burkinabé sont de plus en plus corrompus. En effet « La société Burkinabé actuelle n’a plus de valeur…la seule chose qui compte c’est l’argent ». C’est la pensée générale qui se dégage de cette étude. Les valeurs religieuses tendent à s’effriter tandis que les valeurs individualistes prennent du terrain. L’argent roi tend manifestement à imposer sa loi à toutes et à tous.
Sur un classement par ordre d’importance de 18 valeurs essentielles qui constituent le socle de la société Burkinabé, il ressort que l’intégrité occupe le 12ème rang. Les premières places sont occupées respectivement par la sécurité, la justice, le travail, la liberté. Des notions qui sous leur acception moderne peuvent traduire subtilement un glissement vers des valeurs plus individualistes par rapport aux valeurs de notre société traditionnelle.
L’intérêt général, le sens de l’honneur, le respect des autres et le sens du devoir occupent respectivement les dernières places du classement, symbolisant également la perte vertigineuse de nos valeurs traditionnelles.
Selon, l’étude sur les valeurs MEC, la perte des valeurs au Burkina Faso a débuté relativement dans les années 1990,c’est-à-dire avec la libéralisation de notre économie. Elle a culminé en crise des valeurs, ressentie lors de la crise de 2011 pour ne prendre que ces quelques repères.
Les causes sont aussi bien endogènes qu’exogènes. Le contact direct avec les sociétés étrangères et l’influence du colonisateur ont créé concomitamment un pluralisme des valeurs.
En 2011, les autorités ont établi un lien direct entre la crise et le manque d’éducation civique et morale des jeunes. Or, selon l’étude, c’était oublier la faillite morale et le dérèglement incivique et antisocial des adultes et de l’élite dirigeante.

Réhabiliter l’intégrité au plus vite !
La réhabilitation de l’intégrité passe nécessairement par le renforcement de l’efficacité des mesures répressives, la révolte contre les méfaits de nos comportements amoraux, le respect de la valeur humaine, le renforcement de l’unité nationale, la promotion et l’enseignement des valeurs partagées. Mais l’étude a surtout insisté sur l’urgence de promouvoir l’idéal d’intégrité. Ce challenge requiert la mobilisation de plusieurs acteurs à différents niveaux. Il est donc recommandé au REN-LAC, la poursuite de la sensibilisation, l’intégration de la lutte contre la corruption dans les programmes éducatifs, la veille citoyenne et la promotion ou la valorisation des valeurs.
A l’intention des acteurs institutionnels (Gouvernement, Assemblée nationale…), il est recommandé la réalisation d’un module d’éducation aux valeurs dans la perspective de la lutte contre la corruption, un projet qui nécessitera l’implication des acteurs directs de l’éducation. Le point d’ancrage du module sera naturellement les programmes d’éducation civique existants.
Les valeurs morales, éthiques et civiques sont enseignées mais les enseignements ne sont pas orientés pour amener les élèves à lutter contre la corruption. Des suggestions de supports de communication sont faites dans l’étude. Une éducation aux valeurs sera d’autant plus efficace qu’elle se fera sur la base de supports qui suscitent l’intérêt des élèves et contribuent à façonner leur imaginaire.
En plus des supports habituels, les enseignants devraient être encouragés à utiliser les supports tels que les diaporamas, les CD-ROM (audio et vidéo), les dépliants, les bandes dessinées, les pin’s et les plates-formes e-learning.
La lutte anti-corruption passe par l’efficacité des appareils répressifs d’État, mais aussi par la résistance éthique du citoyen car « l’intégrité est une valeur cardinale…quand elle n’existe plus, la porte est grandement ouverte au désordre et aux injustices…» Dans un contexte de mondialisation impitoyable pour les nations qui ne savent pas où elles doivent aller, il est impératif que les efforts de tous soient conjugués pour une renaissance morale du Burkina Faso désormais sous tous les projecteurs.

Secrétariat général

Premier discours du nouveau président du Faso, Roch Marc Kaboré

Voici l’intégralité du discours prononcé par Roch Marc Christian Kaboré à l’occasion de son investiture comme président du Faso ce mardi 29 décembre 2015.

« Excellences, Messieurs les chefs d’Etat
Distingués représentants des chefs d’Etat et de Gouvernement
Excellence, Monsieur le Président du Conseil national de la Transition
Monsieur le Président du Conseil constitutionnel
Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution
Messieurs les Anciens chefs d’Etat
Mesdames et Messieurs les chefs de délégation étrangère
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et chefs de mission diplomatique
Distinguées personnalités
Honorables invités
Mesdames et Messieurs les candidats à l’élection présidentielle
Peuple combattant du Burkina Faso


Voici l’intégralité du discours prononcé par Roch Marc Christian Kaboré à l’occasion de son investiture comme président du Faso ce mardi 29 décembre 2015.

« Excellences, Messieurs les chefs d’Etat
Distingués représentants des chefs d’Etat et de Gouvernement
Excellence, Monsieur le Président du Conseil national de la Transition
Monsieur le Président du Conseil constitutionnel
Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution
Messieurs les Anciens chefs d’Etat
Mesdames et Messieurs les chefs de délégation étrangère
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et chefs de mission diplomatique
Distinguées personnalités
Honorables invités
Mesdames et Messieurs les candidats à l’élection présidentielle
Peuple combattant du Burkina Faso

La solennité de la présente cérémonie rajoute à la charge émotionnelle qui l’enveloppe, faisant de chacune et de chacun de nous, qui un acteur, qui un témoin privilégié, ou les deux à la fois, de la glorieuse page de l’histoire récente de notre Peuple que nous sommes en train d’écrire.
Permettez-moi, à l’entame de mon discours, d’exprimer ma gratitude et celle du Peuple burkinabè à toutes les éminentes personnalités qui, par leur présence honorent cette cérémonie et en rehaussent l’éclat.
Au moment où notre vaillant Peuple ferme la parenthèse de la Transition, pour s’engager résolument dans l’Etat de droit, en vue d’assurer une gouvernance vertueuse des affaires publiques, je voudrais tout d’abord lui rendre un hommage mérité.

A tous les valeureux fils et filles de notre chère nation, intrépides combattants de la liberté, de la démocratie et de la justice qui, ces dernières années, ont payé de leur vie notamment lors de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et du coup d’Etat des 16-17 septembre 2015, la Nation est reconnaissante.

Leur sang versé a contribué à forger le destin du Burkina Faso pour le faire sortir de l’impasse dans laquelle certains esprits mal intentionnés voulaient le plonger à jamais. C’est pourquoi, avant tout autre propos, je vous invite à saluer, par l’observation d’une pieuse minute de silence, la mémoire de ces héros, tombés sur le champ d’honneur pour la grandeur et la dignité de la patrie(…).Je vous remercie.
A tous ceux qui ont souffert ou qui continuent de souffrir encore dans leur chair, je renouvelle toute ma solidarité et leur  souhaite un prompt rétablissement.

Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs

Je voudrais ensuite saluer l’action de mes devanciers dans la haute charge de président du Faso, pour ce qu’ils ont pu faire pour notre pays, ou pour l’espoir qu’ils ont pu incarner ou susciter à un moment donné.

Tout naturellement, je voudrais reconnaître et saluer les mérites du Président Michel KAFANDO dont la sagesse et la riche expérience nous ont été très utiles particulièrement aux moments troubles et complexes de la Transition. A lui, au premier ministre Yacouba Isaac ZIDA, au président du CNT Chérif SY, à tous les ministres ainsi qu’à tous les députés de la Transition, je renouvelle nos félicitations pour les services rendus à la Nation.

Je salue aussi le rôle primordial joué par nos organisations communautaires que sont l’UEMOA et la CEDEAO pour avoir contribué à la stabilité de notre pays et de la région.
Je salue l’implication déterminante de l’Union africaine, tout comme la ferme et clairvoyante position des Nations unies, lors des évènements récents vécus par notre pays. Leur solidarité avec le peuple du Burkina a permis de trouver des issues pertinentes aux crises que nous avons connues.

J’exprime, ma déférente considération, aux pays du continent et hors du continent qui, à travers la présence amicale de leurs représentations diplomatiques à nos côtés, ont pris fait et cause pour le peuple burkinabè lors de l’insurrection populaire et du rejet du putsch perpétré par le régiment de sécurité présidentielle.
A nos amis et camarades des partis progressistes de par le monde en général, et en particulier l’Internationale Socialiste, à laquelle ma formation politique d’origine appartient, je renouvelle ma gratitude pour leur militante solidarité dans notre combat commun pour l’émancipation des peuples.

Je salue enfin la témérité et le dévouement dans la lutte des camarades des partis ou formations politiques regroupés à l’époque au sein de l’opposition politique.

Jeunesse combattante, femmes courageuses et intrépides, anciens de toutes les contrées du pays, autorités coutumières et religieuses du Faso, dépositaires reconnus des sagesses fondatrices des équilibres de notre nation, vaillantes combattantes et vaillants combattants de la liberté et des causes justes, organisés ou non au sein des partis politiques,  associations et mouvements de la société civile burkinabè, opérateurs du monde économique, ouvriers, paysans, étudiants, artisans des villes et des campagnes, personnes vivant avec un handicap, c’est ensemble que nous avons voulu et obtenu le changement, ensemble nous devons en faire un bien commun pour la paix, la stabilité et la prospérité de la Nation.

Pour ma part, je prends ici l’engagement d’instaurer un dialogue social fécond avec tous les Burkinabé pour qu’ensemble nous brisions les chaines de la misère pour construire, dans la tolérance et la discipline républicaine, une nation forte, digne et respectée.

Cela signifie et impose, chères concitoyennes, chers concitoyens, que nous reconnaissions à l’Etat sa place et son rôle prépondérants dans la conduite des affaires publiques, son autorité, toute son autorité dans le fonctionnement harmonieux et régulier des institutions républicaines afin de garantir une bonne gouvernance au profit de l’ensemble des citoyens.

Cela exige, de la part de tous et de chacun, que nous sachions, dès à présent, contenir nos égoïsmes personnels, bannir nos divisions stériles, combattre l’intolérance et l’incivisme rampant, pour construire ensemble une alliance de progrès, à même de porter les ambitions de développement du pays.

Distingués invités
Je voudrais, en ce moment solennel, rappeler à la face du monde que la victoire du 29 novembre 2015, n’est pas seulement la victoire d’un candidat ou d’un parti mais celle de tout un peuple insurgé.

C’est la victoire d’une jeunesse burkinabè et africaine à jamais révoltée contre l’obscurantisme et l’oppression.
C’est la victoire de la liberté sur l’arbitraire.
C’est la victoire de la démocratie sur la dictature, contre l’oligarchie d’une minorité et l’opacité dans la gouvernance.
Cette quête émancipatricede bonne gouvernance, de justice et d’équité est le sens même de mon engagement pour le changement et l’édification d’un Burkina nouveau.

Avec les élections couplées, présidentielle et législatives du 29 novembre dernier, un jour nouveau se lève au Burkina Faso, chargé d’espoir pour un lendemain meilleur.

Mon programme, intitulé « Bâtir avec le Peuple, un Burkina Faso de démocratie, de progrès économique et social, de liberté et de justice», devenu par l’onction populaire, le programme du Président de tous les Burkinabè, ambitionne de répondre à cette quête de justice, de transparence, de démocratie et de prospérité partagée exprimée par toutes les composantes de notre Nation.

La réconciliation nationale en sera le socle, la paix, le moteur, la vérité, la justice et la transparence, les adjuvants essentiels, pour construire ensemble dans la durée, une Nation forte, fière, prospère et intègre.
En ce 21e siècle de toutes les interrogations et inquiétudes sur la croissance, la paix et la sécurité dans le monde, je veux qu’ensemble, main dans la main, avec l’appui et le concours de la diaspora burkinabè et des partenaires au développement du Burkina Faso, nous entamions la marche assurée de notre Peuple vers la réalisation de ses aspirations profondes.

Notre vaillante jeunesse a donné de la voix et a montré la voie. Les femmes, les anciens et les responsables coutumiers et religieux en ont montré la volonté. Je souhaite que dans un élan et un sursaut patriotiques, les Burkinabè, après avoir forcé l’admiration et l’estime des autres peuples en Afrique et dans le monde, se donnent les moyens de réussir à relever les défis qui se dressent devant nous.

Que le monde continue de nous regarder et de nous soutenir, car notre démocratie, en s’enracinant, apporte et apportera davantage de bien-être au pays, à la sous-région, à l’Afrique et pourquoi pas au monde.
Pour ma part, j’en suis convaincu, et d’ores et déjà, je m’engage, avec les jeunes générations, à contribuer à la construction d’un monde de paix, de démocratie, de justice, d’égalité et de liberté.

Les graves problèmes de gouvernance qui ont failli plonger le pays dans la guerre civile ont des causes et des responsables. En toute humilité, chacun doit reconnaître et assumer sa part de responsabilité et éviter les fuites en avant inutiles. C’est pourquoi la vérité et la justice doivent être recherchées préalablement pour que la paix des cœurs décuple nos énergies afin que nous soyons capables de nous pardonner effectivement et sincèrement.

L’incivisme, la remise en cause de l’autorité de l’Etat, et d’une manière générale, le non-respect de la loi par les citoyens et les personnes morales doivent cesser immédiatement. En tout état de cause, toutes les mesures seront étudiées et mises en œuvre pour que force reste à la loi. Partout, l’ordre et la discipline doivent régner, pour nous permettre, dans le dialogue et la concertation, de rechercher les solutions appropriées aux problèmes que vivent les Burkinabè.

Tout en étant un ardent défenseur des libertés individuelles et collectives que je souhaite promouvoir et élargir, je voudrais attirer l’attention de tous que bien souvent l’ennemi de la liberté, c’est la liberté mal comprise et sans bornes.

Je suis le premier à savoir que le retour indispensable à la normale ne sera pas facile, mais c’est le prix à payer si nous ne voulons plus continuer à vivre dans un Burkina Faso à plusieurs vitesses, à l’avenir incertain, où le fossé s’agrandit chaque jour entre un nombre toujours plus restreint de nantis qui ont des droits et les larges masses populaires condamnées à la paupérisation et à l’exclusion.

Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs
Le retour à l’intégrité que je me suis engagé à réaliser dans le cadre de mon programme pour le quinquennat 2015-2020 sera pour chacun de nous une triple exigence :
–    Une exigence d’amour pour la patrie, dont nous devons défendre constamment les intérêts supérieurs ;
–    Une exigence de dévouement au travail pour notre pays, au service duquel nous devons mettre tous nos talents et intelligences.
–    Une exigence de probité et de bonne gouvernance dans tout ce que nous faisons, pour ne pas se servir du pays mais pour le servir de manière désintéressée.

C’est donc à un véritable changement de mentalité et de comportement que je convie les Burkinabè, car les chantiers qui nous attendent sont titanesques :

–    Réformer les Institutions et moderniser l’administration pour plus de justice sociale, de démocratie et de liberté ;
–    Mettre en place un nouveau modèle de développement centré sur le renforcement du capital humain ;
–    Promouvoir et vulgariser les technologies de l’information et de la communication ;
–    Dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois, en faisant du secteur privé un acteur important ;
–    Réaliser un meilleur partage des fruits de la croissance à travers un nouveau contrat social.

Comme j’ai eu l’occasion de le rappeler à plusieurs reprises, la IVe République a vécu. Dès lors, mon engagement de passer à la discussion et l’adoption de la Constitution de la Ve République pour mieux réformer les institutions et engager la modernisation indispensable de l’administration reste au cœur de ces reformes à faire. Aux amis et aux partenaires au développement du Burkina Faso, je tiens à réaffirmer notre engagement sans faille à honorer la parole et la signature du Burkina Faso, dans le respect de l’indépendance et des intérêts supérieurs de notre Peuple.

C’est pourquoi, je voudrais lancer un appel du haut de cette tribune pour un accompagnement plus substantiel de la communauté internationale et des partenaires techniques et financiers aux efforts de relance économique et d’amélioration de la gouvernance dans notre pays.

Distingués Chefs d’Etat
Mesdames et Messieurs
Au moment où j’accède à la plushaute charge de l’Etat, la situation sécuritaire dans le monde en général et dans la sous-région ouest africaine en particulier est préoccupante en raison de l’ampleur des menaces et actions terroristes.
C’est pourquoi nous devons mutualiser nos moyens de défense, nos informations, entre nos pays et de concert avec tous les autres pays qui luttent contre le terrorisme dans le monde pour présenter un front unis contre ces fléaux qui menacent l’existence même de nos Etats.

Je réaffirme mon engagement et celui de mon pays à œuvrer avec tous nos pays voisins et au sein des institutions communautaires que sont notamment l’UEMOA et la CEDEAO pour la paix, la sécurité, l’intégration régionale, la coopération et la solidarité agissante entre nos pays et nos peuples.

Peuple du Burkina Faso
Chères concitoyennes
Chers concitoyens
La nouvelle page de notre glorieuse histoire commune que nous nous sommes engagés à écrire ensemble sera nécessairement une œuvre collective. J’ai foi en l’avenir radieux de ce pays et à la capacité de son Peuple à se surpasser pour défendre son honneur et construire son avenir. Je suis fier d’être Burkinabè et de pouvoir apporter ma modeste contribution à la paix, à la démocratie, à la justice, à la réconciliation nationale et à la prospérité partagée entre les Burkinabè. Je veux croire à toutes nos chances de continuer à bénéficier de la clémence divine pour la paix au Burkina Faso.

C’est pourquoi, je me tourne vers les gardiens de nos traditions multiséculaires, vers nos autorités coutumières et religieuses et vers toutes les personnes de bonne volonté pour tout ce qu’ils ont toujours fait et continueront à faire pour cette paix si précieuse dont le pays a tant besoin.

Je renouvelle ma gratitude à toutes et à tous, et je rappelle que le Burkina Faso a été, est et restera un héritage commun aux Burkinabè. C’est pourquoi nous devons le gérer en bon père de famille, prudent, diligent et honnête, pour le bien des générations présentes et à venir. Autrement, nous serons donc tous comptables, chacun pour sa part de responsabilité, de l’avenir de ce pays que nous aimons tous.

Pour terminer, je voudrais réitérer notre profonde gratitude et nos remerciements sincères à tous les Chefs d’Etat et de gouvernement ici présents ou représentés, à tous les peuples africains, à toutes les délégations venues d’Europe, d’Amérique et d’Asie pour leur présence amicale et leur solidarité avec le peuple burkinabè.
En cette fin d’année 2015, je tiens à souhaiter à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2016.

Que Dieu bénisse le Burkina Faso »

Ce que la star américano-sénégalaise, Akon est venir dire à Roch Marc Kaboré, le président élu

Akon, la star américaine d’origine sénégalaise était dans la journée du samedi 12 décembre à Ouaga. Selon le Reporter de Omega FM qui l’a aperçu l’aéroport, la star aurait été accueillie par le président nouvellement élu du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Les deux hommes auraient déjeuné ensemble avant que celui qui a été désigné par Forbes Afrique comme le musicien africain le plus influent reprenne son vol. Pas besoin de sorcellerie pour comprendre ce que Akon est venu dire à Roch.


Akon, la star américaine d’origine sénégalaise était dans la journée du samedi 12 décembre à Ouaga. Selon le Reporter de Omega FM qui l’a aperçu l’aéroport, la star aurait été accueillie par le président nouvellement élu du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Les deux hommes auraient déjeuné ensemble avant que celui qui a été désigné par Forbes Afrique comme le musicien africain le plus influent reprenne son vol. Pas besoin de sorcellerie pour comprendre ce que Akon est venu dire à Roch.

En effet, le chanteur d’origine sénégalaise se prépare pour l’inauguration de la Solektra Solar Academy, le mardi 15 décembre 2015 à Bamako au Mali. Cet institut conçu par Solektra International dont Akon est co-fondateur (avec le sénégalais Thione Niang et l’entrepreneur malien, Samba Bathily), pour soutenir l’industrie solaire en Afrique,  serait le premier établissement africain entièrement dédié aux technologies solaires.

A cette occasion, le chanteur et ses partenaires entendent réunir les principaux acteurs de l’industrie du solaire en Afrique à savoir les entreprises évoluant dans le solaire, les partenaires de Solektra international, les décideurs politiques, notamment les représentants des ministères en charges de l’énergie des pays membres de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

A travers cette visite à Roch Kaboré qui devra s’installer au palais de Kossyam le 29 décembre prochain, le chanteur espère rallier certainement ce dernier à sa cause.

La Solektra Solar Academy, a pour ambition de former des jeunes techniciens à l’énergie solaire, de leur fournir des compétences spécifiques, pour accompagner la transition énergétique africaine et favoriser l’accès à l’énergie sur tout le continent.

L’un des projets phares de Solektra international, Akon Lighting Africa, a été lancée en février 2014, avec comme objectif d’électrifier les villages africains par une solution solaire innovante, propre et accessible.
Ako et ses co-équipiers soutiennent que l’énergie est un préalable au développement. C’est la condition sine qua non pour permettre à l’Afrique de déverrouiller pleinement ses potentiels et à améliorer les conditions de vie de ses populations.

Fatouma Ouattara

Législatives 2015 : La nouvelle configuration de l’assemblée nationale

La configuration de la future assemblée nationale est connue depuis ce 2 décembre, avec la publication des résultats provisoires des élections législatives. En attendant la confirmation de ces résultats par le Conseil constitutionnel, le MPP vient en tête avec 55 députés ; suivi de l’UPC (33), du CDP(18) de l’UNIR/PS(5) pour ne citer que les quatre premiers.Lire la suie


Présidentielle 2015 : c’est finalement Roch Kaboré qui s’installe à Kossyam

Depuis le 1 er décembre, le visage du nouveau président du Burkina Faso est connu. Roch Marc Christian Kaboré en remportant l’élection avec 53,49%, est devenu ainsi le président de tous les burkinabè. Sa victoire a aussitôt été reconnue par son principal challenger Zéphirin Diabré qui lui a obtenu 29% des voix.


Depuis le 1 er décembre, le visage du nouveau président du Burkina Faso est connu. Roch Marc Christian Kaboré en remportant l’élection avec 53,49%, est devenu ainsi le président de tous les burkinabè. Sa victoire a aussitôt été reconnue par son principal challenger Zéphirin Diabré qui lui a obtenu 29% des voix.

L’homme n’est pas inconnu de la scène politique burkinabè, puisse qu’il a régulièrement occupé des postes clés depuis 27 ans sous le régime Compaoré. Les Burkinabè lui donne ainsi carte blanche pour gérer les destinées au cours des cinq prochaines années. Après deux années tumultueuses de crises politiques, d’abord sous le président Compaoré et ensuite pendant la transition, le président démocratiquement élu a beaucoup de défis à relever notamment au plan social. Saura-t-il combler autant d’espoirs ? Rendez-vous dans cinq ans pour le bilan.

Fonds commun genre : 10 ans au service de l’égalité des sexes

Le Fonds commun genre à 10 ans. A cette occasion, les partenaires et membres du fonds ont décidé de marquer un arrêt pour capitaliser les acquis et tracer une nouvelle feuille de route. C’est ainsi qu’en marge de la commémoration des 10 ans, il organise du 10 au 12 octobre un colloque la problématique globale du mainstreaming du genre, c’est-à-dire l’intégration de la dimension genre dans le contenu des politiques de publiques.


Le Fonds commun genre à 10 ans. A cette occasion, les partenaires et membres du fonds ont décidé de marquer un arrêt pour capitaliser les acquis et tracer une nouvelle feuille de route. C’est ainsi qu’en marge de la commémoration des 10 ans, il organise du 10 au 12 octobre un colloque la problématique globale du mainstreaming du genre, c’est-à-dire l’intégration de la dimension genre dans le contenu des politiques de publiques.

Pendant ces dix ans le fond a pu mobiliser plus de trois milliards de francs CFA pour soutenir 82 projets, dont 61 de la société civile, 15 des structures étatiques et 6 actions proactives de renforcement de l’intervention du FCG sur le terrain

En dépit de ces acquis, on note des défis liés à la mobilisation des ressources d’une part et à la capitalisation des acquis.

La problématique de la réduction des inégalités demeure une préoccupation pour l’ensemble des partenaires techniques et financiers. Toutefois, il ressort que les acquis en matière de genre ne sont pas suffisamment capitalisés.

Ce colloque  sera une opportunité, pour l’ensemble des acteurs, pour tracer des pistes concrètes d’opérationnalisation du mainstreaming du genre et de capitalisation .Les participants devront également définir les orientations stratégiques et axes d’intervention du FCG pour les prochaines années.

Leçons de vie et de grammaire de Michel Kafando

Après une semaine noire, le président du Faso, Michel Kafando reprend du service. Retour sur son discours prononcé ce mercredi 23 septembre dans un style à la fois grave et poignant dont lui seul a le secret. « Le vieux » qui ressort de cette crise, ragaillardi n’a apparemment rien perdu de son  « burkinabité ». Leçons de vie, mais aussi leçons grammaire digne de Molière à méditer…


Après une semaine noire, le président du Faso, Michel Kafando reprend du service. Retour sur son discours prononcé ce mercredi 23 septembre dans un style à la fois grave et poignant dont lui seul a le secret. « Le vieux » qui ressort de cette crise, ragaillardi n’a apparemment rien perdu de son  « burkinabité ». Leçons de vie, mais aussi leçons grammaire digne de Molière à méditer…

Mes chers compatriotes,

Dans le malheur nous avons lutté ensemble. Dans la liberté nous triomphons ensemble.

A présent, libre de mes mouvements, je reprends du service et par là-même, je m’affirme en la légitimité nationale.

La Transition est ainsi de retour et reprend, à la minute même, l’exercice du pouvoir d’Etat.

L’a-t-elle d’ailleurs jamais perdu ? Non ! Vu la clameur nationale contre les usurpateurs, vu la réprobation internationale contre l’imposture, c’est l’aveu même que le Gouvernement de Transition que vous avez librement choisi, et en qui vous avez totalement fait confiance, est resté le seul à incarner la volonté du peuple souverain.

Au demeurant, le Président du Conseil National de la Transition (CNT), Monsieur Chériff SY, agissant en intérimaire du Président du Faso, a su garder la flamme intacte. Je lui en sais gré.

Je vous invite donc à rester mobilisés autour de la Transition pour qu’ensemble nous continuions ce que nous avons commencé, à savoir remettre le processus électoral sur les rails, après avoir naturellement pansé les plaies et honoré la mémoire de nos compatriotes injustement tombés pour la défense de la patrie et dont certains gisent toujours dans nos morgues.

Je m’incline très respectueusement devant leurs mémoires. La Nation tout entière leur rend hommage en attendant d’examiner la façon dont nous solderons les conséquences de cette funeste barbarie.

A toutes les familles éplorées, je présente nos sincères condoléances.

Nous sommes fiers de la mobilisation et de l’intrépidité du peuple burkinabè, en particulier de sa jeunesse dont la détermination sans faille a permis d’arrêter l’imposture. Tout indique que la conscience aigüe qui a guidé l’insurrection ne s’est guère émoussée, bien au contraire.

Je salue notre Armée nationale qui, réalisant elle aussi le défi et l’anathème qui lui ont été lancés par cette horde d’insoumis, dans son amour-propre, a volé au secours du peuple martyrisé.

Je salue tous les amis de l’extérieur et la Communauté internationale, pour avoir rejeté sans équivoque et de façon péremptoire ce pronunciamiento, digne d’une autre époque.

Je salue toutes les forces vives du Burkina, les partis politiques, les Organisations de la Société Civile (OSC), les syndicats, le monde de la presse, les autorités coutumières et religieuses pour leur patriotisme, leur bravoure et leur dévouement.

Je rends hommage à tous ceux qui, à travers de longues chaînes de prières continues, de suppliques et d’incantations, ont confié les destinées de notre pays à la mansuétude de la divine Providence.

A tous, je dis merci et reconnaissance.

Dès demain, le Gouvernement de la Transition se réunira au nom de la continuité de la vie nationale.

En ce qui concerne les dernières propositions de la CEDEAO pour une sortie de crise, il est évident qu’elles ne nous engageront que si elles prennent en compte la volonté du peuple burkinabé, exprimée clairement dans la Charte de la Transition.

Vive le Burkina Faso !

Paix et honneur à nos morts.

Que Dieu nous vienne en aide !