Le Professeur d’Université en droit, Abdoulaye Soma, se lance aujourd’hui dans la politique avec le Mouvement Soleil d’Avenir (Mouvement SA). Un projet politique qui a été muri pendant sept bonnes années selon ce dernier. Le dimanche 5 mai 2019, l’ancien conseiller sous la transition du Premier Ministre Yacouba Isaac Zida a officiellement été investi à l’issu d’une Assemblée générale candidat à l’élection présidentielle de 2020.

« Le Burkina Faso est à la croisée des chemins », introduira Abdoulaye Soma qui pense de ce fait qu’il faudra à ce pays des options politiques lucides et un nouveau souffle politique, dans l’intérêt de la stabilité de son développement national et de ses rapports internationaux. Ce nouveau souffle politique, a-t-il fait savoir, le Mouvement SA l’incarne bien. C’est ce qui a prévalu, après 7 ans de réflexions et d’analyse de la situation nationale, à la naissance du tout nouveau parti dans la sphère politique burkinabè ce dimanche.

« Le pays semble ainsi inexorablement engagé dans un cycle infernal d’accumulation de haine politique et de vengeance politique au gré des changements du personnel gouvernant »

Abdoulaye Soma propose à travers son parti Soleil d’avenir, une rupture de style politique, un renouveau politique. L’homme de droit a relevé la problématique de la configuration politique du Burkina Faso.

Il explique que la structuration  des partis et formations politiques semble davantage fondée sur des inimitiés personnelles que des oppositions idéelles ou idéologiques. Pour le président du Mouvement SA, candidat à l’élection présidentielle de 2020, le pays semble ainsi inexorablement engagé dans un cycle infernal d’accumulation de haine politique et de vengeance politique au gré des changements du personnel gouvernant. Un cycle « vicieux » et « périlleux » pour la paix sociale, la sécurité nationale, la construction culturelle du peuple, la stabilité politique et le développement économique, selon lui.

Et pour y arrivé il a une formule magique : « deux jeunes, deux anciens et deux femmes » à la tête de son parti nouvellement créé. Il compte faire « une rupture » de style politique avec ce qui existe pour proposer sa « nouvelle vision » des choses.

 

« J’ai le temps pour le peuple burkinabè »

 

S’appuyant sur la jeunesse de la population du Burkina Faso, l’ancien président du conseil exécutif de la Société Burkinabè de Droit Constitutionnel (SBDC) propose de mettre les jeunes au-devant des choses afin qu’ils trouvent eux même les solutions à leurs problèmes. Une manière de faire qui visiblement convainc les « 200.000 membres fondateurs du parti ».

« J’ai le temps pour le peuple burkinabè », a déclaré le Pr Soma sur sa disponibilité à répondre aux attentes des Burkinabè. Le Soleil d’avenir ambitionne offrir la chance aux jeunes afin de créer ce que son président appelle « le rêve burkinabè ». Un rêve que le Pr Soma n’hésitera pas réaliser, dit-il, avec le concours de l’ancien Premier ministre Yacouba Isaac Zida si le besoin y est.

 

« La chefferie traditionnelle, on ne joue pas avec »

Sur différents aspects, le Professeur d’université affiche une nette opposition avec la réalité. « Pour un pays comme le Burkina Faso, il n’y ait point besoin d’une pléthore de ministres », a-t-il martelé. En face, il propose un gouvernement de 13 ministres avec un ministre par région. Notons également qu’il dit mettre la chefferie traditionnelle au cœur du maintien des valeurs morales. « La chefferie traditionnelle, on ne joue pas avec », a lancé le Pr Abdoulaye Soma, qui dit être « parmi les burkinabè qui peuvent gouverner » et « s’offre en solution ».

D’ailleurs il n’est un inconnu de la scène politique, en effet Abdoulaye Soma a été nommé le 10 décembre 2014, conseiller spécial du Premier ministre Isaac Zida. Âgé aujourd’hui de 40 ans, il a été le  plus jeune agrégé des facultés de droit en novembre 2011 et premier agrégé en droit public depuis la réforme du concours du CAMES en 2009.

Il a été président du conseil exécutif de la Société Burkinabè de Droit Constitutionnel (SBDC). Le Pr Soma figure aussi parmi les constitutionnalistes qui ont présenté juridiquement les défauts d’une modification constitutionnelle alors que Blaise Compaoré était encore au pouvoir.

Inscrit au barreau burkinabè depuis août 2016, le Pr Soma a aussi été directeur de cabinet de l’actuel Médiateur du Faso, Saran Sérémé. Après Roch Marc Christian Kaboré, Kadré Désiré Ouédraogo, Gilbert Ouédraogo, Tahirou Barry, il est le 5e candidat à se déclarer partant pour la course à la présidentielle.

                                            Aminata GANSONRE

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