Lutte contre le cancer du col de l’utérus : Médecins du Monde et ses partenaires plaident pour la prise en compte des personnes vivant avec le VIH

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La prise en compte de personnes vivant avec le VIH (PV VIH) dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus est l’une des préoccupations de Médecins du Monde et ses partenaires. A ce titre l’équipe a mené un plaidoyer auprès du Secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les Infections sexuellement transmissibles (SP-CNLS-IST) le mercredi 7 octobre 2020 à Ouagadougou.

Les femmes vivant avec le VIH sont vulnérables au cancer du col de l’utérus (CCU). Cette vulnérabilité les expose à une dégradation rapide de leur état de santé. « L’immuno- dépression est l’un des facteurs aggravant du cancer du col de l’utérus.

Si le système immunitaire est faible, ça va accélérer les lésions précancéreuses qui vont évoluer vers le cancer », a laissé entendre David Guiré, chargé de liaison communautaire à Médecins du Monde.  Dans son combat pour réduire la morbi-mortalité liée au CCU, Médecins du Monde et ses partenaires ont décidé de mener un plaidoyer en faveur de la prise en compte de ces femmes vivant avec le VIH (FV VIH).

Par conséquent, l’équipe a échangé avec le Secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les Infections sexuellement transmissibles(SP-CNLS-IST) sur les possibilités de prise en compte de ces FV VIH dans son plan stratégique nationale.  « Sur les 99 femmes dépistées en décembre 2019, 29% étaient des personnes vivant avec le VIH et le virus du cancer du col de l’utérus (CCU) », a révélé David Guiré au cours de la rencontre. Cette donnée justifie le bienfondé de la prise en compte de ces femmes vivant avec le VIH dans la lutte contre le CCU.

Au cours de l’entretien, l’équipe a mis l’accent sur le dépistage précoce qui contribue à réduire la mortalité des femmes liée au CCU.

« Au niveau des lésions précancéreuses, le traitement est simple et gratuit. Avec les appareils, on les traite et ça guéri mais lorsque c’est au stade de cancer, le traitement devient compliqué », a déploré David Guiré .

A l’issue des échanges, le Secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les Infections sexuellement transmissibles (SP-CNLS-IST) a félicité l’équipe de plaidoyer pour son engagement dans la lutte contre le CCU.

Il a également exhorté l’équipe à réunir toutes les informations et données sur le CCU afin de poursuivre le plaidoyer devant le bureau exécutif compétent pour prendre en compte leur préoccupation.

Dans cette dynamique, le SP-CNLS-IST s’est engagé à leur accordé un temps pendant la réunion dudit bureau pour que l’équipe puisse poursuivre le plaidoyer auprès de ces personnes ressources. « Les membres du conseil vont apprécier vos doléances et nous verrons tous ensemble dans quelle mesure nous allons vous accompagner », a déclaré Smaïla Ouédraogo, SP-CNLS-IST.

L’équipe de plaidoyer a salué la décision du SP-CNLS-IST qui, selon elle, est une occasion pour obtenir satisfaction à leurs préoccupations.

« C’est déjà un gain de plaidoyer parce que c’est une opportunité qui nous est donné pour poursuivre la lutte contre le CCU », a exprimé Cécile Thiombano/Yougbaré, coordonnatrice plaidoyer à Médecins du Monde.

Le projet de réduction de la morbidité et de la mortalité dues au cancer du col de l’utérus (CCU) a été mis en œuvre depuis janvier 2018 par Médecins du Monde dans le district sanitaire de Baskuy.

 

 

 

 

 

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