Cancer du col de l’Utérus : les acteurs s’approprient les initiatives de prévention et de prise en charge de la maladie chez les femmes vivant avec le VIH

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Le Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida et Infections Sexuellement Transmissibles(SP/CNLS-IST) en collaboration avec le groupe de plaidoyer « cancer du col de l’utérus (CCU) », a organisé ce lundi 28 septembre 2021 un atelier d’information et d’appropriation des initiatives de prévention et de prise en charge du cancer du col de l’utérus (CCU) chez les femmes vivant avec le VIH. Cet atelier visait à renforcer le   partenariat entre le groupe de plaidoyer CCU , le secrétariat permanent de lutte contre le VIH/SIDA et les IST en vue de l’amélioration de la qualité de vie des Personnes vivant avec VIH.

38 092 personnes prises en compte dans le cadre stratégique national de lutte contre le VIH Sida-IST 2021-2025. C’est l’un des acquis de l’intervention du groupe « plaidoyer stop CCU » pour la prise en compte des femmes vivant avec le VIH (PV VIH) dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus (CCU).  Un acquis qui motive le groupe de plaidoyer CCU à renforcer ses actions dans la lutte contre le CCU chez les personnes vivant avec le VIH.

« C’est fort des acquis obtenus à ce jour que nous poursuivons le plaidoyer pour la gratuité du dépistage et de la prise en charge des lésions précancéreuses chez toutes les femmes vivant avec le VIH », a laissé entendre Safia Torche, coordinatrice générale de médecin du monde France- Burkina Faso.

Safia Torche, coordinatrice générale de médecin du monde France- Burkina Faso

Cet atelier s’inscrit dans le cadre du renforcement des connaissances des participants sur les initiatives de prévention et de prise en charge du cancer du col de l’utérus (CCU) chez les femmes vivant avec le VIH pour leur permettre d’être plus efficace.

« Nos attentes c’est que les gens sortent avec leurs capacités renforcées pour endiguer ce mal parce que nous savons que le cancer et le VIH sont intimement liés. Quand vous avez un organisme qui est déjà affaibli, et que l’agent causal du cancer se greffe, ça ne fait qu’empirer la situation. Les gens doivent comprendre ce qui lie le cancer et le VIH parce que les femmes séropositives sont plus vulnérables au cancer du col de l’utérus que celles qui ne le sont pas », a déclaré Mariam Nonguierma, représentante de l’association KIMI.

Mariam Nonguierma, représentante de l’association KIMI.

Cet atelier est également l’occasion pour le groupe de plaidoyer de témoigner sa reconnaissance au SP/CNLS-IST pour son accompagnement dans la lutte contre le CCU.

« A chaque rencontre, vous avez fait preuve d’une grande ouverture d’esprit qui nous a réconforté. Vous êtes encore à nos côtés pour ce combat qui permettra à toutes les femmes victimes de VIH de ne pas succomber à cet autre fléau qu’est le cancer du col de l’utérus. C’est donc avec émotion et gratitude que j’exprime les sincères remerciements du groupe de plaidoyer », a exprimé Djénèba Ouédraogo, présidente de l’association Yerelon+ et représentante du « groupe de plaidoyer CCU ».

Djénèba Ouédraogo, présidente de l’association Yerelon+

Consacré champion de lutte contre le CCU, le Secrétaire Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida et Infections Sexuellement Transmissibles(SP/CNLS-IST) a témoigné sa joie et sa volonté  à œuvrer davantage dans la lutte contre le CCU.

Smaïla Ouédraogo, Secrétaire Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida et Infections Sexuellement Transmissibles(SP/CNLS-IST)

« C’est une joie et un devoir parce que quand les gens vous font confiance pour vous porter une question aussi sensible, très importante pour le bien-être de la femme, cela est touchant. Cela fait également appel à encore doubler d’efforts pour accompagner l’ensemble des initiatives qui sont développées dans ce domaine afin de faire reculer le CCU de façon particulière », a exprimé Smaïla Ouédraogo SP/CNLS-IST.

Le vaccin contre le cancer du col de l’utérus en fin octobre

Le groupe de plaidoyer CCU a fait un plaidoyer auprès du ministère de la santé pour la révision du programme de vaccination d’ici 2021. Ladite révision consiste à intégrer un vaccin contre les génotypes essentiels du HPV au profit des filles de 09 à 13 ans dans le calendrier vaccinal du Burkina pour prévenir la maladie. Le choix de cette tranche d’âge pour le vaccin se justifie par le fait que les jeunes filles de cet âge ne sont pas encore actives sur le plan sexuel.

« Le ministre de la santé nous a promis que le lancement du vaccin interviendra en fin octobre. C’est une promesse du ministère de la santé et en tant que plaideurs, Médecins du Monde France et ses associations ne peuvent que croire. Nous gardons foi et je peux dire que le gouvernement a promis lancer d’autant plus le président du Faso est lui-même champion de la vaccination au niveau mondial, nous pensons qu’ils vont respecter le lancement en octobre », a déclaré Cécile Thiombiano, membre de Médecins du Monde France-Burkina.

L’atelier a réunis près de 50 acteurs œuvrant dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus.

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