Cancer de sein : Les femmes au 1er degré de parenté de la patiente ont un risque de développer la maladie

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Le cancer de sein peut se transmettre de génération en génération entre les membres d’une même famille. C’est ce que révèle l’étude sur les mutations pathogéniques en lien avec ladite maladie.  Cette étude s’est déroulée de février 2017 à octobre 2020 et a concerné 58 femmes âgées de moins de 40 ans atteintes du cancer de sein, suivies au centre hospitalier Yalgado Ouédraogo.  Les analyses moléculaires se sont déroulées au CERBA-LABIOGENE.

5 à 10% des cancers du sein sont héréditaires, c’est-à-dire qu’ils sont attribuables à une mutation génétique. Ce sont les résultats de l’étude sur les mutations pathogéniques de BRCA1, BRCA2 et cancer de sein chez les femmes de moins de 40 ans au Burkina. L’étude a consisté au dépistage de 58 patientes à travers la méthode du séquençage(NGS) qui permet de déterminer l’ordre des nucléotides dans une séquence d’ADN. 

Certaines filles héritent des mutations au niveau de leurs parents et elles peuvent développer le cancer de sein plus tard. A en croire l’initiatrice de ladite étude, des antécédents de cancer de sein ont été observé dans 22, 4% des cas étudiés. « Dans l’étude que nous avons menée, nous avons trouvé que la majorité des femmes qui avaient des cancers de sein, avaient également une histoire familiale de cancer. Cela veut dire que dans la famille, il y a au moins un membre qui a eu soit un cancer de sein soit un autre cancer », a révélé Isabelle Kiendrébéogo, doctorante en biologie moléculaire avant d’ajouter : « quand c’est ainsi, les autres membres de la famille sont exposés et ils ont un risque de 1,9% de développer le cancer plus tard ». 

Isabelle Kiendrébéogo

Cette étude a été menée dans le but de détecter les mutations pathogéniques chez les cas et ainsi détecter plus tôt la maladie chez les jeunes femmes afin de leur offrir une prise en charge adaptée.  « Nous avons fait le dépistage pour suivre ces filles qui sont prédisposées afin qu’elles ne puissent pas évoluer vers le stade fatal », a mentionné Isabelle Kiendrébéogo, initiatrice de l’étude.

Pour l’heure l’étude se poursuit afin d’étendre le dépistage aux parentes des patientes pour leur permettre de bénéficier d’une prise en charge sanitaire si toutefois elles ont le cancer de sein.

M.S

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