Burkina Faso : plus de 414 milliards FCFA pour l’exécution du Programme d’Urgence pour le Sahel

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Les députés de l’Assemblée Nationale étaient en session ce mardi 10 Avril 2018.  À l’ordre du jour, l’état des lieux de la couverture médiatique dans les zones rouges, notamment le Sahel et de la communication autour du Programme d’Urgence pour le Sahel (PUS). Une question de l’honorable Lassina Ouattara du groupe parlementaire MPP qui interpelle le ministre en charge de la communication, Rémi Djandjinou, Porte -Parole du gouvernement.

Considérée comme Zone complexe, le Sahel représente pour le gouvernement une préoccupation essentielle dans la mesure où la sécurité s’est extrêmement détériorée à ce niveau au point de devenir une menace pour la population.

Conscient de cette situation, le gouvernement a décidé de mettre un accent particulier sur la sécurité d’ensemble. La mise en œuvre du Programme Urgence pour le Sahel (PUS) répond à cette dynamique.

Dans son exposé, le ministre en charge de la communication Rémi Djandjinou a indiqué les trois axes stratégiques du PUS à savoir l’accès des populations aux services sociaux de base, l’amélioration de la gouvernance démocratique, et le renforcement de la sécurité des biens et des personnes.

Ce programme doit couvrir la période 2017-2019 pour un coût total de 414 milliards 900 millions Francs CFA. La zone de couverture concerne les zones du Sahel plus tard étendues à d’autres zones frontalières du Yatenga.

Les actions de médiatisation

Elles consistent en la couverture audiovisuelle par les structures privées et publiques, des visites des chantiers relatifs au PUS et aux différents actions menées. À ce jour, explique Rémi Djandjinou, l’action du gouvernement va accompagner le cadre de concertation pour une meilleure participation collective.

« Les populations dans certaines contrées ignorent l’existence du PUS, par conséquent, elles ne se l’approprient pas,  des efforts restent à faire », a confié le ministre de la Communication.

Quelques statistiques de couverture des zones

Les médias d’État à savoir la télévision et la radio nationale, les éditions Sidwaya et le journal  le Pays sont présents dans ces zones. C’est avec l’avènement de la Coupe d’Afrique des Nations ( CAN) 98 que la RTB pour la première fois avec l’appui de l’État a pu installer un centre de relai de couverture audiovisuelle de 500 watts chacun dans la ville de Djibo et Dori.

À partir de 2007, les 6 régions frontalières que sont le Sahel, l’Est, le Sud-est, les cascades, la boucle du Mouhoun et le Nord ont été couvertes. Cependant, les questions d’émetteur-relai notamment la fiabilité des installations électriques de la Sonabel n’ont pas véritablement permis à ces acteurs de couvrir convenablement les zones concernées.

Dans la province du Seno, six communes sont couvertes par la radio nationale  la radio rurale et la télévision, les six communes le sont entièrement. Dans le Yaga, sur 6 Communes sont couvertes par la radio nationale mas aucune commune ne bénéficie de  la télévision.

Dans le Soum, c’est avec la radio rurale qu’il a été lancé en 2017 pour toutes les 6 communes. Et la radio nationale ne couvre que 3.
Pour résumer, la majorité des communes situées dans la zone frontalière connaît un faible taux de couverture médiatique au niveau par rapport au niveau national.

Les perspectives

La construction du centre de SBT dans le Seba va renforcer les compétences de couverture médiatique. La couverture par la radio est de 48% et la télévision 29,5%.
Pour relever ce défi, depuis 2016, malgré les contraintes budgétaires, le gouvernement à accepté de faire un effort en ce qui concerne l’acquisition et le déploiement des émetteurs.

« Nous avons programmé pour l’ensemble du territoire en 2017, 19 émetteurs touchant essentiellement les zones frontalières, en 2018, 14 émetteurs et 3 émetteurs pour 2019. Dori et Seba ont reçu des émetteurs en ce qui concerne la radio rurale. En 2018,  Seba et Gorom-Gorom ont également reçu des émetteurs de la radio nationale » a informé Rémi Djandjinou

 Au seuil de cette installation, il y aura  pour ce qui est de la radio nationale, un taux de couverture de près de 83% et la radio rurale 65%.
En matière de télévision, la TNT joue son rôle depuis son lancement en décembre 2017 et 16 chaînes y sont connectées.

                                                                                         Françoise TOUGRY (Stagiaire)

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