Le président du Faso, Roch KABORE, accompagné du directeur général de la FAO M. José Graziano da Silva et du président de la confédération mondiale des Légumineuses (GPC) M. Huseyin ARSLAN ont célébré le 19 février 2018 à Koumbané, dans la Région du Nord la journée des légumineuses.

Placée sous le thème « promouvoir les légumineuses pour la création d’emplois au profit des jeunes et des femmes et l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle », le gouvernement du Burkina Faso entend indiquer la voie pour l’institutionnalisation internationale de la journée. En rappel, l’année 2016 a été déclarée Année Internationale des Légumineuses (AIL) par l’Assemblée générale des Nations Unies. Les activités menées durant l’année ont montré les potentialités alimentaires et économiques de la culture des légumineuses. Le Burkina Faso, pays agricole à plus de 80% a donc apporté ses contributions lors des travaux de ladite année. Le président KABORE a marqué sa disponibilité et son adhésion aux valeurs de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en hébergeant les 10 et 11 février 2017 la clôture de l’année des Légumineuses assortie de la déclaration de Ouagadougou ; une déclaration qui milite pour l’institutionnalisation d’une journée internationale des légumineuses.

 Les principales légumineuses du Burkina sont le niébé, le voandzou (pois de terre) et l’arachide. Pour la campagne agricole en cours, le Burkina prévoit 762 328 tonnes de niébé, 62 588 t de voandzou et 537 744 t d’arachide.

En matière de production légumineuses, la région du Nord se classe troisième sur le plan national. Cela est « l’œuvre de la présidente des femmes », a affirmé le maire Amadé KABARE de Namissiguima, commune hôte des festivités. Pour elle,  la présidente de l’association TILGRE des femmes productrices du niébé, Birba Ramata la production des légumineuses est d’un apport substantif dans la lutte contre la pauvreté.

La journée des légumineuses est un tremplin pour rapprocher les productrices, transformatrices et commerçantes des légumineuses pour un meilleur rendement de leurs activités et aussi de soulever les obstacles à l’épanouissement de la filière. « Nos défis, c’est d’obtenir des espaces pour le séchage du niébé et des entrepôts de stockage », a fait savoir madame Birba.  Et pour  Binta Ouédraogo, membre de l’association Nabonswendé de Kalsaka, les préoccupations des femmes tournent autour des meubles notamment les outils de transformations, un local adéquat pour le travail. « Nous avons foi que la transformation des produits locaux est un moyen pour nous sortir de la dépendance et du chômage », a-t-elle souligné.

Légende :

Ph1 : Le président du Faso Roch KABORE visite l’exposition des productrices

Ph2 : Birba Ramata, présidente de l’association TILGRE des femmes productrices du niébé du Yatenga

ADEGUEROU Waliou A.

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