L’ initiative Pananetugri pour le bien-être de la femme (IPBF)à travers son Institut féministe africain (IFA), a clos le samedi 30 avril 2022, une session nationale de formation de jeunes féministes à Loumbila.

Elles étaient une vingtaine de jeunes filles issues de différentes structures associatives à travers le pays, à bénéficier de la formation sur le féminisme.

Première du genre, cette formation a été organisée par l’Institut féministe africain (IFA)  après celle régionale organisée en janvier dernier au Sénégal. L’IFA est un institut lancé par l’Initiative Pour  le Bien être de Femme (IPBF) en janvier 2022. Cet institut est un cadre politique et activiste d’expression et de formation des jeunes féministes.

Placée sous le thème « Relier nos fils, croiser nos luttes, tisser des lendemains meilleurs », la formation a porté sur les différents secteurs et domaines de la vie sociale.

Selon Micheline Kaboré, directrice exécutive de l’IPBF, ce thème répond à une nécessité de relier les fils avec la passé. « Avant nous, il y a eu des femmes battantes et valeureuses qui se sont illustrées et qui ont défendu les causes des femmes ce, depuis la période précoloniale en passant par celle coloniale jusqu’à nos jours ». Aussi, il répond à un besoin de mutualisation des actions et forces des différentes couches et catégories de classes féministes.

Micheline Kaboré, directrice exécutive de l’IPBF

Le but de la formation toujours à en croire la directrice exécutive  de l’IPBF était de mieux outiller les bénéficiaires afin qu’elles puissent être des relais auprès du reste de la population.

Pâle Hôhô Nadège, participante

Ainsi, au cours de cette session de formation, les filles ont vu leurs capacités et aptitudes renforcées en termes de combat féministe. « Durant cette session, nous avons énormément appris sur la notion de féminisme et sur ce que cela implique. Nous avons été outillées pour chacune à son tour, montrer la nécessité de se battre pour nos droits et dire non à l’oppression et à l’injustice dont les femmes sont victimes », a laissé entendre la participante PALE Hôhô Nadège.

La session a également permis aux  participantes de revisiter les luttes, les combats et les engagements des aînées en Afrique  et au Burkina Faso. pour les droits des femmes . S’informer sur l’histoire des luttes des femmes  face aux problèmes, aux défis, aux crises que le pays a traversé a été aussi une opportunité d’identifier des femmes pionnières  et d’en faire des modèles inspirantes .

Cette formation est initiée dans un contexte africain et mondial marqué par l’expansion de l’idéologie féministe

Idrissa SIRI

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