Burkina Faso : 55 milliards de FCFA pour mettre fin à l’extrême pauvreté

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C’est parti pour le Projet d’Appui à l’Inclusion Financière et l’accès au financement de Petites et Moyennes Entreprises (PAIF-PME). Le lancement officiel du dudit projet s’est déroulé dans la matinée du mardi 06 octobre 2020 à Ouagadougou. 

Financé par l’Etat burkinabè et la banque mondiale, le PAIF-PME est estimé à un coût global de 55 milliards de FCFA. Débuté depuis 2019, il s’étalera sur une période de six ans. Le projet vise à accroitre l’accès aux services financiers numériques et au crédit pour les particuliers, les femmes entrepreneures, les agriculteurs ainsi que les PME burkinabè. « L’inclusion financière permet aux populations pauvres de financer leurs activités, d’épargner, de subvenir aux besoins de leur famille et de se protéger contre les risques de la vie courante », explique Célestin Sanon, coordonnateur du PAIF-PME. 

Dans l’optique de permettre aux burkinabè qui habitent dans des endroits reculés de bénéficier du processus, le Projet d’Appui à l’Inclusion Financière et l’accès au financement de Petites et Moyennes Entreprises entend passer par le digital.  « Pour toucher les populations dans les zones difficiles d’accès et leur offrir des services rapides et sécurisés, le projet va fortement accompagner l’utilisation du digital », affirme Célestin Sanon. Il s’agira donc d’utiliser le téléphone portable pour éviter les problèmes de sécurité liés à la manipulation du cash. 

Selon la Ministre déléguée chargé de l’aménagement de territoire, Pauline Zouré, représentant du ministre de l’économie, des finances et du développement, l’usage du digital va faciliter les choses. « Les services financiers numériques offrent aux particuliers ainsi qu’aux ménages des moyens pratiques d’effectuer facilement les paiements, d’économiser et d’emprunter de l’argent. Ces services créent également une empreinte numérique qui peut être exploitée pour accéder au crédit », a laissé entendre Pauline Zouré. 

La représentante résidente de la Banque Mondiale a pour sa part saluer les acquis déjà engrangés par le projet au bout d’une année de mise en œuvre. « Certaines de nos attentes sont déjà comblées avec notamment la mise en place effective du fonds de garantie partielle de portefeuille pour faciliter l’accès des femmes, des PME et des agriculteurs au crédit », a souligné Maimouna Mbow Fam, représentante résidente de la Banque Mondiale. « Cet instrument financier sera sans doute un moteur important de relance des activités suite à la crise sanitaire et économique », poursuit-elle. 

S’inscrivant en droite ligne avec le Plan National de Développement Économique et Social (PNDES), le PAIF-PME s’est fixé pour mission de mettre un terme à l’extrême pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée.

FD

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