Avortement sécurisé au Burkina : des journalistes formés pour un meilleur traitement du sujet

126

Une vingtaine de journalistes et de blogueurs  ont pris part à un atelier de formation sur la clarification des valeurs relatives à la santé reproductive et l’avortement sécurisé du 22 au 24 octobre 2019 à Koudougou. Initié par la communauté d’action pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso (CAPSSR), cette formation avait pour but de donner les informations justes sur la santé sexuelle et reproductive aux participants .

S’entretenir avec les journalistes sur les concepts de la santé de la reproduction et spécifiquement sur l’avortement sécurisé, c’est l’objectif de la session de formation initiée par la CAPSSR. Pendant 3 jours les participants ont reçu des communications essentiels visant à leurs fournir toutes les informations nécessaires pour qu’ils puissent traiter de façon impartiale leur production en rapport avec le sujet. «  Cette formation en clarification des valeurs à l’endroit des journalistes vise à leur donner l’information juste et vrai sur ce qui est relatif à la santé sexuelle et reproductive et à l’avortement sécurisé au Burkina Faso » confie  Awa Yanogo, coordonnatrice de la communauté d’action pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso.

Au cours de cette formation, l’accent a été mis sur l’avortement sécurisé. A en croire Awa Yanogo l’avortement sécurisé est celui  qui se fait dans des conditions médicalisées, dans un cadre bien équipé avec des personnels formés à cet effet. Pour le cas du Burkina Faso, il s’agit d’avortement sécurisé légal car il n’est pas autorisé dans toutes les conditions.

Lire aussi: « Ensemble pour un avortement légal, sécurisé et sans stigmatisation au Burkina » : un plaidoyer en faveur de la santé des femmes

L’accès à l’avortement sécurisé doit être dans les conditions prévues par la loi. Ces conditions selon la récente loi sur le code pénal autorise l’avortement  lorsque la santé de la femme est en danger, lorsque le fœtus présente un certain nombre de malformation d’une certaine gravité et en cas d’inceste ou de viol. Pour les deux derniers cas, l’interruption de la grossesse ne peut se faire qu’avant les 14 semaines de la grossesse. Et pour ce faire, il faut que la personne qui souhaite avorter puisse faire la demande et avoir l’autorisation de la juridiction avant les 14 semaines indiquées. Une fois passer ce délais elle est obligé de garder sa grossesse jusqu’à l’accouchement, précise Awa Yanogo.

Lire aussi: Une campagne pour l’accès des femmes à l’avortement sécurisé lancée

La session de formation a été également ponctuée par des sessions d’échanges avec les participants autour de la question de l’avortement sécurisé. Ladite activité a été également l’occasion pour  le comité d’organisation d’aborder la question de la santé sexuelle et reproductive dans toute sa globalité avec les journalistes et blogueurs. Les points tels que les grossesses non désirées, la planification familiale, ont également fait l’objet de discussion avec les participants

.

Dans cette dynamique,  la  coordonnatrice de la communauté d’action pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso a signifié que sa structure mène des actions dans ce sens et souhaite l’appui des journalistes. «  Nous sensibilisons les gens à éviter les grossesses non désirées, à quitter l’avortement clandestin. Nous souhaitons que les journalistes étant les relais de l’information nous appui dans la sensibilisation sur les conséquences des avortements clandestins, des grossesses non désirées et sur les conditions autorisées pour l’avortement.  »  A-t-elle conclut

Lire aussi: Santé sexuelle et reproductive : plus de 500 jeunes formés

A l’issu de cette formation, les participants ont pris l’engagement de mettre leur plume, leur micro au service de la sensibilisation contre les conséquences de l’avortement clandestin et de communiquer sur l’avortement sécurisé.

Marie Sorgho

Laissez votre commentaire ici !