L’an 2019 commence mal pour les Burkinabés. En effet ; l’attaque de Yirgou qui est la énième attaque enregistrée par le pays des hommes intègres ne laisse personne indifférente et invite tout un chacun à se poser des questions et à trouver des solutions afin que pareille situation ne se produise plus au Burkina.

Le passage d’une année à une nouvelle année est une occasion de rencontres ; de partages et surtout de retrouvailles et de festivités et chacun en sa manière souhaite aux autres les vœux de nouvelle année.

Si certains ont passé les fêtes de fin d’année en toute quiétude ; ce n’est malheureusement pas le cas à Yirgou une localité de Barsalogho situé dans le centre nord du Burkina.

En effet ; au moment où les autorités avaient décrété l’état d’urgence dans plusieurs régions afin de lutter contre la menace terroriste de groupes islamistes armés le 31décembre 2018 ; voilà que deux individus armés non identifiés à bord de motocyclette ont ouvert le feu sur le chef de village et ses proches et ont pu fuir la nuit du 31 décembre 2018. Des groupes de Mossé proches du chef du village assassinés accusant les Peulhs d’êtres complices des tueurs sans chercher à comprendre les faits, attaquent à leur tour ces derniers ; ce qui a occasionné la mort de plusieurs personnes et des cases incendiées. Un bilan lourd et révoltant de 46 morts a finalement été établi.

Cette situation inadmissible dans un état de droit n’est malheureusement pas un cas isolé même si cette fois le contexte diffère. C’est à croire que les burkinabè ne savent pas faire appel à la loi pour régler les différents problèmes. Accuser les autres sans chercher à avoir des preuves, conduit inéluctablement à des erreurs fatales comme cette bavure de Yirgou. Nous devons être solidaires afin que l’ennemie ne nous divise pas. N’oublions pas que l’ennemie est proche de nous et prêt à « taper fort » si l’occasion lui est présentée.

Plus que jamais, l’éducation civique doit être une priorité pour le Burkina. C’est le préalable à tout processus de développement. Sans cela, toutes les tentatives de construction du pays resteront vaines.

Bénédicte OUEDRAOGO

Laissez votre commentaire ici !