L’association Yelemani veut promouvoir la souveraineté alimentaire à la base. Pour atteindre cet objectif, elle a mis en œuvre un projet dénommé ‘’apprenons la souveraineté alimentaire’’ en collaboration avec l’ONG italienne CRIC qui cible directement les enfants.  Il est question d’inciter ces jeunes scolaires à consommer et à valoriser les produits locaux.

C’est l’école primaire bilingue de Noungou dans la commune de Loumbila qui a abrité ce projet pilote.

Il s’agit de faire comprendre la notion de souveraineté alimentaire aux élèves et faire d’eux des consommateurs avertis, en leur permettant de connaître la nourriture, sa fonction, son utilisation, sa production et son impact sur notre corps et sur notre environnement.

« Cet apprentissage est important pour que chacun sache qu’à travers son mode vie, il peut avoir un grand impact sur l’environnement dans lequel il vit, sur les relations sociales, sur l’économie locale. Les enfants sont appelés à faire des choix dans leur vie », a expliqué la coordonnatrice de l’association, Blandine Sankara .

Ce nouveau projet vient donc renforcer les acquis d’une initiative de yelemani , entreprise en 2014, qui a consisté à dispenser un module pédagogique intitulé’’ de la terre à l’assiette’’ au profit des élèves de trois écoles du quartier de  Rimkièta à Ouagadougou.

A en croire Blandine Sankara, la finalité d’une telle initiative est d’amener les élèves à entrevoir les possibilités qui peuvent exister dans la production saine de produits locaux et l’alimentation. C’est pourquoi l’appui d’une nutritionniste a été d’un grand apport dans l’exécution du projet.

 

Les activités réalisées au cours de cette première année sont entre autres des rencontres dans les classes pour des modules pédagogiques, la création d’un jardin scolaire agro-écologique, la réalisation d’une bande dessinée et l’animation d’une émission radio.

Quant à l’élève Boris Ouédraogo il affirme avoir appris comment bien manger et les éléments qui composent la nourriture. « Les produits locaux nous donnent la santé, protègent l’environnement et en les consommant nous donnons de l’argent à nos parents du village », soutient-il.

Une leçon bien comprise par l’ensemble des élèves qui vont à présent devenir responsables de leurs choix et à adopter de nouveaux styles de vie viables. Cette prise de conscience devra selon Blandine Sankara, être stimulée davantage grâce à l’implication des instituteurs et des parents d’élèves dans l’exécution du projet.

 

                                                                                                                                  Assétou Maiga

 

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