Alicia Sebia Gomis : Je me suis décidée à faire ce que font les hommes

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Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’année. Cette citation trouve tout son sens chez Arama Sebia Gomis alias Alicia. A 24 ans, la démarche gracieuse et facile, la danse n’a plus grands secrets pour la jeune sénégalaise. Grâce à cette passion, elle parcoure les continents africain et européen.

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’année. Cette citation trouve tout son sens chez Arama Sebia Gomis alias Alicia. A 24 ans, la démarche gracieuse et facile, la danse n’a plus grands secrets pour la jeune sénégalaise. Grâce à cette passion, elle parcoure les continents africain et européen.

C’est une aventure qui a commencé depuis sa tendre enfance car la petite Alicia faisait déjà de l’athlétisme et se plaisait à danser pendant les activités récréatives de son école.En 2005, elle décide de quitter le collège en classe de 3eme afin de s’adonner pleinement à sa passion.
C’est ainsi qu’elle commence à suivre des cours de danse. Baroque, break et Street Dance, hip hop, danse moderne, comédies musicales, Alicia est à l’aise avec toutes les formes de danse. Seulement la danseuse en herbe est amoureuse de deux styles de danse particuliers qui étaient à l’époque réservée aux hommes : le break dance et le hip hop. « Je me suis décidée à faire ce que font les hommes, je me suis dit pourquoi pas une femme » se rappelle t- elle. Heureusement, cas exceptionnel, Alicia a eu le soutien de ses parents dès le départ.
« Je n’ai pas eu de difficultés à embrasser ce métier car mes parents ne se sont pas opposés, ils m’ont vraiment conseillé et encouragé » se réjouit elle.
En 2010, elle participe aux festivals des arts nègres au Sénégal qui a regroupe plus de 900 troupes artistiques venues des quatre coins du monde.
Au fil des années, elle continue de se perfectionner aux cotés de la chorégraphe franco –sénégalaise Germaine Akogni. Ainsi, Elle se rend à Bamako et à Paris pour des formations en danse.Par la suite, elle ira en Tunisie, en Algérie,au Maroc, au Tchad, en Belgique, au Burkina Faso ainsi qu’en Allemagne soit pour participer à des festivals soit pour se former.

La danse,  c’est toute ma vie. Je vis aujourd’hui pour la danse »

Pour Alicia, la danse aujourd’hui nourrit bien son homme. « Par le passé c’était vraiment la galère nous avons déjà reçu des 200f ou 300frs CFA comme paye. Mais aujourd’hui, je ne dirais pas que je suis très riche mais le peu que je gagne dans la danse me permet de vivre et d’aider aussi ma famille », explique t- elle Le milieu de la danse n’est pas toujours sain, la danseuse ne nie pas l’existence de nombreux préjugés sur ce métier, « le regard n’est pas toujours positif sur nous mais, c’est nous qui devons lutter pour que le regard change, car c’est notre travail» précise t- elle.
Elle regrette cependant qu’il y ait beaucoup d’hypocrisies dans le milieu : « parfois les gens ne partagent pas les bonnes infos lorsqu’il y a de bonnes opportunités, d’autres n’aiment pas ceux qui avancent, ils essaient toujours de te mettre des bâtons dans les roues» se désole t- elle.
Heureusement, en dehors de cette petite parenthèse noire, la danseuse est fière de son métier et surtout de la grande opportunité qu’il offre, en l’occurrence découvrir beaucoup de pays et avoir un carnet d’adresse bien fourni.Et lorsque l’on demande à Alicia ce que représente la danse pour elle, la chorégraphe soupire : « la danse, c’est toute ma vie, je vis aujourd’hui pour la danse ».
Son rêve est de créer une école de danse. Mais en entendant que celui-ci se réalise, la jeune danseuse pense encore avoir beaucoup de créations artistiques à découvrir avec d’autres chorégraphes d’autres pays comme c’est le cas avec la chorégraphe professionnelle burkinabé, Irène Tassembedo dans le cadre du FIDO (Festival International de Danse de Ouagadougou), ce fut très édifiant pour moi », se réjouit-elle

Lala Kabore /Dera

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