Alèthe Kaboré, la styliste qui exporte la mode africaine au Canada

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Le tissu, les couleurs et les formes n’ont plus de secret pour Alèthe Kaboré, une créatrice de mode originaire de Ouagadougou, au Burkina Faso. l’artiste établie à Edmonton, raconte son parcours et sa mission pour faire briller la mode africaine au-delà des frontières.

Partie de son pays natal en 2000 pour poursuivre ses études en sciences biologiques et en santé publique, Alèthe Kaboré se retrouve embarquée dans une toute autre aventure. Se languissant de ses tenues africaines, la jeune femme décide de s’acheter une machine à coudre afin de se confectionner elle-même ses vêtements.

La passion pour la mode, elle l’a depuis toujours. La styliste relate qu’étant plus jeune, elle dessinait ses propres vêtements et courait chez le tailleur lui demander de reproduire les mêmes modèles. << On a souvent eu de longues discussions parce que certains des modèles que je lui soumettais étaient surréalistes, selon lui >>, explique-t-elle. Plus tard, cet amour pour la mode et le tissu s’étant développé, elle décide d’en faire son métier.
Alèthe Kaboré révèle sa source d’inspiration :<< C’est la visualisation du produit final sur une personne qui m’inspire. Je ne visualise pas juste mon produit, mais comment une personne pourrait l’agencer avec d’autres vêtements, chaussures ou bijoux >>.

Elle indique que pour la plupart, les canadiens sont surpris face à ses créations qu’ils trouvent différents et sont le plus souvent épatés de voir ce qu’elle arrive à faire du pagne africain.
<< Ceux qui viennent pour la première fois prennent souvent des choses simples pour s’introduire au matériel, aux couleurs, et ensuite ça évolue>> ajoute-t-elle. Alèthe Kaboré trouve qu’il est important de produire des vêtements africains dans d’autres pays pour rester connecté à la culture tout en s’adaptant au nouveau milieu. << J’aime le métissage, je veux que les gens puissent y retrouver les deux identités, qu’ils soient fiers d’être Canadiens, tout en gardant leur héritage. >>, souligne-t-elle.

Source: 100pour100culture.com

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