Le cadre de concertation des organisations féminines était face à la presse ce lundi 15 juillet 2019 à Ouagadougou. La rencontre a porté sur le processus de relecture de la loi sur le quota et le dialogue politique.

Assurer la participation équitable des femmes et des hommes à la gestion des affaires publiques, conformément aux promesses de campagnes et aux engagements pris par le Burkina Faso, c’est l’appel lancé par les femmes du cadre de concertation aux membres du dialogue politique. Dans leur déclaration liminaire, les femmes notent que la loi portant fixation de quota aux élections législatives et municipales au Burkina Faso du 16 avril 2009 peine à trouver un dénouement depuis sa phase test en 2012.

Le présidium à la Conférence de presse

Adoptée pour favoriser une meilleure participation politique des femmes et des hommes au Burkina Faso, cette loi au terme de trois applications, révèle des insuffisances au niveau de sa mise en œuvre. On peut citer les difficultés liées à l’interprétation de la loi, dû à l’absence de décret d’application, au positionnement et à la sanction qui n’est pas suffisamment dissuasive. « Nous demandons aux acteurs politiques de s’assumer pour que la loi soit votée afin de résoudre la question du positionnement », souhaite Adèle Traoré, membre du cadre de concertations des associations féminines.

Tout en saluant l’initiative du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré d’instaurer un dialogue entre les acteurs politiques issus des partis politiques qui se déroule du 15 au 22 juillet 2019, les femmes s’inquiètent de ce qui pourrait en résulter. « A quelles sauces seront mangées les femmes et précisément sur les questions spécifiques les concernant sur le quota », s’interroge Martine Yabré, membre du cadre de concertation des organisations de femmes.

Les femmes journalistes sont sorties nombreuses pour porter loin ce plaidoyer en faveur de la femme

Selon Urbain Yaméogo, président du Centre d’Information et de Formation en matière des Droits Humains en Afrique (CIFDHA), il faut que la classe politique s’entende pour qu’il y’ait au moins 30% de taux de représentativité des femmes dans les sphères de décisions.

En rappel, le cadre de concertation des organisations de femmes intervenant sur le genre et la participation politique des femmes au Burkina Faso réunit une dizaine d’associations et de réseaux.

Marie SORGHO / Faridah DICKO

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