« A quand notre intégration dans la fonction publique », s’interrogent des étudiants en fin de cycle en santé.

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Des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes ont animé une conférence de presse le jeudi 02 juillet 2018 à Ouagadougou. Il s’est agi de manifester contre leur enrôlement tardif dans la fonction publique.

« Cela fait huit mois que des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes sont dans l’attente de l’organisation d’un tirage qui est le mode de recrutement à la fonction publique après que le dépôt des dossiers et le choix des régions d’affectation ont été établis », ont avancé leurs principaux conférenciers du jour.

Le besoin en ressource humaine étant très récurrent et vu le silence des autorités du ministère de la Santé à ne pas satisfaire leurs doléances, ces hommes de santé se sont regroupés pour exprimer leur ras le bol et inviter le ministre et son staff à se pencher sur leur intégration à la fonction publique.

« L’analyse que nous faisons au niveau du groupe suite à cette partie de ping pong, c’est la volonté manifeste de réduire de façon drastique le nombre de médecins, pharmaciens et chirurgiens- dentistes  à recruter pour cette année et à terme pour les années à venir », se plaignent-t-ils.

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Ces agents de santé expliquent que selon  les normes OMS, c’est 1 médecin pour 5000 habitants. « Par contre au Burkina Faso en 2015 selon le rapport du MBDHP nous étions à 01 médecin pour 14402 habitants on veuille recruter avec des contingences. Qu’adviendra-t-il si nous sommes plus de 570 postulants pour le tirage d’octobre », regrettent Yves Ramdé et ses collègues. Et de signaler que le 1er recrutement qui était prévu pour mars 2018 a été plusieurs fois reportés pour juillet, et finalement en session unique au dernier trimestre de l’année 2018.

Le report de ces recrutements selon les autorités du ministère de la Santé est dû aux difficultés techniques pour son organisation. « Leurs ainés intégrés depuis décembre 2017 n’ont pas pu rejoindre leurs postes d’affectation à cause des contraintes budgétaires car il faut contenir la masse salariale dans la proportion des 40% », clame-t-on du côté de leur ministère de tutelle.

Une autre raison qui ralentit ce recrutement s’explique par le fait que selon les normes de l’UEMOA, le recrutement n’est plus à la charge du ministère de la Santé mais à celui de la Fonction publique et du travail conformément aux dispositions règlementaires lors de leur rencontre avec ce dernier le 23juillet 2018.

Yves Ramdé et ses camarades ont invité le gouvernement à  intégrer dans les meilleurs délais les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes et à prévoir le recrutement de ceux qui sortiront des facultés des sciences de la santé avant la fin de l’année.

                                                                                                     Téné Bénédicte OUEDRAOGO

                                                                                                    (Stagiaire)

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