Débutée le 23 février 2025, la deuxième édition de « Allons au musée » a officiellement, refermé ses portes dans la soirée du jeudi 27 février 2025, au musée National, à Ouagadougou. L’initiative s’est tenue en marge de la 29e édition du Festival panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO).
Initié par la cinéaste Apolline Traoré, »Allons au musée » vise à révéler et à faire découvrir le musée national un peu méconnu de la population burkinabé.
« Mon souhait était que la population du Burkina connaisse vraiment, le musée. Depuis cinq ans, je suis ambassadrice du musée et il y a beaucoup de gens qui passent et qui n’entrent pas. Mon objectif était de faire des activités et d’amener les gens au musée à voir tout ce qui se passe ici, cette richesse culturelle incroyable et aussi, les étrangers à visiter le musée à chaque édition du FESPACO. », a-t-elle affirmé.
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Le Directeur général du Musée national du Burkina Faso, Sabari Christian Dao, tout en saluant Apolline Traoré pour la noblesse de l’initiative, n’a pas manqué d’inviter les burkinabè à s’engager sur la même voie, afin de faire rayonner le patrimoine culturel burkinabè.
« Je souhaite qu’à travers, « Allons au musée », nous puissions inciter nos entourages, à visiter le musée et à découvrir les merveilles, qui s’y trouvent. Nous devons tous contribuer à la promotion de notre identité culturelle et à la valorisation des savoir-faire locaux », a-t-il déclaré.
À travers le concept « Allons au Musée », beaucoup de festivaliers ont pu visiter le site.
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« Je suis très contente d’avoir participé à cet événement ce soir, parce qu’on a découvert beaucoup de choses qu’on ne savait pas. Il y a tellement de culture, tellement de choses à découvrir au Burkina. Ça a été une occasion pour moi », a avoué Josiane Nikièma.
Le taux de visite du musée est passé à plus de 75% qu’il ne l’était avant. Plusieurs innovations ont été faites pour attirer régulièrement des visiteurs. Parmi ces innovations, on cite des cases traditionnelles, des espaces culturels bien colorés, etc.
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En à croire Apolline Traoré, d’autres projets sont en vue pour faire du musée, un endroit incontournable pour les burkinabè et surtout les étrangers. Un espace dédié aux enfants sera également construit pour permettre aux enfants de pouvoir se divertir.
« L’autre aspect clé de ce joyau serait aussi de permettre aux enfants de découvrir des aspects méconnus de nos traditions », a fait savoir la promotrice de l’événement.
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Au regard de la pertinence du projet, les partenaires se disent toujours prêts, à accompagner l’activité .
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« Le projet est culturel et à caractère social et nous serons toujours là, à les accompagner afin de faire rayonner l’image de notre patrimoine culturel qui est le musée », a rassuré Drissa Traoré, Directeur Adjoint de Sanlam Burkina Faso.
Pendant cinq jours, les festivaliers ont eu l’opportunité de faire immersion dans la richesse et la diversité du patrimoine culturel burkinabè, à travers des projections de films, des spectacles inédits, du slam, de la poésie et bien d’autres.
Cette 29e édition est probablement l’une des éditions, la plus riche en couleurs, en découverte et en innovation.
Seyni Yaméogo