La 9ème  édition de la Foire aux semences de variétés améliorées de plantes de l’Institut de l’environnement et de recherche agricoles(INERA) veut promouvoir l’agriculture  à travers la valorisation des légumineuses. Débutée ce jeudi 31 mai  2018 à Ouagadougou et ce, jusqu’au 03 juin prochain, cette foire est une tribune offerte aux producteurs et à la communauté scientifique pour apprécier les innovations dans le domaine agricole, trouver des alternatives pour lutter contre la pauvreté et assurer une sécurité alimentaire.

Placée sous le thème « contribution des semences de légumineuses à la création d’emplois et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle », cette 9e édition de la foire aux semences de l’INERA entend apporter son appui aux productrices et producteurs par la promotion des semences agricoles de qualité.

L’agriculture occupe une place de choix  dans le développement  et on reconnaît aux légumineuses (niébé, arachide, le pois de terre (voandzou), le soja, haricot etc.) leur contribution importante à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté. C’est pourquoi, le Directeur de l’INERA, Dr Amidou Traoré, a confié que le thème de la présente foire est d’une importance capitale.

« Les innovations, cette année partent du fait qu’on va utiliser la foire pour appuyer des femmes et des jeunes pour monter des business pour qu’ils deviennent des producteurs ou des productrices de semences. D’où la présence des caisses populaires pour accompagner ces producteurs par des crédits », a-t-il indiqué avant de poursuivre qu’ils ont fait « appel aussi aux collègues du centre national des semences forestières pour vraiment faire de cette foire une intégration de tout ce qui est semences au niveau national ».

Dr Amidou Traoré, Directeur de l’INERA

Saluant cette initiative, le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Président de la cérémonie, Dr Dieudonné Ilboudo voit en cette 9eme foire une grande maturité par rapport aux années antérieures.

« C’est vraiment  la foire de l’intégration pour les semences parce que depuis très longtemps, l’INERA a toujours eu des partenaires sur le terrain mais, il y avait des contraintes qui limitaient son action. Or cette année, le partenaire principal qui est le ministère de l’agriculture  a vraiment accompagné le CNRST et l’INERA. Ce qui donne une satisfaction et qui signifie qu’il y a un objectif à atteindre », s’est-il réjoui.

Pour le représentant des ministres en charge de l’agriculture et du commerce, Alassana Guiré, il n’a y a aucun doute sur le rôle important que jouent les petits producteurs et les femmes dans la production, la transformation et la commercialisation des légumineuses.

Exposante, Pindewindé Adélaide Sanon /Ouédraogo, sélectionneuse de Niébé à l’INERA, voit en cette foire un rendez-vous offert aux producteurs et aux différents acteurs du domaine pour connaître de nouvelles variétés. Elle dispose de plusieurs caractéristiques de variétés locales, entre autres le niébé, le mil etc.

Dr Dieudonné Ilboudo, représentant du ministre Alkassoum Maiga

« On utilise ces variétés locales pour pouvoir produire de nouvelles variétés en fonction du besoin. Nous avons tendance à réduire le cycle de production de la plupart de ces variétés compte tenu de leur rareté », a-t-elle signifié.

Adélaïde Sanou/Ouédraogo

A travers donc cette foire, l’INERA veut promouvoir les semences de variétés améliorées par l’information, la sensibilisation des principaux acteurs, pour une intensification durable de la production agricole au Burkina Faso.

Producteurs, décideurs, partenaires techniques et financiers, structures de formation et de recherche, ONG, etc. vont pouvoir échanger sur les besoins pressants et définir des stratégies et mécanismes sur les opportunités de création d’emplois au profit des femmes et des jeunes.

En rappel, l’INERA compte scientifiquement 18 programmes de recherche organisés autour de 5 départements scientifiques, environ 500 agents dont 274 chercheurs avec 10 directeurs de recherche, 43 maîtres de recherche, 90 chargés de recherche, 20 attachés de recherche, 113 ingénieurs de recherche et une quarantaine de chercheures en détachement ou en disponibilité.

                                                                                                                                         Assétou MAIGA