Le ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille (MFSNF) a réuni les acteurs intervenant dans le domaine des enfants, jeunes et femmes en situation de rue autour de leur retrait. C’était le vendredi 29 juin 2018 à Ouagadougou.

Après les phases de recensement et de concertation avec les différents acteurs, de sensibilisation des populations ; l’heure est au retrait des enfants, jeunes et femmes en situation de rue. Pour mieux réussir cette opération, le MFSNF a regroupé des leaders religieux, des coutumiers, des acteurs de la société civile et d’ONG pour des échanges.

Après cette étape, le retrait proprement dit va démarrer à Ouagadougou pour s’étendre aux 49 communes urbaines dans lesquelles les études ont été réalisées. Environ 9300 enfants sont concernés dont 2300 pour la seule ville de Ouagadougou, en plus des femmes.

Le projet prévoit, pour eux, un transit dans un centre d’accueil pour au maximum six mois. Ensuite, ceux qui le peuvent, vont réintégrer leur famille avec un accompagnement pour ne plus retourner à la rue. Les autres recevront une formation en couture, coiffure, soudure, menuiserie dans les centres de Gampèla, Fada et Orodara. Le MFSNF dit attendre l’appui du département de la jeunesse pour aider ces enfants à leur réinsertion et à leur formation.

 « Ce que nous devons dire et garder à l’esprit, c’est l’intérêt des enfants qui devrait prévaloir sur tout autre chose », Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal

 En perspective, une réduction de 50% le nombre d’enfants en situation de rue

Marie Laurence Ilboudo Marchal

Selon la ministre de la femme, de la solidarité et de la famille (MFSNF),  Marie Laurence Ilboudo/Marchal,  le programme a été lancé depuis plus d’un mois. Et la présente concertation vise à capitaliser les expériences de tous les acteurs pour éviter les doublons. Pour elle, ce programme de retrait est basé sur des réalités quotidiennes. « Aux abords des marchés, des débits de boisson, des lieux de cultes et des artères de la ville, on rencontre des enfants accompagnés de leurs mères sollicitant la générosité des passants », révèle-t-elle. Ce constat a conduit, dit-elle, à un recensement en décembre 2016 dans les 49 communes urbaines pour mieux cerner le problème et y apporter les réponses appropriées.

De là est né le projet national de lutte contre le phénomène de la rue. Pour y remédier, le gouvernement du Burkina Faso à travers l’axe II du Plan national de développement économique et social (PNDES), ‘’Développer le capital humain’’, envisage la réduction de 50% le nombre d’enfants en situation de rue.

Lire aussi:

Une fin d’année heureuse en Faso Danfani « Chez mamie »

Travail des enfants: Le Burkina invité à rendre effective la loi sur l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans

La participation de tous les acteurs est attendue pour que tout se passe dans le respect des droits de l’enfant

En attendant, le début effectif de cette opération, prévu dans quelques jours Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal annonce la réalisation d’infrastructures d’accueil. Il s’agit de points espoirs, d’auberges de solidarité et un centre d’accueil d’urgence à Ouagadougou. L’opération de retrait se veut interministérielle et va coûter environ 300 millions.

Laissez votre commentaire ici !