8 mars 2022 : ambiance morose dans la ville de Ouagadougou

Le 8 mars est la journée internationale des droits de la femme. Au Burkina Faso cette journée dédiée à toutes les femmes est fériée. Chaque femme y va de son entendement du concept du 8 mars et l’organise à sa façon. Nous avons sillonné les rues de la capitale pour voir comment les femmes fêtent le 8 mars.

La célébration du 8 mars sous nos cieux est toujours sujette à polémique. Si certaines femmes y voient l’occasion de coudre des uniformes et d’organiser des réjouissances pour décompresser, d’autres par contre, pensent que cette journée devrait être une occasion pour les femmes de se retrouver pour penser à leur développement personnel.

Il est 15h quand nous décidons de sillonner les artères de la ville de Ouagadougou pour voir l’ambiance qui y prévaut. Direction le quartier Goughin où déjà les rues sont presque vide. Nous croisons quelque jeunes filles à moto. Nous décidons de les aborder et l’une d’entre elles confie qu’elles vont se retrouver entre copines dans maquis de la place pour s’amuser car un concert live était prévu pour l’occasion.

Arrivé au maquis en question pas de place pour se déplacer à cause des chaises qui étaient disposées partout pour contenir la clientèle. Le service est débordé et les femmes y sont nombreuses assises par groupes papotant et discutant entre elles. Quelques minutes plus tard le live commence. A peine deux minutes de prestation que la piste  de danse est bondée de monde. Les femmes esquissent des pas de danse et se défoulent sur la piste.

Nous décidons de changer de lieu et cette fois nous arrivons devant la maison de la culture Jean Pierre Guingagné sis à Cissin. Devant cette maison de la culture les motos sont garés à en perdre la vue. Une foire y est organisée pour les femmes avec de la musique des mets locaux et traditionnels. Des femmes des environs et même celles qui habitent loin se sont données rendez-vous à ce lieu pour se retrouver entre elles. Mariam Coulibaly accepte d’échanger avec nous et nous explique que chaque 8 mars elles s’organisent toujours avec les femmes de son quartier « pour changer d’air et surtout se défouler loin des soucis et elle ne compte pas s’en priver».

Même si la célébration du 8 mars demeure un sujet à polémique, chacune y va de son entendement et de sa compréhension . Avec ou sans réjouissance, cette fête reste une occasion pour les femmes de se prendre en main.

Berny G

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