7e conférence de l’OCI : le rôle de la femme dans le développement au cœur des échanges

89

Pour offrir aux États membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), l’opportunité d’échanger autour de l’autonomisation des femmes, le Burkina Faso abrite la 7e  conférence ministérielle sur le rôle des femmes dans le développement.  Une réunion de haut niveau qui se veut à travers les échanges, aboutir à des perspectives qui mettent en avant le plein épanouissement de la femme. L’ouverture officielle des travaux a eu lieu ce vendredi 30 novembre 2018 à Ouagadougou.

C’est une conviction affichée de l’Organisation de la coopération Islamique (OCI) que si une femme a de l’accompagnement et des opportunités de réussite, elle peut même soulever une montagne. C’est pourquoi, cette 7e session de la conférence ministérielle sur le rôle de la femme dans les pays membres de l’OCI, entend discuter des obstacles et challenges que vivent les femmes, en vue d’aboutir à des recommandations pertinentes qui vont promouvoir davantage cette frange de la population et protéger leurs droits.

 

Placée sous le thème «  autonomisation de la femme dans les États membres de l’OCI : enjeux, défis et perspectives », cette rencontre internationale est une aubaine pour les délégations participantes de statuer sur les avancées en matière de l’autonomisation de la femme, de la mise en œuvre du plan d’actions de l’OCI sur la promotion de la femme et les politiques du genre.

Lire aussi:  Le Burkina Faso abritera la 7ème conférence de l’ organisation de la coopération islamique

Se disant être honorée que son pays abrite la présente session, la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Laurence Ilboudo ne cache nullement sa fierté. « C’est la première fois que l’OCI confie l’organisation au groupe Afrique, donc nous sommes honorés d’avoir pris le leadership du groupe Afrique dans le suivi de la promotion et de la protection des femmes ».  Ainsi, affirme-t-elle que des progrès significatifs ont été enregistrés en matière d’équité de genre et de l’autonomisation des femmes. «  Sur le plan éducatif, les pays membres de l’OCI ont fait un bond spectaculaire en matière d’accès des filles à l’enseignement primaire. On peut citer l’exemple du Burkina Faso où le taux brut de scolarisation au primaire se situe à 86,4% pour les filles et 85,9% pour les garçons au titre de l’année scolaire 2015-2016 », a-t-elle indiqué.

Les 56 États membres de l’OCI ont élaboré un plan d’actions et cette réunion permet justement à ces pays de voir chacun son état d’avancement.

L’OCI, Pour son Secrétaire général vise à soutenir les États membres et de jouer le rôle de coordinateur entre ces pays pour qu’ils puissent bénéficier des expériences et des réalisations des uns et des autres et que les pays en voie de développement puissent être appuyés et soutenus.

 « Les objectifs les plus importants de l’OCI, c’est de combattre les violences de tout genre, de toute sorte contre les femmes et de pouvoir offrir des opportunités de travail, d’affaires aux femmes de tous les niveaux, à travers la formation, le renforcement de capacités », a-t-il déclaré.

Laurence Ilboudo, Présidente de la 7e conférence ministérielle sur le genre

L’ambition de ces travaux est d’aboutir  à la prise de mesures idoines pour améliorer les conditions de vie des femmes. Désignée Présidente de cette 7e session, Laurence Ilboudo a signifié que cette confiance placée en elle résulte de la volonté politique de son pays à faire de la femme, une actrice dynamique du développement. « Nous allons toujours travailler aux côtés de nos autres collègues ministres afin d’aider les femmes à être autonomes. Je suis fière aujourd’hui d’être cette femme qui peut lever la tête parce que ses sœurs lui ont donné cette opportunité », s’est-elle confiée.

directrice adjointe de la coopération du ministère des affaires sociales, de l’enfance et de la famille de Mauritanie, Fatimetou Mohamed Kaber.

« Le thème interpelle mon pays comme tous les pays présents de l’OCI à cette conférence. Le constat mondial indique que la condition de la femme a besoin d’être améliorée », s’est exprimée Félicité Koutouan,  directrice de la promotion de l’autonomisation de la femme de la Côte d’Ivoire.

 « C’est très important de parler du rôle de la femme dans le  développement parce que les femmes sont les premières actrices dans l’éducation des enfants, a ajouté la directrice adjointe de coopération du ministère des affaires sociales, de l’enfance et de la famille de Mauritanie, Fatimetou Mohamed Kaber.

Du 30 novembre au 1er décembre donc,  les pays membres de l’OCI,  les institutions spécialisées et affilées, les institutions internationales et régionales  vont ensemble mener des échanges francs, dans le sens d’identifier les obstacles auxquels font fassent les femmes au quotidien.  Ce, dans l’optique d’aboutir à la réalisation de la justice et de l’égalité de genre, afin de donner les rudiments nécessaires aux femmes pour participer pleinement au développement.

Créée en 1969, l’OCI se présente comme l’une des plus grandes organisations intergouvernementales. Elle regroupe 57 États dont le Burkina Faso. Le but poursuivi par cette organisation est la consolidation de la solidarité entre les États membres. Depuis 2006 l’OCI organise, chaque deux ans, une conférence ministérielle sur le rôle de la femme dans le développement des États membres.

Assétou Maiga

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here