6 choses à savoir sur l’huile de palme

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Toxique, cancérigène… Partout, on entend dire qu’il faut bannir l’huile de palme de l’alimentation. Mais que savons-nous d’elle ? D’où vient-elle ? Que contient-elle ? Pourquoi est-elle autant utilisée ? Quels sont ses vrais dangers ? Voici les 8 choses essentielles à savoir sur cette huile “maudite” que nous consommons au quotidien, sans nous en rendre compte…

Pourquoi est-elle autant utilisée ?

L’huile de palme est une huile végétale relativement bon marché comparée à d’autres, et qui peut être produite toute l’année. “Son concurrent direct, le soja, ne produit que 0,8 tonne par hectare (comme le tournesol ou le colza) pour une superficie de culture six fois plus importante” souligne Emmanuelle Grundmann. Pour l’huile de palme, c’est 9 tonnes par hectare.
L’huile de palme dispose d’un point de liquéfaction très élevé (33 à 39 degrés) quand d’autres restent liquide à température ambiante.
C’est une huile qui ne rancit pas ou plus difficilement que d’autre.
C’est une huile bien adaptée à la friture car très stable à haute température (180 degrés).

Que contient-elle vraiment ?

L’huile de palme est obtenue à partir du pressage de la pulpe du fruit du palmier à huile. Elle comprend 6 acides gras différents en proportions distinctes et variables selon les variétés de palmiers. Parmi ceux-ci figurent trois acides gras saturés et trois acides gras insaturés (dont deux poly-insaturés). Elle contient aussi des caroténoides (précurseurs de la vitamine A), et des composants de la vitamine E.

Dans quels aliments se cache-t-elle ?

Les huiles de palme et de palmiste sont présentes dans près de 30% des produits que nous consommons ou utilisons : confiserie, céréales, gâteaux, pâte à tartiner, crème glacée, laits en poudre (pour bébé notamment), chips, frites…
A savoir : Des dérivés d’huile de palmes peuvent être retrouvés dans les cosmétiques, peintures, lubrifiants, et laques.

Pourquoi dit-on qu’elle est dangereuse pour la santé ?

 

“L’huile de palme est fortement concentrée en acides gras saturés qui, lorsqu’ils sont consommés en excès, ont des effets délétères sur les artères du cœur et du cerveau. Les acides gras saturés contenus dans l’huile de palme et de coprah sont ceux qui ont le plus d’impact sur le taux de cholestérol sanguin, dans le sens de son augmentation” explique le nutritionniste Laurent Chevallier. Un avis que partage (avec surprise) l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Dans un avis rendu en 2010, elle indique : “Les acides gras saturés ne peuvent plus être considérés comme un ensemble car ils diffèrent par leur structure, leur métabolisme, leurs fonctions cellulaires et même leurs effets délétères en cas d’excès. Il convient de distinguer le sous-groupe « acides laurique, myristique et palmitique » qui est athérogène (produisant des plaques de lipides ou « athéromes » qui se fixent sur les parois des artères et les encrasse) en excès. L’huile de palme est naturellement riche en acide palmitique.” Ici, les autorités sanitaires reconnaissent que cette huile a des risques pour la santé. Pour la biologiste Emmanuelle Grundmann “le poison n’est point dans le produit mais dans la dose”. Selon elle “qu’une barre de céréale ou un paquet de chips contienne de l’huile de palme n’est pas problématique en soir, s’il est intégré dans une alimentation variée”. Le vrai problème c’est le déséquilibre global de l’alimentation. “Nous nous retrouvons avec une surabondance d’aliments contenant au choix des graisses hydrogénées ou de l’huile de palme, ce qui provoque un cumul des apports en acides gras athérogènes et des surdoses délétères pour notre organisme.” Exact !

Peut-on éviter l’huile de palme dans son alimentation ?

C’est assez difficile d’éviter l’huile de palme dans l’alimentation. Même en regardant les étiquettes. “La présence d’huile de palme n’est pas nécessairement mentionnée comme telle, et encore moins sa concentration” explique le Dr Laurence Chevallier. L’indication “acides gras saturés”, “matière grasse végétale, MGV” ou “huiles végétales” sans autre explication sur l’origine du produit appelle à la méfiance car il s’agit le plus souvent de ces mauvaises graisses.
Le conseil du nutritionniste : Choisir des produits à base d’huile d’olive, de colza, de noix, de tournesol et, si on doit prendre un peu d’acides gras saturés, consommer du beurre de Bretagne, Vendée, Normandie, issu du lait de vache.

Source: Médisite

 

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