L’association Cri d’Espoir a ouvert officiellement sa rencontre culturelle, artistique et sportive ce jeudi 22 nove,bre 2018. Laquelle cérémonie s’est déroulée autour du thème : « Agriculture et alimentation traditionnelle ».

Selon la promotrice Oliva Ouédraogo, le choix de ce thème vise à inviter tout le monde sans force à consommer les produits locaux afin que l’on puisse donner le courage et la confiance aux autres, c’est-à-dire les étrangers à emboîter les pas.

Oliva Ouédraogo, la promotrice du festival, un village dans une ville

« Lorsque l’on dit à une personne de consommer  les recettes traditionnelles, elle a des préjugés puisqu’on  a tendance à croire que quelqu’un qui consomme par exemple du gonré ou du petit pois est pauvre, et pourtant c’est faux », a expliqué la comédienne conteuse. Et de poursuivre que ces activités permettront de valoriser la culture burkinabé.

Bien consciente qu’à travers cet événement, les jeunes ne trouveront pas toutes les réponses à savoir ce qu’est la culture, cependant, Oliva Ouédraogo a laissé entendre que certaines questions trouveront réponses .

« Si on montre à nos enfants l’utilité des cases par exemple, et s’il arrivait que ces cases leur plaisent, et si parmi eux certains deviennent des architectes, ils voudront construire des maisons en rond et non en carré », a-t-elle rappelé.

Pour la directrice générale de l’artisanat, représentant le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat  Sylvie Méda Sontié,  ces rencontres sont une belle initiative entrant en droite ligne avec ce qui est entrepris par le gouvernement en matière de promotion de la consommation des produits locaux dans les administrations publiques.

« Il y a une possibilité de se nourrir à base de mets traditionnels. Mais il faudrait que les gens sachent ou trouver ces mets  et produits traditionnels afin de les valoriser et de les adapter au contexte de la modernité », a dit la représentante du ministre.

Sylvie Méda SYLVIE , la représentante du ministre en charge du Commerce

Aussi, madame Méda  a invité les autorités à soutenir les actions des jeunes, car a-telle dit avec amertume que ces derniers ne sont pas soutenus aux pays des hommes intègres. « Les autorités disent que les jeunes doivent valoriser la culture burkinabé. Comment pourront-ils la valoriser s’ils n’ont aucun soutien », a-t-elle regretté.

Les participantes, la plupart des femmes venues du Burkina Faso (Temnaoré, Balsarlgo, Boussé,  Sissamba), du Togo et du Bénin n’ont été passives. Pour cela, elles ont rehaussé l’éclat de la cérémonie par des danses, théâtres et autres activités de loisirs.

La promotrice de l’évènement s’envolera le 8 décembre prochain à Tunis en Tunisie pour y recevoir un prix. Lequel prix est la récompense de toutes les activités qu’elle mène à travers son festival.

                                                                                   Téné Bénédicte OUEDRAOGO

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