5 habitudes dangereuses pour vos reins

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Les dégâts au niveau des reins passent souvent inaperçus pendant des années. Nos reins pouvant fonctionner sans signe clinique avec seulement 20 % de leurs capacités. Découvrez les mauvaises habitudes qui les abîment avec le Dr Isabelle Tostivint, néphrologue au Groupe Hospitalo-Universitaire Pitié-Salpétriere.

1. Manger trop de viande rouge

Une consommation importante de viandes, notamment rouges (boeuf…), augmente le volume des déchets dans le sang à éliminer.

Pourquoi ? « Plus de viandes signifie plus d’efforts pour les reins, avec des risques que cela entraîne des lésions à long terme, voire une usure et un dysfonctionnement rénal » explique le Dr Tostivint.

Le mieux : « Il ne faut pas dépasser les 1g de protéine par jour et par kilo de poids (pour une personne de 60kg, ne pas dépasser les 60g*). Ces aliments doivent donc être consommés avec modération. » Du coup, méfiance sur les régimes hyperprotéinés sur le long terme !

* Pour se faire une idée : 1 steack de 100g de bœuf représente 28g de protéines

2. Ne pas boire suffisamment d’eau

Pourquoi ? Chaque jour, nos reins filtrent une grande quantité de litres de sang, et séparent jusqu’à 2 litres de déchets de notre organisme. « Un manque d’hydratation pose vraiment problème quand la personne a eu des infections urinaires ou des calculs rénaux. Elle a une fonction rénale qui reste sensible et il est alors important de boire suffisamment pour éviterles récidives et protéger les reins » explique le Dr Tostivint. A l’inverse, « boire beaucoup ne protège pas les reins » indique le spécialiste. « C’est une idée fausse. »

Le mieux : hydratez-vous en buvant de 1 litre à 2,5 litres selon les conditions climatiques.

Et aussi : allez aux toilettes dès que vous en ressentez le besoin pour éviter les rétentions d’urine qui entraînent une compression des reins et empêchent leur bon fonctionnement.

3. Prendre trop de médicaments antalgiques et anti-inflammatoires

C’est-à-dire : la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène…) et d’antalgiques en très grande quantité sur plusieurs années (Aspirine®, paracétamol…) est potentiellement toxique pour les reins sur des cures prolongées.

Pourquoi ? « Les anti-inflammatoires pris de façon répétée sont redoutables car ils diminuent l’irrigation des cellules rénales » explique le Dr Tostivint. Idem du côté des antalgiques pris en automédication sur de longues périodes sans aucun contrôle.

4. Ne pas soigner une mauvaise tension artérielle et un diabète

L’hypertension artérielle, mais aussi le diabète de type 2, sont les deux causes majeures de l’insuffisance rénale chronique.

Pourquoi ? « Il est important de soigner ces deux maladies car elles abîment les artères et le coeur, et entraînent une diminution de l’irrigation des cellules rénales, qui finissent par se scléroser » explique le Dr Tostivint.

Le mieux : faites-vous suivre médicalement et demandez un bilan rénal annuel en dosant la créatininémie (présence de créatinine dans le sang).

En plus : faites attention à votre poids de forme. Potentiellement néphrotoxique, l’obésité entraîne une pression trop importante sur la fonction rénale. De la même manière, n’abusez pas de la salière (pas plus de 6 à 8g/jour).

En savoir plus sur http://www.medisite.fr/mal-de-dos-5-habitudes-dangereuses-pour-vos-reins.929065.50.html?xtor=EPR-26-1141561[Medisite-A-la-Une]-20160815#ddek0UyHTvUuCUA0.99

 

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