28ème journée de l’industrialisation de l’Afrique : La relance des industries au cœur des activités.

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« Stratégie nationale d’industrialisation au Burkina Faso : Quelles relances pour nos industries locales », c’est autour de ce thème national que le Burkina Faso commémore en différé la 28ème édition de la journée de l’industrialisation de l’Afrique ce 6 décembre.

Selon le ministre du Commerce Harouna Kaboré, le choix de ce thème s’explique par le fait que le Burkina regorge d’énormes potentialités et produit énormément de la matière première pour constituer une base importante pour l’industrialisation.
« Il y’ a des choses qui sont faites dans ce sens, nous pensons que la question de la transformation des produits de l’artisanat est une question centrale », a-t-il expliqué.

A l’occasion de la commémoration de cette journée, une semaine de l’industrie burkinabè a été initiée afin de présenter la stratégie nationale des orientations aux différents acteurs. A en croire Harouna Kaboré, cette activité a pour objectif principal de permettre à tous les acteurs ainsi qu’à l’opinion publique, de s’approprier les nouvelles orientations et politiques du gouvernement en matière d’industrialisation au Burkina Faso.

Pour booster le secteur industriel burkinabè, le ministre a confié que son département a élaboré et adopté le Plan d’Industrialisation Accélérée (PIA) et la Stratégie Nationale d’Industrialisation (SNI).

Se prononçant sur la question du « consommons local », il a fait savoir que l’on peut consommer 100% burkinabè pendant les diners ou déjeuners. Mais pour que cela soit une réalité, Harouna Kaboré a proposé que des mesures de visibilité et de conformité soient prises afin de rendre accessible les produits locaux dans les rayons des magasins.

« Très souvent, on parle de consommons local, derrière, c’est le slogan produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons. L’ensemble des diagnostics a montré qu’en dehors des foires ou des reproches sont faits aux burkinabè de ne pas consommer local et aussi on a constaté qu’un problème de visibilité, d’accessibilité et même de produits manufacturés se pose ».

Pour résoudre ces difficultés, le ministre en charge du Commerce a rappelé que des actions sont posées avec l’ABNORM, l’APEX afin qu’il ait pour plus de visibilité et d’accessibilité des produits.

« C’est pour remédier à tout cela que l’association des marketeurs a décidé d’accompagner cette belle initiative » a-t-il confié. Et de poursuivre que le ministère s’est engagé travers un protocole d’accord à mobiliser des ressources avec des partenaires pour accompagner ladite association.

« Ce protocole d’une durée de trois ans, concernera une promotion qui nous permettra de nous positionner dans les rayons , à améliorer les emballages , à connaitre d’autres projets qui montreront certainement ce que l’on peut améliorer pour être compétitif face aux produits importés », a expliqué le ministre.

Le président des marketeurs du Burkina Faso, Boureima Maiga a signifié que leur association est une synergie d’actions de plusieurs managers de la place prêts à apporter leur modeste contribution à la promotion, distribution de la présence des produits dans les points de consommation.

«  Notre action se situera à trois niveaux à savoir rendre visible le produit, le vendre, le faire aimer et le faire consommer », a-t-il dit.

                                                                                          Téné Bénédicte OUEDRAOGO
                                                                                           Aminata GANSONRE

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